Voici quelques images rapportées de Donostia, au Pays Basque espagnol.
Ce Saint Vincent est exposé en l’église de San Vicente (notez la grappe tenue par l’Enfant)
Cette enseigne ne donne-t-elle pas envie de rentrer ?
Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.
Voici quelques images rapportées de Donostia, au Pays Basque espagnol.
Ce Saint Vincent est exposé en l’église de San Vicente (notez la grappe tenue par l’Enfant)
Cette enseigne ne donne-t-elle pas envie de rentrer ?
Revenir en Aquitaine, pays béni des dieux du vin, c’est à coup sûr faire de nouvelles découvertes. Et tout d’abord ce marathonien, croisé dans le Médoc.
Inspirés par tout le ramdam autour des soins de jouvence Caudalie, nous sommes allés voir sur place à Cadillac, chez Smith Haut Lafitte.
Lire la suite « retour en Aquitaine : chez Smith Haut Lafitte »
Cette grande île des Canaries bénéficiait d’un climat clément en ce mois de mars, alors qu’ailleurs on se gelait. Une bonne raison pour y faire un tour et voir ce qui pourrait intéresser les lecteurs du bon clos…
Il y avait de quoi faire en effet dans cette île conquise par les Espagnols à la fin du 15ème siècle, et où la vigne et le vin ont été de première importance et largement exportés pendant 200 ans, jusqu’à ce que les vins du Portugal et d’Andalousie viennent les concurrencer auprès des Anglais.
Nous y avons médité sur d’antiques adages…
« avec du bon vin, on fait du chemin »
« Qu’il ne se plaigne de son destin, celui qui vit d’amour et de vin »
Nous voici au delà du « weinland », le vignoble de Rhénanie s’arrêtant au sud de Bonn, et la boisson locale est la kölsch,
une bière légère à déguster dans les nombreuses brasseries, à la décoration attrayante, qui n’oublie pas le vin, comme ici.
En fait, il y a bien des choses à découvrir pour les amis du clos et les amoureux du vin.
Et tout d’abord, voici un sympathique caviste qui nous présente ses voeux :
Glück, Gesundheit und alles Gute !
Ici, on boit du vin de la vallée du Rhin moyen (Mittelrhein, planté principalement en riesling)qui s’étend de Bingen au sud jusqu’à Bonn au nord…
Voici une bonne adresse pour déguster vin et bière, (accompagnés par exemple d’un schweine haxe ?) : Weinhaus Vogel, 74 Eigelstein
La vigne est une vieille histoire en Rhénanie, qui fut romaine dès le 1er siècle, comme en témoigne cette superbe mosaïque dédiée à Dionysos, trouvée en 1941 lors de la construction d ‘un abri anti-aérien, et que l’on peut voir au Musée Romain-Germanique construit sur place.
quelques détails
Dans le même musée on pourra admirer ces statues de Bacchus
Voici un superbe vase en céramique avec scène de vendange
A voir aussi l’étonnante collection d’objets en verre

ce verre-là date du 4ème siècle. C’est un type de verre bien particulier (pour en savoir plus)
cette inscription en grec, ΠΙΕ ΖΗΣΑΙΣ ΚΑΛΩΣ ΑΕΙ, nous l’avons déjà vue quelque part (sur un verre trouvé dans une pyramide au Soudan)
… elle dit simplement : « bois et sois toujours heureux »
A quelques centaines de mètres, au Papa Joe Klimperkasten, un sympathique jazz bar, on peut voir sous une dalle de verre une étonnante mosaïque difficile à photographier.
Sont-ce les dieux de l’Olympe s’enivrant de nectar ?
celui-là boit, les autres ont lâché les coupes…
Filons maintenant au musée des arts décoratifs, où il y a aussi beaucoup à voir.
Des récipients en verre ou en cristal
des vases de Legras (vers 1900), le quatrième maitre-verrier à la fondation de l’Art Nouveau, avec Daum, Gallé et Lalique. Cet homme s’est beaucoup intéressé aux bouteilles, voir à ce sujet l‘article du collectionneur Gérard Wagner.)
Celui-ci qui représente une vendangeuse en pleine action dans le plus simple appareil, est décoré par Maurice Denis
une théière bachique
Et voila encore des vendangeurs !
et un bahut pour ranger tout cela ?
Ne quittons pas Cologne sans passer par le musée Wallraf où l’on peut voir quelques pièces intéressantes, comme ce
goldener herbst (weinlaube auf Neukastel, lit-on ailleurs), de Max Slevogt représentant sa famille sous la treille dans sa maison de Leinsweiler près de Landau, en 1917.
Comme on envie cette paisible pause devant les meules de foin au jardin des étincelles, à Criqueboeuf de Vuillard (1902).
Et voici un curieux sermon de midi fait à des marins manifestement pris de boisson (par le peintre canadien Henry Ritter 1816-1853)
L’Aquitaine s’étendait jusqu’à la Loire aux temps anciens. Aujourd’hui elle est réduite à 5 départements du sud-ouest. Son nom renvoie à l’eau qui l’enserre. Un amateur de vins se doit de passer dans cette région viticole s’il en fut !
La fontaine Larrieu à Bordeaux semble trop excentrée pour attirer les visiteurs, et c’est dommage. Cette allégorie du vin et de l’eau vaut le détour.
L’amoureux de Bordeaux et photographe amateur Bernard Tocheport nous explique tout sur son remarquable site 33-bordeaux.com : cette fontaine qui date de 1902 est l’oeuvre du sculpteur Raoul Verlet, il l’a baptisée Burdigala en hommage à sa ville.
A quelques kilomètres de là sur la Garonne Rions est le plus ancien village de la Gironde. Au 24 de la rue du Lhyan on peut voir ce dessus de porte seigneurial.
Traversant la mer de vignes qui constitue l’entre-deux-mers (une pareille étendue de vignes existe-t-elle quelque part ailleurs ?) on rallie Saint-Emilion, autre point de passage obligé du Bordelais.
Chez Art-déco-design, galerie de la rue de la porte Bouqueyre, voici la Jurade de Christian Naura
et aussi cet assemblage, du même
Voici aussi une nature morte à la bouteille, signée Melendez
La porte à côté, un sommelier (Emmanuel Emonot) affiche sa philosophie :
Voici son métier expliqué en images :
appréhender…
Voila qui nous rappelle Monseigneur le Vin et les illustrations de Charles Martin
Un peu plus loin au restaurant « O 3 Fontaines », cette sculpture aux grappes
Entrons maintenant à l’espace Saint-Emilion, où l’on peut trouver en libre service tous les vins de l’appellation en plusieurs millésimes
Un quiz permet à tout un chacun de tester son sens olfactif sur une douzaine de senteurs.
(spoiler) il fallait dire musc
Poursuivons vers le Nord. Voici un paillasson vu dans une maison de vigneron à Berson, près de Blaye.
Dans les chais voisins, une belle jeunesse s’use à déceler la fin du vin…
tandis qu’ à la citadelle, les sommeliers sont épuisés
Partons maintenant vers la Dordogne, où nous brûlons de rencontrer notre artiste fétiche, Ariane Lumen, bien connue des lecteurs du bon clos pour son dernier, ses filles de bacchus, et bien sûr de ses roubignolles (sélectionnées par le bon clos pour nos voeux 2011) .
La voici dans son petit village de Saint-Georges de Monclar.
Pas d’atelier à visiter, malheureusement, le local municipal dont elle disposait lui ayant été repris. Guère de toiles non plus, toutes en exposition à gauche et à droite. Mais cette fille de Bacchus acrobatique valait le déplacement…
Aubeterre sur Dronne sera notre destination la plus au nord. Ce (plus) joli (village de France) mérite qu’on s’y arrête, mais il faut d’abord trouver l’entrée (ceux qui y iront me comprendront) ! Un point commun avec Saint-Emilion ? les deux villages possèdent une église souterraine remarquable.
Vu, quelque part sur la place, cette scène de bistrot, affiche de l’illustratrice Ana Juan,
Et découvert un antiquaire éclectique qui propose vieux flacons prestigieux et vieux chiffons qui le sont moins
Il s’appelle Jean de Galzain, son capharnaum (antiquites de la dronne) se trouve rue saint-jean
Voici quelques images ramenées de New York.
A la porte d’un drugstore, cette affiche vante l’effet antioxydant du vin rouge.
Voici une ville plus connue pour ses chocolats et ses bières que pour ses vins. Mais il y a toujours à voir et à faire …
Tout d’abord, que penser de ces chais ?

On connait l’opéra de Pékin, mais connait-on l’opéra Wu (du Zhejiang ), l’opéra Yue (de Shanghai), l’opéra Qingqiang (du Shanxi), l’opéra Puxian (du Fujian), l’opéra Chuan (du Sichuan) ?
Une petite carte pour situer tout ça.

Les amateurs d’exotisme, mélomanes, sinophiles et autres esthètes s’en sont donné à coeur joie au festival des opéras traditionnels chinois dont la 5eme édition se tenait ces jours-ci au théâtre Monfort.
Au bon clos où l’on est tout cela, on n’a pas manqué d’en apprendre plus (voir aussi notre article Ganbei) sur les coutumes de l’Empire du Milieu, notamment en ce qui concerne l’usage du vin et des alcools.
C’est ainsi que les chinois trinquent, littéralement cela veut dire cul sec.
Car même si la Chine est d’abord le pays du thé, on y boit des boissons alcoolisées depuis l’âge de bronze au moins, si l’on en croit Hugh Johnson et son histoire mondiale du vin.
Voici quelques bouteilles et gourdes de bronze ou de céramique vues au musée Cernuschi à Paris.



Ici un miroir aux motifs grappiformes.

En fait la vigne n’aurait été introduite en Chine qu’au deuxième siècle avant J.C. par le général Chang Chien, au retour d’une expédition en Bactriane -actuel Ouzbekistan- (des découvertes récentes attestent cependant la présence de vitis vinifera dès le 3eme siècle avant J.C. dans le Xinjiang).
Bonsai vu à la Cité Interdite

Cet objet qui date de la dynastie Song (vers l’an 1000) servait à réchauffer le « vin » dont on ne sait trop s’il était issu du riz, du raisin ou d’autres fruits…
que l’on buvait dans des gobelets de ce style
Mais dès le 13eme siècle Marco Polo écrivait : « dans la province de Chang-Hai poussent de nombreuses vignes excellentes, qui donnent beaucoup de vin.. » (Hugh Johnson, op.cité).
(voir aussi nos articles précédents : la voie du tao et un verre de bon vin du Xinjiang, et cet article suisse sur l’histoire de la viticulture en Chine)
Plus près de nous, les européens émigrés au début du vingtième siècle dans le Nord de la Chine y ont apporté leurs représentations et leurs us ; voici quelques fers forgés vus à Dalian et Harbin.





A l’heure actuelle, c’est la bière qui est consommée partout, on en a déjà parlé dans ces colonnes.



Mais l’usage du vin se répand et la production locale se développe. Voici quelques bouteilles vues ou dégustées.

Les grands producteurs sont Changyu, Dynasty, Great Wall et Dragon Seal (en savoir plus ici).
Quant à la qualité de ces vins, on peut lire sur peopledailycom.cn : Selon le célèbre dégustateur de vin britannique, Jonathan : « Changyu Cabernet a un goût de plume fort et particulier, qui fascine les gens.»
On sait que les vins étrangers et notamment français bénéficient d’un immense prestige, et les amateurs chinois font grimper les prix des fleurons de notre viticulture. Il faudra du temps, mais le marché chinois l’attend, comme nous l’a assuré Lambert, jeune manager du Bordeaux Café, récemment ouvert à Dalian.


Nous lui souhaitons le succès. Vive le Bordeaux Café de Dalian, qu’il vive longtemps, très longtemps !
C’est une région de basse montagne située au pied du Vercors, à la frontière des Alpes et de la Provence. Elle ne défraye pas la chronique des amateurs de vins, si ce n’est par sa sympathique clairette, un vin effervescent naturellement doux et peu alcoolisé, puisque la fermentation du moût est arrêtée par le froid pour reprendre en bouteille. Vin « facile » donc, fait à partir de muscat et de clairette, très aromatique, à boire jeune.

Son origine est ancienne, Pline l’Ancien citait déjà ce vin des Voconces, dont on arrêtait la fermentation en plongeant les « dolia » dans l’eau froide. Au Moyen-Age, les vins étaient consommés dans les vallées alpines proches.
On apprend aussi sur Wikipedia qu’à Poyols, un des plus typiques villages de la région *, en 1700, « la vigne vient bien« .
Nous avons apprécié la clairette de Jérôme Vincent, 100% muscat paradoxalement, médaille d’or au Concours des Vins des vignerons indépendants 2009.
Un coup de chapeau également à Didier Cornillon, qui réussit à faire des vins rouges intéressants, assemblant gamay, pinot noir et syrah, les meilleurs de la région dit-on.
Tous les détails sont là.
Nous avons découvert chez lui des oeuvres du peintre Ali Benyahia, qui tient le restaurant le mets d’ici à deux pas.


Un festival « arts et vigne » a lieu chaque été à Châtillon-en-Diois, le coeur de l’appellation (en 2011 ce sera de 7 au 14 août). Dégustation de tous les vins du cru à l’ouverture lors de la fête des vendanges. On nous a vanté aussi la nuit des cabanons de vigne, le jeudi. Affaire à suivre…
Pour plus d’information voir la remarquable présentation du vignoble sur le site diois-tourisme.com
(*) A propos de Poyols, une bonne adresse, le gîte d’Irène et Bernard Grasse, où une bouteille de clairette vous attend… Ah ! casa d’irene ! bottiglie di vino…