Retour à Pompéi

Retourner à Pompéi, c’est ce que l’on peut faire pendant tout l’été au Grand Palais avec cette nouvelle expo qui permet de découvrir les trouvailles des dernières fouilles. Les moyens modernes sont mis en oeuvre pour revivre l’éruption de 79 et découvrir en grandeur réelle la ville, ses villas, ses tavernes, ses fresques, ses graffitis….

Nous en avons rapporté quelques images bachiques.

Ariane et Bacchus sont les sujets de cette mosaïque qui vient d’être extirpée de la gangue volcanique au pied d’une fontaine d’une maison jusque là inexplorée.

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Sur ces plaques faites de couches de verre camée bleu et blanc superposées, retrouvées dans le salon de la maison de Marcus Fabius Rufus, on retrouve le mêmes personnages.

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Mointenant quelques fresques comme ce Bacchus sur son char

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ou cette scène d’initiation dionysiaque dans la villa des mystères.

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et la fameuse scène du bouc dégustant le raisin (voir aussi le léopard intéressé par le cratère sans doute empli de vin).

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Ce cratère en bronze était doré à l’origine. On y mixtait le vin à l’eau et à des épices avant de le consommer.

cratere

Voici aussi une belle scène de banquet.

banquet

En ligne on peut en savoir plus sur les coutumes romaines et l’art de la commissatio (cliquer en haut à droite dans la video pour accéder directement à la 2ème video : les banquets à Pompéi, l’art de boire du vin).

 

 

 

James Tissot

Ce peintre (1836-1902) est à l’honneur pour 3 mois au Musée d’Orsay.

autoportrait (1865)

On verra qu’il a suivi de multiples voies, historiciste, japoniste, préraphaélite… et pour finir religieuse. Il connut assez tôt la réussite, en France dans les années 1860, puis en Angleterre où il s’installa après la Commune.

Mais c’est pour ses scènes de genre, fourmillant de détails dont il est laissé à l’oeil du spectateur de trouver le sens, qu’il intéressera surtout les lecteurs du Bon Clos.

Sur cette promenade embarquant sur la Tamise deux dames et un officier de la Royal Navy (the Thames, 1876), en pleine époque victorienne, c’est évidemment du côté des bouteilles de champagne en bas à droite qu’il faut chercher un sens qui a choqué la critique.

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Cette « partie carrée » date de 1870. On y trinque, on y boit goulument. Moins crue que le fameux Déjeuner sur l’herbe de Manet, elle rappelle les fêtes galantes du siècle précédent et d’aucuns y trouvent un sens grivois.

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Voici quelques buveurs de gnôle, ou de fine. A gauche, un capitaine et un jeune officier de marine, observant The Captain’s daughter (1873, détail)… A droite, une réunion du Cercle de la rue Royale (1866, détail)

Et nous voici maintenant  chez Ledoyen aux Champs Elysées, avec « les Femmes d’artistes » (1885, détail) se restaurant après un vernissage au Palais de l’Industrie. Un garçon débouche une bouteille…

femmesdartistes

Le faussaire espagnol

C’est le nom qui a été donné à un peintre des années 1890-1920 spécialisé dans la réalisation de fausses enluminures médiévales, dont le talent était tel que ses oeuvres ont fini par être recherchées en connaissance de cause. Son identité reste inconnue.

Voici quelques unes de ses réalisations, trouvées notamment dans les catalogues de ventes de Christies.

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Le thème des vendanges et de la dégustation du vin est fréquent.

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On peut penser à la Tapisserie des Vendanges, qui se trouve au Musée de Cluny.

On trouve également des scènes galantes comme celle-ci, intime, avec un harpiste,

harpiste

ou cette scène de groupe aux deux musiciens.

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Et voici un triptyque où de jeunes pages dégustent en coulisse (à moins qu’ils ne se préparent à servir ?) tandis que les maitres reçoivent…

triptyque

La petite Thérèse

C’est une chanson trouvée dans un recueil de chansons champenoises (les chansons du veilloir de Geneviève Devignes). Elle a pour titre la Ronde des Vendangeurs de Tonnerre, ou encore la Vigne du Voisin. Elle commence ainsi :

C’est la petite Thérèse
Qui voudrait du chasselas
All’en voit beaucoup chez Blaise
Mais Blaise n’en donne pas

 Cette chanson vient de loin. On la trouve déjà dans une encyclopédie poétique parue en 1819… Appelée Ronde du Piquet dans Vendémiaire, Calendrier Républicain de Catulle Mendes. On la retrouve encore dans un recueil de chansons choisies paru à Genève en 1785. Elle provient en fait d’un divertissement intitulé les Vendangeurs, ou les deux baillis, représenté par les comédiens italiens à Paris en 1780. L’air est celui d’Allons donc, Mademoiselle, que l’on retrouve en 1746 dans l’amour imprévu, un opéra-comique de l’Affichard. Là s’arrête la piste. Il est référencé dans la Clé du Caveau.

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Pas grand chose à voir avec la version du recueil champenois, harmonisée par Vincent d’Indy.

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parolestherese

Amis buvons à pleins verres…

On connait le goût qu’avait Mozart pour le vin. Il l’a mis en scène dans de nombreuses oeuvres, comme Don Giovanni :

Finch’han dal vino / calda la testa,/una gran festa /fa preparar.

(Jusqu’à ce que du vin ils aient la tête échauffée, une grande fête tu feras préparer).

suite et version francaise

Revivons ça avec Gabriel Bacquier à Aix en 1960

 

et plus loin dans l’acte 2 : Versa il vino! : Eccellente marzimino! (un cépage du nord de l’Italie) et Viva le femmine ! viva il buon vino !

Les lecteurs du Bon Clos connaissent le bien connu canon bachique « où l’on me verse du bon vin », attribué à Mozart, et  KV 233 Nicht labt mich mehr al wein

En voici quelques autres :

KV 347 Wo der perlende Wein im Glase blinkt…  da lasst uns weilen

canon à 6 voix (Là où le vin pétillant brille, arrêtons nous).

Voici une version instrumentale présentant la partition,

 

et une version chorale

 

 

En voici un autre, célébrissime, dont les paroles sont attribuées à Martin Luther.

KV 232 Wer nicht liebt Wein und Weiber und Gesang… der bleibt ein Narr sein Leben lang

(Celui qui n’aime ni le vin, ni les femmes, ni les chansons, est un fou pour la vie)WeinWeibUGesang

En voici une version « musette »

 

et une version chorale, que, rendons-lui grâce, Sylvain Muster a réalisée pendant le confinement !

 

Une partition en italien est disponible sur le site marcovoli.it/partiture/ (avec bien d’autres)

Chi non ama il vino e le donne, chi non ama le donne e il canto rimane pazzo per tutta la vita...

 

Voici encore KV 234 Essen, trinken das erhält den Leib

(semblerait indûment attribué à Mozart :voir le site chorale-melisande.fr)

 

 

Nous avons un faible pour K560 « amis buvons à plein verres » (en allemand Freunde lasset uns Zechen, ou encore O du eselhafter Martin

Freunde, lasset uns beim Zechen
wacker eine Lanze brechen!
Es leb’ der Wein,
die Liebste mein!
Drauf leer’ sein Gläschen jeder aus.
Mit euch ist gar nichts anzufangen,
da sitzt ihr still wie Hopfenstangen.
Sie lebe hoch!
So schreiet doch!
Sie lebe hoch!
So schreiet doch,
so schreiet doch!
Seid ihr wie Stockfisch denn geworden stumm,
seid ihr wie Stockfisch denn geworden stumm?
So schreit, so schreit, so schreit,
ihr Esel, doch, seid nicht so dumm!
Es leb’ die Liebe und der Wein!
Was könnt’ auf Erden Schön’res sein?
Vivat, vivat, vivat,
sie lebe hoch!

 

Amis buvons à plein verre, Vite avant qu’on nous enterre ! Vive le vin ! nectar divin ! trinquons amis vive le vin !
Mais avec toi y a rien à faire, on sait bien ce que tu préfères, et ton démon, ta Jeanneton, t’a fait jurer de renoncer au carafon !
Pourquoi rester sans boire et sans chanter ? de tout un peu, qu’il est bon de goûter ! Chantons ! Buvons ! Et débouchons ensemble un vieux flacon !
Vive le vin, vive l’amour ! Buvons jusqu’à la fin des jours ! Frère ! Frère ! Verse toujours !

On trouvera la partition (texte d’André Nougé) sur le site operacritiques.free.fr

 

En Grande Canarie

C’est derrière Tenerife, la deuxième plus grande ile des Canaries par la population (près d’1 million d’habitants). Un peu moins grande (1560  vs. 2034 km2), elle l’égale par ses paysages inouis, ses quartiers et monuments coloniaux et la surpasse sûrement sur le plan archéologique.

carte

Bien sûr, pour ce qui est du vin, rien ne vaut  Lanzarote et ses vignes plantées dans des trous volcaniques, mais il y a quand même ici quelques vignes, comme ci-dessous  du côté du pico de Bandama (les premiers bourgeons apparaissent début mars).

vigne

Il devait y en avoir plus dans le passé, comme en témoigne ce fouloir et cette réserve vus dans une maison troglodyte du centre montagneux (museo etnografico Casas cuevas, Artenara)

fouloir

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Voici une carte des principales exploitations trouvée dans le guide des vins de grande canarie

cartevignobles

Dans le nord de l’île, une rhumerie est installée depuis 1884.

statue

rhumerietableau

On y trouve des barriques joliment décorées, comme celles ci-dessous,  signée César Manrique (le grand homme de Lanzarote), ou par le groupe rock Ilegales

 

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Réserves impressionnantes !

 

Après la mise en bouteilles

bouteilles

Une vaste gamme est produite : rhum blanc, añejo, au miel, liqueurs diverses… que l’on peut déguster après la visite.

 

Un bel endroit pour prendre l’apéro est la locanda El Roque, sur la côte Nord. Le patron s’appelle Attilio, c’est un italien volubile.

 

Elle est située dans un village perché sur un éperon rocheux avançant en pleine mer, où l’on ne circule qu’à pied. Un lieu magique qu’il faut mériter et où on ne tombe pas par hasard.

A l’autre extrémité de l’île, au sud-ouest, se trouve Puerto de Mogan. Un village balnéaire plein de charme aux multiples recoins.  On peut y  découvrir la Casetilla, un débit de boisson improbable.

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et déguster les produits du pays à la Casita.

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L’Humour au temps du Corona

Garder le sourire dans les pires situations.  Ils sont nombreux ceux qui nous aident ainsi à tenir bon et à faire front contre l’adversité. Tous les moyens sont bons pour garder le moral ! Merci à tous les amis qui ont alimenté le Bon Clos.

Philippe Geluck nous rappelle les fondamentaux !

geluck

philippe-geluckEvidemment, le confinement ce n’est pas agréable, les oiseaux en cage le savent bien.

cage

Pensons aussi à nos animaux de compagnie, déboussolés.

chiens

Mais ce n’est pas la pire des situations. Les cavistes restent ouverts. N’est-ce pas là un besoin essentiel ?  Inventoriant leurs caves, les confinés retrouvent des bouteilles oubliées et les sortent du …confinement.

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Pas grave, les cavistes restent ouverts, a-t-on dit. Evidemment on manque de masques. Les débrouillards sauront s’en confectionner.

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A l’heure de l’apéro, on se retrouve. En visio sur le net, dans la rue de part et d’autre d’un portail, ou comme nos amis italiens, sur les balcons !

 

Au fait, ce Covid 19, comment l’attrape-t-on ? La question se pose à chaque épidémie. Dans les années 50, Tom Lehrer, un chanteur américain peu connu sous ces longitudes mais qui gagne à l’être, répondait ainsi : « I got it from Agnes »

 

Redécouvrons aussi la zénitude (qui tourne depuis 2012 au moins)

« Je transmets ce tuyau parce que, pour moi, ça a marché : A la télé, j’ai regardé une émission dans laquelle un représentant du Dalaï-lama affirmait que, pour obtenir la paix intérieure, nous devions toujours finir ce que nous avions commencé, et qu’à cette condition nous bénéficierions davantage de calme dans nos existences. J’ai regardé autour de moi, j’ai fait le tour de la maison pour trouver les choses que j’avais commencées sans les terminer… Et… j’ai fini une bouteille de rosé de Provence, une bouteille de Bordeaux, une bouteille de côte du Roussyon, une vouteile de bodka, un buteil de poââre, le rest dwiski, et 1 bpoit de choccccla. Tou nimaggine pa com jem sens achemen mieu mintnan. Psasse el mssage a tou ceux con bsoin de paixintrieur et di leurrke jeu lé zèm. »

Tous mobilisés comme au Sénégal avec Youssou N’dour  et un collectif d’artistes.  Daan Corona ! (Vaincre le Corona)

 

Ne nous quittons pas sans réviser nos classiques avec les tontons confinés !

 

Et respectons les consignes. Lavatevi le mani !

Et merci aux soignants, et à tous ces artistes qui nous aident à tenir.

renaud

 

Les vingt ans de COCORICO

COCORICO, la Coordination des Confréries d’Ile de France, a 20 ans !

Il fut un temps où l’Ile de France était terre de vignes. C’était avant le chemin de fer et le phylloxera. La production s’effondra, et la vigne francilienne millénaire finit par rendre l’âme face au déferlement des tonneaux et des barriques.

Curieusement, quelques uns ne s’en satisfirent pas. D’accord pour les Bordeaux et les Bourgogne, d’accord pour le Gaillac et le Beaujolais, mais la poésie des vignes en rangs serrés sur les coteaux, le charme des treilles, comment s’en passer ?

A Montmartre dès 1933, à Suresnes aussi, on se reprit. Bien d’autres suivirent, qui avaient compris qu’il ne s’agit plus de produire, mais de témoigner et qu’il fallait donc se mettre en scène : ainsi fleurirent nos belles Confréries, avec leurs costumes moyenâgeux et leurs breloques, qui peuvent sembler ésotériques, voire arrogantes de l’extérieur, mais où la plupart cultivent l’art de ne pas se prendre au sérieux.

On se mit donc à replanter, à tailler, et à dépoussiérer pressoirs et cuves. On fit des symposiums, pour partager expériences et connaissances, et où l’on se risqua à goûter les vins ainsi produits. Et l’on fit des chapitres, où l’on allait s’admirer et se congratuler les uns chez les autres. Avec le succès (on ne compte plus désormais les clos et les vins dits « culturels », en tout cas non commerciaux), on éprouva le besoin d’une organisation. L’heure de Cocorico était venue !

20 ans ! Sacré challenge pour Michel Devot, le Président nouvellement élu. Il n’avait que quelques mois pour organiser un Anniversaire qui resterait dans les Annales, et résoudre, sous l’oeil vigilant des anciens présidents et des barons, une difficile équation : faire grand mais pas cher.

Pour les 15 ans, une messe avait été dite à Notre Dame. On ne pouvait faire moins. Mieux, on allait faire chanter le Souffle de Bacchus, la chorale du Musée du Vin, dont la réputation commençait à se répandre au-delà de Passy. On tenait avec Monseigneur Chauvet, recteur de la Cathédrale de Paris, homme affable et plein de répondant, le bon bout si l’on peut dire. Las, il advint le drame qui affligea le monde entier.

On chercha pour la soirée une salle de grande capacité,  bien située, confortable, présentant bien, au prix léger. C’était la quadrature du cercle ! La Mairie de Paris était aux abonnés absents, les salles privées inatteignables. On pria en vain pour que le Parc des Princes fut disponible.

L’avenir s’annonçait bien sombre, quand la Mairie du 16ème accorda sa salle des fêtes, grâce aux bons offices d’un confrère (*) familier des lieux, et le Musée du Vin proposa d’abreuver gratis les convives de son château Labastidié (Gaillac). Bientôt le Rectorat de Notre Dame refit surface, et l’on apprit que la messe pourrait se tenir à Saint-Germain l’Auxerrois, la Cathédrale Provisoire…

Ce fut un beau spectacle : une trentaine de confréries en costumes, cela fait du monde.

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Mgr Chauvet, recteur de Notre-Dame de Paris, assisté du père Xavier Leys, aumônier des Echansons, assura l’office,

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accompagné par les chants liturgiques du Souffle de Bacchus.

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La suite, ceux qui l’ont vécu la connaissent, avec la dégustation de vins du monde (USA, Slovaquie, Slovénie, Portugal, Italie…) proposée par la Fédération Internationale des Confréries Bachiques (FICB),

merci à Janesz, Linda, Pat, Daniela,Ken, et tous les amis venus faire gouter leurs vins

et de vins d’Ile de France récompensés par le jury (Clamart pour son rosé, Sucy en Brie, Rueil, Yerres, Saint Fiacre…).

Puis vint la sérénade du Souffle de Bacchus où l’on put essayer d’entendre (l’acoustique n’était pas fameuse) des airs peu connus comme le chant à boire du Bourgeois Gentilhomme (« Buvons chers amis buvons ») ou  « Sommes Nous des Grenouilles », qui fit florès pendant tout le 18ème siècle, ou encore le « P’tit vin du pays » de l’opérette Méditerranée. Avec d’autres mieux connus comme Ah que nos pères étaient heureux, Fanchon et Brindisi.

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La table clamartoise arborait fièrement le Coq et le Bacchus en zinc de son compagnon Jean Dessirier

tableclamartoise

Avec Roland l’accordéoniste et  la chanteuse Hala (ci-dessous en duo avec l’ami Alain),

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Frank Dores anima musicalement la soirée et fit revivre notre Johnny national.

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Merci donc à Michel Devot, Président de Cocorico, à son équipe et à tous les participants, pour cette belle journée !

 

* Alan Bryden, président de la FICB, pour ne pas le nommer

La bande de Clamart

Tout un chacun a entendu parlé de l’attentat du petit Clamart, auquel le général De Gaulle a échappé de justesse, mais qui se souvient de la bande de Clamart, des étrangleurs, qui sévissait dans les années 1875 ?

C’est dans un mari dans la serrure,  une opérette sans prétention créée en 1876, que l’on joue ces jours-ci au studio Marigny,  qu’elle est mentionnée à propos d’une assassine présumée.

Offenbach-Wachs

« Ce n’est pas un métier facile / Que notre métier d’assassin ! /
Souvent on se fait de la bile, / Et cela ne rapporte rien ! »

Il s’agissait d’une bande de cambrioleurs menée par le grand Georges et Auguste Thauvin, dit le Gandin. Elle était basée rue du chemin du moulin (à Clamart ?, il en existe une sur les hauts d’issy-les-moulineaux).

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Ecumant Paris et la banlieue, la bande a à son actif l’assassinant par étranglement de la veuve Rougier, rue de Vaugirard, en octobre 1874, et bien d’autres forfaits.

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On pourra en lire un récit passionnant dans le Petit Journal de l’époque, et notamment dans ses numéros des 12 (récit de l’arrestation), 13 (premières révélations), 14 (perquisition rue du chemin du moulin), 15 (suite des investigations), 16, 17, 18 (es aveux de Jean Maillot, dit le Jaune), 19 : arrestation de Jesus et du grand Pierre, et 31janvier 1875 (visite à Antony).

petitjournal13-1-1875

Au procès dont on pourra lire le déroulement dans les numéros du 29 avril au 2 mai, les 3 principaux protagonistes seront condamnés à mort.

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Bonne lecture, ce Petit Journal !
On y trouvait aussi (20 janvier 1875) cette curieuse relation d’animaux ivrognes…

Des ânes à qui l’on fait boire du vin blanc pour les faire avancer, des chevaux de trait essoufflés qui carburent au rouge, un toutou amateur de kirsch, un roquet à qui on paye un bock, un coq buveur d’absinthe ! Qui sont les ivrognes, les bêtes ou bien les maîtres ?

 

Une nuit blanche

C’est l’ami Jean-Christophe Keck qui nous a mis sur la piste de cette opéra-comique qu’Offenbach composa en 1855 (et que Keck fit chanter en version de concert en décembre dernier à l’Odeon de Marseille).

Offenbach-Nuit-blanche

Jean, contrebandier de son état, et sa jeune épouse Fanchette, vont faire boire le douanier Hercule pour qu’il ne fasse pas capoter les affaires…

Il y a dans cette oeuvre sans prétention un air intéressant : Allons Fanchette ! On peut l’écouter dans cet enregistrement qui date de 1969, par l’orchestre lyrique de l’ORTF, sous la direction de Robert Martignoni, avec la distribution

Fanchette ………… ……… ……… ……… .. Monique Stiot
Hercule ………… ……… ……… ……… …. Joseph Peyron
Jean ………… ……… ……… ……… ……. Bernard Demigny

Allons Fanchette allons, versez ma ménagère
De chez vous commencez à faire les honneurs
Du vieux vin jusqu’au bord Emplissez votre verre
Quand nous aurons vidé la bouteille dernière
La cave est là tout près pleine de vins meilleurs
Ouverte aux francs-buveurs !

Aimons le vin pour fêter la nature
Avec le vin dans le monde enchanté
Le créateur verse à la créature
L’espoir, l’amour,la force et la santé
Le ciel sourit dans les coupes vermeilles
Pour oublier nos maux de chaque jour
A notre sang mêlons le sang des treilles
Le front paré des roses de l’amour !

Que l’ivresse charmeresse s’allume en nos coeurs joyeux
C’est pour vivre qu’on s’enivre d’amour jeune et de vin vieux.

Depuis le temps qu’Eve a cueilli la pomme
On la reproche aux femmes sans pitié
Mais le raisin qui réjouit tant l’homme
Peut bien aussi réjouir sa moitié !
La femme doit dans les coupes vermeilles
Boire la force et l’espoir chaque jour
Rougir sa lèvre au sang divin des treilles
Le front paré des roses de l’amour

On trouvera la partition là