Pas grand chose pour le Bon Clos à l’expo Art Déco qui se termine ce mois-ci au musée des Arts Décoratifs, si ce n’est ce solide verre à pied, soufflé et émaillé de 1913, qui fleure encore l’Art Nouveau
et ce service « Ambassador » en verre soufflé de l’autrichien Oswald Haerdtl qui date de 1925, et d’un verre si fin et frêle qu’il serait prudent de le garder sous clé.
On peut y voir aussi cette jolie affiche vantant le Pivolo (1924), un apéritif « aux vins de France » qui n’a pas fait long feu (semble avoir disparu dans les années 40). L’auteur, Adolphe Mouron Cassandre, y a représenté une pie et un verre de vin rouge dans un style géométrisé bien à la mode Art Déco.
Va-t-on se refaire au salon Art Shopping au Carrousel du Louvre ? Il fait petite figure avec un seul salon ouvert.
Ce portrait d’un anglophile se promenant verre en main à New York City, présenté par la galerie Makowski, est de Fernando Silva (alias bacchusbysilva)
Minima Moralia de Michel Turbiaz pose la question : la morale minimale (référence au philosophe allemand Theodor W. Adorno) de notre société tiendrait-elle dans ce petit verre bleu ou n’en remplirait-elle que le fond ?
Screenshot
Cette photo (Searching for a beautiful you) a attiré notre attention, non tant pour la célébrité (?) qu’elle représente que pour les curieux verres
et celle-ci, de l’ukrainienne Oksana Wagner, est inttitulée Salt & Fire, pourquoi ?
Elle représente l’acteur Stephen Manas se désaltérant face à la mer. Prosecco !
Le musée de la vie romantique fraichement rénové attendait notre visite. Une jolie vendangeuse nous y attendait :
Nous y avons vu aussi cet éventail finement décoré
que boivent donc ces dames ?
Nous terminons cette promenade parisienne à la Mouffe où nous découvrons cette frise:
Ce cépage fait la gloire des vins de Sancerre et de Pouilly (Fumé), il est souvent associé au Sémillon en Bordelais, et il a pris pied un peu partout, de la Nouvelle-Zélande au Chili en passant par l’Australie…
» Au nez, il développe des notes intenses de fruits à chair blanche et de fleurs printanières. Mais ce sont surtout les agrumes (citron, pamplemousse) et les nuances végétales nobles (bourgeon de cassis, herbe coupée) qui font sa renommée.«
Mais ce qui nous amène à en parler n’a rien à voir, c’est une chanson du dernier album qui fait fureur de la catalane Rosalia.
Passée du flamenco au reggae, la chanteuse donne maintenant dans la fusion de styles de musique pop, classique et de chanson traditionnelle. Son dernier album, Lux, publié le 7 novembre 2025, chanté en 14 langues, bat des records d’écoute et devient l’album le plus écouté au monde avec 42 millions d’écoutes en 24h sur Spotify (cf wikipedia).
Sauvignon blanc, 13ème chanson de l’album, est une chanson d’amour, inspirée par Thérèse d’Avila, apprend-on. Amour charnel ou divin ? Qui sait ?
Tu amor será mi capital ¿Y que más da? Si te tengo a ti No necesito nada más
Sauvignon Blanc a tu lado Mi futuro será dorado Ya no tengo miedo del pasado Está en el fondo de mi copa de Sauvignon Blanc En mi copa de sauvignon blanc, mm ……
Yo beberé Sauvignon Blanc a tu lado
Ton amour sera mon capital.. Si je t’ai, j’ai n’ai besoin de rien d’autre… Avec du Sauvignon Blanc au fond de ma coupe, mon futur sera d’or, je n’aurai plus peur du passé…
Voici ce qu’en dit ZOÉ SCHULTHESS MARQUET dans VOGUE : Avec “Sauvignon Blanc”, Rosalía poursuit son ère mystique et radicale, où rupture et renaissance se mêlent dans une quête spirituelle universelle. “Sauvignon Blanc” concentre l’essence de LUX : solitude, purification et renaissance… Le vin, ici le Sauvignon Blanc, prend un rôle symbolique. Il n’est plus simple boisson, mais refuge et consolation.
Voici un personnage inspiré des Vikings qui a été créé en 1973 par le « cartoonist » américain Richard Arthur Allan Browne, alias Dik Browne (1917-1989). Il avait 56 ans et une vie d’illustrateur derrière lui.
Ses exploits en bande dessinée ont été publiés dans des centaines de journaux à travers le monde (notamment Le Parisien).
La version française de Hagar the Horrible est Hagar Dunor (ouaf ouaf). Les extraits que nous reproduisons ici sont en v.o.
– Voila un grand vin, de quelle année est-il ? – Mardi. – matin ou soir ?
Mais je croyais que tu voulais un peu de vin pour le dîner – la plupart des gens commandent une bouteille!!
Helga, il y a du poisson ce soir, apporte du vin blanc… En fait, beaucoup de blanc !!
– Du vin de wiffleberry ! c’est ça que boivent les Vikings ? – C’est quoi, ça ? -C’est ton digestif.
Un Viking n’a pas besoin de grand chose pour être heureux… Une bonne famille, un peu de vin, quelques amis… et un bateau plein de bière…
On se perd en conjectures sur l’identité de cet Edward Mc Dermott
et on a laissé cette bande floue pour la fin
qu’il est attentionné ton Hägar, il t’aide dans le jardin ! – Mais non, il creuse un cellier pour son vin !
Voici quelques sculptures et figurines collectées sur des sites de vente en ligne comme Drouot.com. On se souvient de celles du sculpteur géorgien Levan Bujiashvili découvertes il y a quelques années, portant carafe d’une main et coupe dans l’autre.
Cette figurine en argent représente un buveur de vin. Elle mesure 12 cm. (Italie, 20ème siècle).
Cette sculpture en bronze ( hauteur 32 cm) est intitulée *Le Buveur*, elle est de Pasquale Fosca, sculpteur italien (1852-1929)
Voici les 3 buveurs, terre cuite patinée (42 x 34 x 20 cm) d’André ROZAY (1913-1991), céramiste à La Borne, l’un des artisans du renouveau de l’art céramique français.
Une autre oeuvre en céramique de Fernando Botero (1932 Medellín – 2023 Monaco-Ville) – Sans titre (Le buveur)
et deux bas-reliefs en bois formant pendant, personnages masculins (un buveur et un artisan?). XIXème siècle
Un opéra contemporain, sur des événements contemporains, on n’en écrit pas tous les jours. Et surtout, on ne le remonte pas quelques années plus tard.
C’est pourtant le cas deNixon in China, cet opéra de John Adams, créé en 1987, que l’Opéra de Paris vient de remettre en scène. Il relate la visite, en 1972, de Richard Nixon, président des Etats Unis, à Mao Zedong, grand timonier de la Chine, « inaugurant par ce déplacement le début d’un rapprochement entre les États-Unis et la Chine dans un contexte de guerre froide ». L’opéra a été joué dans le monde entier, et plus récemment dans les années 2010 en Chine.
Comme on pouvait s’y attendre, le clou de cette rencontre, sur scène comme dans la réalité, ce sont les toasts portés par les protagonistes à la paix et l’amitié entre les peuples.
Voici le premier ministre Chou en Lai (Xiaomeng Zhang) en pleine action (sur scène),
Et Mao dans tout ça ? Pas très en forme apparemment, il a reçu « tricky Dicky » et n’a pas voulu parler d’autre chose que de poésie et de philosophie.
Mao et Nixon trinquant
Mais qu’y avait-il dans ces tasses ? du thé ?
La version présentée au Châtelet en 2012 est visible en ligne. (la scène des toasts commence à la 53ème minute, et dure un bon quart d’heure jusqu’à la fin du 1er acte). Gambei !
« A tremendous work, exhilirating and truly inspirational. Bravo Mr. Adams. »,selon un spectateur
Voici celle présentée à Houston (Texas) en 1987. Gambei !
.Voici une chanteuse populaire qui s’est à plusieurs reprises attaquée à la dépendance à l’alcool. En 2005 avec Promesse d’ivrogne : »Moi c’est réglé, j’arrête de boire »
Las, ça ne va pas durer. Cinq ans plus tard, en 2010, la voila qui revient sur le sujet avec J’prendrais bien un verre(de N’importe quoi)
Et en 2021, voilaJ’prends un verre. Lynda y fait son coming out d’alcoolo en 88 octosyllabes et des poussières. C’est touchant de vérité.
Bon, chacun fait comme il peut. Bon courage, Lynda. Mais quelle mouche t’a piqué de t’attaquer frontalement au vin rosé, avec cette dernière chanson : l’idée d’boire du rosé ?
C’est quoi l’idée d’boire du rosé Les rouges, les blancs sont tellement bons ? … En boire, « ç’a’pas d’maudit bon sens !
En 20 stances de 4 octosyllabes, tu lances une vraie charge contre le prince de l’été ! Ta rhétorique ne montre qu’une chose : ton ignorance (ou la mauvaise qualité des rosés vendus au Québec).
Ah ! si tu connaissais le Bandol Barouveou, (viens boire un ptit coup à la maison, Lynda, il m’en reste une bouteille). Et viens à Sanary au prochain festival Just Rosé. Un festival international (surtout par les clients), c’est du 8 au 10 mai 2026.
Voila un salon de vins gigantesque. Rien à voir avec les centaines de stands du salon des vignerons indépendants : ici, plus de 6000 exposants, 169 pays représentés, c’est « l’événement où la filière vin fait du business ».
(Le prix d’entrée est assez prohibitif, il vaut mieux disposer d’une invitation.)
Les reporters du Bon Clos ont y ont passé une longue journée, découvert de nombreux crus, et fait de belles rencontres aux quatre coins du monde : Languedoc, Portugal, Italie, Argentine, Oregon, Géorgie…
Chantovent, « le souffle créatif du Languedoc…, « leader in AOC Minervois Livinière, AOC Minervois, IGP Côteaux de Peyriac and one of the main producers in IGP OC. modern brands such as Miss Anaïs and Chemin des Lions.«
C’est une étape obligatoire, pour retrouver la maintenant Echansonne Pauline qui nous a fait déguster les nombreux vins proposés par cette maison qui regroupe domaines et châteaux du Minervois de 1200 vignerons exploitant 6000 ha de vignobles.
Miss Anaïs, gamme de vins des pays d’oc, est la marque phare de Chantovent, « gamme de vins légers et croquants, présentés dans d’élégantes bouteilles en verre qui empruntent aux codes des spiritueux ou dans de malicieuses fontaines dévoilant l’univers d’une jeune vigneronne du sud de la France croquée par l’illustratrice Vicky Royer : Miss Anaïs ! «
Poursuivons avec le Portugal. Au free tasting de Douro & Porto, nos reporters s’en sont donné à coeur joie.
C’est à un Douro branco de la quinta da Sequeira, aux arômes toastés profonds et persistants, qu’ils ont donné leur préférence.
En Italie nous avons retrouvé le Chianti Classico Gallo Nero du Castello di Cacchiano de Giovanni Ricasoli, capitaine général de la Lega del Chianti. Ce vignoble, un des plus anciens d’Italie, existe depuis le 11ème siècle.
En Argentine, nous avons retrouvé Laura Catena, médecin et vigneronne, (qui avait reçu quelques jours plus tôt le diplôme d’honneur de la FICB), sur le stand de la « Bodega Catena Zapata », fameuse notamment pour la qualité de ses vignobles plantés de Malbec en altitude ( 900-1500 m).
Au premier plan Laura et son inséparable béret
Les étiquettes sont des oeuvres d’art évoquant la renaissance du vignoble après le phylloxera. Elles sont dûes à Adrianna, soeur de Laura, historienne médiéviste, et à l’illustrateur Rick Shaefer.
« L’étiquette fonctionne comme une allégorie historique du cépage malbec :Eleanor of Aquitaine: naissance du malbec dans le Sud-Ouest de la France (Cahors)., L’Immigrante : arrivée du cépage dans le Nouveau Monde, “Madame Phylloxera” : personnification du phylloxéra qui détruit les vignobles européens au XIXᵉ siècle, Adrianna Catena : renaissance du malbec en Argentine grâce à la famille Catena. » Des animaux allégoriques racontent l’origine des cépages :le renard représente le cabernet franc, une sirène-oiseau symbolise le sauvignon blanc,l eur “enfant” représente le cabernet sauvignon. »
Changeons d’hémisphère et atterrissons en Oregon, USA, où Bob (après une carrière de pilote) et Lynette Morus ont créé dans les années 90 un vignoble sur un terrain qu’ils ont longtemps cherché : Phelps Creek Vineyard. Ils y font prospérer pinot noir et chardonnay. On aime.
Il y a encore bien des tentations, mais terminons avec la Géorgie, où naquirent vigne et vin, dit-on il y a plus de 8000 ans. La Winery Khareba produit des vins de cépages locaux (il en existe plusieurs centaines, les plus connus sont le Saperavi, l’Ojaleshi et le rarissime Usakhelauri) et européens sur 1500 ha dans tout le pays. Voir ici pour une petite idée de la variété de la production.
C’est le nom d’un ensemble musical rencontré lors d’une soirée des associations de quartier. Ils cultivent la musique chantée du 18 ème siècle, qui parle souvent d’amour, et aussi de vin bien sûr.
deg.à dr. Petronille, Maylis et Sylvain
Sylvain, Petronille et Maylis, voila une belle équipe, qui joue des cordes, de la flûte, et de la voix. Et qui savent faire chanter l’assistance, peu coutumière de ces airs anciens, mais qui apprend vite.
Les revoilà chez Luc, le président de leur association de soutien. Toujours le même brio et le même entrain.
Les morceaux se suivent, le public est invité à se restaurer, à goûter l’excellent Pouilly-fumé et le Pessac-Léognan.
de g. à dr. Guillaume (guest star), Maylis et Sylvain
Quelques clés de compréhension sont données : les trois compositeurs majeurs de ces brunettes et autres cantatilles et passacailles des années 60 (du 18ème siècle) sont Pierre de Lagarde (1717-1799 : maître de musique des enfants de Louis XV), Jacques Naudé (169?-1765) auteur dont on ne sait pas grand chose sinon qu’il fut prolifique (onze recueils qui restent encore à explorer), et Antonio Albanèse (1728-1803) le « faiseur de tubes » de Louis XVI (dont le fameux « que ne suis-je la fougère« …)
Une fois tout le monde restauré et abreuvé, on passe aux choses sérieuses : chanter ensemble. C’est le grand talent, le mérite et la marque de fabrique de ce trio de s’attacher à faire chanter l’auditoire : à l’unisson, en canon, à deux voix… Et ça marche !
Voici quelques partitions de cette époque louénntaine et si charrmannte…
« quand je vois ma chère bouteille, je sens les transports les plus doux.. »
« Laissons là dormir Grégoire, il est fou, il est sou(l), ce faquin ne sait pas boire ce vin doux comme nous… », « faisons tous de longs glous glous.. »
Nous avons déjà rencontré ce peintre anversois du siècle d’or et ses joueurs de cartes (voir la virée belge), mais voici que notre ami néerlandophone Daniel le remet sur notre chemin avec cet Echanson (Allégorie de la tempérance, vers 1630) exposé au MUba Eugène Leroy de Tourcoing.
Certains y voient une aiguière dont se déverse un liquide coupé d’eau, justifiant cette référence à la tempérance. Mouais. Un autre y voit « une composition à la fois élégante et morale, où le geste mesuré du serviteur illustre la vertu de la modération, chère aux humanistes du XVIIe siècle ». (voir l’article de Florian Terryn sur le site les plats pays) . Ca s’entend.
Theodor Rombouts, disciple du Caravage, est également l’auteur de ces personnages mangeant et buvant autour d’une table (1634)
(Figures eating and drinking around a table)
et de cette « compagnie musicale » où une femme porteuse de fruits brandit une coupe de vin rouge destinée au musicien ?
Pascal Charlanne est tailleur et sculpteur sur pierre. Nous l’avons rencontré il y a quelques semaines au centre d’art Albert Chanot, à Clamart, lors d’une exposition d’artistes du cru : A domicile, saison #3. « Autodidacte et amoureux de la matière, le sculpteur clamartois transforme la roche brute avec tendresse et sincérité pour lui donner une âme humaine. »
Il a plus d’une oeuvre à son actif, comme cette statue du chevalier de Borda, qui fait face à l’Océan à l’Ecole Navale de Brest.
Son atelier recèle quelques pièces intéressantes de notre point de vue, comme cette bouteille squattée par une grappe de raisin don t la vie semble sortir…
Une autre bouteille n’avait pas le même contenu, qui l’eût cru ?
Il fallait l’ouvrir pour la découvrir !
Et voici une vasque qui attend son acquéreur.
Faire offre à son géniteur : Pascal Charlanne, 73 rue Paul Vaillant-Couturier, 92140 Clamart. pascal-charlanne@orange.fr