Tchin tchin

A tous ceux qui partent… Tchin tchin tchin

Voici une chanson d’Hugues Auffray, édifiante s’il en fut, dans le bon sens du terme, qui fait chaud au coeur en ces temps compliqués. Elle date de 1976.

Je veux croire mon frère, en levant ce verre, je veux croire encore à ton espoir.

À tous ceux qui partent, tchin, tchin, tchin
À tous ceux qui restent, tchin, tchin, tchin
À tous ceux qui tombent, tchin, tchin, tchin
À tous ceux qui sombrent, tchin, tchin, tchin
Je lève mon verre, tchin, tchin, tchin
À vous tous mes frères, tchin, tchin, tchin
Je veux chanter pour vous, tchin, tchin, tchin
Et vous saluer debout, tchin, tchin, tchin
Toi qui ce soir as perdu, tchin, tchin, tchin
Toi qui ce soir es battu, tchin, tchin, tchin
Je veux croire mon frère, en vidant ce verre
Je veux croire encore à ton espoir
Toi qui n’as plus de maison, tchin, tchin, tchin
Toi qui n’as plus de raison, tchin, tchin, tchin
Je veux croire…
Toi qui pleures ta liberté, tchin, tchin, tchin
Toi qui encore es tombé, tchin, tchin, tchin
Je veux croire…
Toi qui es seul sans ami, tchin, tchin, tchin
Toi qui cherches dans la nuit, tchin, tchin, tchin
Je veux croire…
Au blé qui s’élève, tchin, tchin, tchin
La prison qui s’ouvre, tchin, tchin, tchin
À l’enfant qui pleure, tchin, tchin, tchin
À l’oiseau qui vole, tchin, tchin, tchin

97 ans et toutes tes dents, increvable Hugues, quel bonheur de t’entendre encore aujourd’hui, toi qui a enchanté notre jeunesse avec Santiano, Céline et le Rossignol anglais ! Et fait connaitre à un large public le grand Bob.

Allez, on la réécoute ?

Profitons-en, pour ne pas mourir idiot, pour indiquer que l’expression tchin tchin vient du chinois Qing Qing (je vous en prie, invitation à boire) rapportée par des soldats français d’un séjour en Chine fin 19ème siècle, cf le trésor de la langue française ou encore Couleur Forez Mag

Pour bien prononcer Qing Qing, 请请 (qǐng qǐng) : S’il vous plaît / inviter (répétition du caractère 请, qǐng, on peut visionner cette video.

Mais aujourd’hui les chinois saluent ou trinquent en disant 干杯 (gānbēi (cul sec, ou vidons le verre). Apprenons aussi à bien le prononcer!

A noter la parenté du chinois Ganbei et du japonais Kampai

Chinois (Mandarin) 干杯 (Gānbēi)« Gane-béille »干 ( Gān) : Sec / Vider 杯 (Bēi) : Verre / Coupe

Japonais乾杯 (Kanpai) « Kane-paille » (ou campe) 乾 (Kan) : Sec / Vider 杯 (Pai) : Verre / Coupe

Cette parenté s’étend à la Corée, on pouvait s’y attendre) : Geonbae (건배) « Gone-bè », mais le terme courant est plutôt

« Jjan (짠) « Tjane » (avec un ‘tj’ bien sec et dynamique) « 

qui se rapproche de notre tchin.

Zampa

Cette oeuvre lyrique de Ferdinand Hérold, sur un poème de Mélesville,

connut un triomphe à l’Opéra Comique en 1831. Elle y fut l’une des plus jouées pendant tout le 19ème siècle, et encore en 2008.

Pour dire les choses simplement, Zampa, un prédateur, un corsaire, guigne de séduire une jeune fille, Camille qui lui échappera par l’intervention prodigieuse d’Alice, précédente victime. On n’est pas loin de Don Giovanni, d’ailleurs le titre complet est Zampa, ou la fiancée de marbre.
C’est le final de l’acte I qui nous intéresse ici. Ecoutons-le, avec les Arts Florissants sous la direction de William Christie en 2008.
Les marins sont rassemblés et boivent à la santé du capitaine. « Buvons car peut-être un naufrage finira demain notre destin ! »

A table ! A table !
Au plaisir à la folie
Consacrons tous nos instans
Le plaisir dans cette vie
Fuit sur les ailes du tems
Jusqu’à l’aurore, 
Buvons, buvons encore
Buvons toujours
A nos amours !

Quel vin quel repas quelle aubaine
A la santé du capitaine !

Que la vague écumante me lance vers les cieux
Que l’onde mugissante s’entrouvre sous mes yeux
Nargue du vent et de l’orage
Quand d’aussi bon vin mon verre est plein
Buvons car peut-être un naufrage
Finira demain notre destin
Buvons, buvons buvons buvons buvons !

L’oeuvre a été jouée en version de concert au Théâtre du Prince Régent, à Munich, en mai dernier. Le label Bru Zane vient d’en publier l’enregistrement en livre CD.

Et la partition piano-chant est disponible sur le site de la médiathèque musicale de Paris. Régalons nous !

Au Village International de la Gastronomie

Cette manifestation annuelle fêtait ses dix ans cette année, et s’était déplacée pour l’occasion du pied de la Tour Eiffel à la place de la Concorde.

Les nombreux visiteurs, parisiens et touristes, pouvaient y déguster des spécialités de 74 pays parmi lesquels il faut citer les petits nouveaux : l’Ouganda et la Lybie, comme l’a expliqué Anne-Laure Descombins, créatrice de l’événement avec le soutien des ambassades.

La Coordination des Confréries d’Ile de France, Cocorico, avait pour l’occasion proposé une grande tablée.

S’y sont retrouvés les membres d’une vingtaine de confréries d’Ile de France (clos de Clamart,, Issy-les-Moulineaux, 

Bagneux, Brie de Meaux, la grappe Yerroise, le clos de Bréon, St-Grégoire.., et d’ailleurs (la Commanderie du Babau de Rivesaltes,

l’ Ordre médulien – Confrérie de l’art de vivre en Médoc, la Poule Farcie du Tarn et Garonne, la Tête de Veau de Rambervillers…), la Fédération Internationale des Confréries Bachiques (FICB), et même de Chine avec la présence d’Amei Helen Yang, lauréate du Gourmand World Cookbook Award dans la catégorie Intelligence Artificielle !

Sans oublier la musique du Hot Swing Orchestra de Michel Cabut

qui accompagna la grande tablée

et défila avec le cortège des confréries jusqu’à la scène

De nombreux stands proposaient du vin, nous retiendrons ceux de la Roumanie

Agata et Lucian Rotar, de Millesime Wines à Boissy-SaintLeger

et de la Moldavie

Avec Leia Chirinciuc, de la Galerie Moldave (15 rue du pont Louis-Philippe à Paris)

qui nous ont particulièrement bien reçu. Qu’ils en soient ici remerciés !

Bye Dolly, bye bye

Au moment de dire au revoir à cette étoile de la Country, écoutons sa complainte Daddy’s moonshine still composée en 1971, qui nous parle d’une famille détruite par la faute d’un père alcoolique et de son alambic clandestin.

… My bootlegging daddy was known quite well
And he made our home a livin’ hell
And I ain’t forgot it and I know that I never will
My mama finally died, she just gave up
And daddy finally died from drinkin’ that stuff
And bad memories haunt the rest of us
From daddy’s moonshine still

C’est une histoire qui finit mal, mais qui a donné des ailes à Dolly pour devenir la « reine de la musique Country ».

Et pour lancer sa propre marque de vins : Dolly Wines ! avec la devise « Let’s get social »


« Easy-drinking, light-hearted and vibrant, these wines are the perfect addition to spending time with family and friends. »

If you say so… Marketing, quand tu nous tiens !

Chardonnay, Rosé, Prosecco, Pinot Noir… des vins sourcés depuis les vignobles de Parton Family Cellars à travers le monde : Californie, France, Italie, Australie…

Et elle a de l’humour avec ça, regardons cette video

@dollyparton

How easy was that? 😉 Get a taste of my delicate @Dolly Wines French Rosé or try my zingy Prosecco only, available in the UK! Cheers 💙

♬ original sound – Dolly Parton

Cheers Dolly, farewell !

Au Japon

Le Japon n’est pas traditionnellement, une terre de vin, même si cette boisson s’y installe avec quelques succès. Il n’est pas encore l’ordinaire des ménages.

Invités par l’ami Yusuke et sa petite famille, c’est avec d’autres produits alcoolisés que nous avons été accueillis :

Amazake (sake pétillant), Shichiken (sake fruité, minéral), umachu (liqueur de prune)

Promenons nous dans Tokyo…

Voici ce qu’on trouve à boire dans une fête populaire

On trouve rarement des poubelles en ville, cette affiche fait exception

L’histoire du vin commence à la fin du 19ème siècle avec l’ouverture au monde de la période Meiji et l’envoi d’émissaires en formation à Bordeaux. Il faut attendre un siècle pour voir apparaitre des vins de grande qualité. Certains vins sont délicieux, et se font connaitre dans des compétitions internationales.Mais les prix sont élevés.

Dans un grand magasin, première rencontre avec des vins naturels du monde

Un bar à vins au coin d’une rue du quartier Shinjuku

Dans un restaurant de fruits de mer du quartier Roppongi, carte des vins de l’état de Washington

On aurait préféré une carte des vignobles japonais !

Dans le quartier Shibuya, un wine bar qui vinifie sur place du jus de raisin apporté. Noter les cépages Koshu (indigènes, blanc) et Muscat Bailey A (hybride local).

Yamanashi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo, est la première région viticole du Japon, historiquement (depuis la fin du 19ème siècle) et en quantité.

Nous y avons visité le domaine Tomi no Oka de l’entreprise Suntory, producteur majeur de boissons au Japon

la gamme des vins du domaine Suntory
des vins récompensés dans les compétitions

et nous ous y avons trouvé une réponse à la question : Que faire des vieux bouchons ?

Katsanuma Winery de Chateau Mercian est un autre domaine réputé du Yamanashi.

Sa visite vaut le coup d’oeil. (et d’y déguster les vins !). Ce tableau décrit la production de la vigne à la bouteille.

Charmants porteurs de tonnelet

Quelques anciennes affiches publicitaires du début du XXème siècle témoignent du chemin parcouru..

Décryptage de cette affiche : Texte principal (au centre, en bleu, grands caractères) :

  • 甲斐産葡萄酒 (Kai-san budōshu) → « Vin produit dans la région de Kai » (Kai est l’ancien nom de la préfecture de Yamanashi, région historiquement connue pour ses vignobles)
  • 宮崎葡萄液 (Miyazaki budōeki) → « Jus/liqueur de raisin Miyazaki »

En rouge, au-dessus : 大果天印 → une sorte de marque ou label commercial (« marque du grand fruit céleste », probablement le nom de la marque)

Colonne de gauche (texte plus petit) :

  • 特約店 小山慎六商店 → « Revendeur agréé : Maison Koyama Shinroku »
  • 發賣元 東京甲斐産商店 → « Distributeur : Maison Kai-san de Tokyo »

Colonne de droite : 宮内省御用達 → « Fournisseur officiel du Ministère de la Maison impériale » (une mention prestigieuse indiquant que le produit était fourni à la cour impériale japonaise)

Chateau Mercian possède un autre domaine, Mariko Winery, dans la région de Nagano,  la deuxième plus grande région de production de vins du Japon, au climat semi-continental.

Nous y avons retrouvé le maitre de chai et manager général Hironori Kobayashi. Sur une centaine d’hectares plantées de cépages internationaux, on y fait du vin depuis 2003.

quelques bouteilles dégustées

la Mann’s Wine Komoro Winery est située au pied du Mont Asama dans la partie est de la préfecture de Nagano. Elle est dirigée par une filiale de Kikkoman, une entreprise japonaise dont la sauce soja est bien connue. Sa production de Chardonnay est réputée.

Il s’y trouve un conservatoire de 32 cépages, et un jardin paysager, le « jardin des dix mille ivresses » (万酔園)…

On peut y voir ces pavages et sculptures

et un remarquable lustre dans les bureaux !

« EH Shuzo » est une brasserie historique de plus de 200 ans située sur les terres d’Azumino. Utilisant l’eau souterraine des Alpes du Nord et le riz de Shinshu, ils brassent du saké en fusionnant des techniques traditionnelles et un contrôle qualité moderne.  Ce grand tableau décrit le process de fabrication.

des dizaines de crus à déguster, une sacrée expérience !

Dans les musées de Tokyo et Kyoto, on va trouver beaucoup de vaisselle en bronze, d’origine chinoise souvent : petits réchauds, jarres, vases à vin

  • gobelets période Erlitou âge debronze


de délicates poteries (carafes et tasses)

et quelques oeuvres comme ce grand paravent du peintre japonais Keison (16ème siècle), représentant 7 sages de la Chine ancienne, retirés du monde corrompu dans une bambouseraie où ils buvaient du vin et se livraient à de « pures » conversations.

Finissons avec cette « boîte à rouleaux » présentant fièrement un cep de vigne.

Le père la Victoire

C’est une chanson patriotique qui date de la fin du 19ème siècle (1888). C’est un vieux soldat qui fête ses 100 ans et invite à boire avec lui :

Vous qui passez là-bas
Sous cette tonnelle, entrez boire
Ah ! Buvez, jeunes soldats
Le vin du père la victoire

Brillant, vermeil
Nectar sans pareil
Il remplit le coeur de vaillance
Vin de l’espérance,
Buvez, enfants
Le vin de mes cent ans

Chanson patriotique emblématique de la Grande Guerre (14-18), c’était, parait-il, la chanson favorite de Winston Churchill si l’on en croit le film la Bataille de Gaulle (l’âge de fer) où on le voit chanter :

Comme autrefois,
Soldats, je revois
Carnot décrétant la victoire.
Marchez à la gloire !
Mes chers enfants,
Revenez triomphants.

Carnot, ça nous ramène à la bataille de Wattignies en 1793. C’était bien un centenaire ce père la Victoire !

Et pour la petite histoire, nous connaissions un autre chanson favorite de sir Winston : « Run, rabbit run » qui mérite une écoute !

Orphée à Bruniquel

Orphée est revenu ! A Bruniquel. Après 10 ans d’absence.

On ne dira jamais assez le bien que l’on pense de ce festival dédié au maestro Jacques Offenbach qui attire chaque année des milliers de spectateurs dans ce village du Tarn et Garonne, et qui fêtait son 30ème anniversaire cette année.

Cette année pour la 3ème fois, après 2007

et 2017,

on pouvait y voir « ORPHEE AUX ENFERS »,  Opéra bouffe en 2 actes et 4 tableaux créé pour la 1ère fois à Paris le 21 octobre 1858 sur le Théâtre des Bouffes Parisiens, le premier « grand » opéra bouffe du maître, éminemment bachique, éminemment drôle, « l’incarnation de l’esprit français, mutin, gouailleur, fin et piquant » et que l’on revoit toujours avec plaisir.

Au contraire du mythe antique, pour JO et ses librettistes Crémieux et Halévy, Eurydice se plait à être courtisée par le berger Aristée, en fait Pluton, et plus tard par Jupiter, qui entrainera tout l’Olympe aux Enfers pour tâcher de la séduire, ayant pris la forme d’une mouche.

Xavier Mauconduit (Pluton) et Frank T’Hézan (Jupiter) entourant Eurydice (Morgane Bertrand)

L’oeuvre est célèbre par son fameux galop :

Bacchus! // Mon âme légère/qui n’a pu se faire/un bonheur sur terre,/ aspire à toi, divin Bacchus! //Reçois la prêtresse/dont la voix sans cesse/veut chanter l’ivresse/à tes élus ! …

Et aussi pour sa bacchanale :

Vive le vin! Vive Pluton! / Et nargue du qu’en dira-t-on...

Evohé! Bacchus m’inspire, je sens en moi son saint délire! Evohé! Bacchus est roi!

Bravo donc et merci à la troupe qui se reconstitue année après année et où l’on retrouve avec joie le chef Jean-Christophe Keck, la pianiste et chef de chant Yoshiko Moriai, les chanteurs Jeanne-Marie Lévy, Christophe Crapez, Dominique Desmons et tous les autres…

Passant par Cahors

Nous voici au pays du Malbec, avides de découvertes. Nous en ferons au musée Henri Martin, avec cette bouteille représentant Gambetta, l’enfant du pays (1838-1862), ardent défenseur de la République,

et ce pique-nique de faucheurs, détail d’un tableau gigantesque, la fenaison (3,7 m sur 7, 1910) d‘Henri Martin

Devant le pont fortifié Valentré, emblème de la ville, pousse la vigne…

Ce panneau, vantant un lauréat d’un challenge de vins,

nous rappelle que Jean Marais ne fut pas seulement un grand acteur (le voici dans le Bacchus de Jean Cocteau)

mais aussi un dessinateur et artiste plasticien de talent

vase Bacchus de Jean Marais

Le domaine Delmas à Parnac, à quelques kilomètres à l’ouest de Cahors, est un bon point de chute au milieu des vignes.

N’hésitons pas à déguster les crus du domaine.

La résidence recèle quelques intéressants ouvrages sur la vigne et le vin, et une plaisante décoration

Nous ne quittons pas la région sans une pensée pour les Hauts d’Aglan, que nous avons tant aimé. Que sont-ils devenus?

Dans les chaumières de France : à La Seyne/Mer

C’est une maison blanche, qui ne paye pas de mine, on y vient à pied… (après s’être garé dans une rue voisine), ceux qui vivent là sont hospitaliers.
Elle a un petit air d’Amérique du Sud avec sa courée ranchera. Le maître est fin cuisinier et l’on y boit de bonnes choses. Bref, on y est bien reçu.

Le curieux ne sera pas passé à côté de ce tableautin signé Pieroni, peintre et sculpteur et illustrateur  né à Marseille. 

Ses personnages, avec  leurs visages stylisés, « évoquent tendresse, passion, poésie et mélancolie » et nous parlent de « l’infinie solitude des oeuvres d’art ».

Le tableau a fait l’affiche d’une exposition à l’oenothèque de Bandol en 2012.

Quelques oeuvres à découvrir sur le site christianpieroni.fr

Voici des plaques publicitaires en métal émaillé qui nous parlent de digestifs très en vogue jadis, mais toujours commercialisés.

La Hesperidina est née à Buenos Aires en Argentine  le 24 décembre 1864, après une campagne de « teasing » (« Se viene Hesperidina ») menée par son géniteur Melville Sewell Bagley, un homme d’affaires originaire des Etats Unis qui avait su tirer parti des peaux  des fruits des orangers amers plantés dans la ville. Ce tonique était réputé être un remède contre tous les maux. On pense qu’il avait des connaissances en chimie, et savait que les flavonoides présents dans les peaux avaient des propriétés digestives et curatives.

Le Fernet Branca, plus ancien (1836), a été mis au point en Italie par Bernardino Branca. « Il contient entre autres de la gentiane, de la rhubarbe, de l’aloès, de la camomille, de la rue, de l’angélique, du safran, et vieillit un an en foudres. »   « Un mythe  le présente comme un excellent moyen de faire passer une grosse gueule de bois ».

Cette carafe reprend un proverbe populaire : « Frère, bois car la vie est courte ! »

(c’est aussi le refrain d’Hermano Bebe, une chanson du groupe espagnol Siniestro Total)

Et voici une chaise bachique, une petite merveille faite main !

Dans cette maison les bonnes bouteilles ne font pas défaut, mais ici tout fini avec le mythique 44.

(« L’alcool 44 est une liqueur traditionnelle française (notamment originaire de Normandie et de Bretagne) à base d’orange et de café. Son nom vient de sa règle de fabrication basée entièrement sur le nombre 44 : 1 orange piquée de 44 grains de café, 44 morceaux de sucre et 1 litre d’alcool, le tout laissé en macération pendant 44 jours. »)

Les cadeaux de Chirac

Incroyable cette collection de cadeaux reçus par le président Jacques Chirac pendant ses douze années de présidence !

On peut en voir des milliers au musée du président Jacques Chirac, à Sarran en Corrèze. Il y a hélas  de quoi attirer les cambrioleurs, c’est fait, et pour la troisième fois en un an!

Nous y étions passés quelques jours avant, et en avons rapporté ces quelques images, comme cette cravate de fin buveur.

Cette fontaine offerte par l’Emir de l’Etat du Qatar est supposée contenir de l’eau. On lui verrait un autre usage…

Le tonnelet est creusé dans un seul cristal de roche, les chevaux sont en bronze doré.

Et voici la fameuse « partie de cartes », en santons de Provence (de la société Santons Catherine Landucci), offerte par les commerçants du quartier Saint-Antoine de Marseille à l’occasion de la visite du président en 1999.

Cette bouteille de Cognac 1932 (date de sa naissance) a été offerte en 1998 pour son anniversaire au président JC par le président de la FDSEA de Charente-Maritime. Le « très vieux cognac » a été offert par le bureau national interprofessionnel du Cognac en 2000.

Et pour finir, cette belle collection de verres et de carafes.

Etonnant, non ?