Nous connaissions « quand j’suis paf » de Marguerite Duval, une amusante chansonnette tirée de « mon amant, » une opérette de 1932. Nous découvrons aujourd’hui « J’suis pas paf », de 1952, chantée par Suzy Delair (Paroles de Mick Micheyl, musique de Bob Astor et Mick Micheyl). Sans doute une réponse à la précédente.
Ecoutons-la.
On m’a dit ce soir des choses méchantes Ils m’ont fâchée, je ne leur parle plus Moi qui suis sobre et peu exubérante Ils m’ont dit que j’avais trop bu Ces gentlemen m’ont prise pour une bille J’ suis contrariée, j’ suis contrariée vraiment! Ah, je leur en voudrai toute ma vie! Ces copains-là sont des méchants
Ces mauvaises langues vous feraient croire que je suis paf Mais c’est pas vrai, j’ peux vous l’ jurer, j’ suis pas paf Mais ce qu’il y a de vrai, c’est qu’ j’ suis altérée Et que j’ boirais bien une coupe sans m’ faire prier Je me sens bien, je n’ai plus rien qui me chagrine Car j’ai trouvé, j’ vais m’engager dans la marine J’ viens d’ m’ apercevoir Sur ce sacré trottoir Qui ondule sans paix ni fin Qu’ j’ai l’ pied marin… marin
Vive les marins et vive la République! J’aime la France et j’aime les Français Ça m’ fait penser que vers la Jamaïque Y a quatre ans, partit mon fiancé Il est peut-être au fond de l’Atlantique Pêcheur de perles ou bien scaphandrier C’est un garçon d’un avenir magnifique Si les poissons l’ont pas mangé Hou!
Je suis aussi au paradis, je vois des anges Mais c’est étrange, ils sont tout noirs ici, les anges Ils ont des moustaches et des pantalons Des chaussettes, des bicyclettes et des galons Cher ange blond, ne croyez pas que je suis paf Car c’est pas vrai, j’ peux vous jurer, j’ suis pas paf Si j’ai mal au pif, si j’ai chaud aux tifs Ce n’est pas que j’ai trop bu, c’est l’ surmenage!
Pas d’ paradis?… et vous êtes la volante! J’ m’appelle Zizi, moi, j’adore les agents J’ suis pas paf, excusez-moi, je rentre Je suis attendue par « manman »
voici la version de Mick Micheyl, pour les amateurs…
Nous avons déjà rencontré le patrimoine de chansons à boire germaniques (voir les articles ici, là ou encore ici). Nous y voici de nouveau par le biais des Allemands de la Volga.
Ces populations, invitées par l’impératrice de Russie Catherine II, allemande d’origine, à venir coloniser les terres de la moyenne Volga, ont conservé leur langue et culture. Déportés pendant la 2ème guerre mondiale, nombreux rejoignirent l’Allemagne, après la chute de l’URSS. Beaucoup avaient émigré aux Amériques dès le 19ème siècle, emportant avec eux leurs chansons….
Il en est une qui devrait intéresser les lecteurs du Bon Clos :
Les paroles peuvent varier d’une version à l’autre. En voici le sens :
J’aimerais tant boire un verre, Mais ma gorge me fait mal… Et si j’en avais bu un, Je me sentirais bien mieux.
Le matin, un verre d’eau-de-vie, À midi, un verre de bière… Le soir, aller voir ma petite chérie, Voilà mon plaisir.Ah, si seulement j’avais un petit verre Où il y aurait du vin…
Ah, si seulement j’avais une petite chérie Qui soit entièrement à moi.
Un petit verre, tu peux en avoir un, S’il contient du vin… Mais une petite chérie, c’est plus difficile, Quand on veut qu’elle soit uniquement à toi.
Un petit verre, tu peux en avoir un, Avec du vin et de la bière…. Mais quand j’arrive chez ma petite chérie, Je reste devant la porte.
J’aimerais pourtant tellement entrer, Je me réjouis de la nuit… Mais quand j’arrive chez ma petite chérie, Le lit est déjà fait.
Il existe une version en anglais par le groupe The Brothers Four
Et voci encore « Vive la Compagneia » : « Ich nehm’ mein Gläschen in die Hand, vive la Compagneia…
(je prend mon petit verre en main, je le porte à mes oreilles, à ma bouche, le bois jusqu’à la dernière goutte, ce qui est en haut doit redescendre, le petit verre doit circuler de main en main)
On citera Die rote Nase (le nez rouge) : Asseyons nous autour du tonneau, levons nos verres : avec mon nez rouge, la présidence me revient de droit …
C’ets l’occasion de citer aussi « Ohne Lieb und ohne Wein« (sans amour et sans vin, que serait notre vie ?), et encore « Annamirl, Zuckerschnürl, geh mit mir in’n Keller, trinken wir ein Glaserl Wein,Muskateller soll es sein! (Annamirl ma petite chérie, viens avec moi dans la cave boire un petit verre de vin…).
Bref toute une collection ! On souhaite bien du plaisir aux amateurs qui iront explorer cette mine !
Comme 2 fois par an depuis 1970, antiquaires, brocanteurs et galeristes se sont retrouvés en ce début d’automne dans l’île des Impressionnistes à Chatou, pour la 111ème édition, à la rencontre des professionnels (le 1er jour), des chineurs et des amateurs.
Parmi les centaines de stands (qu’ils n’ont pas eu le temps de visiter tous) les reporters du Bon Clos ont fait quelques belles trouvailles.
Délicieuse scène de vendange en porcelaine ! 3 jeunes gens, un tonneau, une coupe et du raisin : un bonheur simple !
porcelaine de Meissen, 18ème siècle
Sur le site de « Daniel et Vincent » Antiquités-Objets d’art, on peut voir aussi ce joli vigneron à son tonneau (Meissen, 19ème)
Voici une autre scène de vendanges, que l’on doit au céramiste sicilien De Simone (1930-1991). Directement de la treille au fouloir !
assiette profonde de Simone
« l’un des principaux représentants de la céramique sicilienne. Son évolution en tant qu’artiste l’a conduit par la suite à réaliser des œuvres inspirées du primitivisme, mais caractérisées par une touche burlesque et festive. » L’atelier de fabrication qu’il a fondé est toujours actif, voici quelques unes de ses productions.
Cette grande scène de vendanges en diptyque est la copie d’un sarcophage d’époque romaine en stuc, produite par le Musée du Louvre.
On a aussi croisé cette bacchante qui semble bien éméchée
et cet homme pensif, qui se restaure avec fromage et verre de vin
tableau signé Barret 95
Nous avons gardé le meilleur pour la fin avec ce portrait d’un buveur de Charles Dennet (1853-1939) qui vécut et peint à Evreux après avoir étudié aux Beaux-Arts de Paris.
tableau présenté par la galerie Bertrand
dont une étude se trouve au musée d’Evreux
Et voici une enseigne un peu décrépite qui annonce le Weingarten ! Dommage, il pleut.
Nous avons rencontré cette poétesse franco-polonaise qui eut son heure de gloire au temps de Montmartre triomphant. Pianiste au Chat Noir, elle publia quantité de poèmes qu’il serait dommage d’oublier.
Marie Krysinska 1857-1908
Comme son poème de la vigne, dédié à Anatole France, dans le recueil « les Joies errantes », qui nous fait faire le tour du monde du vin, depuis les Indes lointaines dont Dyonisos rapporta la vigne, jusqu’au pays où
Enfin le champagne à la mousse folle Dont le bouchon comme un oiseau s’envole Est le diadème d’or, finement perlé, Au front de la Vigne sacrée.
Avec la chanson dans les vignes, nous partons en vendanges avec l’Amour
Les vignes sont en fruit Sur les coteaux mûris. Mettez des feuilles rougissantes Parmi vos boucles de bacchantes Vendangeuses au rire clair Comme le cri des grives dans l’air
L’Amour — ce Vendangeur Ivre du sang des cœurs — Veut grapiller encore, encore, Des lèvres rouges, des yeux d’aurore.
Il en fera jaillir Des larmes, des soupirs, Et l’amertume en sera douce Comme le vin nouveau qui mousse Au bord des verres brillants, Au bord des verres chantants.
L’ivresse est sainte qui fait chanceler Vos pas d’amoureux, couples enlacés, Dans les vignes en fruit Sur les coteaux mûris.
Et le flot du vin odorant se mêle Aux flots des chevelures qui follement ruissellent.
Ce dernier poème a été mis en musique et chanté par notre amie Pascale Neuvic et ses acolytes du Trio du Zinc, Yannick Jamin et François Marnier.
On aura l’occasion de l’écouter sur scène ce vendredi 2 octobre au musée de l’absinthe d’Auvers/Oise, au cours du récital « poèmes du 19èmes siècle« , où l’on retrouvera aussi Marceline Desbordes-Valmore, Louise de Vilmorin, Louise Ackermann et bien d’autres.
Une deuxième chance : au théâtre Pixel à Paris 18ème le 10 janvier.
Voici une chanson d’Hugues Auffray, édifiante s’il en fut, dans le bon sens du terme, qui fait chaud au coeur en ces temps compliqués. Elle date de 1976.
Je veux croire mon frère, en levant ce verre, je veux croire encore à ton espoir.
À tous ceux qui partent, tchin, tchin, tchin À tous ceux qui restent, tchin, tchin, tchin À tous ceux qui tombent, tchin, tchin, tchin À tous ceux qui sombrent, tchin, tchin, tchin Je lève mon verre, tchin, tchin, tchin À vous tous mes frères, tchin, tchin, tchin Je veux chanter pour vous, tchin, tchin, tchin Et vous saluer debout, tchin, tchin, tchin Toi qui ce soir as perdu, tchin, tchin, tchin Toi qui ce soir es battu, tchin, tchin, tchin Je veux croire mon frère, en vidant ce verre Je veux croire encore à ton espoir Toi qui n’as plus de maison, tchin, tchin, tchin Toi qui n’as plus de raison, tchin, tchin, tchin Je veux croire… Toi qui pleures ta liberté, tchin, tchin, tchin Toi qui encore es tombé, tchin, tchin, tchin Je veux croire… Toi qui es seul sans ami, tchin, tchin, tchin Toi qui cherches dans la nuit, tchin, tchin, tchin Je veux croire… Au blé qui s’élève, tchin, tchin, tchin La prison qui s’ouvre, tchin, tchin, tchin À l’enfant qui pleure, tchin, tchin, tchin À l’oiseau qui vole, tchin, tchin, tchin
97 ans et toutes tes dents, increvable Hugues, quel bonheur de t’entendre encore aujourd’hui, toi qui a enchanté notre jeunesse avec Santiano, Céline et le Rossignol anglais ! Et fait connaitre à un large public le grand Bob.
Allez, on la réécoute ?
Profitons-en, pour ne pas mourir idiot, pour indiquer que l’expression tchin tchin vient du chinois Qing Qing (je vous en prie, invitation à boire) rapportée par des soldats français d’un séjour en Chine fin 19ème siècle, cf le trésor de la langue française ou encore Couleur Forez Mag
Pour bien prononcer Qing Qing, 请请 (qǐng qǐng) : S’il vous plaît / inviter (répétition du caractère 请, qǐng, on peut visionner cette video.
Mais aujourd’hui les chinois saluent ou trinquent en disant 干杯 (gānbēi (cul sec, ou vidons le verre). Apprenons aussi à bien le prononcer!
A noter la parenté du chinois Ganbei et du japonais Kampai
connut un triomphe à l’Opéra Comique en 1831. Elle y fut l’une des plus jouées pendant tout le 19ème siècle, et encore en 2008.
Pour dire les choses simplement, Zampa, un prédateur, un corsaire, guigne de séduire une jeune fille, Camille qui lui échappera par l’intervention prodigieuse d’Alice, précédente victime. On n’est pas loin de Don Giovanni, d’ailleurs le titre complet est Zampa, ou la fiancée de marbre. C’est le final de l’acte I qui nous intéresse ici. Ecoutons-le, avec les Arts Florissants sous la direction de William Christie en 2008. Les marins sont rassemblés et boivent à la santé du capitaine. « Buvons car peut-être un naufrage finira demain notre destin ! »
A table ! A table ! Au plaisir à la folie Consacrons tous nos instans Le plaisir dans cette vie Fuit sur les ailes du tems Jusqu’à l’aurore, Buvons, buvons encore Buvons toujours A nos amours !
Quel vin quel repas quelle aubaine A la santé du capitaine !
Que la vague écumante me lance vers les cieux Que l’onde mugissante s’entrouvre sous mes yeux Nargue du vent et de l’orage Quand d’aussi bon vin mon verre est plein Buvons car peut-être un naufrage Finira demain notre destin Buvons, buvons buvons buvons buvons !
L’oeuvre a été jouée en version de concert au Théâtre du Prince Régent, à Munich, en mai dernier. Le label Bru Zane vient d’en publier l’enregistrement en livre CD.
Et la partition piano-chant est disponible sur le site de la médiathèque musicale de Paris. Régalons nous !
Cette manifestation annuelle fêtait ses dix ans cette année, et s’était déplacée pour l’occasion du pied de la Tour Eiffel à la place de la Concorde.
Les nombreux visiteurs, parisiens et touristes, pouvaient y déguster des spécialités de 74 pays parmi lesquels il faut citer les petits nouveaux : l’Ouganda et la Lybie, comme l’a expliqué Anne-Laure Descombins, créatrice de l’événement avec le soutien des ambassades.
La Coordination des Confréries d’Ile de France, Cocorico, avait pour l’occasion proposé une grande tablée.
S’y sont retrouvés les membres d’une vingtaine de confréries d’Ile de France (clos de Clamart,, Issy-les-Moulineaux,
Bagneux, Brie de Meaux, la grappe Yerroise, le clos de Bréon, St-Grégoire.., et d’ailleurs (la Commanderie du Babau de Rivesaltes,
l’ Ordre médulien – Confrérie de l’art de vivre en Médoc, la Poule Farcie du Tarn et Garonne, la Tête de Veau de Rambervillers…), la Fédération Internationale des Confréries Bachiques (FICB), et même de Chine avec la présence d’Amei Helen Yang, lauréate du Gourmand World Cookbook Award dans la catégorie Intelligence Artificielle !
Sans oublier la musique du Hot Swing Orchestra de Michel Cabut
qui accompagna la grande tablée
et défila avec le cortège des confréries jusqu’à la scène
De nombreux stands proposaient du vin, nous retiendrons ceux de la Roumanie
Agata et Lucian Rotar, de Millesime Wines à Boissy-SaintLeger
et de la Moldavie
Avec Leia Chirinciuc, de la Galerie Moldave (15 rue du pont Louis-Philippe à Paris)
qui nous ont particulièrement bien reçu. Qu’ils en soient ici remerciés !
Au moment de dire au revoir à cette étoile de la Country, écoutons sa complainte Daddy’s moonshine still composée en 1971, qui nous parle d’une famille détruite par la faute d’un père alcoolique et de son alambic clandestin.
… My bootlegging daddy was known quite well And he made our home a livin’ hell And I ain’t forgot it and I know that I never will My mama finally died, she just gave up And daddy finally died from drinkin’ that stuff And bad memories haunt the rest of us From daddy’s moonshine still
C’est une histoire qui finit mal, mais qui a donné des ailes à Dolly pour devenir la « reine de la musique Country ».
Et pour lancer sa propre marque de vins : Dolly Wines ! avec la devise « Let’s get social »
« Easy-drinking, light-hearted and vibrant, these wines are the perfect addition to spending time with family and friends. »
If you say so… Marketing, quand tu nous tiens !
Chardonnay, Rosé, Prosecco, Pinot Noir… des vins sourcés depuis les vignobles de Parton Family Cellars à travers le monde : Californie, France, Italie, Australie…
Et elle a de l’humour avec ça, regardons cette video
Le Japon n’est pas traditionnellement, une terre de vin, même si cette boisson s’y installe avec quelques succès. Il n’est pas encore l’ordinaire des ménages.
Invités par l’ami Yusuke et sa petite famille, c’est avec d’autres produits alcoolisés que nous avons été accueillis :
Voici ce qu’on trouve à boire dans une fête populaire
On trouve rarement des poubelles en ville, cette affiche fait exception
L’histoire du vin commence à la fin du 19ème siècle avec l’ouverture au monde de la période Meiji et l’envoi d’émissaires en formation à Bordeaux. Il faut attendre un siècle pour voir apparaitre des vins de grande qualité. Certains vins sont délicieux, et se font connaitre dans des compétitions internationales.Mais les prix sont élevés.
Dans un grand magasin, première rencontre avec des vins naturels du monde
Un bar à vins au coin d’une rue du quartier Shinjuku
On aurait préféré une carte des vignobles japonais !
Dans le quartier Shibuya, un wine bar qui vinifie sur place du jus de raisin apporté. Noter les cépages Koshu (indigènes, blanc) et Muscat Bailey A (hybride local).
Yamanashi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo, est la première région viticole du Japon, historiquement (depuis la fin du 19ème siècle) et en quantité.
Nous y avons visité le domaine Tomi no Oka de l’entreprise Suntory, producteur majeur de boissons au Japon
la gamme des vins du domaine Suntory
des vins récompensés dans les compétitions
et nous ous y avons trouvé une réponse à la question : Que faire des vieux bouchons ?
Katsanuma Winery de Chateau Mercian est un autre domaine réputé du Yamanashi.
Sa visite vaut le coup d’oeil. (et d’y déguster les vins !). Ce tableau décrit la production de la vigne à la bouteille.
Charmants porteurs de tonnelet
Quelques anciennes affiches publicitaires du début du XXème siècle témoignent du chemin parcouru..
« Grand Vin de Raisin Noir »Daikoku wineMiyazaki grapejuice et Kaisan wine «
Décryptage de cette affiche : Texte principal (au centre, en bleu, grands caractères) :
甲斐産葡萄酒 (Kai-san budōshu) → « Vin produit dans la région de Kai » (Kai est l’ancien nom de la préfecture de Yamanashi, région historiquement connue pour ses vignobles)
宮崎葡萄液 (Miyazaki budōeki) → « Jus/liqueur de raisin Miyazaki »
En rouge, au-dessus : 大果天印 → une sorte de marque ou label commercial (« marque du grand fruit céleste », probablement le nom de la marque)
發賣元 東京甲斐産商店 → « Distributeur : Maison Kai-san de Tokyo »
Colonne de droite : 宮内省御用達 → « Fournisseur officiel du Ministère de la Maison impériale » (une mention prestigieuse indiquant que le produit était fourni à la cour impériale japonaise)
Chateau Mercian possède un autre domaine, Mariko Winery, dans la région de Nagano, la deuxième plus grande région de production de vins du Japon, au climat semi-continental.
Nous y avons retrouvé le maitre de chai et manager général Hironori Kobayashi. Sur une centaine d’hectares plantées de cépages internationaux, on y fait du vin depuis 2003.
quelques bouteilles dégustées
la Mann’s Wine Komoro Winery est située au pied du Mont Asama dans la partie est de la préfecture de Nagano. Elle est dirigée par une filiale de Kikkoman, une entreprise japonaise dont la sauce soja est bien connue. Sa production de Chardonnay est réputée.
Il s’y trouve un conservatoire de 32 cépages, et un jardin paysager, le « jardin des dix mille ivresses » (万酔園)…
On peut y voir ces pavages et sculptures
et un remarquable lustre dans les bureaux !
« EH Shuzo» est une brasserie historique de plus de 200 ans située sur les terres d’Azumino. Utilisant l’eau souterraine des Alpes du Nord et le riz de Shinshu, ils brassent du saké en fusionnant des techniques traditionnelles et un contrôle qualité moderne. Ce grand tableau décrit le process de fabrication.
des dizaines de crus à déguster, une sacrée expérience !
Dans les musées de Tokyo et Kyoto, on va trouver beaucoup de vaisselle en bronze, d’origine chinoise souvent : petits réchauds, jarres, vases à vin
de délicates poteries (carafes et tasses)
et quelques oeuvres comme ce grand paravent du peintre japonais Keison (16ème siècle), représentant 7 sages de la Chine ancienne, retirés du monde corrompu dans une bambouseraie où ils buvaient du vin et se livraient à de « pures » conversations.
Finissons avec cette « boîte à rouleaux » présentant fièrement un cep de vigne.
C’est une chanson patriotique qui date de la fin du 19ème siècle (1888). C’est un vieux soldat qui fête ses 100 ans et invite à boire avec lui :
Vous qui passez là-bas Sous cette tonnelle, entrez boire Ah ! Buvez, jeunes soldats Le vin du père la victoire Brillant, vermeil Nectar sans pareil Il remplit le coeur de vaillance Vin de l’espérance, Buvez, enfants Le vin de mes cent ans
Chanson patriotique emblématique de la Grande Guerre (14-18), c’était, parait-il, la chanson favorite de Winston Churchill si l’on en croit le film la Bataille de Gaulle (l’âge de fer) où on le voit chanter :
Comme autrefois, Soldats, je revois Carnot décrétant la victoire. Marchez à la gloire ! Mes chers enfants, Revenez triomphants.
Carnot, ça nous ramène à la bataille de Wattignies en 1793. C’était bien un centenaire ce père la Victoire !
Et pour la petite histoire, nous connaissions un autre chanson favorite de sir Winston : « Run, rabbit run » qui mérite une écoute !