Un opéra contemporain, sur des événements contemporains, on n’en écrit pas tous les jours. Et surtout, on ne le remonte pas quelques années plus tard.
C’est pourtant le cas deNixon in China, cet opéra de John Adams, créé en 1987, que l’Opéra de Paris vient de remettre en scène. Il relate la visite, en 1972, de Richard Nixon, président des Etats Unis, à Mao Zedong, grand timonier de la Chine, « inaugurant par ce déplacement le début d’un rapprochement entre les États-Unis et la Chine dans un contexte de guerre froide ». L’opéra a été joué dans le monde entier, et plus récemment dans les années 2010 en Chine.
Comme on pouvait s’y attendre, le clou de cette rencontre, sur scène comme dans la réalité, ce sont les toasts portés par les protagonistes à la paix et l’amitié entre les peuples.
Voici le premier ministre Chou en Lai (Xiaomeng Zhang) en pleine action (sur scène),
Et Mao dans tout ça ? Pas très en forme apparemment, il a reçu « tricky Dicky » et n’a pas voulu parler d’autre chose que de poésie et de philosophie.
Mao et Nixon trinquant
Mais qu’y avait-il dans ces tasses ? du thé ?
La version présentée au Châtelet en 2012 est visible en ligne. (la scène des toasts commence à la 53ème minute, et dure un bon quart d’heure jusqu’à la fin du 1er acte). Gambei !
« A tremendous work, exhilirating and truly inspirational. Bravo Mr. Adams. »,selon un spectateur
Voici celle présentée à Houston (Texas) en 1987. Gambei !
.Voici une chanteuse populaire qui s’est à plusieurs reprises attaquée à la dépendance à l’alcool. En 2005 avec Promesse d’ivrogne : »Moi c’est réglé, j’arrête de boire »
Las, ça ne va pas durer. Cinq ans plus tard, en 2010, la voila qui revient sur le sujet avec J’prendrais bien un verre(de N’importe quoi)
Et en 2021, voilaJ’prends un verre. Lynda y fait son coming out d’alcoolo en 88 octosyllabes et des poussières. C’est touchant de vérité.
Bon, chacun fait comme il peut. Bon courage, Lynda. Mais quelle mouche t’a piqué de t’attaquer frontalement au vin rosé, avec cette dernière chanson : l’idée d’boire du rosé ?
C’est quoi l’idée d’boire du rosé Les rouges, les blancs sont tellement bons ? … En boire, « ç’a’pas d’maudit bon sens !
En 20 stances de 4 octosyllabes, tu lances une vraie charge contre le prince de l’été ! Ta rhétorique ne montre qu’une chose : ton ignorance (ou la mauvaise qualité des rosés vendus au Québec).
Ah ! si tu connaissais le Bandol Barouveou, (viens boire un ptit coup à la maison, Lynda, il m’en reste une bouteille). Et viens à Sanary au prochain festival Just Rosé. Un festival international (surtout par les clients), c’est du 8 au 10 mai 2026.
Voila un salon de vins gigantesque. Rien à voir avec les centaines de stands du salon des vignerons indépendants : ici, plus de 6000 exposants, 169 pays représentés, c’est « l’événement où la filière vin fait du business ».
(Le prix d’entrée est assez prohibitif, il vaut mieux disposer d’une invitation.)
Les reporters du Bon Clos ont y ont passé une longue journée, découvert de nombreux crus, et fait de belles rencontres aux quatre coins du monde : Languedoc, Portugal, Italie, Argentine, Oregon, Géorgie…
Chantovent, « le souffle créatif du Languedoc…, « leader in AOC Minervois Livinière, AOC Minervois, IGP Côteaux de Peyriac and one of the main producers in IGP OC. modern brands such as Miss Anaïs and Chemin des Lions.«
C’est une étape obligatoire, pour retrouver la maintenant Echansonne Pauline qui nous a fait déguster les nombreux vins proposés par cette maison qui regroupe domaines et châteaux du Minervois de 1200 vignerons exploitant 6000 ha de vignobles.
Miss Anaïs, gamme de vins des pays d’oc, est la marque phare de Chantovent, « gamme de vins légers et croquants, présentés dans d’élégantes bouteilles en verre qui empruntent aux codes des spiritueux ou dans de malicieuses fontaines dévoilant l’univers d’une jeune vigneronne du sud de la France croquée par l’illustratrice Vicky Royer : Miss Anaïs ! «
Poursuivons avec le Portugal. Au free tasting de Douro & Porto, nos reporters s’en sont donné à coeur joie.
C’est à un Douro branco de la quinta da Sequeira, aux arômes toastés profonds et persistants, qu’ils ont donné leur préférence.
En Italie nous avons retrouvé le Chianti Classico Gallo Nero du Castello di Cacchiano de Giovanni Ricasoli, capitaine général de la Lega del Chianti. Ce vignoble, un des plus anciens d’Italie, existe depuis le 11ème siècle.
En Argentine, nous avons retrouvé Laura Catena, médecin et vigneronne, (qui avait reçu quelques jours plus tôt le diplôme d’honneur de la FICB), sur le stand de la « Bodega Catena Zapata », fameuse notamment pour la qualité de ses vignobles plantés de Malbec en altitude ( 900-1500 m).
Au premier plan Laura et son inséparable béret
Les étiquettes sont des oeuvres d’art évoquant la renaissance du vignoble après le phylloxera. Elles sont dûes à Adrianna, soeur de Laura, historienne médiéviste, et à l’illustrateur Rick Shaefer.
« L’étiquette fonctionne comme une allégorie historique du cépage malbec :Eleanor of Aquitaine: naissance du malbec dans le Sud-Ouest de la France (Cahors)., L’Immigrante : arrivée du cépage dans le Nouveau Monde, “Madame Phylloxera” : personnification du phylloxéra qui détruit les vignobles européens au XIXᵉ siècle, Adrianna Catena : renaissance du malbec en Argentine grâce à la famille Catena. » Des animaux allégoriques racontent l’origine des cépages :le renard représente le cabernet franc, une sirène-oiseau symbolise le sauvignon blanc,l eur “enfant” représente le cabernet sauvignon. »
Changeons d’hémisphère et atterrissons en Oregon, USA, où Bob (après une carrière de pilote) et Lynette Morus ont créé dans les années 90 un vignoble sur un terrain qu’ils ont longtemps cherché : Phelps Creek Vineyard. Ils y font prospérer pinot noir et chardonnay. On aime.
Il y a encore bien des tentations, mais terminons avec la Géorgie, où naquirent vigne et vin, dit-on il y a plus de 8000 ans. La Winery Khareba produit des vins de cépages locaux (il en existe plusieurs centaines, les plus connus sont le Saperavi, l’Ojaleshi et le rarissime Usakhelauri) et européens sur 1500 ha dans tout le pays. Voir ici pour une petite idée de la variété de la production.
C’est le nom d’un ensemble musical rencontré lors d’une soirée des associations de quartier. Ils cultivent la musique chantée du 18 ème siècle, qui parle souvent d’amour, et aussi de vin bien sûr.
deg.à dr. Petronille, Maylis et Sylvain
Sylvain, Petronille et Maylis, voila une belle équipe, qui joue des cordes, de la flûte, et de la voix. Et qui savent faire chanter l’assistance, peu coutumière de ces airs anciens, mais qui apprend vite.
Les revoilà chez Luc, le président de leur association de soutien. Toujours le même brio et le même entrain.
Les morceaux se suivent, le public est invité à se restaurer, à goûter l’excellent Pouilly-fumé et le Pessac-Léognan.
de g. à dr. Guillaume (guest star), Maylis et Sylvain
Quelques clés de compréhension sont données : les trois compositeurs majeurs de ces brunettes et autres cantatilles et passacailles des années 60 (du 18ème siècle) sont Pierre de Lagarde (1717-1799 : maître de musique des enfants de Louis XV), Jacques Naudé (169?-1765) auteur dont on ne sait pas grand chose sinon qu’il fut prolifique (onze recueils qui restent encore à explorer), et Antonio Albanèse (1728-1803) le « faiseur de tubes » de Louis XVI (dont le fameux « que ne suis-je la fougère« …)
Une fois tout le monde restauré et abreuvé, on passe aux choses sérieuses : chanter ensemble. C’est le grand talent, le mérite et la marque de fabrique de ce trio de s’attacher à faire chanter l’auditoire : à l’unisson, en canon, à deux voix… Et ça marche !
Voici quelques partitions de cette époque louénntaine et si charrmannte…
« quand je vois ma chère bouteille, je sens les transports les plus doux.. »
« Laissons là dormir Grégoire, il est fou, il est sou(l), ce faquin ne sait pas boire ce vin doux comme nous… », « faisons tous de longs glous glous.. »
Nous avons déjà rencontré ce peintre anversois du siècle d’or et ses joueurs de cartes (voir la virée belge), mais voici que notre ami néerlandophone Daniel le remet sur notre chemin avec cet Echanson (Allégorie de la tempérance, vers 1630) exposé au MUba Eugène Leroy de Tourcoing.
Certains y voient une aiguière dont se déverse un liquide coupé d’eau, justifiant cette référence à la tempérance. Mouais. Un autre y voit « une composition à la fois élégante et morale, où le geste mesuré du serviteur illustre la vertu de la modération, chère aux humanistes du XVIIe siècle ». (voir l’article de Florian Terryn sur le site les plats pays) . Ca s’entend.
Theodor Rombouts, disciple du Caravage, est également l’auteur de ces personnages mangeant et buvant autour d’une table (1634)
(Figures eating and drinking around a table)
et de cette « compagnie musicale » où une femme porteuse de fruits brandit une coupe de vin rouge destinée au musicien ?
Pascal Charlanne est tailleur et sculpteur sur pierre. Nous l’avons rencontré il y a quelques semaines au centre d’art Albert Chanot, à Clamart, lors d’une exposition d’artistes du cru : A domicile, saison #3. « Autodidacte et amoureux de la matière, le sculpteur clamartois transforme la roche brute avec tendresse et sincérité pour lui donner une âme humaine. »
Il a plus d’une oeuvre à son actif, comme cette statue du chevalier de Borda, qui fait face à l’Océan à l’Ecole Navale de Brest.
Son atelier recèle quelques pièces intéressantes de notre point de vue, comme cette bouteille squattée par une grappe de raisin don t la vie semble sortir…
Une autre bouteille n’avait pas le même contenu, qui l’eût cru ?
Il fallait l’ouvrir pour la découvrir !
Et voici une vasque qui attend son acquéreur.
Faire offre à son géniteur : Pascal Charlanne, 73 rue Paul Vaillant-Couturier, 92140 Clamart. pascal-charlanne@orange.fr
Cette année c’est avec une grille de mots-croisés que le Bon Clos vous présente ses voeux pour la nouvelle année.
Qu’elle vous soit prospère et riche en découvertes de nos breuvages de prédilection.
Cette grille a été réalisée par un groupe de supporters réunis chez un caviste autour autour de Gaétan Goron, verbicruciste qui nous enchante chaque année avec sa grille géante de l’été. Les définitions sont du Bon Clos.
Nous voilà repartis vers l’Est, sur le traces des Anciens.
Depuis la voie ferrée aux alentours de Wurzburg, en basse Franconie, on longe le vignoble. Est-ce là que l’on produit le célèbre vin de Stein dans sa « bockbeutel »?
Nous sommes au pays de Johann Wolfgang von Goethe, qui déclama dans son Wanderlied
Là où nous buvons, où nous aimons, est un riche et libre monde
Leipzig, au carrefour de la Via Imperii, qui menait de Rome à la mer Baltique, et de la via Regia, menant vers l’est vers Kiev, Vilnius et Moscou, et vers l’ouest vers Paris, Bordeaux et l’Espagne, est très tôt devenue une Messestadt, une majeure ville de foire.
La ville a été largement reconstruite après la guerre. Le Speckshof abritait et abrite encore le plus ancien passage de la ville. « Messepalast Specks Hof Construit dans les années 1908–1911 d’après les plans de l’architecte E. F. Hänsel, comme premier nouveau bâtiment de foire de Leipzig avec passage commercial. Nommé d’après le marchand et collectionneur d’art Maximilian Speck,qui acquit en 1815 le grand magasin situé au même endroit. Après de graves dommages de guerre, la reconstruction débuta en 1947. Réaménagement du passage en 1982/83«
le specks hof dans les années 1900
Le voici après reconstruction
Rénové dans les années 90,
Screenshot
on peut maintenant y voir cette fresque murale
Autre lieu intéressant, Auerbachs Keller, cinq fois centenaire,
temple de la tradition culinaire germanique.
« En 2025, la cave Auerbachs Keller de Leipzig fêtera un anniversaire particulier : 500 ans de tradition et d’histoire ! En 1525, le Dr Heinrich Stromer von Auerbach, médecin et professeur d’université de Leipzig, eut l’idée révolutionnaire de servir du vin aux étudiants dans la cave de sa maison. Ce faisant, il posa les bases de l’une des auberges les plus anciennes et les plus célèbres d’Allemagne. Aujourd’hui, la cave Auerbachs est un symbole vivant de la ville et un lieu de rencontre culturel dont l’histoire est inextricablement liée au célèbre poème « Faust » de Johann Wolfgang Goethe. » (communiqué de presse) Le docteur Faust, personnage semi-légendaire, s’y serait tenu à cheval sur un tonneau en 1535, « dans un épisode héroï-comique immortalisé par une peinture sur bois accompagnée de six vers narrant ce haut fait« . On y trouvait deux peintures sur bois datant de 1625 : Le docteur Faust lors d’un festin d’étudiants et Le docteur Faust chevauchant un tonneau de vin. Ces représentations ont directement inspiré Goethe pour la scène ultérieure.
Ich hätte Lust, nun abzufahren. (J’aurais envie de partir maintenant.) Faust 1, Szene Auerbachs Keller
Le musée des beaux arts de Leipzig recèle quelques belles choses.
Voici Le Christ à l’Olympe, de Max Klinger, refusant la coupe de vin offerte par Dionysos, scène fantastique et qui peut sembler anachronique (mais après tout les dieux sont immortels) où se confrontent la jouissance aimée des dieux gréco-romains et le sacrifice chrétien.
Voici aussi un mignon paysage de vignes (vendanges sur les côteaux de Sèvres), de Camille Corot (1872)
et des scènes de genre hollandaises du 17ème siècle
Ne quittons pas Leipzig sans un regard sur une belle collection d’étiquettes de bière, collée sur une armoire métallique, vue au musée de la ville dans l’ancien Rathaus.
Leipzig n’est qu’à une heure de train de Berlin, où nous attendent d’autres merveilles.
Quel plaisir de retrouver, à la Berlinische Gallerie (musée d’art moderne), Lovis Corinth, dont nous connaissons les Bacchanales!
Ce « Bacchant » fait partie d’un cycle de onze peintures du « Katzenellenbogen Cycle » (d’après le nom de la collectionneuse Estella K.) que la BG a l’ambition de réunir.
C’est en effet un thème cher à Lovis Corinth, comme le montre ces autres oeuvres
Bacchantin
Ariadne a Naxos
retourdesbacchantes
Mais c’est à la Gemalde Galerie que l’on fera la plus belle récolte.
On y trouve de nombreuses scènes de genre du siècle d’or néerlandais, représentant de joyeuses compagnies
Jan Steen- Casual Company 166x
Pieter de Hooch1650 joyeux buveur
merry company 1620 Van De Velde
merry company Dirck Hals deb 17ème
Ce buveur là n’est pas joyeux, son verre est vide !
Le buveur de Jacob Backer vers 1634
les 3 musiciens de Diego Velasquez
Jouer de la musique n’empêche pas d’avoir soif
joueurs aux cartes non plus
les tricheurs, Wouter Crabeth II, après 1626
Des messieurs font boire des jeunes personnes,
Galante conversation 1654 Gerard Ter Jan Vermeer 1660 – le verre de vin
Ici ce sont de jeunes personnes qui font boire un vieux monsieur (Lott et ses filles, de Joachim Wtewael, 1610 ; et un fragment d’un tableau de Hans Baldung, dit Grien 1520, où l’on ne voit plus que Lott)
Voici aussi des scènes de groupe dans des tavernes et maisons plus ou moins bien tenues
Kermis flammande D.Teniers 1640
les vieux chantent…Jan Steen vers 1660
au bordel brunswick monogrammist 1530
maison mal tenue Jan Steen v.1660
On finira la visite avec ces natures mortes aux bouteilles de l’alsacien Sebastien Toskopff (1597-1657) et au verre de vin d’Anne Vallayer-Coster (1744-1818)
et avec cette fête de Bacchus de Pieter Brueghel le Jeune et Henrick van Balen l’Ancien (avant 1632) illustrant l’antique adage : « sans Cérès et Bacchus, Vénus a froid ».
Une étiquette originale vue chez un caviste, et c’est la découverte d’un artiste peu commun : Christophe Heymann, alias CHAP (Christophe Heymann Artiste Peintre)
Une façon imagée de rendre hommage à Christophe Coquard, « artisan négociant » en Beaujolais et Mâconnais, dont cette cuvée « tape-à-l’oeil » pourrait accompagner harmonieusement des cervelles au beurre noir…
Chap, fils du peintre Georges Heymann, a commencé sa carrière dans le vin mais a toujours voulu peindre, ce à quoi il se consacre à temps plein depuis 15 ans. Pas étonnant donc que nombre de ses oeuvres nous parlent, ici au Bon Clos. En voici quelques unes trouvées sur le site christophe-heymann.com. On y croisera des vignerons, des confréries, et des amateurs de vin !
Le buveur
Jean-Claude Mas
Jaffelin
Bar Le 66 à Beaune
Beaune
la clairette d’audissan
Catalan
Patrick Chabrier
Nîmes
Annick
Chap réside à Clermont-l’Hérault, où il expose régulièrement. Sa marque de fabrique, son style ce sont ces tableaux de vie®, sortes de biographies en peinture. On dit que de nombreuses maisons bourguignonnes lui en ont commandé.
Robinson Crusoe remonté sur les planches ! Cette oeuvre de 1867, qui ne fait pas partie des plus grands classiques habituellement entendus du maitre, vaut bien le voyage, aujourd’hui au théâtre des Champs Elysées, demain à Angers, Nantes, Rennes…
On ne racontera pas l’histoire, que chacun connait, et que Laurent Pelly a adapté à notre époque de migrations en pointant du doigt d’autres sauvages. On pourra en lire une présentation détaillée sur premiereloge-opera.com
Musique magnifique, comme toujours chez Offenbach, dirigée par Marc Minkowski, mais il faudra attendre le 3eme acte, scène 9 pour entendre (enfin ! mais un peu « écourté malheureusement) un air cher aux oreilles des lecteurs du bon clos, le choeur des marins :
Buvons !… Buvons !… Chers compagnons ! Quelle bonne affaire Pour de pauvres gens qui, six mois durant, Ont bu de l’eau claire ! Quelle bonne affaire De boire ce rhum enivrant ! Noyons-nous dans l’ivresse Et narguons l’avenir, Oublions la richesse Que nous pensions saisir. Cette ingrate maîtresse Ne vaut pas nos regrets. Noyons-nous dans l’ivresse Et nous verrons après !
La voici, Salle Favart, en 1986, sous la direction de Michel Tabachnik, et dans une mise en scène de Robert Dhéry, qui prend comme il se doit des libertés avec le livret !
La partition présente une version assez différente, où il s’agit de briser les fûts et de faire bombance de rhum et wiski (sic) : voir la partition du choeur des matelots ici)
Il existe une version anglaise de Robinson Crusoe, ce qui n’est que justice. Voir le choeur des matelots dans cette langue, sur la chaîne d’OperaRaraOfficial
It’s time to take a liquor break! Six months at sea, no wonder we Want beer or shandy, rum or brandy, It’s the same to me! No time to lose, roll out the booze! Desperate men never say ‘when’!I’d sell my soul to drink a whole Barrel of ale! We’ll drink tonight until we’re tight! Yes, we’ll keep drinking Till we’re stinking! Drink until we cannot stand up! Come on, my lads, drink up, my lads, Drink up, drink up! We’ll drink until we’re tight! We’re getting drunk tonight! We’ll keep drinking till we’re stinking tonight! A pirate’s life is ’ard, Condemned to roam the sea. Shunned and despised by gentlefolk And by society. We’re decent blokes at ’eart, We’re just mischievous elves. Robin Hoods who just rob the rich, Then keep the lot ourselves! Crossbones flying above! It’s the life that we love! Sailing into a scrape! Ready to loot and rape! It’s time to take a liquor break! Six months at sea, no wonder we Want beer or shandy, rum or brandy, We’ll drink tonight until we’re tight! Desperate men never say ‘when’! Fill me up again, then Sleep until we’re sober Then start all over again! Then drink all night Until we’re tight all over again! Men! We’ll drink tonight until we’re tight! We’ll keep drinking till we’re stinking! We’ll drink tonight until we’re tight, Tonight, all night tonight! We’ll get drunk tonight! We may stay tight And never be sober again! We’ll drink tonight!