Au Japon

Le Japon n’est pas traditionnellement, une terre de vin, même si cette boisson s’y installe avec quelques succès. Il n’est pas encore l’ordinaire des ménages.

Invités par l’ami Yusuke et sa petite famille, c’est avec d’autres produits alcoolisés que nous avons été accueillis :

Amazake (sake pétillant), Shichiken (sake fruité, minéral), umachu (liqueur de prune)

Promenons nous dans Tokyo

Voici ce qu’on trouve à boire dans une fête populaire

On trouve rarement des poubelles en ville, cette affiche fait exception

L’histoire du vin commence à la fin du 19ème siècle avec l’ouverture au monde de la période Meiji et l’envoi d’émissaires en formation à Bordeaux. Il faut attendre un siècle pour voir apparaitre des vins de grande qualité. Certains vins sont délicieux, et se font connaitre dans des compétitions internationales.Mais les prix sont élevés.

Dans un grand magasin, première rencontre avec des vins naturels du monde

Un bar à vins au coin d’une rue du quartier Shinjuku

Dans un restaurant de fruits de mer du quartier Roppongi, carte des vins de l’état de Washington

On aurait préféré une carte des vignobles japonais !

Dans le quartier Shibuya, un wine bar qui vinifie sur place du jus de raisin apporté. Noter les cépages Koshu (indigènes, blanc) et Muscat Bailey A (hybride local).

Yamanashi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo, est la première région viticole du Japon, historiquement (depuis la fin du 19ème siècle) et en quantité.

Nous y avons visité le domaine Tomi no Oka de l’entreprise Suntory, producteur majeur de boissons au Japon

la gamme des vins du domaine Suntory
des vins récompensés dans les compétitions

et nous ous y avons trouvé une réponse à la question : Que faire des vieux bouchons ?

Katsanuma Winery de Chateau Mercian est un autre domaine réputé du Yamanashi.

Sa visite vaut le coup d’oeil. (et d’y déguster les vins !). Ce tableau décrit la production de la vigne à la bouteille.

Charmants porteurs de tonnelet

Quelques anciennes affiches publicitaires du début du XXème siècle témoignent du chemin parcouru..

Décryptage de cette affiche : Texte principal (au centre, en bleu, grands caractères) :

  • 甲斐産葡萄酒 (Kai-san budōshu) → « Vin produit dans la région de Kai » (Kai est l’ancien nom de la préfecture de Yamanashi, région historiquement connue pour ses vignobles)
  • 宮崎葡萄液 (Miyazaki budōeki) → « Jus/liqueur de raisin Miyazaki »

En rouge, au-dessus : 大果天印 → une sorte de marque ou label commercial (« marque du grand fruit céleste », probablement le nom de la marque)

Colonne de gauche (texte plus petit) :

  • 特約店 小山慎六商店 → « Revendeur agréé : Maison Koyama Shinroku »
  • 發賣元 東京甲斐産商店 → « Distributeur : Maison Kai-san de Tokyo »

Colonne de droite : 宮内省御用達 → « Fournisseur officiel du Ministère de la Maison impériale » (une mention prestigieuse indiquant que le produit était fourni à la cour impériale japonaise)

Chateau Mercian possède un autre domaine, Mariko Winery, dans la région de Nagano,  la deuxième plus grande région de production de vins du Japon, au climat semi-continental.

Nous y avons retrouvé le maitre de chai et manager général Hironori Kobayashi. Sur une centaine d’hectares plantées de cépages internationaux, on y fait du vin depuis 2003.

quelques bouteilles dégustées

la Mann’s Wine Komoro Winery est située au pied du Mont Asama dans la partie est de la préfecture de Nagano. Elle est dirigée par une filiale de Kikkoman, une entreprise japonaise dont la sauce soja est bien connue. Sa production de Chardonnay est réputée.

Il s’y trouve un conservatoire de 32 cépages, et un jardin paysager, le « jardin des dix mille ivresses » (万酔園)…

On peut y voir ces pavages et sculptures

et un remarquable lustre dans les bureaux !

« EH Shuzo » est une brasserie historique de plus de 200 ans située sur les terres d’Azumino. Utilisant l’eau souterraine des Alpes du Nord et le riz de Shinshu, ils brassent du saké en fusionnant des techniques traditionnelles et un contrôle qualité moderne.  Ce grand tableau décrit le process de fabrication.

des dizaines de crus à déguster, une sacrée expérience !

Dans les musées de Tokyo et Kyoto, on va trouver beaucoup de vaisselle en bronze, d’origine chinoise souvent : petits réchauds, jarres, vases à vin

  • gobelets période Erlitou âge debronze


de délicates poteries (carafes et tasses)

et quelques oeuvres comme ce grand paravent du peintre japonais Keison (16ème siècle), représentant 7 sages de la Chine ancienne, retirés du monde corrompu dans une bambouseraie où ils buvaient du vin et se livraient à de « pures » conversations.

Finissons avec cette « boîte à rouleaux » présentant fièrement un cep de vigne.

Le père la Victoire

C’est une chanson patriotique qui date de la fin du 19ème siècle (1888). C’est un vieux soldat qui fête ses 100 ans et invite à boire avec lui :

Vous qui passez là-bas
Sous cette tonnelle, entrez boire
Ah ! Buvez, jeunes soldats
Le vin du père la victoire

Brillant, vermeil
Nectar sans pareil
Il remplit le coeur de vaillance
Vin de l’espérance,
Buvez, enfants
Le vin de mes cent ans

Chanson patriotique emblématique de la Grande Guerre (14-18), c’était, parait-il, la chanson favorite de Winston Churchill si l’on en croit le film la Bataille de Gaulle (l’âge de fer) où on le voit chanter :

Comme autrefois,
Soldats, je revois
Carnot décrétant la victoire.
Marchez à la gloire !
Mes chers enfants,
Revenez triomphants.

Carnot, ça nous ramène à la bataille de Wattignies en 1793. C’était bien un centenaire ce père la Victoire !

Et pour la petite histoire, nous connaissions un autre chanson favorite de sir Winston : « Run, rabbit run » qui mérite une écoute !

Orphée à Bruniquel

Orphée est revenu ! A Bruniquel. Après 10 ans d’absence.

On ne dira jamais assez le bien que l’on pense de ce festival dédié au maestro Jacques Offenbach qui attire chaque année des milliers de spectateurs dans ce village du Tarn et Garonne, et qui fêtait son 30ème anniversaire cette année.

Cette année pour la 3ème fois, après 2007

et 2017,

on pouvait y voir « ORPHEE AUX ENFERS »,  Opéra bouffe en 2 actes et 4 tableaux créé pour la 1ère fois à Paris le 21 octobre 1858 sur le Théâtre des Bouffes Parisiens, le premier « grand » opéra bouffe du maître, éminemment bachique, éminemment drôle, « l’incarnation de l’esprit français, mutin, gouailleur, fin et piquant » et que l’on revoit toujours avec plaisir.

Au contraire du mythe antique, pour JO et ses librettistes Crémieux et Halévy, Eurydice se plait à être courtisée par le berger Aristée, en fait Pluton, et plus tard par Jupiter, qui entrainera tout l’Olympe aux Enfers pour tâcher de la séduire, ayant pris la forme d’une mouche.

Xavier Mauconduit (Pluton) et Frank T’Hézan (Jupiter) entourant Eurydice (Morgane Bertrand)

L’oeuvre est célèbre par son fameux galop :

Bacchus! // Mon âme légère/qui n’a pu se faire/un bonheur sur terre,/ aspire à toi, divin Bacchus! //Reçois la prêtresse/dont la voix sans cesse/veut chanter l’ivresse/à tes élus ! …

Et aussi pour sa bacchanale :

Vive le vin! Vive Pluton! / Et nargue du qu’en dira-t-on...

Evohé! Bacchus m’inspire, je sens en moi son saint délire! Evohé! Bacchus est roi!

Bravo donc et merci à la troupe qui se reconstitue année après année et où l’on retrouve avec joie le chef Jean-Christophe Keck, la pianiste et chef de chant Yoshiko Moriai, les chanteurs Jeanne-Marie Lévy, Christophe Crapez, Dominique Desmons et tous les autres…

Passant par Cahors

Nous voici au pays du Malbec, avides de découvertes. Nous en ferons au musée Henri Martin, avec cette bouteille représentant Gambetta, l’enfant du pays (1838-1862), ardent défenseur de la République,

et ce pique-nique de faucheurs, détail d’un tableau gigantesque, la fenaison (3,7 m sur 7, 1910) d‘Henri Martin

Devant le pont fortifié Valentré, emblème de la ville, pousse la vigne…

Ce panneau, vantant un lauréat d’un challenge de vins,

nous rappelle que Jean Marais ne fut pas seulement un grand acteur (le voici dans le Bacchus de Jean Cocteau)

mais aussi un dessinateur et artiste plasticien de talent

vase Bacchus de Jean Marais

Le domaine Delmas à Parnac, à quelques kilomètres à l’ouest de Cahors, est un bon point de chute au milieu des vignes.

N’hésitons pas à déguster les crus du domaine.

La résidence recèle quelques intéressants ouvrages sur la vigne et le vin, et une plaisante décoration

Nous ne quittons pas la région sans une pensée pour les Hauts d’Aglan, que nous avons tant aimé. Que sont-ils devenus?

Dans les chaumières de France : à La Seyne/Mer

C’est une maison blanche, qui ne paye pas de mine, on y vient à pied… (après s’être garé dans une rue voisine), ceux qui vivent là sont hospitaliers.
Elle a un petit air d’Amérique du Sud avec sa courée ranchera. Le maître est fin cuisinier et l’on y boit de bonnes choses. Bref, on y est bien reçu.

Le curieux ne sera pas passé à côté de ce tableautin signé Pieroni, peintre et sculpteur et illustrateur  né à Marseille. 

Ses personnages, avec  leurs visages stylisés, « évoquent tendresse, passion, poésie et mélancolie » et nous parlent de « l’infinie solitude des oeuvres d’art ».

Le tableau a fait l’affiche d’une exposition à l’oenothèque de Bandol en 2012.

Quelques oeuvres à découvrir sur le site christianpieroni.fr

Voici des plaques publicitaires en métal émaillé qui nous parlent de digestifs très en vogue jadis, mais toujours commercialisés.

La Hesperidina est née à Buenos Aires en Argentine  le 24 décembre 1864, après une campagne de « teasing » (« Se viene Hesperidina ») menée par son géniteur Melville Sewell Bagley, un homme d’affaires originaire des Etats Unis qui avait su tirer parti des peaux  des fruits des orangers amers plantés dans la ville. Ce tonique était réputé être un remède contre tous les maux. On pense qu’il avait des connaissances en chimie, et savait que les flavonoides présents dans les peaux avaient des propriétés digestives et curatives.

Le Fernet Branca, plus ancien (1836), a été mis au point en Italie par Bernardino Branca. « Il contient entre autres de la gentiane, de la rhubarbe, de l’aloès, de la camomille, de la rue, de l’angélique, du safran, et vieillit un an en foudres. »   « Un mythe  le présente comme un excellent moyen de faire passer une grosse gueule de bois ».

Cette carafe reprend un proverbe populaire : « Frère, bois car la vie est courte ! »

(c’est aussi le refrain d’Hermano Bebe, une chanson du groupe espagnol Siniestro Total)

Et voici une chaise bachique, une petite merveille faite main !

Dans cette maison les bonnes bouteilles ne font pas défaut, mais ici tout fini avec le mythique 44.

(« L’alcool 44 est une liqueur traditionnelle française (notamment originaire de Normandie et de Bretagne) à base d’orange et de café. Son nom vient de sa règle de fabrication basée entièrement sur le nombre 44 : 1 orange piquée de 44 grains de café, 44 morceaux de sucre et 1 litre d’alcool, le tout laissé en macération pendant 44 jours. »)

Les cadeaux de Chirac

Incroyable cette collection de cadeaux reçus par le président Jacques Chirac pendant ses douze années de présidence !

On peut en voir des milliers au musée du président Jacques Chirac, à Sarran en Corrèze. Il y a hélas  de quoi attirer les cambrioleurs, c’est fait, et pour la troisième fois en un an!

Nous y étions passés quelques jours avant, et en avons rapporté ces quelques images, comme cette cravate de fin buveur.

Cette fontaine offerte par l’Emir de l’Etat du Qatar est supposée contenir de l’eau. On lui verrait un autre usage…

Le tonnelet est creusé dans un seul cristal de roche, les chevaux sont en bronze doré.

Et voici la fameuse « partie de cartes », en santons de Provence (de la société Santons Catherine Landucci), offerte par les commerçants du quartier Saint-Antoine de Marseille à l’occasion de la visite du président en 1999.

Cette bouteille de Cognac 1932 (date de sa naissance) a été offerte en 1998 pour son anniversaire au président JC par le président de la FDSEA de Charente-Maritime. Le « très vieux cognac » a été offert par le bureau national interprofessionnel du Cognac en 2000.

Et pour finir, cette belle collection de verres et de carafes.

Etonnant, non ?

Trinquons avec Calder

Ce bon vivant n’est pas un inconnu pour les lecteurs du bon clos, nous l’avons déjà rencontré chez Agnès Varda.

Une exposition lui était consacrée ces jours-ci à la Fondation Louis Vuitton, qui se termine déjà.

Nous y avons vu cette oeuvre en fil de fer intitulée Medusa représentant son épouse Louise, qui évoque immédiatement pour nous la confrérie multiséculaire qui défend les vins de la Provence méditerranéenne.

Medusa c.1930

Quelques bouts de fil de fer donnent l’illusion de la gorgone aux mille cheveux de serpents.

Voici aussi « la vigne » (bronze, 1944)

Small sphere and heavy sphere (1932-33) est un des premiers exemples d’installation, le tout premier mobile suspendu au plafond, « une expérience remplie d’attente et de tension, suivie de moments de surprise et de libération émotionnelle ». Ecoutons le doux chant des bouteilles…

Né en Pennsylvanie en 1898 dans une famille d’artistes, passionné par les arts plastiques dès l’enfance, Alexander Calder (Sandy) devient ingénieur mécanicien avant d’étudier à l’Art Student League de New York. Il débarque en 1926 à Paris alors capitale des arts et y est devenu le maitre du fil de fer, qui culmine avec son Calder’s Circus, avant de fonder l’art cinétique avec ses mobiles. Epicurien, homme plein d’humour, il nous reçoit dans son atelier de Saché en Touraine.

Regardons le bien. Ne ressemble-t-il pas un peu à W.C. Fields, avec son visage poupin et bonhomme ? Il parait aussi que leurs voix se ressemblaient à s’y méprendre (cf la rêverie du regard, article de Patrick Waldberg, in XXème siècle, n° spécial hommage à ALEXANDER CALDER 1972, p 24)

C’est peu dire qu’il atteint la gloire. Le voici lors de l’inauguration à lui consacrée au MOMA de New York en 1966

Au MOMA où l’on peut voir cette cliente assise au bar dans les années 20 à Montparnasse.

Au Château Sainte Roseline

Le domaine Sainte Roseline, grand cru classé des côtes de Provence depuis 1955, jouit d’un cadre exceptionnel avec sa chapelle du XIème siècele et son vignoble, jadis celui d’un monastère, dont l’ancienneté remonte au XIVème siècle.  L’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, bien connu des lecteurs du Bon Clos, y tenait son chapitre d’été ce samedi 4 juillet.

« Fille du seigneur des Arcs, Roseline de Villeneuve devint chartreuse à 25 ans puis prieure. Elle mourut en 1329 à 66 ans. On lui attribue de nombreux miracles. » Elle fut canonisée au 19e.

La chapelle, rénovée en 1969, est ornée notamment d’une grande mosaïque de Marc Chagall,  « le repas des Anges ».

mosaïque de Marc CHAGALL représentant « le Repas des Anges » réalisée en 1975

La famille Rasque de Laval avait acquis le domaine du fait du mariage en 1919 entre le baron Henri et la fille du propriétaire, Marguerite Marie Jean. Il faut noter que c’est le baron Henri Basque de Laval qui est à l’origine de la renaissance en 1951 de la confrérie de Méduse.

Le domaine fut racheté en 1994 par Bernard Teillaud qui entreprit la rénovation complète de l’abbaye.

Sur ce terroir argilo-calcaire, on produit aujourd’hui plusieurs gammes de vins blancs, rosés et rouges issus d’une dizaine de cépages : lampe de Méduse, « à la silhouette emblématique et unique » (pour la bonne compréhension, lampe veut dire bouteille dans le jargon de l’ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, confrérie qui promeut les vins de la Provence méditerranéenne) ; cuvée Collection (blanc, rosé) et cuvée Prieure (rouge) ; la Chapelle de Sainte Roseline, est la cuvée d’exception « d’une finesse et d’une complexité rivalisant avec les plus grands »…

Sa (co)propriétaire actuelle, Aurélie Bertin-Teillaud, fille de Bernard, accueillait donc ce samedi 4 juillet, le chapitre d’été de  l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse dont elle est Commandeur, tenant la charge de Grand Héraut.

Après  la traditionnelle messe des Chevaliers de Méduse, et les intronisations, vinrent l’apéritif, servi dans le cloître de l’Abbaye, et le diner en plein air.

les membres de la confrérie autour du grand-maître Patrick-Pons en robe claire ; on reconnait en bas à gauche les canariens Petrus et Zaza

Ce fut l’occasion bien sûr de déguster,  accompagnés des mets les plus fins proposés par le traiteur Fleur de Sel Réception. les crus de la Provence méditerranéenne :

en blanc, les côtes de Provence de Ste Roseline (« lampe de Méduse » 2025) et de la Tulipe Noire d’Alain Baccino, et le Bellet Pouncia du Chateau Saint-Jean de Jean Patrick et Nathalie Pacioselli 

en rosé, le côtes de provence de Sainte Roseline (lampe de Méduse 2025), le coteaux varois en Provence du chateau les Annibals « suivez-moi jeune homme » 2025, et le Bandol 2025 du domaine Ray-Jane d’Alain et Anne Constant

enfin en rouge, le côtes de Provence de sainte Roseline (lampe de Méduse 2023) et le Bandol château Rouvière 2023 du diomaine Bunan.

A table avec l’abbé Michaël et le grand-maître Patrick

Toutes ces « huiles » étaient bien sûr proposées par des membres de Méduse, et introduites en suivant l’appel séculaire :

Lampe allumée (verre rempli), Portons à la hauteur de nos yeux! Et, après avoir invoqué notre Mère Méduse, lampons!

Oleo et lampade Medusa gaudet 
laetificat petrificando
Alleluia Alleluia

revivons l’événement sur FB,

revivons-le encore et encore

Amis de Méduse, bon vent !

Qu’il est beau, qu’il est bon…

mon petit rosé, en cubi de 5 litres à petites gorgées…

Voici encore une chanson bien sympathique. On la doit au groupe Al Chemist, qui nous vient des Pyrénées orientales.

On trouvera les paroles

On l’a découverte par hasard, chantée par une troupe de comédiens qui jouaient Aristophane (les Cavaliers) agrémenté de moultes chansons, au Festival d’Avignon. On peut encore y aller, ils jouent jusqu’au 25 juillet à la Cour du Barouf.

Al Chemist en a quelques autres à son répertoire, qui pourraient intéresser les lecteurs du bon clos, comme le Pourou, qu’on ne trouve pas en ligne, on se demande bien pourquoi (voir les paroles ici)… Le groupe s’est formé dans les années 2000 et chante en rock festif mâtiné d’instruments de cobla la vie locale du pays catalan.

Mystères à Pékin

Que s’est-il passé lors de la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, en mai dernier à Beijing ?

Les media ont rapporté ce qu’ils ont pu, ce qu’on a bien voulu leur dire, pour le reste, Mystère.

Le Bon Clos s’est documenté de son côté.

Voyons ce qu’il en fut, avec ces quelques témoignages photographiques.

Les débuts sont très protocolaires. Le président Xi a dû porter la premier toast,

rendu aussi sec par le président Trump, qui prend un peu de recul.

Changement de verre pour Xi

Le président chinois, Xi Jinping, pendant le diner de réception organisé dans le cadre de la visite de Donald Trump, à Pékin, le 14 mai
crédit à BRENDAN SMIALOWSKI /AFP

L’américain ne s’en laisse pas conter

A table, on sent un début de rapprochement,

mais le président Trump tient mal son verre.

Enfin, les voilà qui trinquent. Tchin !

Mais à table, c’est encore mieux ! ReTchin !

du canard laqué pour Donald, bien sûr.

Et les vins, quels étaient-ils ? d’après nos sources, les vins servis étaient deux vins chinois : le Great Wall Chief Winemaker’s Selected Cabernet Sauvignon 2009, du Hebei (Chine), et le Changyu Reserve Chardonnay 2016, de Pékin.

« Deux grandes maisons viticoles chinoises donc — pas de vins étrangers, choix très symbolique de la part de Pékin. Great Wall (长城) et Changyu (张裕) sont les deux producteurs les plus prestigieux et les plus anciens de Chine. »

« On vient au banquet, disait Plutarque, quand on a du jugement, pour se faire de nouveaux amis tout autant que pour réjouir les anciens ». Alors, nouveaux ou vieux amis ?