A la santé du général !

C’est le toast porté par les personnages des P’tites Michu d’André Messager au Général des Ifs, venu retrouver sa fille laissée pour cause de veuvage et d’ obligations militaires aux bons soins de la famille Michu.

On a pu le voir en ce début avril sur la chaine Culturebox, jouée par les Brigands. Dommage qu’elle ne soit plus en ligne.

(Au lever du rideau, un punch flambe sur une table au milieu du salon.

Les invités, le verre en main, entourent le général)

A la santé du général !

Que l’on vide gaîment son verre !

Fêtons ce guerrier martial !

Fêtons ce brave militaire !

A la santé du général !

On peut écouter la musique sur Spotify.

Les P’tites Michu ont été créées en 1897. Pour une analyse détaillée et le livret, voir le site Artlryiquefr https://www.artlyriquefr.fr/oeuvres/Ptites%20Michu.html

A boire encore ! du vin du Rhin

Nous avons déjà rencontré Faust, celui de Gounod, et son choeur qui clame Vin ou bière, bière ou vin, que mon verre soit plein !

Voici maintenant celui de Berlioz, composé 13 ans plus tôt en 1846. L’histoire est sensiblement la même.

On y trouve aussi un choeur de buveurs, qui clament : « A boire encore ! du vin du Rhin! »

Le voici, par le Choeur de l’Orchestre Symphonique de Montréal, dirigé par Charles Dutoit.

Oh! qu’il fait bon quand le ciel tonne
Rester près d’un bol enflammé,
Et se remplir comme une tonne
Dans un cabaret enfumé!
J’aime le vin et cette eau blonde
Qui fait oublier le chagrin.
Quand ma mère me mit au monde,
J’eus un ivrogne pour parrain.
Oh! qu’il fait bon quand le ciel tonne . . .


Qui sait quelque plaisante histoire?
En riant le vin est meilleur.

(C’est ensuite que l’on entend l’ histoire de la rate et celle de la puce…)

Drink avec les stars

La Chica, alias Sophie Fustec, est une chanteuse franco-vénézuélienne. Elle chante généralement en espagnol, mais Drink est en anglais.

Drink est une « chanson pour les morts » dans la lignée des traditions d’Amérique latine où connexion avec les défunts rime avec alcool et chants.

 « Au Vénézuéla, les rituels se font avec du rhum, des chants, des tambours.. L’alcool permet d’accéder à une certaine transe », précise l’artiste. L’ivresse brûlante  obtenue par l’alcool, le chant ou la danse peut aider à exorciser ses démons. « On oublie un peu ses peines et ses malheurs ». (Lu dans un blog de l’express)

I was down when I woke up
He was there, I could touch his face
I was feeling so close his presence
But he faded away in my memoryI drink your memory and swallow my wish
I wanna be drunk ’til tomorrowI have no brain, saturated with smoke and despair
I would rather talk with the essence
I fear the pillow
I don’t want to dream again
I’m his ghostI drink your memory and swallow my wish
I wanna be drunk till tomorrow

Toute autre est la chanson Cheers, (Drink to that), de Rihanna, qui appelle simplement à la fête pour le « freaking week-end ». Et que le Jameson coule à flots !

Takin’ shots in here, you want one?
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeahCheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah
Oh, let the Jameson sink in
I drink to that, yeah-e-yeah
Don’t let the bastards get you down
Turn it around with another round
There’s a party at the bar
Everybody put ya glasses up, and I drink to that
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
(And I drink to that)
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeahLife’s too short to be sittin’ ’round miserable
People gon’ talk whether you doing bad or good, yeah
Got a drink on my mind and my mind on my money, yeah
Looking so bomb, gonna find me a honeyGot my Ray Bans on and I’m feelin’ hella cool tonight, yeah
Everybody’s vibin’ so don’t nobody start a fight, yeahCheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah’Bout to hop on the bar, put it all on my card tonight, yeah
Might be mad in the morning but you know we goin’ hard tonight (Wooo…)
It’s getting Coyote ugly up in here, no Tyra (Hey…)
It’s only up from here, no downward spiralGot my Ray Bans on and I’m feelin’ hella cool tonight, yeah
Everybody’s vibin’ so don’t nobody start a fight, yeah…Cheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah

Et que dire de Drunk in Love, de Beyoncé et Jay-Z?
Un hymne à l’amour et à l’ivresse ?


Doux jus de pomme…

Voici un air à boire.. du jus de pomme, enfin, du cidre.
On le trouve dans une opérette d’Offenbach créée en 1864, Jeanne qui pleure et Jean qui rit, que l’ami Keck a eu le bon goût de faire jouer ces jours-ci en version de concert à l’Odeon de Marseille.
Evidemment, par les temps qui courent, il n’y avait guère de spectateur, mais le spectacle a été filmé pour le plus grand bonheur des aficionados, dont nous sommes.

Avec nos chouchous Isabelle Philippe (Jeanne), Frank T’Hézan (Cabochon) et Dominique Desmonds (Nicolas), et aussi Charles Mesrine (Savinien), et au piano Diego Mingolla.

En voici un court extrait

Doux jus de la pomme,
Fruit du paradis
Qu’Éve au premier homme
Fit croquer jadis,
Celui qui t’ consomme
Est toujours content.
L’ buveur d’eau pleur constamment.
Voilà c’qui fait qu’à toute heure
Jeanne pleure
Et moi je ris.
Qu’al’ plus d’esprit,
D’ Jeann’ qui pleure
Ah ! ah ! ah !
D’ Jeanne qui pleure
Ou d’ Jean qui rit ?
À coup sûr c’est Jean qui rit !
Liqueur adorée,
Joli cidre doux,
De couleur dorée,
Aux joyeux glous glous,
Ta mousse sucrée
Nous rend gais et gris.
L’ buveur d’eau pleure jours et nuits.
Voilà c’qui fait qu’à toute heure
Jeanne pleure
Et moi je ris !
Je vous le dis,
Jeanne pleure,
C’est Jean qui rit !
On peut trouver le livret

On peut voir aussi en ligne la version des Bouffes Lyriques de Garonne, jouée à Barie en 2014

A La Romanée-Conti

Y-a-t-il vignoble plus prestigieux que la Romanée Conti ?  » vin remarquable par sa belle couleur, son arôme spiritueux, sa délicatesse, et la finesse de son goût délicieux » écrivait déjà il y a deux cents ans André Jullien dans sa topographie de tous les vignobles connus, ajoutant qu » on s’en procure difficilement du véritable parce que la vigne qui le produit n’occupe que deux hectares de terrain« .
Anne Sylvestre vient de décéder. Nos enfants (et leurs parents) ont adoré ses chansons et fabulettes, mais elle chantait aussi pour les grands, ne voulait pas mourir avant d’en avoir bu, de la Romanée-Conti. Espérons qu’elle ait pu le faire avant de poser pour toujours sa guitare !

Il parait que si, son voeu fut exaucé par Aubert de Villaine, co-gérant du domaine, après qu’il a entendu cette chanson de 1973. C’est bon Anne, tu n’auras pas eu besoin de ramper !

J’ai bu, et je m’en vante
Des cent et des cinquante
Bouteilles du meilleur
Que Bordeaux me pardonne
J’appartiens au Bourgogne
En lui, cuve mon cœur
J’en ai connu de braves
De tendres, de charmeurs
J’en ai connu de graves
De couronnés, de tout en fleurs
Mais je voudrais pas crever
Avant d’ l’avoir goûtée
Ah! Sûr que j’ voudrais pas mourir
Avant d’avoir vu ses rubis
Couler dedans mon verre
C’est ma seule prière
Ah! Laissez-moi boire à genoux
La reine des vins de chez nous
La Romanée, la Romanée, la Romanée-Conti {x2}
Sa splendeur est si grande
Qu’elle est une légende
Bien plus qu’une boisson
Boire par ouï-dire
Est un supplice pire
Que la pire prison
Que ceux qui la récoltent
Dans leurs caveaux secrets
Comprennent ma révolte
Je doute, enfin, qu’elle soit vraie
Et j’ voudrais pas crever
Avant d’ l’avoir goûtée
Ah! Sûr, qu’ j’arrêterai pas mon cœur
Avant d’avoir senti ses fleurs
Me réjouir la tête
Non, c’est vraiment trop bête
D’avoir préparé mon palais
Pour qu’elle n’y vienne jamais
La Romanée, la Romanée, la Romanée-Conti {x2}
Il serait malhonnête
De prétendre que cette
Chanson ne vise pas
À provoquer un geste
En ma faveur, du reste
Pour en boire avec moi
Je jure sur mon âme
Qu’il faudra bien m’aimer
Je serai monogame
Pour ne pas devoir partager
Et j’ voudrais pas crever
Avant d’ l’avoir goûtée
Ah, non! J’ finirai pas mes jours
Sans avoir senti son velours
Me réjouir la gorge
Si on vous interroge
Dites que je veux bien ramper
Pour la plus petite lampée
De Romanée, de Romanée, de Romanée-Conti {x2}

Elle avait aussi chanté Mon grand-père Louis, une autre jolie chanson bourguignonne

Comme mon grand-père Louis
Saluant d’un chapeau digne
Des arpents de pieds de vigne
Reconnaissant, ébloui
Comme mon grand-père qui
Devant un cru de Bourgogne
Se découvrait sans vergogne
Avec le sérieux requis
Je voudrais modestement
Esquisser, quoi qu’on en pense
La petite révérence
Que m’apprirent mes parents
Car bien que je ne sois vieille
Que de trente et pas beaucoup
Quand j’y pense, je m’effraye
Qu’on ne sache plus, merveille
Boire un coup
Comme mon grand-père Louis
Composant avec science
De subtiles alliances
Entre pommard et rôti
Comme mon grand-père qui
Ne recevait à sa table
Que de vrais buveurs, capables
Que des gosiers aguerris
Je voudrais pieusement
Rappeler qu’en mon enfance
Quand on y faisait bombance
Je me tenais vaillamment
Car bien que je ne sois vieille
Que de trente et pas beaucoup
Quand j’y pense, je m’effraye
Qu’on ne sache plus, merveille
Boire un coup
Comme mon grand-père Louis
Faisant creuser dans la pierre
Bien avant sa maison mère
Une cave et ses replis
Comme mon grand-père qui
À nous, sa progéniture
Apprit la grande aventure
Des raisins de son pays
Je voudrais à tout venant
Me vanter d’avoir en cave
Deux ou trois bouteilles graves
De Richebourg triomphant
Car bien que je ne sois vieille
Que de trente et pas beaucoup
Quand j’y pense, je m’effraye
Qu’on ne sache plus, merveille
Boire un coup
Comme mon grand-père Louis
Comme Albert à qui j’ ressemble
Et qui reposent ensemble
Sur la colline fleurie
Où il fit coucher aussi
Pour les côtoyer sous terre
Madeline et Philibert
Et la très douce Marie
Je voudrais finalement
M’y coucher un jour, pareille
À une quelconque bouteille
Mais pourtant en attendant
Sans rien avoir d’un ivrogne
Je voudrais qu’on sache enfin
Qu’on peut être de Bourgogne
Qu’on peut aimer sans vergogne
Le bon vin
Car bien que je ne sois vieille
Que de trente et pas beaucoup
Quand j’y pense, je m’effraye
Qu’on ne sache plus, merveille
Boire un coup

La petite Thérèse

C’est une chanson trouvée dans un recueil de chansons champenoises (les chansons du veilloir de Geneviève Devignes). Elle a pour titre la Ronde des Vendangeurs de Tonnerre, ou encore la Vigne du Voisin. Elle commence ainsi :

C’est la petite Thérèse
Qui voudrait du chasselas
All’en voit beaucoup chez Blaise
Mais Blaise n’en donne pas

 Cette chanson vient de loin. On la trouve déjà dans une encyclopédie poétique parue en 1819… Appelée Ronde du Piquet dans Vendémiaire, Calendrier Républicain de Catulle Mendes. On la retrouve encore dans un recueil de chansons choisies paru à Genève en 1785. Elle provient en fait d’un divertissement intitulé les Vendangeurs, ou les deux baillis, représenté par les comédiens italiens à Paris en 1780. L’air est celui d’Allons donc, Mademoiselle, que l’on retrouve en 1746 dans l’amour imprévu, un opéra-comique de l’Affichard. Là s’arrête la piste. Il est référencé dans la Clé du Caveau.

airducaveau

Pas grand chose à voir avec la version du recueil champenois, harmonisée par Vincent d’Indy.

partitiontherese

parolestherese

Amis buvons à pleins verres…

On connait le goût qu’avait Mozart pour le vin. Il l’a mis en scène dans de nombreuses oeuvres, comme Don Giovanni :

Finch’han dal vino / calda la testa,/una gran festa /fa preparar.

(Jusqu’à ce que du vin ils aient la tête échauffée, une grande fête tu feras préparer).

suite et version francaise

Revivons ça avec Gabriel Bacquier à Aix en 1960

 

et plus loin dans l’acte 2 : Versa il vino! : Eccellente marzimino! (un cépage du nord de l’Italie) et Viva le femmine ! viva il buon vino !

Les lecteurs du Bon Clos connaissent le bien connu canon bachique « où l’on me verse du bon vin », attribué à Mozart, et  KV 233 Nicht labt mich mehr al wein

En voici quelques autres :

KV 347 Wo der perlende Wein im Glase blinkt…  da lasst uns weilen

canon à 6 voix (Là où le vin pétillant brille, arrêtons nous).

Voici une version instrumentale présentant la partition,

 

et une version chorale

 

 

En voici un autre, célébrissime, dont les paroles sont attribuées à Martin Luther.

KV 232 Wer nicht liebt Wein und Weiber und Gesang… der bleibt ein Narr sein Leben lang

(Celui qui n’aime ni le vin, ni les femmes, ni les chansons, est un fou pour la vie)WeinWeibUGesang

En voici une version « musette »

 

et une version chorale, que, rendons-lui grâce, Sylvain Muster a réalisée pendant le confinement !

 

Une partition en italien est disponible sur le site marcovoli.it/partiture/ (avec bien d’autres)

Chi non ama il vino e le donne, chi non ama le donne e il canto rimane pazzo per tutta la vita...

 

Voici encore KV 234 Essen, trinken das erhält den Leib

(semblerait indûment attribué à Mozart :voir le site chorale-melisande.fr)

 

 

Nous avons un faible pour K560 « amis buvons à plein verres » (en allemand Freunde lasset uns Zechen, ou encore O du eselhafter Martin

Freunde, lasset uns beim Zechen
wacker eine Lanze brechen!
Es leb’ der Wein,
die Liebste mein!
Drauf leer’ sein Gläschen jeder aus.
Mit euch ist gar nichts anzufangen,
da sitzt ihr still wie Hopfenstangen.
Sie lebe hoch!
So schreiet doch!
Sie lebe hoch!
So schreiet doch,
so schreiet doch!
Seid ihr wie Stockfisch denn geworden stumm,
seid ihr wie Stockfisch denn geworden stumm?
So schreit, so schreit, so schreit,
ihr Esel, doch, seid nicht so dumm!
Es leb’ die Liebe und der Wein!
Was könnt’ auf Erden Schön’res sein?
Vivat, vivat, vivat,
sie lebe hoch!

 

Amis buvons à plein verre, Vite avant qu’on nous enterre ! Vive le vin ! nectar divin ! trinquons amis vive le vin !
Mais avec toi y a rien à faire, on sait bien ce que tu préfères, et ton démon, ta Jeanneton, t’a fait jurer de renoncer au carafon !
Pourquoi rester sans boire et sans chanter ? de tout un peu, qu’il est bon de goûter ! Chantons ! Buvons ! Et débouchons ensemble un vieux flacon !
Vive le vin, vive l’amour ! Buvons jusqu’à la fin des jours ! Frère ! Frère ! Verse toujours !

On trouvera la partition (texte d’André Nougé) sur le site operacritiques.free.fr

 

Une nuit blanche

C’est l’ami Jean-Christophe Keck qui nous a mis sur la piste de cette opéra-comique qu’Offenbach composa en 1855 (et que Keck fit chanter en version de concert en décembre dernier à l’Odeon de Marseille).

Offenbach-Nuit-blanche

Jean, contrebandier de son état, et sa jeune épouse Fanchette, vont faire boire le douanier Hercule pour qu’il ne fasse pas capoter les affaires…

Il y a dans cette oeuvre sans prétention un air intéressant : Allons Fanchette ! On peut l’écouter dans cet enregistrement qui date de 1969, par l’orchestre lyrique de l’ORTF, sous la direction de Robert Martignoni, avec la distribution

Fanchette ………… ……… ……… ……… .. Monique Stiot
Hercule ………… ……… ……… ……… …. Joseph Peyron
Jean ………… ……… ……… ……… ……. Bernard Demigny

Allons Fanchette allons, versez ma ménagère
De chez vous commencez à faire les honneurs
Du vieux vin jusqu’au bord Emplissez votre verre
Quand nous aurons vidé la bouteille dernière
La cave est là tout près pleine de vins meilleurs
Ouverte aux francs-buveurs !

Aimons le vin pour fêter la nature
Avec le vin dans le monde enchanté
Le créateur verse à la créature
L’espoir, l’amour,la force et la santé
Le ciel sourit dans les coupes vermeilles
Pour oublier nos maux de chaque jour
A notre sang mêlons le sang des treilles
Le front paré des roses de l’amour !

Que l’ivresse charmeresse s’allume en nos coeurs joyeux
C’est pour vivre qu’on s’enivre d’amour jeune et de vin vieux.

Depuis le temps qu’Eve a cueilli la pomme
On la reproche aux femmes sans pitié
Mais le raisin qui réjouit tant l’homme
Peut bien aussi réjouir sa moitié !
La femme doit dans les coupes vermeilles
Boire la force et l’espoir chaque jour
Rougir sa lèvre au sang divin des treilles
Le front paré des roses de l’amour

On trouvera la partition là

Buvons encore une dernière fois…

à l’amitié, l’amour la joie.

Ces paroles d’une chanson de Graeme Allwright, elles nous accompagnent depuis si longtemps… Et voilà que leur auteur nous tire sa révérence, à 93 ans quand même. Ecoutons-la, chantons-la encore et encore.

C’est une chanson qui parle des retrouvailles, de vieux amis, de vieux amants, mais ils n’ont plus le temps..

Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais il faut que je m’en aille

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu’à c’la n’tienne: c’est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli

Et souviens-toi de cet été
La première fois qu’on s’est saoulé
Tu m’as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons

Je suis parti changer d’étoile
Sur un navire, j’ai mis la voile
Pour n’être plus qu’un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait

 J’t’ai raconté mon mariage
A la mairie d’un p’tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d’prononcer mon nom

J’n’ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t’es mariée
T’as trois enfants à faire manger
Mais j’en ai cinq, si ça peut te consoler

On n’oubliera pas Graeme Allwright, qui fit connaitre Woody Guthrie, Pete Seeger et bien d’autres chanteurs folk d’outre Atlantique, comme Tom Paxton et sa sacrée bouteille  (bottle of wine) que les lecteurs du bon clos connaissent.

N’oublions pas non plus son « ça je ne l’ai jamais vu« , adaptation des seven drunken nights, masis on préfère la version des Dubliners !

Hélas, on n’entend jamais que 5 de ces 7 nuits de biture ! Les curieux pourront connaitre la version intégrale là.

 

Smoke & Wine

C’est un portrait désabusé, l’histoire d’un jeune désargenté, que sa copine a plaqué mais qui se dit heureux parce qu’il fume et qu’il boit. ParHank William III , la troisième génération d’une famille de musiciens country.

If I think I’m gonna have a bad time,
I got a little bit of smoke an’ a whole lotta wine.

paroles ici

Une autre chanson caustique racontée à la première personne est All the wine, du groupe The National qui dresse un portrait au vitriol d’un californien infatué pour qui All the wine is for me parce que God is on my side… (sortie en 2005)

De la poésie dépressive, disent les critiques…
paroles

NB : ces chansons ont été sélectionnées, avec d’autres, par des journalistes du Monde en les accompagnant du message sanitaire : « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. »