Dessins d’humour au Musée du Vin

Nous signalons une exposition de dessins de Michel Roman,

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connu pour ses BD et son humour ravageur. Voici sa proposition de foi (sur lapassionduvin.com) :

Bonjour, je me prénomme Michel et je suis dessinateur humoristique et je dessine essentiellement sur le vin rouge. On ne peut rire que de personne ou de choses que l’on aime. Alors moi, le vin m’inspire de l’humour.

Et voici un avant-goût de l’expo (c’est jusqu’au 25 janvier)

Encore un peu ?

Outre ces dessins, l’album Vino Sapiens un calendrier 2020 y attend les amateurs. Avis !

calendrier

Finissons avec un quizz qui n’a rien à voir, proposé par Claude Josse, Grand-Maître  du Conseil des Echansons de France.

Voici une étrange scène : où se situe-t-elle, de quoi s’agit-il, et qui est ce personnage ?

vendangeetrange

Réponse à adresser au bon clos, qui transmettra.

Vendanges clamartoises

On s’inquiétait mais non, l’été caniculaire et sec n’avait pas eu raison de la vigne clamartoise. On était quand même bien en peine pour celle du clos Franquet, attaquée par le mildiou malgré tous les efforts.

Les vignerons clamartois se sont donc retrouvés comme tous les ans en ce mois de septembre pour continuer à faire ce petit vin d’Ile de France en apportant le produit de leur treille. Les 12 et 13 septembre pour les détenteurs de raisins précoces (essentiellement du baco), quinze jours plus tard pour les autres. Entre les deux, les journées du patrimoine donnèrent l’occasion à de nombreux curieux de visiter la grange-musée et le clos attenant.

Et le 29 septembre ce fut la vendange de la vigne municipale, le clos Franquet, à laquelle tous les clamartois étaient conviés.

Ce fut un succès, les clamartois vinrent seuls ou en famille pour participer à ce rite ancestral.

Certains avaient apprécié le vin de Clamart découvert chez des amis et brûlaient de le connaitre intimement !

De vieux amis passèrent (ci-dessous Pascale, notre amie chanteuse).

marceletpascale

Une élève journaliste ne perdait pas une goutte de l’événement.

journaliste

Nos vignerons ont du talent. L’un nous apprit que l’on appelait improprement noah ce raisin noir au gout framboisé  ou de bonbon anglais que plusieurs clamartois apportent. Le noah est un raisin blanc. Ce raisin noir que l’on trouve à Clamart serait de cépage isabelle !

On retroussa joyeusement ses manches aux tables de tri, travail fastidieux mais essentiel si l’on veut faire un « vin comme nous l’aimons ».

On doit éliminer tout ce qui est abîmé bien sûr, et ne garder que les grains sur les grappes. Et quand on doute on goûte ! Les grains doivent être bons !

Et l’on dégusta jus de raisin (le jus de goutte, donc exposé toute la nuit à l’air que l’on ne met pas en cuve et qui, une fois  cuit pour le stériliser, se révèle délicieux), les vins bien sûrs, et aussi le ratafia de Clamart…

On pesa, on foula (le plus tard possible pour limiter au maximum l’exposition du moût à l’air),

on pressa. Sans oublier le nettoyage du matériel !

nettoyagepressoir

On se fit quand même un peu peur un vendredi où il y eut si peu de « grain à moudre » qu’on dut faire usage du petit pressoir qui montra là son utilité.

Au final 500 litres ont été mis en cuve pour le Clos de Clamart, 150 pour le Clos Franquet. Une petite année en quantité. Mais le raisin était bien sucré, on est donc plein d’espoir pour la suite ! Comme l’an dernier, des mini-cuvées de quelques litres seront vinifiés « naturellement », sans aucun ajout. Pour voir !

minipressoir
Jean-Luc au mini-pressoir

Et l’on fera aussi de la piquette, (la boisson préférée du père de l’ami Jean, dit-il), pour voir !

 

 

 

Vignes parisiennes

Il y aurait désormais une centaine de vignes dans Paris intramuros. Nous en connaissons certaines, en voici deux autres découvertes lors de la fête de la vigne ce dimanche 6 octobre.

inventaire

Au lycée Albert de Mun à Paris 7ème où l’on forme (entre autres) des sommeliers, une vigne a été plantée en 2014, sous l’égide des Vignerons Franciliens Réunis,  qui donne déjà du vin blanc, rosé et rouge.

lavigne

Nous les avons goûté et avons apprécié la texture du blanc (vinifié avec macération pelliculaire), et les arômes du rosé.

Il faut signaler qu’il s’agit de cépages piwi qui n’ont pas besoin de soins phytosanitaires.

cepages

Merci aux enseignants Florian Luzeau et Jacques Riedinger, qui nous ont fait visiter les installations.

Merci également à Virginie Dulucq, de la société urbagri, spécialisée dans l’agriculture urbaine, qui nous a accueilli dans l’ancienne caserne Napoléon (bâtiment de la Ville de Paris situé derrière l’Hôtel de Ville).

affichemairie

Il y a été installé en terrasses sur 20 cm de terre une vigne et quelques autres cultures. Gamay, Pinot Noir, Chardonnay, Chasselas, Sauvignon, etc. sont représentés.

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On peut être surpris mais la vigne semble bien s’adapter sur un bout de terre si peu profond. Un microclimat règne (la température est montés jusqu’à 62° cet été!) et la maturité des raisins vient vite (août) malgré le stress hydrique (on arrose un peu quand même).

Beber, beber

C’est l’amie Charlotte qui nous fait découvrir cette chanson, un classique des « airs basques ».

« Beber, beber, beber es un gran placer.
El agua para bañarse y pa las ranas, que nadan bien.
Ahora que ya estamos solos,
ahora que nadie nos ve,
tomaremos un buen vino lo mismo hacía Matusalén. »
Et pour ceux qui auraient besoin qu’on mette les points sur les i :
Boire, boire est un grand plaisir.
L’eau pour se baigner et pour les grenouilles qui nagent bien.
Maintenant que nous sommes seuls, et que personne ne nous voit,
Ouvrons une bonne bouteille de vin comme faisait Mathusalem
Voici la version des Chimberos

 

Certains, comme la Estudiantina de la Universidad de Guanajuato,  la chantent avec un autre air bien connu, El pipiripipipi
A mí, me gusta el pipiripí pipí,
con la bota empinar parara papá,
con el pipiripí pipí
con el paparapa papá
al que no le guste el vino
es un animal, es un animal,
o no tiene un real.

Un p’tit verre du p’tit vin du pays

On n’entend pas souvent cette chanson de l’opérette Méditerranée, de Francis Lopez et Raymond Vincy,  montée en 1955 au Châtelet .

Et pourtant, elle supporte bien le temps qui passe. Jugeons en en écoutant Aglaé, qui l’avait chantée sur scène.

(Un scoop : cette chanson sera bientôt au répertoire du Souffle de Bacchus, l’ensemble vocal du Musée du Vin. Avis aux amateurs !)

En toutes circonstances, à chaque évènement
Du jour de sa naissance à son enterrement
Qu’est-ce qu’on prend, qu’est-ce qu’on prend,
Qu’est-ce qu’on prend qui soit rouge ou bien blanc ?

Un p’tit verre du p’tit vin du pays
Un p’tit verre que l’on boit entre amis
Ça donne un air de fête à toutes les guinguettes
Et ça met du ciel bleu, tout bleu, tout bleu dans tous les
yeux

Pour avoir du bonheur plein le coeur
Pour trouver toute la vie plus jolie
Le seul moyen au monde
C’est de boire à la ronde
Un p’tit verre du p’tit vin du pays

Si l’on sert du champagne dans les boîtes de nuit
Dans toutes les campagnes où le vin a mûri
Qu’est-ce qu’on prend, qu’est-ce qu’on prend,
Qu’est-ce qu’on prend qui soit rouge ou bien blanc ?
…..
Un p’tit verre, deux p’tits verres
Trois p’tits verres, cinq p’tits verres
Du petit vin du pays !

C’est quand même autre chose que Chef, un p’tit verre on a soif, la chanson des buveurs de bière du Grand Jojo !

Sans parler de « encore un p’tit verre » de Patrick Sébastien !

Et que dire d’encore un p’tit verre de vin, que chantait Emile Prud’homme et sa bande ?

Ceux qui voudront s’en aller s’en iront !

Bacchanales d’enfants

On en voit dans les rues de Paris, dans les palais et les musées. Elles représentent des enfants (que les italiens appellent des putti) jouant avec des chèvres, portant des grappes de raisin, buvant…

Le site Paris Myope d’André Fantelin a consacré plusieurs articles très documentés à ces bacchanales d’enfants.

La vérité est qu’il y en a des dizaines un peu partout, dans Paris intra-muros (ci-dessous place des Etats-Unis angle avenue d’Iéna,

Bacchanale d'enfants Etats Iéna 1

et ci-dessous une autre scène de vendanges, d’après Pajou, au 15 rue Jacques Bingen Paris 17ème)

Bacchanale d'enfants 15 rue Jacques Bingen Paris

mais aussi à Montrouge comme ce satyreau 19 rue Gutemberg,

Faune 19 rue Gutenberg Mrouj 2

ou en vallée de Chevreuse (ci-dessous à Gif sur Yvette).

Bacchanale d'enfants Vendange Autome et hiver rue de Paris Gif sur Yvette

De quoi faire un rallye ! Nous y avons retrouvé la bacchanale de la rue Damrémont découverte il y a quelques années. Cette scène de vendanges daterait de 1878.

On pourra les consulter avec profit. En remerciant leur auteur, nous en extrayons quelques images de bas reliefs bachiques qui ornent les rues de la capitale…

Celle-ci est l’oeuvre du sculpteur Bouchardon (vers 1744) , et orne la fontaine  des quatre saisons, 57 rue de Grenelle à Paris 6ème

Bacchanale d'enfants fontaine Grenelle 3

 

Hommage à Hokusai

Au Japon, on sait fêter les anniversaires !

kakemono

A l’occasion du 170ème anniversaire de la mort d’Hokusai, 300 artistes japonais ont réalisé des tableaux dont il a été fait autant d’étiquettes pour habiller des bouteilles du Château Labastidié, ce « petit Gaillac » bien connu des amis du Musée du Vin de Paris. L’affaire y a été célébrée vendredi en ce lieu, avec la présentation des bouteilles

et l’intronisation de M. Masamichi Shichi, PDG d’ Y.Y. Communications qui pilote de cette opération.

ShichiBienvenue à ce nouvel Echanson, ami du vin et promoteur des arts et de la poésie !

12 artistes japonais qui avaient fait le déplacement ont été nominés ambassadeurs bénévoles de l’art franco-japonais du vin.

Ci-dessous, Sayoko Kunishi dont l’oeuvre représente une grappe de raisin.

Outre les bouteilles de saké généreuses offertes, le Grand-Maître Claude Josse s’est vu remettre un savon sculpté

(fruit de l’insomnie d’une artiste, Nobue Ito) et un éventail (ci-dessous Shogetsu Murakami) !

ShogetsuMURAKAMI

Amis nippons, bravo, et merci !