Que s’est-il passé lors de la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, en mai dernier à Beijing ?
Les media ont rapporté ce qu’ils ont pu, ce qu’on a bien voulu leur dire, pour le reste, Mystère.
Le Bon Clos s’est documenté de son côté.
Voyons ce qu’il en fut, avec ces quelques témoignages photographiques.
Les débuts sont très protocolaires. Le président Xi a dû porter la premier toast,
rendu aussi sec par le président Trump, qui prend un peu de recul.
Changement de verre pour Xi
Le président chinois, Xi Jinping, pendant le diner de réception organisé dans le cadre de la visite de Donald Trump, à Pékin, le 14 mai crédit à BRENDAN SMIALOWSKI /AFP
L’américain ne s’en laisse pas conter
A table, on sent un début de rapprochement,
mais le président Trump tient mal son verre.
Enfin, les voilà qui trinquent. Tchin !
Mais à table, c’est encore mieux ! ReTchin !
du canard laqué pour Donald, bien sûr.
Et les vins, quels étaient-ils ? d’après nos sources, les vins servis étaient deux vins chinois : le Great Wall Chief Winemaker’s Selected Cabernet Sauvignon 2009, du Hebei (Chine), et le Changyu Reserve Chardonnay 2016, de Pékin.
« Deux grandes maisons viticoles chinoises donc — pas de vins étrangers, choix très symbolique de la part de Pékin. Great Wall (长城) et Changyu (张裕) sont les deux producteurs les plus prestigieux et les plus anciens de Chine. »
« On vient au banquet, disait Plutarque, quand on a du jugement, pour se faire de nouveaux amis tout autant que pour réjouir les anciens ». Alors, nouveaux ou vieux amis ?
Il est des gens qui vivent plusieurs vies. Notre ami Marin Berovic en fait sûrement partie.
Slovène, mais ayant aussi des origines croates. Scientifique, professeur d’université et aussi peintre, photographe, chanteur. Amateur de vins, expert auprès de l’OIV, membre, président de jurys internationaux de vins, organisateur de tours de découverte de vins … Et gastronome, cuisinier par-dessus le marché ! Et père et grand-père de famille !
Passer quelques jours en sa compagnie est donc un privilège rare, garant de moments intenses. Cet homme ouvre toutes les portes, des grands domaines viticoles, des bonnes tables, des artisans de la gastronomie…
Un diner de grilllades au Peška Fond restaurant de Marko Pavlak à Primošten
arrosé d’un Maraština (vin blanc de la famille malvoisie), et d’un Babić 2016 de chez Gracin, est une excellente introduction à ce qui va suivre. Savoureux Babić, aux intenses arômes de prune et de mûre…
De sa petite maison de Šibenik, on rejoint rapidement Skradin, point d’entrée des fameuses chutes de la rivière Krka, joyau de la région. Ce banc en met bien en valeur les atouts..
A la Bibich Winery, nous sommes accueillis chaleureusement par Bojan.
Alen Bibich, récemment décédé, s’y est attaché à tirer le meilleur du cépage « debit », dont le nom proviendrait de la «dette» payée par les paysans lors de l’occupation napoléonienne. Mais bien d’autres cépages sont utilisés, dont les vignes sont réparties dans plusieurs terrains alentour : maraština, sauvigon blanc « fumée » pour les blancs ; Lasin, Babic, merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc pour les rouges. Des mets délicieux qui portent la marque de Vesna Bibich, cheffe réputée, accompagnent les crus qui se succèdent : Debit bilo « superstitious », « fumee blanc « Bas de Fain », Babic 2021, Lasin 2023 Sangreal (merlot), et les « stars » Aleph (2019, assemblage de type medoc) et Bas de Bas 2018 (assemblage merlot-syrah).
La visite en 2011 d’Anthony Bourdain, réalisateur de la série culte « No reservations », a fait connaitre Bibich à un large public aux USA où 70% de la production est aujourd’hui exportée.
A. Bourdain, à g., Alen Bibich, à droite
Sur l’île de Kaprije nous rendons visite à Zvonka qui nous attend avec des spécialités locales comme ces rolnice od patidžan (rouleaux d’aubergine farcis d’une préparation de poisson mariné).
Un équipement adapté à la température extérieure
C’est une oenologue à qui l’on doit la renaissance du Babić dans la région viticole de Primošten (« primoštenski Babić»), dont on va découvrir une variété de crus, en terminant en gloire avec un « Fumé blanc » GRGish Hills de Napa Valley 2003 rapporté d’un de ses voyages, bouteille qui attendait notre visite ?
La soirée se terminera joyeusement à Bodice chez l’ami Zeljko, toujours adepte du sabrage,
chez qui l’on goûtera notamment la sélection du roi de Suède, un vin qui atteint 16 degrés d’alcool.
Le domaine Testament a été créé en 2007 dans une ancienne zone militaire sur un terrain calcaire.
Son nom fait référence à l’histoire, à l’héritage reçu des ancêtres qui font du vin en Dalmatie depuis l’âge de bronze. Sur 50 hectares on y produit une grande variété de vins, principalement des rouges : Babić, Lasina (proche d’un pinot noir), Tribidrad (connu aussi comme Zinfandel, dit aussi primitivo en Italie). Et quelques blancs : debit, maraština, pošip.
L’ami Janesz a son exercice préféré
Martina nous fait goûter successivement une dizaine de crus,
bouteilles vieillies en mer
accompagnés de l’inévitable plateau de charcuterie…
Un plus tard en voici un autre, chez Ante Reljanovic,
un fameux producteur de jambons « pata negra » pour lesquels il détient un record de grandeur,
Il nous sert ensuite une peka, un plat riche cuit sous la cloche, conjuguant porc et poulet sur un lit de riz. On n’en viendra pas à bout ! (La peka (pèka) est une cloche de fonte qui a donné sont nom a cette spécialité. On place dans la cheminée un plat rempli de viandes et de pommes de terre, on le recouvre de la cloche en fonte, que l’on recouvre de braise. Et cela cuit ainsi pendant plusieurs heures.)
Avec son épouse Daniela, cet homme produit aussi du vin en petite quantité sur 1/2 hectare, mais d’une qualité incroyable. Son 100% merlot 2010 nous a conquis.
Dans la main droite d’Ante, Intanto, l’effervescent rouge slovène préféré de Marin
Comme si on en avait besoin, c’est encore à table que l’on termine la journée, avec Zeljko et sa bande de copains de Bodice.
Marin s’est mis d’accord avec le chef sommelier, Jure, qui servira les vins qu’il a apportés : pinot noir rosé effervescent, maraština, lucica 2008 (debit, le meilleur de Bibich), Pignol 2001 (vin de Vénétie), et Intanto bien sûr pour finir.
Cette virée vaut bien un haïku :
La fête est finie, il va falloir s’en remettre, merci mon ami !
Mais non, la fête n’est pas finie, elle continue à Drnis ! sans nous…
Voici deux territoires, aux confins sud de la Chine, qui cultivent chacun ses particularités.
Hong Kong, urbanisaton de 8 millions d’habitants, où s’empilent tours et centres commerciaux sur un chapelet d’îles montagneuses, qui n’a plus grand chose à voir avec celle relatée par Joseph Kessel en 1955.
« D’un côté, la moderne forteresse anglaise, dernier maillon de la « chaîne de citadelles » britanniques, et port de contrebande où circule sans mal l’opium, cette « boue étrangère » haïe par Pékin. De l’autre, l’ancestrale colonie portugaise, « lupanar, repaire de la drogue et tripot fantastique ». Soit deux lieux de débauche et de légendes, peuplés de bourlingueurs, de prostituées et de besogneux. Deux recoins du monde jumeaux, où la détresse des hommes voisine avec des paysages d’une accablante beauté… « (merci l’Express)
Macau, territoire minuscule, paradis des casinos et des joueurs. Tous deux, ex-colonies cosmopolites. La vigne n’y pousse pas mais le vin y a des amateurs.
à gauche Filipe, président de la Confraria dos enofilos de Macau
A Hong Kong cette fresque de rue surprend.
Il y a comme un écho avec cette parodie animalière que nous a transmis l’ami Edward.
Au Museum of Art, un beau panorama des arts millénaires de la Chine. Ces ladies goûtent du vin (anonyme, vers 1810)
ladies tasting wine (encore faudrait -il savoir ce qu’on entend par vin, souvent de riz en Chine)
Ce n’est pas la vaisselle qui manque : jarres, gobelet couvert, coupes de l’époque de la dynastie Han (-200 +220)…
Parmi des centaines de fioles à parfum nous avons déniché celle-ci qui atteste la présence de raisin (elle ne mesure pas plus de 8 cm)
A la boutique du musée on peut se procurer cette carafe de William Morris
Un peu plus loin le musée M+ s’intéresse aux temps modernes.
la maison Veuve Amiot est « Créateur de bulles » depuis 1884. On en buvait en Chine dans les années 1900-1910 ! Cette affiche dont l’auteur n’est âs identifié date de ces années.
Avec ce « Nanshan Restaurant », Li Zanhyang (né en 1969) prend plaisir à mettre en scène de simples gens prenant du bon temps à Chongqqing
Avec cette scène de 2015 intitulée China Lake, où une joyeuse compagnie trinque les pieds dans l’eau, Zhao Bandi (né en 1966 à Pékin) réussit à nous surprendre.
Saluons le collectionneur suisse Uli Sigg qui a fait don au Musée Plus de sa collection d’oeuvres d’artistes chinois réalisées dans les années 1995-2010, transmettant des émotions de cette époque de profondes transformations.
En haut de l’International Commerce Center – plus haute tour de Hong Kong (484 m), voici quelques vins proposés. En rouge il y a un peu de tout, mais pour les rosés, la Provence est reine ! (les prix sont en HK$, soit 0,11€ environ)
De l’autre côté du bras de mer séparant l’île de Hong Kong du continent, l’Héritage Museum présente des pièces antiques et modernes, comme cet ustensile à boire du vin, représentant un animal (dynastie Zhou, premier millénaire BC)
Celui-ci est plus récent (dynastie Han, entre -200 et +200)
Cette cruche à tête de coq en céladon verni est à peine plus récente (dynastie Jin 265-420)
et cette carafe à vin avec son bac de réchauffement est quasiment moderne (dynastie Song, 960-1279)
Ces vitraux viennent de la résidence, fusion d’architecture occidentale et chinoise, de Ronald Poon, un collectionneur qui en fit don à l’Heritage Museum.
Jin Yong est un auteur contemporain (1924-2018) de romans de cape et d’épée qui a connu un succès phénoménal à Hong Kong, puis dans toute la Chine. Que boivent donc ses héros ?
Sur l’ile de Macao toute proche, où le commerce de vins bat son plein pour régaler les joueurs, on n’a pu en savoir plus sur cette cave à vins que les quelques tableaux en vitrine
Nous voici de retour dans cette terre aux mille merveilles.
Première étape : Forte dei Marmi, luxueuse station balnéaire encore en basse saison. Une exposition s’y tient qu’hélas nous ne verrons pas, non plus que ce tableau représentant le cortège de Bacchus, du napolitain Domenico Gargiulo, dit Micco Spadaro (vers 1609/1610-1675)
Le Cortège de Bacchus, vers 1650 Huile sur toile, 68 x 102 cm
A l’hotel de la Primula, ce porte-parapluie bachique nous interpelle
A Pietrasanta voisine, nous revient le souvenir d’un festival Vino & Arte. Il perdure, mais peu d’oeuvres font vraiment le lien entre art et vin. Ivan Theimer fait exception, avec cette grappe humaine.
opera di Ivan Theimer | museodeibozzetti.it
Ce tchèque d’origine n’en est pas à sa première évocation de la grappe, celle-ci, biblique, date de 1993
LA GRAPPE DE LA TERRE PROMISE Bronze, 1993 32 x 38 x 15 cm
Les bouteilles peuvent être bues sur place ou à emporter (les 2 prix sont sur les bouteilles), la cuisine est du patron (tenter le « Pancia di maiale, anacardi e cavolo cappuccio »), et -10% à qui laisse son téléphone sous la cloche pendant le repas.
Une autre bonne adresse : la Vecchia Bettola
Il y règne une ambiance joyeuse…
Vin à volonté (5€), pas un grand vin certes, du « vino rosso de toscana », mais qui accompagne bien le lampredotto,
et qui a ses amateurs, comme ce militaire attablé, croisé dans une rue du même quartier de San Frediano, sur la rive gauche de l’Arno.
Produit du street art, ce tableau peint sur un mur nous a frappé par tout ce qu’il exprime : le « petit caporal », la campagne d’Italie, l’expression volontaire, déterminée d’un que rien n’arrête, la pasta et la bottiglia di vino, et sous sa garde la Joconde qui veille aussi sur lui… C’est du grand « street art » signé GB. Qui est donc ce GB ?
Dans le même quartier, au Cenacolo del Santo Spirito, cette plaque de pierre des 8ème-9ème siècle provenant de Volterra représente une scène de vendanges.
et dans le cloître de la basilique du Santo Spirito, dans le »nouveau réfectoire », voici trois fresques représentant les noces de Cana, la Cène, et le repas chez Emmaüs. Un panneau indique que ces es fresques, peintes l’une à la suite de l’autre, occupent une surface de 70 m2, et ont été peintes en 1594 par Bernardino Poccetti . Elles ont été restaurées récemment.
les noces de Cana
Cène
repas chez Emmaüs
De l’autre côté de l’Arno, le musée des Offices (Uffizzi) recèle bien des trésors. En voici quelques uns qui devraient intéresser les lecteurs du Bon Clos.
On commencera par ce jeune satyre aux grappes (marbre, romain antique)
Ce jeune Bacchus de Guido Reni, fin 17ème, bénéficie d’un cadre de circonstance
Plus ancien, le Bacchus de Caravaggio (fin 16ème) est archiconnu, » Carpe Diem » semble-t-il nous dire coupe en main.
Le banquet des dieux du romain Spadarino (vers 1625) : au centre Ganymède tient un plateau avec une coupe que Bacchus (de dos) remplit ; en haut à droite quelqu’un boit déjà…
Il manquait Venus dans le tableau précédent. La voici avec un satyre lui apportant des raisins
(Annibal Carracci, 1587)
Un néerlandais maintenant : Gherit von Honthorst et son souper au joueur de luth (vers 1620)
Et voici maintenant un repas de noces, du même auteur. La mariée va-t-elle saisir le verre qu’on lui tend ?
Dans une toute autre veine, voici l’ivresse impudique de Noé par Andrea Pisano (vers 1343) sculpteur, orfevre, architecte…
Les temps changent, ce caviste a lâché l’affaire, remplacé par un imprimeur. Autre métier de presse…
Pas grand chose pour le Bon Clos à l’expo Art Déco qui se termine ce mois-ci au musée des Arts Décoratifs, si ce n’est ce solide verre à pied, soufflé et émaillé de 1913, qui fleure encore l’Art Nouveau
et ce service « Ambassador » en verre soufflé de l’autrichien Oswald Haerdtl qui date de 1925, et d’un verre si fin et frêle qu’il serait prudent de le garder sous clé.
On peut y voir aussi cette jolie affiche vantant le Pivolo (1924), un apéritif « aux vins de France » qui n’a pas fait long feu (semble avoir disparu dans les années 40). L’auteur, Adolphe Mouron Cassandre, y a représenté une pie et un verre de vin rouge dans un style géométrisé bien à la mode Art Déco.
Va-t-on se refaire au salon Art Shopping au Carrousel du Louvre ? Il fait petite figure avec un seul salon ouvert.
Ce portrait d’un anglophile se promenant verre en main à New York City, présenté par la galerie Makowski, est de Fernando Silva (alias bacchusbysilva)
Minima Moralia de Michel Turbiaz pose la question : la morale minimale (référence au philosophe allemand Theodor W. Adorno) de notre société tiendrait-elle dans ce petit verre bleu ou n’en remplirait-elle que le fond ?
Screenshot
Cette photo (Searching for a beautiful you) a attiré notre attention, non tant pour la célébrité (?) qu’elle représente que pour les curieux verres
et celle-ci, de l’ukrainienne Oksana Wagner, est inttitulée Salt & Fire, pourquoi ?
Elle représente l’acteur Stephen Manas se désaltérant face à la mer. Prosecco !
Le musée de la vie romantique fraichement rénové attendait notre visite. Une jolie vendangeuse nous y attendait :
Nous y avons vu aussi cet éventail finement décoré
que boivent donc ces dames ?
Nous terminons cette promenade parisienne à la Mouffe où nous découvrons cette frise:
Ce cépage fait la gloire des vins de Sancerre et de Pouilly (Fumé), il est souvent associé au Sémillon en Bordelais, et il a pris pied un peu partout, de la Nouvelle-Zélande au Chili en passant par l’Australie…
» Au nez, il développe des notes intenses de fruits à chair blanche et de fleurs printanières. Mais ce sont surtout les agrumes (citron, pamplemousse) et les nuances végétales nobles (bourgeon de cassis, herbe coupée) qui font sa renommée.«
Mais ce qui nous amène à en parler n’a rien à voir, c’est une chanson du dernier album qui fait fureur de la catalane Rosalia.
Passée du flamenco au reggae, la chanteuse donne maintenant dans la fusion de styles de musique pop, classique et de chanson traditionnelle. Son dernier album, Lux, publié le 7 novembre 2025, chanté en 14 langues, bat des records d’écoute et devient l’album le plus écouté au monde avec 42 millions d’écoutes en 24h sur Spotify (cf wikipedia).
Sauvignon blanc, 13ème chanson de l’album, est une chanson d’amour, inspirée par Thérèse d’Avila, apprend-on. Amour charnel ou divin ? Qui sait ?
Tu amor será mi capital ¿Y que más da? Si te tengo a ti No necesito nada más
Sauvignon Blanc a tu lado Mi futuro será dorado Ya no tengo miedo del pasado Está en el fondo de mi copa de Sauvignon Blanc En mi copa de sauvignon blanc, mm ……
Yo beberé Sauvignon Blanc a tu lado
Ton amour sera mon capital.. Si je t’ai, j’ai n’ai besoin de rien d’autre… Avec du Sauvignon Blanc au fond de ma coupe, mon futur sera d’or, je n’aurai plus peur du passé…
Voici ce qu’en dit ZOÉ SCHULTHESS MARQUET dans VOGUE : Avec “Sauvignon Blanc”, Rosalía poursuit son ère mystique et radicale, où rupture et renaissance se mêlent dans une quête spirituelle universelle. “Sauvignon Blanc” concentre l’essence de LUX : solitude, purification et renaissance… Le vin, ici le Sauvignon Blanc, prend un rôle symbolique. Il n’est plus simple boisson, mais refuge et consolation.
Voici un personnage inspiré des Vikings qui a été créé en 1973 par le « cartoonist » américain Richard Arthur Allan Browne, alias Dik Browne (1917-1989). Il avait 56 ans et une vie d’illustrateur derrière lui.
Ses exploits en bande dessinée ont été publiés dans des centaines de journaux à travers le monde (notamment Le Parisien).
La version française de Hagar the Horrible est Hagar Dunor (ouaf ouaf). Les extraits que nous reproduisons ici sont en v.o.
– Voila un grand vin, de quelle année est-il ? – Mardi. – matin ou soir ?
Mais je croyais que tu voulais un peu de vin pour le dîner – la plupart des gens commandent une bouteille!!
Helga, il y a du poisson ce soir, apporte du vin blanc… En fait, beaucoup de blanc !!
– Du vin de wiffleberry ! c’est ça que boivent les Vikings ? – C’est quoi, ça ? -C’est ton digestif.
Un Viking n’a pas besoin de grand chose pour être heureux… Une bonne famille, un peu de vin, quelques amis… et un bateau plein de bière…
On se perd en conjectures sur l’identité de cet Edward Mc Dermott
et on a laissé cette bande floue pour la fin
qu’il est attentionné ton Hägar, il t’aide dans le jardin ! – Mais non, il creuse un cellier pour son vin !
Voici quelques sculptures et figurines collectées sur des sites de vente en ligne comme Drouot.com. On se souvient de celles du sculpteur géorgien Levan Bujiashvili découvertes il y a quelques années, portant carafe d’une main et coupe dans l’autre.
Cette figurine en argent représente un buveur de vin. Elle mesure 12 cm. (Italie, 20ème siècle).
Cette sculpture en bronze ( hauteur 32 cm) est intitulée *Le Buveur*, elle est de Pasquale Fosca, sculpteur italien (1852-1929)
Voici les 3 buveurs, terre cuite patinée (42 x 34 x 20 cm) d’André ROZAY (1913-1991), céramiste à La Borne, l’un des artisans du renouveau de l’art céramique français.
Une autre oeuvre en céramique de Fernando Botero (1932 Medellín – 2023 Monaco-Ville) – Sans titre (Le buveur)
et deux bas-reliefs en bois formant pendant, personnages masculins (un buveur et un artisan?). XIXème siècle
Un opéra contemporain, sur des événements contemporains, on n’en écrit pas tous les jours. Et surtout, on ne le remonte pas quelques années plus tard.
C’est pourtant le cas deNixon in China, cet opéra de John Adams, créé en 1987, que l’Opéra de Paris vient de remettre en scène. Il relate la visite, en 1972, de Richard Nixon, président des Etats Unis, à Mao Zedong, grand timonier de la Chine, « inaugurant par ce déplacement le début d’un rapprochement entre les États-Unis et la Chine dans un contexte de guerre froide ». L’opéra a été joué dans le monde entier, et plus récemment dans les années 2010 en Chine.
Comme on pouvait s’y attendre, le clou de cette rencontre, sur scène comme dans la réalité, ce sont les toasts portés par les protagonistes à la paix et l’amitié entre les peuples.
Voici le premier ministre Chou en Lai (Xiaomeng Zhang) en pleine action (sur scène),
Et Mao dans tout ça ? Pas très en forme apparemment, il a reçu « tricky Dicky » et n’a pas voulu parler d’autre chose que de poésie et de philosophie.
Mao et Nixon trinquant
Mais qu’y avait-il dans ces tasses ? du thé ?
La version présentée au Châtelet en 2012 est visible en ligne. (la scène des toasts commence à la 53ème minute, et dure un bon quart d’heure jusqu’à la fin du 1er acte). Gambei !
« A tremendous work, exhilirating and truly inspirational. Bravo Mr. Adams. »,selon un spectateur
Voici celle présentée à Houston (Texas) en 1987. Gambei !
.Voici une chanteuse populaire qui s’est à plusieurs reprises attaquée à la dépendance à l’alcool. En 2005 avec Promesse d’ivrogne : »Moi c’est réglé, j’arrête de boire »
Las, ça ne va pas durer. Cinq ans plus tard, en 2010, la voila qui revient sur le sujet avec J’prendrais bien un verre(de N’importe quoi)
Et en 2021, voilaJ’prends un verre. Lynda y fait son coming out d’alcoolo en 88 octosyllabes et des poussières. C’est touchant de vérité.
Bon, chacun fait comme il peut. Bon courage, Lynda. Mais quelle mouche t’a piqué de t’attaquer frontalement au vin rosé, avec cette dernière chanson : l’idée d’boire du rosé ?
C’est quoi l’idée d’boire du rosé Les rouges, les blancs sont tellement bons ? … En boire, « ç’a’pas d’maudit bon sens !
En 20 stances de 4 octosyllabes, tu lances une vraie charge contre le prince de l’été ! Ta rhétorique ne montre qu’une chose : ton ignorance (ou la mauvaise qualité des rosés vendus au Québec).
Ah ! si tu connaissais le Bandol Barouveou, (viens boire un ptit coup à la maison, Lynda, il m’en reste une bouteille). Et viens à Sanary au prochain festival Just Rosé. Un festival international (surtout par les clients), c’est du 8 au 10 mai 2026.