Le banquet des grecs

C’est le titre d’une conférence proposée en ligne par la Cité du Vin, en complément de l’exposition « Boire avec les dieux » à voir à Bordeaux « dès que possible » et en tout cas avant le 29 août 2021 !

C’est François Lissarague, professeur émérite, spécialiste du monde antique et de ses représentations, que nous avons pu écouter et voir présenter objets et images.

Il a d’abord rappelé les termes du sujet : δαίς (dais), le repas, le partage des viandes ; ξενία (xenía), l’hospitalité ; et συμπόσιονsymposion, le « boire ensemble », généralement après le repas, en position allongée.

scène mythologique de symposion, sur un cratère corinthien (-590)

Le mot banquet est bien plus tardif (15ème siècle), il vient de l’italien banchetto, repas pris alors assis sur des bancs. mais c’est par ce mot qu’on traduit classiquement symposion (cf celui de Platon).

Les vases, coupes, etc. qui nous sont parvenus permettent de comprendre comment se déroulaient ces symposion.

On boit le vin additionné d’eau, d’herbes et d’épices dans un cratère. Les buveurs commencent par des libations aux dieux, puis s’allongent sur des lits et sont servis dans des coupes sur des tables à trois pieds.

Cette reconstitution archéologique permet de visualiser la scène, au nombre de pieds des table.

Sur cette Pyxis (boite à trois pieds), sont représentés les trois moments du symposion : la procession menant l’animal à l’autel,

le symposion proprement dit, et des danseurs faisant la fête (le temps du komos).

Cette vitrine rassemble les différents contenants

Les cratères de grande capacité (10-15 litres) servent à mélanger le vin à l’eau et aux ingrédients ; des cruches permettent d’y puiser et servent à remplir les coupes dans lesquelles on boit.

sur cette coupe sont représentés les différents contenants, associés aux instruments de musique
un échanson puisant dans le cratère pour servir la coupe

Des femmes considérées comme « accessoires » pour l’amour, la musique… viennent participer aux festivités

Le jeu du kottabos est populaire au 5ème siècle. Il vise à envoyer des gouttes de vin de la coupe sur un objet.

on se sert de la coupe comme d’une chistera
un joueur habile fera tomber l’oiseau perché sur le trépied
la musique (ci-dessus une lyre et un aulos -flûte double) accompagne les chants (la main sur la tête désigne le chanteur)

Une autre coutume consiste à faire circuler un rameau de chanteur en chanteur reprenant la même chanson

Le vin peut être rafraichi dans des récipients ingénieux à deux compartiments.

En arrière plan, les mythiques satyres sont représentés remplissant les cratères, s’y abreuvant, plongeant dedans, en grande excitation

Cette coupe les présente en pleine activité viti-vinicole.

On terminera en beauté avec cette grande coupe d’une belle couleur rouge corail représentant Bacchus banquetant sur un bateau, où une vigne a poussé autour du mât, après qu’il a défait et transformé en dauphins les pirates venus l’enlever.

Tout ça est passionnant. Vivement l’expo !

A boire encore ! du vin du Rhin

Nous avons déjà rencontré Faust, celui de Gounod, et son choeur qui clame Vin ou bière, bière ou vin, que mon verre soit plein !

Voici maintenant celui de Berlioz, composé 13 ans plus tôt en 1846. L’histoire est sensiblement la même.

On y trouve aussi un choeur de buveurs, qui clament : « A boire encore ! du vin du Rhin! »

Le voici, par le Choeur de l’Orchestre Symphonique de Montréal, dirigé par Charles Dutoit.

Oh! qu’il fait bon quand le ciel tonne
Rester près d’un bol enflammé,
Et se remplir comme une tonne
Dans un cabaret enfumé!
J’aime le vin et cette eau blonde
Qui fait oublier le chagrin.
Quand ma mère me mit au monde,
J’eus un ivrogne pour parrain.
Oh! qu’il fait bon quand le ciel tonne . . .


Qui sait quelque plaisante histoire?
En riant le vin est meilleur.

(C’est ensuite que l’on entend l’ histoire de la rate et celle de la puce…)

Drink avec les stars

La Chica, alias Sophie Fustec, est une chanteuse franco-vénézuélienne. Elle chante généralement en espagnol, mais Drink est en anglais.

Drink est une « chanson pour les morts » dans la lignée des traditions d’Amérique latine où connexion avec les défunts rime avec alcool et chants.

 « Au Vénézuéla, les rituels se font avec du rhum, des chants, des tambours.. L’alcool permet d’accéder à une certaine transe », précise l’artiste. L’ivresse brûlante  obtenue par l’alcool, le chant ou la danse peut aider à exorciser ses démons. « On oublie un peu ses peines et ses malheurs ». (Lu dans un blog de l’express)

I was down when I woke up
He was there, I could touch his face
I was feeling so close his presence
But he faded away in my memoryI drink your memory and swallow my wish
I wanna be drunk ’til tomorrowI have no brain, saturated with smoke and despair
I would rather talk with the essence
I fear the pillow
I don’t want to dream again
I’m his ghostI drink your memory and swallow my wish
I wanna be drunk till tomorrow

Toute autre est la chanson Cheers, (Drink to that), de Rihanna, qui appelle simplement à la fête pour le « freaking week-end ». Et que le Jameson coule à flots !

Takin’ shots in here, you want one?
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeahCheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah
Oh, let the Jameson sink in
I drink to that, yeah-e-yeah
Don’t let the bastards get you down
Turn it around with another round
There’s a party at the bar
Everybody put ya glasses up, and I drink to that
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
(And I drink to that)
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeahLife’s too short to be sittin’ ’round miserable
People gon’ talk whether you doing bad or good, yeah
Got a drink on my mind and my mind on my money, yeah
Looking so bomb, gonna find me a honeyGot my Ray Bans on and I’m feelin’ hella cool tonight, yeah
Everybody’s vibin’ so don’t nobody start a fight, yeahCheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah’Bout to hop on the bar, put it all on my card tonight, yeah
Might be mad in the morning but you know we goin’ hard tonight (Wooo…)
It’s getting Coyote ugly up in here, no Tyra (Hey…)
It’s only up from here, no downward spiralGot my Ray Bans on and I’m feelin’ hella cool tonight, yeah
Everybody’s vibin’ so don’t nobody start a fight, yeah…Cheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah

Et que dire de Drunk in Love, de Beyoncé et Jay-Z?
Un hymne à l’amour et à l’ivresse ?


Peintres vus aux Puces

En parcourant le marché Dauphine aux Puces de Saint-Ouen, nous sommes tombés sur ce tableau surprenant.

Graâce à la recherche d’images de Google, nous avons pu identifier son auteur : il s’agit de Christophe Blanc, un peintre qui expose notamment à la galerie Sebban. C’est un peu « space », comme on dit, dans le style expressionniste. En voici deux autres vus sur place.

Un visite du site de Christophe Blanc, et notamment la série des « affables », laisse entrevoir un monde masculin de convivialité, de célébration, à vrai dire un peu inquiétant. Ses personnages boivent, chantent, attendent… on ne sait quoi.

Plus douce est l’atmosphère des tableaux de Fatka, vus au marché Serpette, qui nous transportent un siècle en arrière dans l’atmosphère des bistrots parisiens.

Fatka est une artiste russe, une portraitiste. Reconnaitra-t-on celui-la ?

Voir ici sa photo galerie.

les dieux ont soif

Le Bon Clos joint sa voix à tous ceux qui comme le chat de Gelluck appellent à la réouverture des lieux de culte bachique. Non seulement une consommation modérée n’est pas préjudiciable à la santé (voir ici l‘article sur le séminaire du Wine Information Council), mais elle serait efficace in vitro contre le virus ! Alors buvons dans un verre, ou même à la bouteille !

Trop c’est trop, et les dieux ont soif. C’est façon de parler car ils ne se privent pas, eux. Grr.

Merci au père Gérard d’avoir mis en ligne cette scène du regretté Gotlib.

Covid et vin : l’état de l’art

Une consommation raisonnable de vin est-elle dangereuse pour l’immunité? Ou au contraire protège-t-elle du Covid?Est-elle compatible avec la vaccination ? On entend tout et son contraire sur ces sujets, aussi le webinaire organisé par le Wine Information Council, une organisation affiliée au programme Wine in Moderation qui regroupe des experts et des universitaires, était-il salutaire.

La conférence donnée en ligne mardi 2 mars par Nicolai Worm, nutritionniste et président du WIC a fait le point sur l’état de l’art (plus de trois cents études abordant ces sujets), mais n’a permis de répondre que partiellement à ces questions.

A la première question la réponse est qu’aucun impact négatif d’une consommation modérée de vin ne peut être associée à la pandémie en cours. On respire !

Ala deuxième question, il existe une étude in vitro qui montre que les polyphénols présents dans le vin préviennent l’attachement du virus à des cellules humaines mais le résultat n’est pas établi in vivo. Il ya quand même de l’espoir !

Et à la troisième question, la réponse est qu’il n’y pas encore assez d’études sur l’effet de la consommation d’alcool sur l’efficacité de la vaccination pour en tirer quelque conclusion que ce soit. Il faudra attendre, que chacun prenne ses responsabilités!

Les méfaits de l’alcool pris en trop grande quantité et trop souvent sont établis, mais il est aussi prouvé qu’une consommation modérée est fortement corrélée à une moins valence de nombreuses maladies, les cardio-vasculaires notamment. Le site de WIC est une mine d’informations sur le sujet.

le message de Wine in Moderation

Les échanges en fin de webinaire ont mis en lumière l’absence d’explication de la position de l’OMS, qui ne voit que des dangers dans la consommation alcoolique.

On pourra trouver une présentation plus détaillée sur le site de la Fédération Internationale des Confréries Bachqiues (FICB)

En remontant l’Orge

Les vins vieillissent dans les caves, on a vu récemment qu’il fallait en bon père de famille surveiller ça de près. C’est ce que font régulièrement les membres les plus dévoués du club d’Epinay/Orge, Covid ou pas Covid. Evidemment, toutes les règles sanitaires doivent être respectées : verres individuels, distanciation… Ce dimanche c’est à Viilliers/orge, à une lieue en amont, qu’ils se sont retrouvés.

Hommage au grand Serge disparu il y a 30 ans, voici un compte rendu de dégustation en forme de « comic strip », chanson qu’il faut avoir en tête en le lisant.

C’était dimanche dernier chez Pat et Phil
Hip de Villiers sur Orge à domicile
Qu’ on s’est retrouvé pour gouter des crus
Pas du vin bourru

Il y avait là toute la bande de soiffards
d’Epinay Sur orge Y avait Denard 
Bien sûr et puis Romain, sans sa cabrette 
Mais avec Laurette

Sans oublier Pierre et Jeanette, Malou,
Manu, qui faisaient  des clap et des glous
Des mmm des oui des non des bof des hou
Parfois des waaou !

On a descendu des tas de boutanches
Des Chateauneuf du pape, des rouges Garance,
Des Vacqueyras et des Croze Hermitage,
Des simples  villages.

Pour l’instant personne n’est tombé malade
Pourtant on était  bien dix à la table
Mais on dit qu’en plus des gestes barrières
Le vin ça protège.

une bonne boutanche (sélection du bon clos)

Un grand merci aux organisateurs et hôtes qui nous ont fait passer un bon moment.

Nos vins (trop) vieux

Répondre ou ne pas répondre à l’invitation du Club des Amateurs de Vin d’Epinay sur Orge, à déguster nos vins (trop) vieux ? Prendre le risque de rencontrer un porteur de virus, plutôt que celui de rater une occasion d’honorer nos anciens flacons ? Terrible dilemme dont cet article donne la résolution.

distance physique respectée malgré l’effet de perspective

Nous nous sommes retrouvés à dix puis douze chez l’ami Denis : c’est plus de six, la jauge française, mais dix, c’est la jauge retenue pour les réunions à domicile par l’Espagne, l’Allemagne, ou encore le Québec. Ce n’est pas rien ! Et, ce qui n’a rien à voir mais mérite d’être noté, la parité était strictement respectée.
La jauge des lieux de culte étant de trente, nous étions loins du compte de toute façon pour cette réunion somme toute bachique.

Au programme, les vieux flacons, oubliés dans les caves.

Après un Mâcon Verzé de Nicolas Maillet pour la mise en bouche, on dégusta successivement un Pommard 1995 (manifestement dépassé par les événements), un HautMedoc 1998 (chateau Malescasse, un Haut médoc dont les gardes conseillées sont de 10 à 20 ans) lui aussi passé, un autre Haut Médoc 2008 (Larose Perganson) qui ne fit guère sensation malgré son « grand » millésime (« grand millésime » selon vin-vigne.com, de rang 6 sur une échelle qui va de 1-millésime du millénaire, à 10-médiocre).

On but ensuite un Morgon 95 et un magnum 2004 de Jérôme Duthel, puis un Brouilly 2009, un Chinon (Clos de l’Echo) 1999, un Pommard 2008 Vaudoisey-Creusefond, un Volnay 1er cru en Champan 2005 qui fut le plus décevant.

Nous en étions là de nos dégustations, évoquant le Temps Retrouvé où Marcel Proust revoyait dans une réunion mondaine, vieillies d’un demi-siècle des personnalités jadis éclatantes de beauté et de charme, quand le maître de maison, conscient qu’une mauvaise ambiance s’installait, surtout parmi le plus anciens, produisit un Bandol les Luquettes qui remonta un peu le moral de l’assistance, puis deux blancs, un Touraine Victoire chateau de la presle 2016, (aromatique sauvignon, subtil, tout en fruits exotiques)

et un coteau de l’aubance « Lebreton » (Chenin sur schiste ardoisier, « assemblage subtil », bouche onctueuse d’abricot…) ,

deux vins délicieux à prix raisonnable qui ont fait remonter le baromètre et nous ont rappelé que « nul n’est censé ignorer la Loire ».

Merci aux organisateurs et marmiteux pour cette belle dégustation, dont la morale pourrait être :

Si vous avez de bonnes bouteilles dans vos caves, buvez les !

Gonzalo de Berceo et la multiplication du vin

Ce poète du 13ème siècle, moine de son état dans la Rioja, est célébré pour son intérêt supposé pour le vin, illustré par le quatrain suivant dans sa Vida de Santo Domingo de Silos », c1236 (España).

C’est l’un des premiers à avoir écrit en « roman paladino », l’espagnol ancien.

Quiero fer una prosa en román paladino
en qual suele el pueblo fablar con so vecino,
ca non so tan letrado por fer otro latino,

bien valdrá, como creo, un vaso de bon vino.

(Je veux écrire en roman paladin, la langue du peuple, car je ne suis pas assez lettré pour le faire en latin, ça me vaudra bien, je pense, un verre de vin !)

Il pratique la cuaderna via, genre poétique constitué de strophes de 4 alexandrins de 14 pieds, mais qui sonnent comme douze compte tenu des finales non accentuées, avec une rime unique dans chaque strophe.
Un village de la Rioja, et un domaine viticole, portent son nom.

Nicolás Asensio Jiménez, de la Fundación Ramón Menéndez Pidal, s’est intéressé à la présence du vin dans ses « vies de saints » (El vino en las vidas de santos de Gonzalo de Berceo). Dans la Vida de San Millán de la Cogolla, est présenté le miracle où San Millan donne à boire à une multitude un vin inépuisable.

244. End a poccos de dias que enfermos que sanos
Cadieron grandes ientes, pueblos muy sobeianos
Por veer al sancto omne e besarli las manos,
Por qui eran nomnados los montes cogollanos.

245. Fueron desent cuytados, ca façie grant calura,
Bebrien de buen grado vino de vinna madura,
El vasallo de Christo sedie en grant pressura,
E tenie poco vino, una chica mesura.

246. Padre de los mezquinos el varon esforzado
Firme por en las cueytas del Criador amado,
Mandó que se assentasen las ientes por el prado
Que lis diessen del vino que li avie sobrado.

247. Posaronse las gentes, adussieron el vino,
Cabrielo refez mientre en un chico varquino,
Mandó el omne bueno al so architriclino
Que non desamparase nin rico nin mezquino.

248.Bendiso él los vasos con la sue sancta mano,
Ministrólis el vino el so buen escançiano,
Non ovo grant ni chico nin enfermo nin sano
Que non tenie el vino delante sobeiano
.

…….

(Il faisait très chaud, les gens étaient venus de toute part voir le saint homme, qui ne disposait que d’une petite mesure de vin, mais il bénit les verres de sa sainte main et il n’y eut grand ni petit ni malade ni sain qui n’obtint du vin)

…….
252Esta vertud tan noble, esta gracia tan maña,
qe con tan poco vino fartó tan grand compaña,
issió de la montisia, sonó por la campaña,
dizién qe nunqua nasco tal omne en España.

Il est piquant de voir plus loin le bon moine Berceo se livrer à une opération de désinformation visant à réclamer plus de dons pour son monastère, prétendant que le comte Ferran Gonzalvez et toute sa suite avaient juré de donné en chaque saison trois « pipiones » (?)

461. El cuend Ferran Gonzalvez con todos sos varones
Con bispos e abbades, alcaldes e sayones
Pusieron e iuraron de dar todas sazones
A Sant Millan cada casa de dar tres pipiones.


466. Unas tierras dan vino, en otras dan dineros,
En aguna çevera, en alguntas carneros,
Fierro traen de Alaba e cunnos de azeros,
Quesos dan en ofrendas por todos los camberos.

Berceo argumente pendant une dizaine de strophes, pour constater finalement que si l’engagement était tenu les moines auraient du pain et du vin et ne seraient pas de tristes mendiants.

479. Si estos votos fuessen leal-mente enviados,
Estos santos preçiosos serien nuestros pagados,
Avriemos pan e vino, temporales temprados,
Non seriemos commo somos de tristiçia menguados.

On peut trouver le texte complet ici
La vie de San Millan (473-574) a été rapportée par San Braulio de Zaragoza (vers 640) ,

on trouvera le résumé en espagnol

Depuis les noces de Cana, la multiplication du vin est un thème récurrent dans la miracologie chrétienne : Le Père Angel Peña cite le cas de Sainte Thérèse de Jésus et celui du curé d’Ars…

2021… Enfin !

Chers amis du Bon Clos, recevez nos meilleurs pour l’année à venir, dont on espère qu’elle verra notre délivrance de ce poison inattendu.
Cette année, c’est avec le « rat en basse cour« , le personnage de la fable de Marc Borissevitch mis en dessins par Jacques Bonodot dont on peut lire la mini BD déjà culte sur calameo.com, que le Bon Clos vous adresse ses voeux.

Peu d’événements, moins d’opportunités de découverte, 2020 aura été une année un peu maigre mais on aura plaisir à
– (ré)écouter les airs à boire du génial Offenbach que des fanatiques s’entêtent à mettre en scène et à chanter, comme « Allons Fanchette » (Une nuit blanche), le joli cidre doux… aux joyeux glouglous (Jeanne qui pleure et Jean qui rit), ou encore ceux du divin Mozart, et celui de Rheinhard Keiser dans Croesus (Viva la Trink)
saluer Anne Sylvestre sur le départ et savoir comment elle a réussi à savourer la Romanée Conti
découvrir les oeuvres d’artistes comme James Tissot, Audrey Beardsley ou Germain Henneka
visiter à Londres la collection Wallace aux mille trésors
errer dans les ruines de Pompei reconstituées au Grand Palais
– s’intéresser aux cépages résistants aux maladies de la vigne
prendre connaissance de ce qui fait que le vin est bon – ou pas (livre du viticulteur Paul Coulon)
– s’informer sur les dernières vendanges clamartoises
revivre l’incroyable journée de célébration des 20 ans de Cocorico, la Coordination des Confréries d’Ile de France
sourire en évoquant le confinement et l’humour au temps du corona,

Encore une fois, meilleurs voeux à tous !