Une pinte de vin ou une poignée de main

chez Ramponneau, cabaret parisien

Quelle différence dans la France moderne (16ème-18ème siècle)? se demandait Matthieu Lecoutre lors de sa conférence donnée en ligne pour la Cité du Vin de Bordeaux, ce dernier mardi 4 mai.

Cet historien de l’alimentation, professeur en khâgne et membre du laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes, s’est intéressé à l’attitude vis à vis de l’ivresse dans la société française. Il a publié notamment en 2017 « le goût de l’ivresse » (boire en France depuis le Moyen Age) et un atlas historique du vin en France (préfacé parJ.R.Pitte).

Il a constaté que sous l’Ancien Régime celle-ci n’est guère réprimée et plutôt acceptée.

Certes s’enivrer est un péché pour l’Eglise, et l’ivresse publique est un délit condamné par un édit de 1536 sous François 1er, réprimé par la prison, le fouet voire l’essorillage (coupage des oreilles).

Mais le vin est une boisson couramment utilisée: on compte 72 litres/an par habitant au 16ème siècle, 150 à Paris et 200 à Lyon au 18ème, et jusqu’à 430 litres pour le cidre et le poiré à Caen ! (on n’en compte plus que 40/an aujourd’hui).

Boire de l’eau, surtout en ville ne coule pas de source. Le vin est recommandé pour rendre l’eau potable, voire en excès une fois le mois pour éveiller un estomac paresseux et le garder de s’engourdir (Montaigne citant le médecin parisien Silvius).

De même au 18ème le chevalier de Jaucourt, dans l’article « vin » de l’Encyclopédie, « lorsque la santé parait languir, il est bon de la réveiller un peu et une légère yvresse produit admirablement bien cet effet« 

Ils ne font en cela que suivre les anciens (Hippocrate, Dioscoride, Avicenne).

La culture populaire s’amuse du débat entre partisans de l’eau et du vin.

Ci-dessous, « le médecin d’eau douce » et « soigner par le vin fait merveille »,

Jacques Lagniet, recueil des plus illustres proverbes, 1663

Au 16ème siècle le néoplatonisme propose de réunir Jésus et Bacchus, car « pouvoir a [le vin] d’emplir l’âme de toute vérité, tout savoir et philosophie » « en vin est vérité cachée« . (Rabelais, 5ème livre 1564). C’est l’enivrement créatif qui inspirera de nombreux auteurs des 17-18èmes, les « inspirés de la gourde » de Diderot.

Le comique d’enivrement, pratiqué par des bateleurs comme Gros-Guillaume, Tabarin, est une autre forme de complaisance.

Le vin est aussi une arme utilisée politiquement, avec ces fontaines offertes au peuple à l’occasion de grands événements.

Fontaines de vin offertes aux Lyonnais pour l’entrée de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, le 11 décembre 1622

Le baron d’Holbach pointe d’ailleurs que l’intempérance du peuple est regardée comme un bien pour l’état, en raison des droits que le gouvernement lève sur les boissons (la morale universelle, 1776).

Jean-Jacque Rousseau défend les buveurs : « Généralement parlant, les buveurs ont de la cordialité, de la franchise ; ils sont presque tous bons, droits, justes, fideles, braves & honnêtes gens, à leur défaut près. »

La Bruyere note en 1688 que l’on recherche plutôt la compagnie d’un buveur buvant cul-sec (« me l’amènerez vous ? »), plutôt que celle d’un homme de vertu (« qu’il la garde! »). Et Albert-Henri de Sallengre publie en 1715 l’Eloge de l’ivresse, qui la prône « en bonne compagnie » et de façon festive et communielle. Il fait suite à l’incroyable discours de l’ivresse et de l’ivrognerie publié parJean Mousin en 1612.

Ce tableau de Nicolas Lancret commandé par Louis XV pour décorer une salle à manger, où 23 bouteilles sont au sol, vidées par huit convives, et où tout le monde s’amuse, est évocateur des usages et plaisirs de l’époque.

le déjeuner de jambon, Nicolas Lancret, 1735 au musée de Chantilly

Savoureuse aussi est cette description par madame de Sévigné de la liesse de en Bretagne après un don du Roi. « Toute la Bretagne était ivre ce jour là« … (Après lecture de la lettre du Roi) » Il s’est élevé un cri jusqu’au ciel de Vive Le Roi et puis l’on s’est mis à boire, mais boire ! Dieu sait !« 

En conclusion, pour Matthieu Lecoutre, l’hostilité affichée à l’ivresse n’est qu’une posture qui perdure 300 ans.

— Bonus pour les amateurs de chansons à boire, cette thèse soutenue par Robin Bourcerie découverte en « googlant M.Lecoutre qui était dans le jury : De la chanson à l’air à boire : histoire d’une pratique musicale singulière au XVIIe siècle.

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03223765/document

Un pavé de 400 pages, plein de chansons et d’analyses passionnantes. Bonne lecture !

Loth et ses filles

C’est le décès tout récent du peintre Walter Spitzer qui nous conduit sur ce thème biblique, où ivresse rime avec inceste.

Le vieux Loth, neveu d’Abraham, fuyant Sodome vouée à la destruction, ayant perdu sa femme changée en statue de sel pour s’être retournée afin de voir la ville en flammes, est saoulé par ses filles qui, désespérant de trouver des époux, décident d’abuser de lui pour lui donner une descendance. L’une donnera naissance aux Moabites, l’autre aux Ammonites.

Loth et ses filles, par Walter Spitzer

Walter Spitzer, juif polonais déporté à 16 ans, que son talent de dessinateur (il fut protégé par ses camarades dans les camps pour plus tard témoigner) et sa résistance extrême aidèrent à survivre , fit sa vie en France, s’y illustra comme peintre, sculpteur (il est l’auteur du monument commémoratif à la rafle du vel d’hiv) et illustrateur.

Il faut salué par les plus grands. Pour Joseph Kessel, ce fut un coup de foudre :

 » Un monde à la fois réel et fantastique, construit avec rigueur et pourtant léger comme un conte avec ses enluminures d’Orient, ses nàivetés de folklore, la crudité de l’étal, la vagabonde liberté des’ nomades, les grâces d’ûne noce villageoise.  Un monde chaud, léger, éclatant, presque féérique mais tenant solidement à la terre par la densité des champs et des pierres, la tendre sensualité des chairs et un sens étonnant de l’humain … « 

Des générations de peintres ont mis l’ histoire de Loth en images. On trouvera sur le site du musée virtuel du vin les reproductions de dizaines d’oeuvres sur le même thème, comme celle-ci de Marc Chagall (1931)

La version d’Otto Dix (1939) (détail)

Les lecteurs du bon clos reconnaitront le style de Jean-François de Troy (1745) dans le tableau suivant

Remontant le temps, voici la version de Rubens

et celle de Le Guerchin (1651)

On s’arrête là ! On pourra lire toute l’histoire racontée sur un ton décalé et en tableaux sur le site « mieux vaut art que jamais ».

A la santé du général !

C’est le toast porté par les personnages des P’tites Michu d’André Messager au Général des Ifs, venu retrouver sa fille laissée pour cause de veuvage et d’ obligations militaires aux bons soins de la famille Michu.

On a pu le voir en ce début avril sur la chaine Culturebox, jouée par les Brigands. Dommage qu’elle ne soit plus en ligne.

(Au lever du rideau, un punch flambe sur une table au milieu du salon.

Les invités, le verre en main, entourent le général)

A la santé du général !

Que l’on vide gaîment son verre !

Fêtons ce guerrier martial !

Fêtons ce brave militaire !

A la santé du général !

On peut écouter la musique sur Spotify.

Les P’tites Michu ont été créées en 1897. Pour une analyse détaillée et le livret, voir le site Artlryiquefr https://www.artlyriquefr.fr/oeuvres/Ptites%20Michu.html

Le banquet des grecs

C’est le titre d’une conférence proposée en ligne par la Cité du Vin, en complément de l’exposition « Boire avec les dieux » à voir à Bordeaux « dès que possible » et en tout cas avant le 29 août 2021 !

C’est François Lissarague, professeur émérite, spécialiste du monde antique et de ses représentations, que nous avons pu écouter et voir présenter objets et images.

Il a d’abord rappelé les termes du sujet : δαίς (dais), le repas, le partage des viandes ; ξενία (xenía), l’hospitalité ; et συμπόσιονsymposion, le « boire ensemble », généralement après le repas, en position allongée.

scène mythologique de symposion, sur un cratère corinthien (-590)

Le mot banquet est bien plus tardif (15ème siècle), il vient de l’italien banchetto, repas pris alors assis sur des bancs. mais c’est par ce mot qu’on traduit classiquement symposion (cf celui de Platon).

Les vases, coupes, etc. qui nous sont parvenus permettent de comprendre comment se déroulaient ces symposion.

On boit le vin additionné d’eau, d’herbes et d’épices dans un cratère. Les buveurs commencent par des libations aux dieux, puis s’allongent sur des lits et sont servis dans des coupes sur des tables à trois pieds.

Cette reconstitution archéologique permet de visualiser la scène, au nombre de pieds des table.

Sur cette Pyxis (boite à trois pieds), sont représentés les trois moments du symposion : la procession menant l’animal à l’autel,

le symposion proprement dit, et des danseurs faisant la fête (le temps du komos).

Cette vitrine rassemble les différents contenants

Les cratères de grande capacité (10-15 litres) servent à mélanger le vin à l’eau et aux ingrédients ; des cruches permettent d’y puiser et servent à remplir les coupes dans lesquelles on boit.

sur cette coupe sont représentés les différents contenants, associés aux instruments de musique
un échanson puisant dans le cratère pour servir la coupe

Des femmes considérées comme « accessoires » pour l’amour, la musique… viennent participer aux festivités

Le jeu du kottabos est populaire au 5ème siècle. Il vise à envoyer des gouttes de vin de la coupe sur un objet.

on se sert de la coupe comme d’une chistera
un joueur habile fera tomber l’oiseau perché sur le trépied
la musique (ci-dessus une lyre et un aulos -flûte double) accompagne les chants (la main sur la tête désigne le chanteur)

Une autre coutume consiste à faire circuler un rameau de chanteur en chanteur reprenant la même chanson

Le vin peut être rafraichi dans des récipients ingénieux à deux compartiments.

En arrière plan, les mythiques satyres sont représentés remplissant les cratères, s’y abreuvant, plongeant dedans, en grande excitation

Cette coupe les présente en pleine activité viti-vinicole.

On terminera en beauté avec cette grande coupe d’une belle couleur rouge corail représentant Bacchus banquetant sur un bateau, où une vigne a poussé autour du mât, après qu’il a défait et transformé en dauphins les pirates venus l’enlever.

Tout ça est passionnant. Vivement l’expo !

A boire encore ! du vin du Rhin

Nous avons déjà rencontré Faust, celui de Gounod, et son choeur qui clame Vin ou bière, bière ou vin, que mon verre soit plein !

Voici maintenant celui de Berlioz, composé 13 ans plus tôt en 1846. L’histoire est sensiblement la même.

On y trouve aussi un choeur de buveurs, qui clament : « A boire encore ! du vin du Rhin! »

Le voici, par le Choeur de l’Orchestre Symphonique de Montréal, dirigé par Charles Dutoit.

Oh! qu’il fait bon quand le ciel tonne
Rester près d’un bol enflammé,
Et se remplir comme une tonne
Dans un cabaret enfumé!
J’aime le vin et cette eau blonde
Qui fait oublier le chagrin.
Quand ma mère me mit au monde,
J’eus un ivrogne pour parrain.
Oh! qu’il fait bon quand le ciel tonne . . .


Qui sait quelque plaisante histoire?
En riant le vin est meilleur.

(C’est ensuite que l’on entend l’ histoire de la rate et celle de la puce…)

Drink avec les stars

La Chica, alias Sophie Fustec, est une chanteuse franco-vénézuélienne. Elle chante généralement en espagnol, mais Drink est en anglais.

Drink est une « chanson pour les morts » dans la lignée des traditions d’Amérique latine où connexion avec les défunts rime avec alcool et chants.

 « Au Vénézuéla, les rituels se font avec du rhum, des chants, des tambours.. L’alcool permet d’accéder à une certaine transe », précise l’artiste. L’ivresse brûlante  obtenue par l’alcool, le chant ou la danse peut aider à exorciser ses démons. « On oublie un peu ses peines et ses malheurs ». (Lu dans un blog de l’express)

I was down when I woke up
He was there, I could touch his face
I was feeling so close his presence
But he faded away in my memoryI drink your memory and swallow my wish
I wanna be drunk ’til tomorrowI have no brain, saturated with smoke and despair
I would rather talk with the essence
I fear the pillow
I don’t want to dream again
I’m his ghostI drink your memory and swallow my wish
I wanna be drunk till tomorrow

Toute autre est la chanson Cheers, (Drink to that), de Rihanna, qui appelle simplement à la fête pour le « freaking week-end ». Et que le Jameson coule à flots !

Takin’ shots in here, you want one?
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeahCheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah
Oh, let the Jameson sink in
I drink to that, yeah-e-yeah
Don’t let the bastards get you down
Turn it around with another round
There’s a party at the bar
Everybody put ya glasses up, and I drink to that
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
(And I drink to that)
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeahLife’s too short to be sittin’ ’round miserable
People gon’ talk whether you doing bad or good, yeah
Got a drink on my mind and my mind on my money, yeah
Looking so bomb, gonna find me a honeyGot my Ray Bans on and I’m feelin’ hella cool tonight, yeah
Everybody’s vibin’ so don’t nobody start a fight, yeahCheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah
Yeah-e-yeah, yeah-e-yeah, yeah-e-yeah’Bout to hop on the bar, put it all on my card tonight, yeah
Might be mad in the morning but you know we goin’ hard tonight (Wooo…)
It’s getting Coyote ugly up in here, no Tyra (Hey…)
It’s only up from here, no downward spiralGot my Ray Bans on and I’m feelin’ hella cool tonight, yeah
Everybody’s vibin’ so don’t nobody start a fight, yeah…Cheers to the freakin’ weekend
I drink to that, yeah-e-yeah

Et que dire de Drunk in Love, de Beyoncé et Jay-Z?
Un hymne à l’amour et à l’ivresse ?


Peintres vus aux Puces

En parcourant le marché Dauphine aux Puces de Saint-Ouen, nous sommes tombés sur ce tableau surprenant.

Graâce à la recherche d’images de Google, nous avons pu identifier son auteur : il s’agit de Christophe Blanc, un peintre qui expose notamment à la galerie Sebban. C’est un peu « space », comme on dit, dans le style expressionniste. En voici deux autres vus sur place.

Un visite du site de Christophe Blanc, et notamment la série des « affables », laisse entrevoir un monde masculin de convivialité, de célébration, à vrai dire un peu inquiétant. Ses personnages boivent, chantent, attendent… on ne sait quoi.

Plus douce est l’atmosphère des tableaux de Fatka, vus au marché Serpette, qui nous transportent un siècle en arrière dans l’atmosphère des bistrots parisiens.

Fatka est une artiste russe, une portraitiste. Reconnaitra-t-on celui-la ?

Voir ici sa photo galerie.

les dieux ont soif

Le Bon Clos joint sa voix à tous ceux qui comme le chat de Gelluck appellent à la réouverture des lieux de culte bachique. Non seulement une consommation modérée n’est pas préjudiciable à la santé (voir ici l‘article sur le séminaire du Wine Information Council), mais elle serait efficace in vitro contre le virus ! Alors buvons dans un verre, ou même à la bouteille !

Trop c’est trop, et les dieux ont soif. C’est façon de parler car ils ne se privent pas, eux. Grr.

Merci au père Gérard d’avoir mis en ligne cette scène du regretté Gotlib.

Covid et vin : l’état de l’art

Une consommation raisonnable de vin est-elle dangereuse pour l’immunité? Ou au contraire protège-t-elle du Covid?Est-elle compatible avec la vaccination ? On entend tout et son contraire sur ces sujets, aussi le webinaire organisé par le Wine Information Council, une organisation affiliée au programme Wine in Moderation qui regroupe des experts et des universitaires, était-il salutaire.

La conférence donnée en ligne mardi 2 mars par Nicolai Worm, nutritionniste et président du WIC a fait le point sur l’état de l’art (plus de trois cents études abordant ces sujets), mais n’a permis de répondre que partiellement à ces questions.

A la première question la réponse est qu’aucun impact négatif d’une consommation modérée de vin ne peut être associée à la pandémie en cours. On respire !

Ala deuxième question, il existe une étude in vitro qui montre que les polyphénols présents dans le vin préviennent l’attachement du virus à des cellules humaines mais le résultat n’est pas établi in vivo. Il ya quand même de l’espoir !

Et à la troisième question, la réponse est qu’il n’y pas encore assez d’études sur l’effet de la consommation d’alcool sur l’efficacité de la vaccination pour en tirer quelque conclusion que ce soit. Il faudra attendre, que chacun prenne ses responsabilités!

Les méfaits de l’alcool pris en trop grande quantité et trop souvent sont établis, mais il est aussi prouvé qu’une consommation modérée est fortement corrélée à une moins valence de nombreuses maladies, les cardio-vasculaires notamment. Le site de WIC est une mine d’informations sur le sujet.

le message de Wine in Moderation

Les échanges en fin de webinaire ont mis en lumière l’absence d’explication de la position de l’OMS, qui ne voit que des dangers dans la consommation alcoolique.

On pourra trouver une présentation plus détaillée sur le site de la Fédération Internationale des Confréries Bachqiues (FICB)

En remontant l’Orge

Les vins vieillissent dans les caves, on a vu récemment qu’il fallait en bon père de famille surveiller ça de près. C’est ce que font régulièrement les membres les plus dévoués du club d’Epinay/Orge, Covid ou pas Covid. Evidemment, toutes les règles sanitaires doivent être respectées : verres individuels, distanciation… Ce dimanche c’est à Viilliers/orge, à une lieue en amont, qu’ils se sont retrouvés.

Hommage au grand Serge disparu il y a 30 ans, voici un compte rendu de dégustation en forme de « comic strip », chanson qu’il faut avoir en tête en le lisant.

C’était dimanche dernier chez Pat et Phil
Hip de Villiers sur Orge à domicile
Qu’ on s’est retrouvé pour gouter des crus
Pas du vin bourru

Il y avait là toute la bande de soiffards
d’Epinay Sur orge Y avait Denard 
Bien sûr et puis Romain, sans sa cabrette 
Mais avec Laurette

Sans oublier Pierre et Jeanette, Malou,
Manu, qui faisaient  des clap et des glous
Des mmm des oui des non des bof des hou
Parfois des waaou !

On a descendu des tas de boutanches
Des Chateauneuf du pape, des rouges Garance,
Des Vacqueyras et des Croze Hermitage,
Des simples  villages.

Pour l’instant personne n’est tombé malade
Pourtant on était  bien dix à la table
Mais on dit qu’en plus des gestes barrières
Le vin ça protège.

une bonne boutanche (sélection du bon clos)

Un grand merci aux organisateurs et hôtes qui nous ont fait passer un bon moment.