Au Japon

Le Japon n’est pas traditionnellement, une terre de vin, même si cette boisson s’y installe avec quelques succès. Il n’est pas encore l’ordinaire des ménages.

Invités par l’ami Yusuke et sa petite famille, c’est avec d’autres produits alcoolisés que nous avons été accueillis :

Amazake (sake pétillant), Shichiken (sake fruité, minéral), umachu (liqueur de prune)

Promenons nous dans Tokyo…

Voici ce qu’on trouve à boire dans une fête populaire

On trouve rarement des poubelles en ville, cette affiche fait exception

L’histoire du vin commence à la fin du 19ème siècle avec l’ouverture au monde de la période Meiji et l’envoi d’émissaires en formation à Bordeaux. Il faut attendre un siècle pour voir apparaitre des vins de grande qualité. Certains vins sont délicieux, et se font connaitre dans des compétitions internationales.Mais les prix sont élevés.

Dans un grand magasin, première rencontre avec des vins naturels du monde

Un bar à vins au coin d’une rue du quartier Shinjuku

Dans un restaurant de fruits de mer du quartier Roppongi, carte des vins de l’état de Washington

On aurait préféré une carte des vignobles japonais !

Dans le quartier Shibuya, un wine bar qui vinifie sur place du jus de raisin apporté. Noter les cépages Koshu (indigènes, blanc) et Muscat Bailey A (hybride local).

Yamanashi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tokyo, est la première région viticole du Japon, historiquement (depuis la fin du 19ème siècle) et en quantité.

Nous y avons visité le domaine Tomi no Oka de l’entreprise Suntory, producteur majeur de boissons au Japon

la gamme des vins du domaine Suntory
des vins récompensés dans les compétitions

et nous ous y avons trouvé une réponse à la question : Que faire des vieux bouchons ?

Katsanuma Winery de Chateau Mercian est un autre domaine réputé du Yamanashi.

Sa visite vaut le coup d’oeil. (et d’y déguster les vins !). Ce tableau décrit la production de la vigne à la bouteille.

Charmants porteurs de tonnelet

Quelques anciennes affiches publicitaires du début du XXème siècle témoignent du chemin parcouru..

Décryptage de cette affiche : Texte principal (au centre, en bleu, grands caractères) :

  • 甲斐産葡萄酒 (Kai-san budōshu) → « Vin produit dans la région de Kai » (Kai est l’ancien nom de la préfecture de Yamanashi, région historiquement connue pour ses vignobles)
  • 宮崎葡萄液 (Miyazaki budōeki) → « Jus/liqueur de raisin Miyazaki »

En rouge, au-dessus : 大果天印 → une sorte de marque ou label commercial (« marque du grand fruit céleste », probablement le nom de la marque)

Colonne de gauche (texte plus petit) :

  • 特約店 小山慎六商店 → « Revendeur agréé : Maison Koyama Shinroku »
  • 發賣元 東京甲斐産商店 → « Distributeur : Maison Kai-san de Tokyo »

Colonne de droite : 宮内省御用達 → « Fournisseur officiel du Ministère de la Maison impériale » (une mention prestigieuse indiquant que le produit était fourni à la cour impériale japonaise)

Chateau Mercian possède un autre domaine, Mariko Winery, dans la région de Nagano,  la deuxième plus grande région de production de vins du Japon, au climat semi-continental.

Nous y avons retrouvé le maitre de chai et manager général Hironori Kobayashi. Sur une centaine d’hectares plantées de cépages internationaux, on y fait du vin depuis 2003.

quelques bouteilles dégustées

la Mann’s Wine Komoro Winery est située au pied du Mont Asama dans la partie est de la préfecture de Nagano. Elle est dirigée par une filiale de Kikkoman, une entreprise japonaise dont la sauce soja est bien connue. Sa production de Chardonnay est réputée.

Il s’y trouve un conservatoire de 32 cépages, et un jardin paysager, le « jardin des dix mille ivresses » (万酔園)…

On peut y voir ces pavages et sculptures

et un remarquable lustre dans les bureaux !

« EH Shuzo » est une brasserie historique de plus de 200 ans située sur les terres d’Azumino. Utilisant l’eau souterraine des Alpes du Nord et le riz de Shinshu, ils brassent du saké en fusionnant des techniques traditionnelles et un contrôle qualité moderne.  Ce grand tableau décrit le process de fabrication.

des dizaines de crus à déguster, une sacrée expérience !

Dans les musées de Tokyo et Kyoto, on va trouver beaucoup de vaisselle en bronze, d’origine chinoise souvent : petits réchauds, jarres, vases à vin

  • gobelets période Erlitou âge debronze


de délicates poteries (carafes et tasses)

et quelques oeuvres comme ce grand paravent du peintre japonais Keison (16ème siècle), représentant 7 sages de la Chine ancienne, retirés du monde corrompu dans une bambouseraie où ils buvaient du vin et se livraient à de « pures » conversations.

Finissons avec cette « boîte à rouleaux » présentant fièrement un cep de vigne.

Passant par Cahors

Nous voici au pays du Malbec, avides de découvertes. Nous en ferons au musée Henri Martin, avec cette bouteille représentant Gambetta, l’enfant du pays (1838-1862), ardent défenseur de la République,

et ce pique-nique de faucheurs, détail d’un tableau gigantesque, la fenaison (3,7 m sur 7, 1910) d‘Henri Martin

Devant le pont fortifié Valentré, emblème de la ville, pousse la vigne…

Ce panneau, vantant un lauréat d’un challenge de vins,

nous rappelle que Jean Marais ne fut pas seulement un grand acteur (le voici dans le Bacchus de Jean Cocteau)

mais aussi un dessinateur et artiste plasticien de talent

vase Bacchus de Jean Marais

Le domaine Delmas à Parnac, à quelques kilomètres à l’ouest de Cahors, est un bon point de chute au milieu des vignes.

N’hésitons pas à déguster les crus du domaine.

La résidence recèle quelques intéressants ouvrages sur la vigne et le vin, et une plaisante décoration

Nous ne quittons pas la région sans une pensée pour les Hauts d’Aglan, que nous avons tant aimé. Que sont-ils devenus?

Au Château Sainte Roseline

Le domaine Sainte Roseline, grand cru classé des côtes de Provence depuis 1955, jouit d’un cadre exceptionnel avec sa chapelle du XIème siècele et son vignoble, jadis celui d’un monastère, dont l’ancienneté remonte au XIVème siècle.  L’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, bien connu des lecteurs du Bon Clos, y tenait son chapitre d’été ce samedi 4 juillet.

« Fille du seigneur des Arcs, Roseline de Villeneuve devint chartreuse à 25 ans puis prieure. Elle mourut en 1329 à 66 ans. On lui attribue de nombreux miracles. » Elle fut canonisée au 19e.

La chapelle, rénovée en 1969, est ornée notamment d’une grande mosaïque de Marc Chagall,  « le repas des Anges ».

mosaïque de Marc CHAGALL représentant « le Repas des Anges » réalisée en 1975

La famille Rasque de Laval avait acquis le domaine du fait du mariage en 1919 entre le baron Henri et la fille du propriétaire, Marguerite Marie Jean. Il faut noter que c’est le baron Henri Basque de Laval qui est à l’origine de la renaissance en 1951 de la confrérie de Méduse.

Le domaine fut racheté en 1994 par Bernard Teillaud qui entreprit la rénovation complète de l’abbaye.

Sur ce terroir argilo-calcaire, on produit aujourd’hui plusieurs gammes de vins blancs, rosés et rouges issus d’une dizaine de cépages : lampe de Méduse, « à la silhouette emblématique et unique » (pour la bonne compréhension, lampe veut dire bouteille dans le jargon de l’ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, confrérie qui promeut les vins de la Provence méditerranéenne) ; cuvée Collection (blanc, rosé) et cuvée Prieure (rouge) ; la Chapelle de Sainte Roseline, est la cuvée d’exception « d’une finesse et d’une complexité rivalisant avec les plus grands »…

Sa (co)propriétaire actuelle, Aurélie Bertin-Teillaud, fille de Bernard, accueillait donc ce samedi 4 juillet, le chapitre d’été de  l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse dont elle est Commandeur, tenant la charge de Grand Héraut.

Après  la traditionnelle messe des Chevaliers de Méduse, et les intronisations, vinrent l’apéritif, servi dans le cloître de l’Abbaye, et le diner en plein air.

les membres de la confrérie autour du grand-maître Patrick-Pons en robe claire ; on reconnait en bas à gauche les canariens Petrus et Zaza

Ce fut l’occasion bien sûr de déguster,  accompagnés des mets les plus fins proposés par le traiteur Fleur de Sel Réception. les crus de la Provence méditerranéenne :

en blanc, les côtes de Provence de Ste Roseline (« lampe de Méduse » 2025) et de la Tulipe Noire d’Alain Baccino, et le Bellet Pouncia du Chateau Saint-Jean de Jean Patrick et Nathalie Pacioselli 

en rosé, le côtes de provence de Sainte Roseline (lampe de Méduse 2025), le coteaux varois en Provence du chateau les Annibals « suivez-moi jeune homme » 2025, et le Bandol 2025 du domaine Ray-Jane d’Alain et Anne Constant

enfin en rouge, le côtes de Provence de sainte Roseline (lampe de Méduse 2023) et le Bandol château Rouvière 2023 du diomaine Bunan.

A table avec l’abbé Michaël et le grand-maître Patrick

Toutes ces « huiles » étaient bien sûr proposées par des membres de Méduse, et introduites en suivant l’appel séculaire :

Lampe allumée (verre rempli), Portons à la hauteur de nos yeux! Et, après avoir invoqué notre Mère Méduse, lampons!

Oleo et lampade Medusa gaudet 
laetificat petrificando
Alleluia Alleluia

revivons l’événement sur FB,

revivons-le encore et encore…

Amis de Méduse, bon vent !

A Sibenik avec Marin B.

Il est des gens qui vivent plusieurs vies. Notre ami Marin Berovic en fait sûrement partie.

Slovène, mais ayant aussi des origines croates. Scientifique, professeur d’université et aussi peintre, photographe, chanteur. Amateur de vins, expert auprès de l’OIV, membre, président de jurys internationaux de vins, organisateur de tours de découverte de vins … Et gastronome, cuisinier par-dessus le marché ! Et père et grand-père de famille !

Pour en savoir plus sur Marin

Passer quelques jours en sa compagnie est donc un privilège rare, garant de moments intenses. Cet homme ouvre toutes les portes, des grands domaines viticoles, des bonnes tables, des artisans de la gastronomie…

Un diner de grilllades au Peška Fond restaurant de Marko Pavlak à Primošten

arrosé d’un Maraština (vin blanc de la famille  malvoisie),  et d’un  Babić 2016 de chez Gracin, est une excellente introduction à ce qui va suivre. Savoureux Babić, aux intenses arômes de prune et de mûre…

De sa petite maison de Šibenik, on rejoint rapidement Skradin, point d’entrée des fameuses chutes de la rivière Krka, joyau de la région. Ce banc en met bien en valeur les atouts.. 

A la  Bibich Winery, nous sommes accueillis chaleureusement par Bojan. 


Alen Bibich, récemment décédé, s’y est attaché à tirer le meilleur du cépage « debit », dont le nom proviendrait de la «dette» payée par les paysans lors de l’occupation napoléonienne. Mais bien d’autres cépages sont utilisés,  dont les vignes sont réparties dans plusieurs terrains alentour : maraština, sauvigon blanc « fumée » pour les blancs ; Lasin, Babic, merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc pour les rouges.
Des mets délicieux qui portent la marque de Vesna Bibich, cheffe réputée, accompagnent les crus qui se succèdent : Debit bilo « superstitious », « fumee blanc « Bas de Fain », Babic 2021, Lasin 2023 Sangreal (merlot), et les « stars » Aleph  (2019, assemblage de type medoc) et Bas de Bas 2018 (assemblage merlot-syrah).

La visite en 2011 d’Anthony Bourdain, réalisateur de la série culte « No reservations », a fait connaitre Bibich à un large public aux USA où 70% de la production est aujourd’hui exportée.

A. Bourdain, à g., Alen Bibich, à droite

Sur l’île de Kaprije nous rendons visite à Zvonka qui nous attend avec des spécialités locales comme ces rolnice od patidžan (rouleaux d’aubergine farcis d’une préparation de poisson mariné). 

Un équipement adapté à la température extérieure

C’est une  oenologue à qui l’on doit la renaissance du Babić dans la région viticole de Primošten (« primoštenski Babić»), dont on va découvrir une variété de crus, en terminant en gloire avec un « Fumé blanc » GRGish Hills de Napa Valley 2003 rapporté d’un de ses voyages, bouteille qui attendait notre visite ?

La soirée se terminera joyeusement à Bodice chez l’ami Zeljko, toujours adepte du sabrage,

chez qui l’on goûtera notamment la sélection du roi de Suède, un vin qui atteint 16 degrés d’alcool.

A boire en gemišt ou en bevanda ?

Le domaine Testament a été créé en 2007 dans une ancienne zone militaire sur un terrain calcaire.

Son nom fait référence à l’histoire, à l’héritage reçu des ancêtres qui font du vin en Dalmatie depuis l’âge de bronze. Sur 50 hectares on y produit une grande variété de vins, principalement des rouges : Babić, Lasina (proche d’un pinot noir), Tribidrad (connu aussi comme Zinfandel, dit aussi primitivo en Italie). Et quelques blancs : debit, maraština, pošip.

L’ami Janesz a son exercice préféré

Martina nous fait goûter successivement une dizaine de crus,

bouteilles vieillies en mer

accompagnés de l’inévitable plateau de charcuterie… 

Un plus tard en voici un autre, chez Ante Reljanovic,

un fameux producteur de jambons « pata negra » pour lesquels il détient un record de grandeur,

Il nous sert ensuite une peka, un plat riche cuit sous la cloche, conjuguant porc et poulet sur un lit de riz. On n’en viendra pas à bout !
(La peka (pèka) est une cloche de fonte qui a donné sont nom a cette spécialité. On place dans la cheminée un plat rempli de viandes et de pommes de terre, on le recouvre de la cloche en fonte, que l’on recouvre de braise. Et cela cuit ainsi pendant plusieurs heures.)

Avec son épouse Daniela, cet homme produit aussi du vin en petite quantité sur 1/2 hectare, mais d’une qualité incroyable. Son 100% merlot 2010 nous a conquis.

Dans la main droite d’Ante, Intanto, l’effervescent rouge slovène préféré de Marin

Comme si on en avait besoin, c’est encore à table que l’on termine la journée, avec Zeljko et sa bande de copains de Bodice.

Marin s’est mis d’accord avec le chef sommelier, Jure, qui servira les vins qu’il a apportés : pinot noir rosé effervescent, maraština, lucica 2008 (debit, le meilleur de Bibich), Pignol 2001 (vin de Vénétie), et Intanto bien sûr pour finir.

Cette virée vaut bien un haïku :

La fête est finie,
il va falloir s’en remettre,
merci mon ami !

Mais non, la fête n’est pas finie, elle continue à Drnis ! sans nous…

Hong Kong et Macao

Voici deux territoires, aux confins sud de la Chine, qui cultivent chacun ses particularités.


Hong Kong, urbanisaton de 8 millions d’habitants, où s’empilent tours et centres commerciaux sur un chapelet d’îles montagneuses, qui n’a plus grand chose à voir avec celle relatée par Joseph Kessel en 1955.

« D’un côté, la moderne forteresse anglaise, dernier maillon de la « chaîne de citadelles » britanniques, et port de contrebande où circule sans mal l’opium, cette « boue étrangère » haïe par Pékin. De l’autre, l’ancestrale colonie portugaise, « lupanar, repaire de la drogue et tripot fantastique ». Soit deux lieux de débauche et de légendes, peuplés de bourlingueurs, de prostituées et de besogneux. Deux recoins du monde jumeaux, où la détresse des hommes voisine avec des paysages d’une accablante beauté… «  (merci l’Express)

Macau, territoire minuscule, paradis des casinos et des joueurs.
Tous deux, ex-colonies cosmopolites. La vigne n’y pousse pas mais le vin y a des amateurs.

à gauche Filipe, président de la Confraria dos enofilos de Macau

A Hong Kong cette fresque de rue surprend.

Il y a comme un écho avec cette parodie animalière que nous a transmis l’ami Edward.

Au Museum of Art, un beau panorama des arts millénaires de la Chine. Ces ladies goûtent du vin (anonyme, vers 1810)

ladies tasting wine (encore faudrait -il savoir ce qu’on entend par vin, souvent de riz en Chine)

Ce n’est pas la vaisselle qui manque : jarres, gobelet couvert, coupes de l’époque de la dynastie Han (-200 +220)…

Parmi des centaines de fioles à parfum nous avons déniché celle-ci qui atteste la présence de raisin (elle ne mesure pas plus de 8 cm)

Sur cet éventail nous retrouvons le poète Li Bai, fameux buveur que les lecteurs du bon Clos ont déjà rencontré

A la boutique du musée on peut se procurer cette carafe de William Morris

Un peu plus loin le musée M+ s’intéresse aux temps modernes.

la maison Veuve Amiot est « Créateur de bulles » depuis 1884. On en buvait en Chine dans les années 1900-1910 ! Cette affiche dont l’auteur n’est âs identifié date de ces années.

Avec ce « Nanshan Restaurant », Li Zanhyang (né en 1969) prend plaisir à mettre en scène de simples gens prenant du bon temps à Chongqqing

Avec cette scène de 2015 intitulée China Lake, où une joyeuse compagnie trinque les pieds dans l’eau, Zhao Bandi (né en 1966 à Pékin)  réussit à nous surprendre.

Saluons le collectionneur suisse Uli Sigg qui a fait don au Musée Plus de sa collection d’oeuvres d’artistes chinois réalisées dans les années 1995-2010, transmettant des émotions de cette époque de profondes transformations.

En haut de l’International Commerce Center – plus haute tour de Hong Kong (484 m), voici quelques vins proposés. En rouge il y a un peu de tout, mais pour les rosés, la Provence est reine ! (les prix sont en HK$, soit 0,11€ environ)

De l’autre côté du bras de mer séparant l’île de Hong Kong du continent, l’Héritage Museum présente des pièces antiques et modernes, comme cet ustensile à boire du vin, représentant un animal (dynastie Zhou, premier millénaire BC)

Celui-ci est plus récent (dynastie Han, entre -200 et +200)

Cette cruche à tête de coq en céladon verni est à peine plus récente (dynastie Jin 265-420)

et cette carafe à vin avec son bac de réchauffement est quasiment moderne (dynastie Song, 960-1279)

Ces vitraux viennent de la résidence, fusion d’architecture occidentale et chinoise,  de  Ronald Poon, un collectionneur qui en fit don à l’Heritage Museum.

Jin Yong est un auteur contemporain (1924-2018) de romans de cape et d’épée qui a connu un succès phénoménal à Hong Kong, puis dans toute la Chine. Que boivent donc ses héros ?

Sur l’ile de Macao toute proche, où le commerce de vins bat son plein pour régaler les joueurs, on n’a pu en savoir plus sur cette cave à vins que les quelques tableaux en vitrine

Screenshot

Toscane – le retour

Nous voici de retour dans cette terre aux mille merveilles. 

Première étape : Forte dei Marmi, luxueuse station balnéaire encore en basse saison. Une exposition s’y tient qu’hélas nous ne verrons pas, non plus que ce tableau représentant le cortège de Bacchus, du napolitain Domenico Gargiulo, dit Micco Spadaro (vers 1609/1610-1675)

Le Cortège de Bacchus, vers 1650 Huile sur toile, 68 x 102 cm

A l’hotel de la Primula, ce porte-parapluie bachique nous interpelle

A Pietrasanta voisine, nous revient le souvenir d’un festival Vino & Arte. Il perdure, mais peu d’oeuvres font vraiment le lien entre art et vin. Ivan Theimer fait exception, avec cette grappe humaine.

opera di Ivan Theimer | museodeibozzetti.it

Ce tchèque d’origine n’en est pas à sa première évocation de la grappe, celle-ci, biblique, date de 1993

LA GRAPPE DE LA TERRE PROMISE Bronze, 1993 32 x 38 x 15 cm

Venons-en au fait(îte), à Florence.

Le bar à vin « Meno, Vini e Altre Necessita » mérite une visite.

Les bouteilles peuvent être bues sur place ou à emporter (les 2 prix sont sur les bouteilles), la cuisine  est du patron (tenter le « Pancia di maiale, anacardi e cavolo cappuccio »),  et -10% à qui laisse son téléphone sous la cloche pendant le repas.

Une autre bonne adresse : la Vecchia Bettola

Il y règne une ambiance joyeuse…

Vin à volonté (5€), pas un grand vin certes, du « vino rosso de toscana », mais qui accompagne bien le lampredotto,

et qui a ses amateurs, comme ce militaire attablé, croisé dans une rue du même quartier de San Frediano, sur la rive gauche de l’Arno.

Produit du street art, ce tableau peint sur un mur nous a frappé par tout ce qu’il exprime : le « petit caporal », la campagne d’Italie, l’expression volontaire, déterminée d’un que rien n’arrête, la pasta et la bottiglia di vino, et sous sa garde la Joconde qui veille aussi sur lui… C’est du grand « street art » signé GB. Qui est donc ce GB ?

Dans le même quartier, au Cenacolo del Santo Spirito, cette plaque de pierre des 8ème-9ème siècle provenant de Volterra représente une scène de vendanges.


et dans le cloître de la basilique du Santo Spirito, dans le »nouveau réfectoire », voici trois fresques représentant les noces de Cana, la Cène, et le repas chez Emmaüs. Un panneau indique que ces es fresques, peintes l’une à la suite de l’autre, occupent une surface de 70 m2, et ont été peintes en 1594 par Bernardino Poccetti . Elles ont été restaurées récemment.

De l’autre côté de l’Arno, le musée des Offices (Uffizzi) recèle bien des trésors. En voici quelques uns qui devraient intéresser les lecteurs du Bon Clos.

On commencera par ce jeune satyre aux grappes (marbre, romain antique)

Ce jeune Bacchus de Guido Reni, fin 17ème, bénéficie d’un cadre de circonstance

Plus ancien, le Bacchus de Caravaggio (fin 16ème) est archiconnu, » Carpe Diem » semble-t-il nous dire coupe en main.

Le banquet des dieux du romain Spadarino (vers 1625) : au centre Ganymède tient un plateau avec une coupe que Bacchus (de dos) remplit ; en haut à droite quelqu’un boit déjà…

Il manquait Venus dans le tableau précédent. La voici avec un satyre lui apportant des raisins

 (Annibal Carracci, 1587)

Un néerlandais maintenant : Gherit von Honthorst et son souper au joueur de luth (vers 1620)

Et voici maintenant un repas de noces, du même auteur. La mariée va-t-elle saisir le verre qu’on lui tend ?

Dans une toute autre veine, voici l’ivresse impudique de Noé par Andrea Pisano (vers 1343) sculpteur, orfevre, architecte…

Les temps changent, ce caviste a lâché l’affaire, remplacé par un imprimeur. Autre métier de presse…

De Leipzig à Berlin

Nous voilà repartis vers l’Est, sur le traces des Anciens.

Depuis la voie ferrée aux alentours de Wurzburg, en basse Franconie, on longe le vignoble. Est-ce là que l’on produit le célèbre vin de Stein dans sa « bockbeutel »?

Nous sommes au pays de Johann Wolfgang von Goethe, qui déclama dans son Wanderlied

Là où nous buvons, où nous aimons, est un riche et libre monde

Leipzig, au carrefour de la Via Imperii, qui menait de Rome à la mer Baltique, et de la via Regia, menant vers l’est vers Kiev, Vilnius et Moscou, et vers l’ouest vers Paris, Bordeaux et l’Espagne, est très tôt devenue une Messestadt, une majeure ville de foire.

La ville a été largement reconstruite après la guerre. Le Speckshof abritait et abrite encore le plus ancien passage de la ville. « Messepalast Specks Hof
Construit dans les années 1908–1911 d’après les plans de l’architecte E. F. Hänsel, comme premier nouveau bâtiment de foire de Leipzig avec passage  commercial. Nommé d’après le marchand et collectionneur d’art Maximilian Speck,qui acquit en 1815 le grand magasin situé au même endroit. Après de graves dommages de guerre, la reconstruction débuta en 1947. Réaménagement du passage en 1982/83« 

le specks hof dans les années 1900

Le voici après reconstruction

Rénové dans les années 90,

Screenshot

on peut maintenant y voir cette fresque murale

Autre lieu intéressant, Auerbachs Keller, cinq fois centenaire,

temple de la tradition culinaire germanique.

« En 2025, la cave Auerbachs Keller de Leipzig fêtera un anniversaire particulier : 500 ans de tradition et d’histoire ! En 1525, le Dr Heinrich Stromer von Auerbach, médecin et professeur d’université de Leipzig, eut l’idée révolutionnaire de servir du vin aux étudiants dans la cave de sa maison. Ce faisant, il posa les bases de l’une des auberges les plus anciennes et les plus célèbres d’Allemagne. Aujourd’hui, la cave Auerbachs est un symbole vivant de la ville et un lieu de rencontre culturel dont l’histoire est inextricablement liée au célèbre poème « Faust » de Johann Wolfgang Goethe. » (communiqué de presse)
Le docteur Faust, personnage semi-légendaire, s’y serait tenu à cheval sur un tonneau en 1535, « dans un épisode héroï-comique immortalisé par une peinture sur bois accompagnée de six vers narrant ce haut fait« . On y trouvait deux peintures sur bois datant de 1625 : Le docteur Faust lors d’un festin d’étudiants et Le docteur Faust chevauchant un tonneau de vin. Ces représentations ont directement inspiré Goethe pour la scène ultérieure.

(lire la scène sur Wikisource dans la tradition de Nerval, p 84 et suivantes)

Ce que l’on peut y voir aujourd’hui

Aux murs, des buveurs de cave

et des assemblées d’hier et d’aujourd’hui.

Ich hätte Lust, nun abzufahren. (J’aurais envie de partir maintenant.)
Faust 1, Szene Auerbachs Keller

Le musée des beaux arts de Leipzig recèle quelques belles choses.

Voici Le Christ à l’Olympe, de Max Klinger, refusant la coupe de vin offerte par Dionysos, scène fantastique et qui peut sembler anachronique (mais après tout les dieux sont immortels) où se confrontent la jouissance aimée des dieux gréco-romains et le sacrifice chrétien.

Voici aussi un mignon paysage de vignes (vendanges sur les côteaux de Sèvres), de Camille Corot (1872)

et des scènes de genre hollandaises du 17ème siècle

détail du joueur de flute Dirck Hals
Le joueur de flûte, Dirck Hals 1635
auberge Egbert Vander Poel 165x (détail)
musiciens Pieter de Hooch 166x
auteur hollandais 1670

Ne quittons pas Leipzig sans un regard sur une belle collection d’étiquettes de bière, collée sur une armoire métallique, vue au musée de la ville dans l’ancien Rathaus.

Leipzig n’est qu’à une heure de train de Berlin, où nous attendent d’autres merveilles.

Quel plaisir de retrouver, à la Berlinische Gallerie (musée d’art moderne), Lovis Corinth, dont nous connaissons les Bacchanales!

Ce « Bacchant » fait partie d’un cycle de onze peintures du « Katzenellenbogen Cycle » (d’après le nom de la collectionneuse Estella K.) que la BG a l’ambition de réunir.

C’est en effet un thème cher à Lovis Corinth, comme le montre ces autres oeuvres

Mais c’est à la Gemalde Galerie que l’on fera la plus belle récolte.

On y trouve de nombreuses scènes de genre du siècle d’or néerlandais, représentant de joyeuses compagnies

Ce buveur là n’est pas joyeux, son verre est vide !

Le buveur de Jacob Backer vers 1634
les 3 musiciens de Diego Velasquez

Jouer de la musique n’empêche pas d’avoir soif

joueurs aux cartes non plus

les tricheurs, Wouter Crabeth II, après 1626

Des messieurs font boire des jeunes personnes,

Ici ce sont de jeunes personnes qui font boire un vieux monsieur (Lott et ses filles, de Joachim Wtewael, 1610 ; et un fragment d’un tableau de Hans Baldung, dit Grien 1520, où l’on ne voit plus que Lott)

Voici aussi des scènes de groupe dans des tavernes et maisons plus ou moins bien tenues

On finira la visite avec ces natures mortes aux bouteilles de l’alsacien Sebastien Toskopff (1597-1657) et au verre de vin d’Anne Vallayer-Coster (1744-1818)

et avec cette fête de Bacchus de Pieter Brueghel le Jeune et Henrick van Balen l’Ancien (avant 1632) illustrant l’antique adage : « sans Cérès et Bacchus, Vénus a froid ».

En Dalmatie

Cette région de la côte adriatique est une des quatre régions viticoles de la Croatie.

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 » Le Plavac mali, (*)parmi les vins rouges et le pošip, parmi les vins blancs sont les fleurons de la viniculture dalmate. Cependant, c’est le grand nombre de sortes autochtones, comme le kujundžuša, le plavina, le maraština, le bogdanuša, le debit et bien d’autres sortes, dont le potentiel est reconnu par de plus en plus de viniculteurs dalmates, qui attirent l’attention de nombreux passionnés. » (cf le site croatia.hr)
(*) cépage déjà rencontré dans ces colonnes

Avec l’ami slovène Janesz nous y sommes rendus  à la rencontre la belle confrérie des chevaliers du vin croate, qui célébrait son chapitre à Imotski dans le sud du pays.

Janesz avec le grand-duc

C’est Zeljko,  grand amateur de vins et sabreur de champagne, qui nous a accueilli et d’abord conduit dans ses terres de Vodice. Là nous attendaient Ivo, Susana et leurs amis (Maria, qui parle un peu français, Natalia, Zvomko …), là nous avons eu un avant-goût de l’hospitalité croate.

Pour accompagner Prosciutto/pancetta/fromage, asperges (que l’on consomme avec de l’huile d’olive du jardin pressée la veille), Soupe de fèves au lard, Octopus grillé… les vins se succèdent : « debit » lučica réservas 2016, vin jaune foncé après 18 mois de barrique, malvoisie istarska 2023 « festigia »,    » plavac mali  » 2018 de l’île de Hvar, Zlatan plavac 2020…

Après la visite  du moulin à huile, dont le patron est aussi un chevalier amateur de vin, la dégustation va se poursuivre dans la cave à Zeljko, jusqu’à plus soif, en écoutant des chansons françaises ( « rappelle-toi Barbara », « non rien de rien » etc.) dont ces fins gourmets sont friands.

Zeljko en sa cave, prêt à sabher

Imotski est un village situé au fin fond de la Croatie près de la frontière bosniaque, dans une région karstique au paysage impressionnant de collines et de lacs.

La maison d’Ivan Turic, un moine, collectionneur d’oeuvres d’art, est en passe de devenir un musée. Les chevaliers croates en ont la primeur, et nous en ramenons quelques images, comme cette gravure de Friedrich Kraus (1826-1894)

Friedrich Kraus, gravure « ein gastmahl bei tizian » (visite chez Titien).

Nous avons retrouvé le tableau original en couleurs

Sur celle-ci, on reconnait « le roi boit » de Jordaens.

Et voici dans une charmante scène de chasse(?) d’auteur inconnu,

un détail charmant

Voici quelques autres oeuvres découvertes au fil des vignobles, comme ce portrait d Ivan Jerkovic, fondateur du domaine du même nom, , vu par le peintre Denis Kujundzic

ou cette mosaïque des années 70, du temps de la Yougoslavie, vue dans une ancienne coopérative, Imota.

En consultant l’article paru sur le site de la FICB, on en saura plus sur les chevaliers du vin croate et leurs rituels, toujours ponctués par leur devise :

SLOVA BOGU ČAST VINU. (Gloire à Dieu, Honneur au Vin).

Sur le chemin du retour faisons étape à Ljubljana en Slovénie retrouver l’ami Marin. Il nous reçoit chez lui, entouré de tableaux et de bouteilles.

la vie est trop courte pour boire du mauvais vin

On va fêter ces retrouvailles à table à la Gostilna Narobe, une bonne adresse à Trzin, à la déco sympathique !

Y sont affichés les dix commandements de l’aubergiste

A savoir :

  1. Je suis ton aubergiste, ne va pas boire dans une autre taverne !
  2. N’appelle pas l’aubergiste pour rien !
  3. Souviens toi de venir boire chez moi, tous les dimanches et jours fériés ou pas !
  4. respecte l’aubergiste et sa femme si tu veux être bien servi
  5. ne casse rien dans ma maison
  6. n’importune pas les femmes dans ma maison
  7. n’oublie pas les droits de propriété dans ma maison
  8. n’omets pas de dire ce que tu manges, bois et fumes dans ma maison
  9. ne demande pas ce que je ne peux pas te donner
  10. ne demande pas à boire à crédit : méfiance!

Nous y retrouvons aussi l’ami Stefan, industriel, aviateur, producteur de Štefanjak (« žganje iz vino » = brandy).

Décidément, ces slaves du Sud n’ont rien à nous envier. Merci à tous, amis croates et slovènes !

A Turin

Belle ville que Turin, capitale du Piémont, et du défunt Duché de Savoie, puis brièvement de l’Italie. A six heures de train de Paris, elle offre au visiteur bien des attraits, et mérite le voyage.

Turin, Milan, Gênes et Venise en PLM depuis Paris

La région est viticole et produit les plus grands vins d’Italie : le Barolo,  « le roi des vins, le vin des rois« , le Barbaresco, et bien d’autres comme le fameux Asti Spumante…

Il y a des restaurants partout. L’Angolo di Parîn est un resto traditionnel, idéal pour une mise en bouche ; son motto : « Ij antipast pì bon, ij primi d’la tradission, e Për ël dòss a-i é semper spàss« 

Il s’y trouve un curieux autel

Cette affiche d’Ernst Dryden y vante le champagne Veuve Devaux

Le Palazzo Reale abrite la collection Sabauda des ducs de Savoie , essentiellement des oeuvres des 14ème au 18ème.

Dans la salle des cuirassiers (anciennement des Dignités) on trouve ces allégories de Novara et Torino

Plus loin ces jolies scènes de taverne de David Teniers III et Pieter 2 Brueghel (détails),

et cette scène de bombance à table

Cette jeune hollandaise à sa fenêtre, une grappe de raisin à la main, est de Gerrit Dou (1613-1675)

voici des putti vendangeurs

ici un détail d’une tapisserie représentant Noé chargeant son arche

Et aussi ces deux représentations d’Ariane et Bacchus, celle-ci de Luca Demaret Dameret ?

et celle-ci de Giovanni Antonio Burrini.

Au palais Carignano est installé le musée du Risorgimento qui conte l’histoire de la formation de l’Italie moderne.
On change de siècle. Ci-dessous une litho du caricaturiste Dalsani, figurant le politicien Depretis champion du « transformisme ».

Du même auteur, cette affiche vantant CUPROL, produit à base de sulfate ce cuivre pour la vigne,

et cette publicité pour le grignolino de Callianetto (un vin de la région d’Asti) de G.Granero.

On ne quitte pas Turin sans faire un tour au musée de l’Auto, FIAT oblige !

Ici le vin est au service de l’auto, et vice-versa.

Mais gare à l’accident !

Chaque pays a sa façon de réagir, ci-dessus : la française (vue d’Italie).

Il y a aussi un musée du cinéma installé dans une grande tour, la Mole Antoniella. Vaut la visite !

On en saura plus sur les vins de la région et en particulier ceux d’Alba, où un séjour-découverte de vins s’est déroulé en mai dernier, en lisant l‘article paru sur le site de la FICB.

Dans le vignoble de Faugères

Le vignoble de Faugères, qui s’étend sur 1800 hectares sur les coteaux schisteux des avants-monts du haut Languedoc en Hérault, ne s’est développé que récemment. Son terroir n’est délimité qu’en 1948, et l’AOC date de 1982.

Pas de cours d’eau en surface, mais le sol, schisteux, retient l’humidité, et la vigne puise en profondeur. (voir un article développant les qualités du schiste là)

à gauche, le schiste bleu au mas des Capitelles

Les cépages principaux en rouge sont la syrah, le grenache noir, le carignan et le mourvèdre . L’assemblage est libre, mais obligatoire. Roussane et vermentino pour le blanc. Le climat est méditerranéen, avec des nuits fraiches.

Ce terroir a ainsi bien des qualités pour donner des grands vins.

L’ami Michel, grand-maître de la commanderie du Faugères, nous a fait découvrir le domaine Mas des Capitelles, l’un des plus qualitatifs, qui privilégie le carignan.

Les frères Cedric et Brice nous reçoivent. A la suite de leur père Jean, ils ont pris les rênes de ce domaine de 28 hectares, sorti de la coopérative en 1999.

Les capitelles sont ces cabanes de pierre sèches servant d’abri dans les garrigues. Brice en a construit une l’hiver dernier

Les frères sont un peu artistes, voici la 4ème dimension vue par Cedric.

et un arbre mobile (ça tourne) vu par Brice.

Ici le Carignan est roi. Taillé en gobelet, les vieilles vignes donnent peu (20-30 hl à l’hectare) mais bon.

Aeration des sols, biodynamie, décoctions de plantes, tri sur souche, utilisation de levures neutres : c’est la qualité qui est recherchée, et la garde.

Les prix s’en ressentent, évidemment. Voici la gamme des vins produits.

Heureusement, on trouve des vins de Faugères à des prix bien plus doux, que l’on peut déguster à la cave coopérative Vilavigne. 

Nous avons bien aimé le Parfum, du mas Olivier, médaillé d’Or au concours international de Lyon 2022

Nous avons bien aimé aussi La Jasse d’Aimé Rouge 2023. Rapport qualité/prix incroyable. Allez à Faugères !

la devise vue à la cave Vilavigne

Et merci à l’ami Michel qui nous y a guidé !