Dames de la Halle

Oublié le confinement, la foule avait envahi ce dimanche de Pentecôte les rues du Marais où la Halle des Blancs Manteaux avait rouvert ses portes pour accueillir de nouveau l’ Expo4Art et 70 artistes et créateurs.

Parmi ceux-ci deux dames.

Michèle Pincemin peint des aquarelles surréalistes et colorées, elle illustre aussi des livres pour enfants.

A qui s’adresse celle-ci ?

Françoise Minet, portraitiste belge, était là elle aussi. Ce tableau a retenu notre attention.

Un peu plus loin nous avons retrouvé Germain Henneka, rencontré en septembre dernier. Ses tableaux de verres ayant du succès, il a poursuivi dans cette voie.

Au château d’Ecouen

Dans cette petite ville située au nord de Paris, sur une butte, se dresse ce château qui date de la Renaissance et qui héberge le Musée National de la Renaissance. Il fut construit dans les années 1540-50 par le connétable Anne de Montmorency, esthète, mécène et grand collectionneur.

On y trouve une collection respectable de tapisseries. Celle intitulée « le dîner du général« , en laine et soie, mesure plus de 4m sur 8m et date du milieu du 16ème siècle. Elle provient de l’atelier du bruxellois Jehan Baudouyn, d’après des dessins de Giulio Romano. Elle représente une belle tablée servie en plein air.

Il est plaisant d’y voir les serveurs remplissant les verres

et les convives les levant…

ou réclamant qu’on les remplît…

A propos de verres, le musée en présente toute une collection.

ces flûtes sont des flandres et des pays-bas

En voici d’autres, accompagnées de verres tout aussi splendides

des hanaps et des grands verres…

représentant des animaux fabuleux…

Cette coupe aux armes d’Anne de Bretagne vient de Venise et date du tout début du 16ème siècle.

Il y a aussi des coupes et chopes métalliques ouvragées…

et quelques belles flasques.

Voici une superbe assiette en verre peint à froid en provenance de Venise, qui représente la naissance de Bacchus.

Et pour terminer cette assiette d’une série des mois de l’année :

le mois de septembre…( émail sur cuivre, Jean II Pénicaud, Limoges, milieu 16ème siècle).

Une pinte de vin ou une poignée de main

chez Ramponneau, cabaret parisien

Quelle différence dans la France moderne (16ème-18ème siècle)? se demandait Matthieu Lecoutre lors de sa conférence donnée en ligne pour la Cité du Vin de Bordeaux, ce dernier mardi 4 mai.

Cet historien de l’alimentation, professeur en khâgne et membre du laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes, s’est intéressé à l’attitude vis à vis de l’ivresse dans la société française. Il a publié notamment en 2017 « le goût de l’ivresse » (boire en France depuis le Moyen Age) et un atlas historique du vin en France (préfacé parJ.R.Pitte).

Il a constaté que sous l’Ancien Régime celle-ci n’est guère réprimée et plutôt acceptée.

Certes s’enivrer est un péché pour l’Eglise, et l’ivresse publique est un délit condamné par un édit de 1536 sous François 1er, réprimé par la prison, le fouet voire l’essorillage (coupage des oreilles).

Mais le vin est une boisson couramment utilisée: on compte 72 litres/an par habitant au 16ème siècle, 150 à Paris et 200 à Lyon au 18ème, et jusqu’à 430 litres pour le cidre et le poiré à Caen ! (on n’en compte plus que 40/an aujourd’hui).

Boire de l’eau, surtout en ville ne coule pas de source. Le vin est recommandé pour rendre l’eau potable, voire en excès une fois le mois pour éveiller un estomac paresseux et le garder de s’engourdir (Montaigne citant le médecin parisien Silvius).

De même au 18ème le chevalier de Jaucourt, dans l’article « vin » de l’Encyclopédie, « lorsque la santé parait languir, il est bon de la réveiller un peu et une légère yvresse produit admirablement bien cet effet« 

Ils ne font en cela que suivre les anciens (Hippocrate, Dioscoride, Avicenne).

La culture populaire s’amuse du débat entre partisans de l’eau et du vin.

Ci-dessous, « le médecin d’eau douce » et « soigner par le vin fait merveille »,

Jacques Lagniet, recueil des plus illustres proverbes, 1663

Au 16ème siècle le néoplatonisme propose de réunir Jésus et Bacchus, car « pouvoir a [le vin] d’emplir l’âme de toute vérité, tout savoir et philosophie » « en vin est vérité cachée« . (Rabelais, 5ème livre 1564). C’est l’enivrement créatif qui inspirera de nombreux auteurs des 17-18èmes, les « inspirés de la gourde » de Diderot.

Le comique d’enivrement, pratiqué par des bateleurs comme Gros-Guillaume, Tabarin, est une autre forme de complaisance.

Le vin est aussi une arme utilisée politiquement, avec ces fontaines offertes au peuple à l’occasion de grands événements.

Fontaines de vin offertes aux Lyonnais pour l’entrée de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, le 11 décembre 1622

Le baron d’Holbach pointe d’ailleurs que l’intempérance du peuple est regardée comme un bien pour l’état, en raison des droits que le gouvernement lève sur les boissons (la morale universelle, 1776).

Jean-Jacque Rousseau défend les buveurs : « Généralement parlant, les buveurs ont de la cordialité, de la franchise ; ils sont presque tous bons, droits, justes, fideles, braves & honnêtes gens, à leur défaut près. »

La Bruyere note en 1688 que l’on recherche plutôt la compagnie d’un buveur buvant cul-sec (« me l’amènerez vous ? »), plutôt que celle d’un homme de vertu (« qu’il la garde! »). Et Albert-Henri de Sallengre publie en 1715 l’Eloge de l’ivresse, qui la prône « en bonne compagnie » et de façon festive et communielle. Il fait suite à l’incroyable discours de l’ivresse et de l’ivrognerie publié parJean Mousin en 1612.

Ce tableau de Nicolas Lancret commandé par Louis XV pour décorer une salle à manger, où 23 bouteilles sont au sol, vidées par huit convives, et où tout le monde s’amuse, est évocateur des usages et plaisirs de l’époque.

le déjeuner de jambon, Nicolas Lancret, 1735 au musée de Chantilly

Savoureuse aussi est cette description par madame de Sévigné de la liesse de en Bretagne après un don du Roi. « Toute la Bretagne était ivre ce jour là« … (Après lecture de la lettre du Roi) » Il s’est élevé un cri jusqu’au ciel de Vive Le Roi et puis l’on s’est mis à boire, mais boire ! Dieu sait !« 

En conclusion, pour Matthieu Lecoutre, l’hostilité affichée à l’ivresse n’est qu’une posture qui perdure 300 ans.

— Bonus pour les amateurs de chansons à boire, cette thèse soutenue par Robin Bourcerie découverte en « googlant M.Lecoutre qui était dans le jury : De la chanson à l’air à boire : histoire d’une pratique musicale singulière au XVIIe siècle.

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03223765/document

Un pavé de 400 pages, plein de chansons et d’analyses passionnantes. Bonne lecture !

Le banquet des grecs

C’est le titre d’une conférence proposée en ligne par la Cité du Vin, en complément de l’exposition « Boire avec les dieux » à voir à Bordeaux « dès que possible » et en tout cas avant le 29 août 2021 !

C’est François Lissarague, professeur émérite, spécialiste du monde antique et de ses représentations, que nous avons pu écouter et voir présenter objets et images.

Il a d’abord rappelé les termes du sujet : δαίς (dais), le repas, le partage des viandes ; ξενία (xenía), l’hospitalité ; et συμπόσιονsymposion, le « boire ensemble », généralement après le repas, en position allongée.

scène mythologique de symposion, sur un cratère corinthien (-590)

Le mot banquet est bien plus tardif (15ème siècle), il vient de l’italien banchetto, repas pris alors assis sur des bancs. mais c’est par ce mot qu’on traduit classiquement symposion (cf celui de Platon).

Les vases, coupes, etc. qui nous sont parvenus permettent de comprendre comment se déroulaient ces symposion.

On boit le vin additionné d’eau, d’herbes et d’épices dans un cratère. Les buveurs commencent par des libations aux dieux, puis s’allongent sur des lits et sont servis dans des coupes sur des tables à trois pieds.

Cette reconstitution archéologique permet de visualiser la scène, au nombre de pieds des table.

Sur cette Pyxis (boite à trois pieds), sont représentés les trois moments du symposion : la procession menant l’animal à l’autel,

le symposion proprement dit, et des danseurs faisant la fête (le temps du komos).

Cette vitrine rassemble les différents contenants

Les cratères de grande capacité (10-15 litres) servent à mélanger le vin à l’eau et aux ingrédients ; des cruches permettent d’y puiser et servent à remplir les coupes dans lesquelles on boit.

sur cette coupe sont représentés les différents contenants, associés aux instruments de musique
un échanson puisant dans le cratère pour servir la coupe

Des femmes considérées comme « accessoires » pour l’amour, la musique… viennent participer aux festivités

Le jeu du kottabos est populaire au 5ème siècle. Il vise à envoyer des gouttes de vin de la coupe sur un objet.

on se sert de la coupe comme d’une chistera
un joueur habile fera tomber l’oiseau perché sur le trépied
la musique (ci-dessus une lyre et un aulos -flûte double) accompagne les chants (la main sur la tête désigne le chanteur)

Une autre coutume consiste à faire circuler un rameau de chanteur en chanteur reprenant la même chanson

Le vin peut être rafraichi dans des récipients ingénieux à deux compartiments.

En arrière plan, les mythiques satyres sont représentés remplissant les cratères, s’y abreuvant, plongeant dedans, en grande excitation

Cette coupe les présente en pleine activité viti-vinicole.

On terminera en beauté avec cette grande coupe d’une belle couleur rouge corail représentant Bacchus banquetant sur un bateau, où une vigne a poussé autour du mât, après qu’il a défait et transformé en dauphins les pirates venus l’enlever.

Tout ça est passionnant. Vivement l’expo !

Un arbre de Noël alcoologique ?

Nous retrouvons dans nos archives cette image du photographe américain Ajit Dutta prise en 2013 et publiée alors sur ce blog.

Suite à la polémique autour de la décision du Maire écologiste de Bordeaux de priver ses administrés de leur arbre de Noël traditionnel, cet arbre alcoologique n’est-il pas une solution capable de répondre aux arguments des uns et des autres ?

Fierté nationale oblige, on pourra essayer de battre le record chinois !

Sunset cocktail

Quoi de plus impressionnant et émouvant qu’un coucher du soleil ?

coucher de soleil à Oakton Virginia, Ajit Dutta

Le thème a inspiré toutes sortes de cocktails. Le Sunset classique est à base de rhum blanc, de sirop de fraise et de jus d’orange. Mais il y a des variantes comme le Moët&Chandon Imperial, le Tequila, etc.

L’artiste Guillaume Aubry, et son acolyte le mixologue Sterling Hudson, ont voulu le revisiter. Pendant le confinement ils ont concocté cet Equinox Sunset qui mêle gin, jus de poivron jaune et sirop de fruits rouges.

Les spectateurs venus inaugurer le Théâtre de Verdure à l’orée du bois de Clamart ce samedi 19 septembre ont pu le déguster avec bonheur.
Il faut dire que le jus de poivron jaune, qui apporte sa douce amertume, est une trouvaille.

Merci aux artistes, à Madeleine Mathé, du centre Albert Chanot, qui a encouragé cette performance, et bien sûr à la municipalité.

de gauche à droite Sterling, Thomas son assistant, et Guillaume

L’intérêt de Guillaume Aubry pour les couchers de soleil n’est pas anecdotique. Il se revendique aussi du Cri, de Munch.


Sa préoccupation centrale est le feu, dont la fascination explique pour lui notre addiction au grand spectacle vespéral.

Quand les temps seront favorables (saison 2020-21 ?) on pourra voir son spectacle inspiré de la psychanalyse du feu de Gaston Bachelard: QUEL BRUIT FAIT LE SOLEIL LORSQU’IL SE COUCHE A L’HORIZON ? LE BANQUET DES PYROMANES au planétarium du théâtre des Amandiers de Nanterre

an attempt to fake the sunset, oeuf cru sur carte postale, 2016

Pourquoi un vin est-il bon ?

C’est le titre d’un livre de Paul Coulon, vigneron à Château-Neuf du Pape, assisté par un ingénieur de l’INRA, Philippe Abbal, paru en 2013.

Bonne question, voudrait-on répondre. Car cela dépend de tant de facteurs : terroir, météo, cépage, technique viti-vinicole… Et le résultat est parfois si surprenant…

L’intérêt de cet ouvrage est de prendre le taureau par les cornes et de s’intéresser de façon systématique à tous ces facteurs (99 ont été identifiés, 88 pris en compte), en les évaluant par une note pour chaque cuvée produite, pour obtenir finalement une note à confronter aux évaluations de dégustateurs professionnels.

Soulagement ! Les séries de deux notes, celle du vigneron qui a pris en compte tous les facteurs, et celle du dégustateur qui n’a pris en compte que les impressions de ses cinq sens, sont fortement corrélées.(0,87).

L’ouvrage commence par un bref historique qui rappelle les origines en Géorgie, en Egypte antique, dans le monde gréco-romain, et le rôle du christianisme dans la propagation de la vigne et du vin. Les innovations (ou redécouvertes ?) du 17ème siècle avec la mise en bouteille, le bouchon, l’usage du soufre. Puis l’apport majeur de Pasteur et de la démarche scientifique. Enfin les maladies du 19ème siècle (oidum 1852, phylloxera 1863, mildiou 1876) et leurs remèdes ( soufre, greffage/hybridation, cuivre).

On rentre ensuite dans le vif du sujet. On verra quelques détails ci-dessous. On retiendra l’importance d’une analyse régulière des constituants des sols et la nécessité d’apports (A Beaurenard 400 tonnes de fumier de mouton soit 15 à 30 tonnes par hectare, pour 110 tonnes de raisin/an !). L’importance du tri du raisin qui permet quand même de faire du bon vin, mais moins, les années de météo insatisfaisante. L’analyse des 200 baies échantillonnées dans la vigne, car « pour faire du bon vin il faut de bons raisins et une bonne connaissance de leurs caractéristiques pour adapter la vinification en conséquence ».

Cela donne bien sûr envie de déguster ces vins du domaine Beaurenard. En attendant, voici quelques oeuvres du chromaticien Didier Michel inspirées par ces vins !

Domaine Beaurenard  1985 rouge, peintures de 1986 et 1995

 

ci-dessus, photo d’une oeuvre en liège : le vin doux naturel rouge Rasteau 2001

ci-dessous, Chateauneuf du Pape Boisrenard blanc 2001, photo de l’oeuvre en liège

En savoir plus sur le chromaticien Didier Michel spécialisé sur les senteurs-couleurs des vins,

Paul Coulon est membre de l‘Echansonnerie des Papes et de la Fédération Internationale des Confrèries Bachiques, dont le président, Allan Bryden, nous a prêté cet ouvrage de grand intérêt. Qu’il en soit remercié !

Quelques notes de lecture
pourquoi le vin est-il bon ? 2013


facteurs météorologiques :

– luminosité nécessaire à la vigne (héliophile)
– chaleur estivale primordiale (>30)
– pluie estivale : il faut de l’eau
– vent, chassant l’humidité, contre les maladies
le tri du raisin permet quand meme de faire du bon vin, mais moins, les années de météo insatisfaisante

composition des  sols :

– argileux (>30% d’argile), sableux, limons; calcaire (>5%) ; umifères (>10% d’humus)
– éléments majeurs : N, P, K,CA, Mg Fe ; éléments mineurs : B,Mo,Mn,Zn,S,Na
– autres : PH eau, calcaire total, calcaire actif, rapportC/N,K/Mg,Ca/Mg
fumure de fond : avant plantation, superficielle ; fumure d’entretien : annuelle ou bisanuelle, P+K ; apport d’azote à l’automne (réserves) et plus au printemps

Apports : compost de bouse, bouse de corne, pulverisation de tisanes de plante (ortie, achiillée millefeuilles, prele, camomille) par épandage
pour augmenter le taux de matières organiques du sol de 1%, il faut en théorie 70 T/ha d’humus, soit 3 fois plus en fumier (à reduire si sol pierreux)

(A Beaurenard, enherbement, broyage des sarments, chute des feuilles qu’on peut enfouir a partir de novembre, enfouissage annuel de 15 à 30 tonnes de fumier par ha pour maintenir le capital fertilité soit 400 tonnes de fumier de mouton pour 110 tonnes de raisin/an)

cépages : grande variété des porte-greffes adaptés à des types de sol différents

analyse des feuilles

– l’azote favorise la croissance, et la synthèse des sucres. En excès, sensibilité accrue aux maladies et parasites;  optimal3,5% de la matière sèche
– le phosphore favorise aussi la croissance ; fondamental pour la floraison et la mise en fruit. optimal 0,3%
– potassium : rôle capital dans les échanges transmembranaires ; carence et excès sensibilise aux maladies ; optimal 1,1%
-calcium : primordial pour les parois des feuilles, rôle important echanges transmembranaires ; opt : 2%
– magnésium : constituant de la chlorophylle ; régulateur de K et favorise P ; opt 0,25%
– bore : en tre dans la composition des enzymes . opt <50/million de parties
– zinc : intervient dans la synthèse des protéines et acides nucléiques ; opt 60/million
– manganèse : cf. bore ; opt 100/million
– fer : indispensable à la formation de la chlorophylle et participe à la constitution d’enzymes; carence causée par excès de froid ou d’humidité…. opt 300/million
– cuivre : cf Fe ; opt 50/million
– rapports : K/N : opt 0,4 ; K/Mg: opt : 6 ; Ca/P : opt 4-12 ; (K+Ca)/(N+P) : opt 0,5-1,3 ; Ca/B ; opt 0,6 ; FE/Mn : opt 1-3

caractéristiques du vignoble : terroir, cépage, portegreffe, densité, taille, palissage, age, dimension, pente et environnement du terrain, pierrosité, microclimat…

Observation à la vendange : 31 variables ! état de la vigne, des raisins, du sol, météo…
On note ces dernières années un raccourcissement de la phase active de la vigne près d’1 mois de moins par rapport aux années 80-90 ; avantage : moins de risque sanitaire ; inconvénient ??

vendanges
analyse de 200 baies échantillonnés dans la vigne :
– poids : les trop gros grains induisent une dilution des aromes
– teneur en sucres -> alcool potentiel
– rôle antioxydant des anthocyanes, extractibilité
– richesse phénolique (anthocyanes et tannins des pellicules (recherchée) et pépins (indispensables à la structure du vin, mais cause d’astringence si trop élevé) et rafles (à eviter))
– acide malique
-potassium : teneur élevée contribue à la baisse de l’acidité par precipitation de bitartrate de K
-l’ acidité totale, somme de
l’acidité volatile : acides acétique et carbonique principalement, butyrique, formique.. : indispensable a la stabilité et au bouquet ; mais préjudiciable si trop grande quantité (piqûre)
et de l’acidité fixe : tartrique, spécifique du raisin ; malique et citrique
un pH bas (<4) évite la contamination par des microorganismes, contribue à l’efficacité du sulfitage.
– l’azote, nutriment des levures

cueillette
les belles grappes dans un seau, le reste dans un 2ème pour du vin de table
60 cm hauteur max pour éviter tassement et écrasement des grains, qui provoqueraient une oxydation

oenologie
vinification rouge : fermentation alcoolique, macération, fermentation malolactique
vinification blanc : fermentation alcoolique, protection contre l’oxydation
facteurs dont on dépend et sur lesquels on peut influer : température, acidité, taux de sucre, sulfitage, foulage, remontage, pressurage, débourbage, durées

en rouge chez beaurenard, cuvées pluricépages donnent de meilleurs résultats qu’un mélange après vinification : syrah/grenache, mourvedre/grenache…

éraflage en rouge : on gagne en volume, élimine des substances amères ou astringentes ; diminution des tannins mais accroissement de l’intensité de la couleur

le foulage réalisé ensuite sans lacération des peaux favorise l’action des levures et facilite la macération
sulfitage indispensable pour la conservation, mais à doses contrôlées, pour les blancs surtout ( les tanins protègent les rouges) : retarde sans l’empêcher l’action des levures
levurage : interêt non démontré ; genre saccharomyces est le meillleur ; on peut obtenir des vins très variés selon le type de levure utilisée ; non éliminées, les levures locales prennent le dessus
en général dans le vignoble français la richesse en levures autochtones est suffisante ; mais pour le blanc soigneusement débourbé, Beaurenard utilise des levures commerciales
température : monte avec la fermentation (exothermique) ce qui rend le refroidissement nécessaire
remontage : facilite le développement des levures avec l’aération et l’homogénisation, et l’extraction des composés phénoloiques
pigeage : enfonçage du marc qui surnage en phase de macération ; pour les « forts potentiels »
décuvage, pressage du marc : à Beaurenard élevage séparé du jus de goutte et de presse
fermentation malolactique : conduit à la désacidification et stabilise le vin, essentielle en rouge
filtration : elimination de particules en suspension
analyse du vin fini
conservation et élevage
passage en barriques, vieilissement en bouteilles : au moins 3-4 ans pour les vins fins
ouillage : toutes les semaines, remplir jusqu’à l’oeil pour éviter l’acescence(piqure acétique)

 

Retour à Pompéi

Retourner à Pompéi, c’est ce que l’on peut faire pendant tout l’été au Grand Palais avec cette nouvelle expo qui permet de découvrir les trouvailles des dernières fouilles. Les moyens modernes sont mis en oeuvre pour revivre l’éruption de 79 et découvrir en grandeur réelle la ville, ses villas, ses tavernes, ses fresques, ses graffitis….

Nous en avons rapporté quelques images bachiques.

Ariane et Bacchus sont les sujets de cette mosaïque qui vient d’être extirpée de la gangue volcanique au pied d’une fontaine d’une maison jusque là inexplorée.

mosaiquebacchusariane

Sur ces plaques faites de couches de verre camée bleu et blanc superposées, retrouvées dans le salon de la maison de Marcus Fabius Rufus, on retrouve le mêmes personnages.

camee1camee2b

Mointenant quelques fresques comme ce Bacchus sur son char

fresquechar

ou cette scène d’initiation dionysiaque dans la villa des mystères.

initiationdionysiaquevilladesmysteres

et la fameuse scène du bouc dégustant le raisin (voir aussi le léopard intéressé par le cratère sans doute empli de vin).

chevreetleopard

Ce cratère en bronze était doré à l’origine. On y mixtait le vin à l’eau et à des épices avant de le consommer.

cratere

Voici aussi une belle scène de banquet.

banquet

En ligne on peut en savoir plus sur les coutumes romaines et l’art de la commissatio (cliquer en haut à droite dans la video pour accéder directement à la 2ème video : les banquets à Pompéi, l’art de boire du vin).

 

 

 

Autour de Meknès

Nous n’avions guère trouvé de quoi nous mettre sous la langue à Marrakech, aurions nous plus de chance dans le Nord du Maroc ?

L’Histoire y a vu la vigne et l’amour du vin prospérer, comme en témoignent ces mosaïques de l’antique cité romaine de Volubilis, à quelques lieues de Meknès.

Bacchus découvrant Ariane endormie

Dionysos et les 4 Saisons

Quant au présent, on ne se fait guère d’illusion dans un pays qui bannit vin et alcool, aussi a-t-on le droit d’être surpris en découvrant ce vénérable cep dont le tour doit bien faire un mètre dans un fondouk de Meknès.A Moulay-Idriss, cité sainte, on sera aussi surpris de découvrir cette treille

qui donne du raisin !

Des vignobles, il y en a tout de même, mais ils se font très discrets cachés derrière des haies.

Celui-ci pratique l’arrosagele vignoble CASTEL, sur la route de Fes

Quant aux vins, outre les classiques Boulaouane et Guerrouane que l’on trouve chez nos bons couscous, on en trouve de plaisants comme ce Médaillon rouge (du pur cabernet, le 2012 serait  un des cent meilleurs vins du monde d’après Wine Enthusiast), bu dans une bonne table de Rabat (Le Petit Beur pour ne pas le nommer).

 

Brocante à Bordeaux

lithographie (vers 1910)

Venus à Bordeaux pour l’exposition Vin et Musique à la Cité du Vin, nous sommes tombés sur cette brocante, place des Quinconces. Voici quelques intéressants objets vus la-bas.

Voici une belle plaque de fonte, à restaurer.

Voyez comme le relief est plus important au premier plan, accentuant ainsi l’effet de volume, nous fait-on remarquer.

Ces deux paysans semblent en peine controverse. Que tenait la paysanne en sa main ?

Ces bons pères ont la belle vie, semble-t-il…

et ces putti aussi

Voici une famille heureuse (tableau attribué à Teniers)

Ce portrait est accompagné d’un miroirstatue de fière vendangeuse

Superbe assiette représentant un triomphe bachiqueCette assiette-la viendrait d’Alsace et est plus récente.

Que vient faire ici la potasse ? « le potassium est un élément essentiel pour la croissance de la vigne » , et « parmi la composition minérale du vin, le potassium se retrouve en quantité de 0,7 à 2 % par litre » (on en saura plus en lisant le dico du vin ou encore sur le site de l’institut francais de la vigne ; voir aussi ce dossier sur le potassium et la viticulture)

Terminons avec quelques objets « utilitaires » comme cette lampe

      et ce superbe écrin à carafes en forme de piano    Ce masque a été vu au dessus de la porte d’un potier dans le beau village de Castelmoron d’Albret, à quelques lieues de là.