En Roumanie

Voici un pays viticole dont on ne voit pas souvent les bouteilles sur nos tables, il fallait y aller pour en savoir plus !

C’est une fête,qui nous en a donné l’occasion, le Festival Cavaleresc al Vinului Romanesc organisé par le le Consulat Roumain de l’Ordo Equestris Vini Europae.

Elle a eu lieu du 1er au 3 octobre à Alba Iulia, Transylvanie,

Une visite des vignobles et chais de la société JIDVEI, propriétaire d’un domaine de 2500 ha dans la région d’Alba Iulia et sponsor du festival,

fut suivie d’une mémorable dégustation dans son chateau Bethlen-Haller sis à Cetatea de Balta .

Elle permit de découvrir les cépages locaux (notamment Feteasca Alba, régala, et neagra ; Budureasca )

la gastronomie roumaine,

(voir troisième et quatrième à partir de la droite, Sergiu Nedelea et Marius Farmazon, respectivement Ambassadeur et Consul d’OEVE Consulat Romania)

Sergiu est journaliste, formateur et dégustateur International

et le talent du chanteur et cymbaliste Romulus.

La fête se poursuivait le lendemain avec un défilé en costumes dans la citadelle d’Alba Iulia,

chevaliers roumains et… clamartois

Le Père Oliviu Botoi, un des rares francophones rencontrés en Roumanie, procéda à une bénédiction dans la salle historique de l’Union, où fut proclamée le 1er décembre 1918 l’union de la Transylvanie et du reste de la Roumanie,

Le diner, apothéose de la fête, permit d’approfondir la connaissance des vins et de la musique de Roumanie.

(ci-dessus les 3 chanteuses Adina Sima, Andra Oproiu et Luana Toader)

Remercions nos amis roumains, organisateurs de cette belle fête, de nous avoir donné l’occasion de découvrir leur beau pays, et ses vins. On en saura plus sur cette fête, qui se termina verres en main à pas d’heure et en chansons à l’hôtel Transilvania, en consultant le site de la Fédération Internationale des Confréries Bachiques.

Une des appellations les plus réputées est celle de Cotnari, au Nord-Est du pays en Moldavie.

(à gauche, panneaux de sortie de ville ; à droite, la station de lavage de voitures de Cotnari)

Les grappes étaient mûres et les vendanges battaient leur plein.

Un peu plus au sud, à Odobesti, nous n’avons pu visiter les caves du Beciul Domnesc (Cave princière) construite au 15ème siècle sous Stefan cel Mare, le bâtiment historique étant fermé.

Mais sur le bâtiment qui lui fait fasse, une bouteillerie semble-t-il, une gigantesque fresque, aux personnages bachiques comme sortis d’un rêve, mérite le détour.

la signature est intrigante, qui nous éclairera ?

Ce tonneau a été vu à Cacica, au fond d’une mine de sel désaffectée.

Voici aussi quelques objets, horloge, tonnelets et fiasques, vus à Sighisoara, cité fortifiée de Transylvanie.

Ce couple qui s’amuse avec un verre de vin, vu au musée de Sibiu, est l’oeuvre de Caspar Netscher (1639-1684)

Ce tableau de Gheorghe Petrascu (1872-1949) vu à Brasov représente les chais de « la Nicoresti »

Cette femme au piano et au verre de vin a été vue dans l’ hotel Casa Iurca de Calinesti, à Sighetu Marmatiel (Maramures)

Terminons s ce tour de Roumanie par la visite d’un surprenant cimetière, à Sapanta (Maramures). Les tombes y sont ornées de stèles en bois peintes, représentant les activités des trépassés ou encore les circonstances de leur fin.

En voici un florilège pour les lecteurs du bon clos. Accros à la țuică ou à la palinka (terme local pour la gnôle), musiciens, barmen, cavistes, amateurs, ils sont tous là, peints avec tendresse et simplicité. Bonne visite, et paix à leurs âmes !

C’est en 1935 qu’un artisan local lança cette « mode », renouant ainsi avec d’anciennes traditions valaques (joyeuses obsèques, rituels funéraires festifs, libations et toasts portés au cours de repas commémoratifs…).

des peintres Auversois

C’est bien sûr la figure de Vincent Van Gogh qui domine quand on évoque Auvers/Oise, mais il a des émules inspirés par son exemple.

Vincent Van Gogh, par Zadkine, à Auvers/Oise

On citera ainsi Edith Monti, dont on a remarqué le tableau qui illustre l’affiche du prochain symposium des vignes d’Ile de France, qui se tient le 23 octobre prochain à… Auvers/Oise, bien sûr.

En voici quelques autres, récentes, glanées sur son site, edithmonti.fr

Ces bouteilles rouges invitent …

à l’Apéro !

Jean-Claude Pantellini, parallèlement à sa carrière de sommelier et sa fonction de président du Pressoir Auversois, joue aussi des pinceaux.

JC Pantellini dans son atelier

Voici des ceps, des grappes et des feuilles..

Ne quittons pas Auvers sans faire un petit tour au musée Daubigny qui y résida lontemps et où l’on peut voir cette charmante tablée sous une tonnelle.

Mais il faudra aller au musée d’Orsay pour voir ses vendanges en Bourgogne (1863)

Et où faut-il aller pour voir La Vigne (1860-63)?

A Birmingham, UK…

Avec l’Ecole de Paris

Au début du 20ème siècle, nombreux étaient les artistes, peintres, sculpteurs, qui ont rallié Paris et se sont installés à Montparnasse ; beaucoup étaient des juifs fuyant la la misère et les pogromes de l’Empire russe. Parmi eux Chagall, Soutine, Modigliani, etc. Bien que de styles et d’inspiration très diverses, on les appelle l’Ecole de Paris. Le musée d’art et d’histoire du judaïsme leur consacre une exposition. Nous en rapportons quelques images.

Comme cette nature morte de Chaïm Soutine qui date de 1916

Ce petit tableau (à Montparnasse) est d’Oser Warszawski. Né en Pologne en 1896, il se met à peindre à Paris dans les années 20. réfugié en Italie pendant la guerre, il sera quand même déporté et ne reviendra pas.

Voici une litho de Lou Lazard, « à Montmartre« (1925)

On doit la photo qui suit à Marc Vaux,qui photographia les oeuvres des artistes de Montparnasse. L’oeuvre est d’Adolphe Feder, qui naquit à Odessa vers 1886 et mourut à Auschwitz.

Georges Wolinski n’était pas de cette génération. Grand dessinateur au destin tragique lui aussi, il nous fait toujours sourire. Voici un dessin vu aux Beaux Arts de Paris où il y a actuellement une exposition en son hommage.

Sur les pas d’Orloge Simard

Ce tableau découvert sur le mur d’une rue près de la Cité du Vin à Bordeaux nous a intrigué.

L’auteur, Pyquet, est un artiste de street art assez prolifique dont on peut voir des oeuvres sur Instagram. Il aime à illustrer chansons et chanteurs dans un style à la fois expressif et coloré, parfois naïf.

Ici le sujet est « le vin », d’Orloge Simard.

Orloge Simard est un groupe québécois créé en 2012 par Olivier Simard, assez populaire (plus de 30 000 auditeurs par mois sur Spotify). « Le vin » est une chanson de l’album « beuvez toujours ne mourrez jamais » sorti en 2017.

La chanson est disponible sur youtube

Le vin rend les lèvres bleues Il ne rend pas meilleur Il rend un peu enjôleur Il ne rend pas serein Il te fait pleurer pour un rien

Le vin rend les lèvres bleues Il rend les idées noires Y met ta tête un peu d’travers Il ne rend pas plus beau Ça dépend qui prend la photo

Si la couleur du vin C’est la couleur de ton teint Il faut savoir que tout homme Tend à dévier du métronome

Le vin (papapaw) Le vin rend les lèvres bleues (Papapaw, papapaw) Rend la parole fumeuse Te laisse des cernes sous les veilleuses Il ne rend pas plus beau Il te met en mode crescendo (Wo)

Et si Dionysos Aimait ben prendre une bonne brosse Il en va de même pour l’ivrogne Tassez-vous si la souèf y pogne Le vin (papapaw) Le vin rend les lèvres bleues (Ooh… La la la…)

On peut aussi écouter l’Hymne à la bière (les paroles sont )

Les lecteurs du bon clos se souviennent peut-être d’un autre Simard, Bernard, vu à Paimpol il y a quelques lustres, et de son « vin pour ma tante« . Serait-il apparenté à Olivier Simard, ou encore à René et Nathalie, les P’tits Simard ?

C’est l’occasion de découvrir le bon buveur, du groupe le vent du nord dont Bernard Simard a été membre.

Ami buvons caressons la bouteille Pour passer notre temps

Un bon buveur C’est l’ami de la bouteille

Le soir et le matin à moi Il me dit à l’oreille

J’aime la bouteille, moi J’aime la bouteille

Et tous ces vieux garçons Qui s’en vont voir les filles Ils disent qu’ils sont des fous

Et moi je dis Qu’ils cherchent leur avantage

Je les trouve sages moi Dans l’bas du village

J’aime la bouteille moi J’aime la bouteille

Et vous, mon bon popâ Qui vivez à votre aise Vous êtes marié

Quand vous voulez Que maman vous embrasse

Et vous n’avez qu’à parler Et moi, dans ma chambrette

Je flatte en cachette, moi Dans la p’tite’ cabinette

Quand j’ reviens de l’ouvrage Souvent je la regarde Je lui fais les yeux doux

En lui disant: «La belle je vous aime»

Je vous trouve belle moi Je vous trouve belle

j’aime la bouteille moi J’aime la bouteille

Bruniquel m’a tuer

La vie parisienne, le spectacle proposé cette année par Frank T’Hézan, Jean-Christophe Keck et leur bande allait-il attirer les foules à Bruniquel comme l’an dernier la Grande Duchesse de Gerolstein ?

La réponse est oui, mais malheureusement le temps n’était pas un rendez-vous. Le 31 juillet est un jour à marquer d’une pierre noire car le spectacle fut annulé, et les imprévoyants d’un soir furent privés de leur annuel plaisir. Bruniquel m’a tuer !

Malin, l’ami Bernard avait prévu d’y rester quelques jours et put donc voir par deux fois cette Vie Parisienne.

(ci-dessous des affiches de 1922, 1927 et 1919 !)

Voici ses mots : »pas la moindre goutte. Carole Delga, JM Baylet présents. Triomphe. »

Mieux. Averti par l’auteur de ces lignes, il s’est rendu au récital de chansons humoristiques donné par Dominique Desmons au domaine Vayssette à Gaillac.

Dominique Desmons trinquant avec son compère Jean-Christophe Keck

Il a pu y écouter « ya d’la mise en bouteilles au château », bien connue des lecteurs du bon clos.

Dominique Desmons ! (assisté de Jean Christophe Keck pour les bruitages).

Nous attendrons donc la sortie du DVD pour découvrir la version 2021 de la Vie Parisienne, et nous consolons avec ces quelques photos anciennes et actuelles de Bruniquel .

l’hôtel café Rigal, successeur Doubac, promenade du Ravelin, il y a un siècle
Il est toujours là mais c’est maintenant un restaurant
(cf https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA82116130)
Bruniquel, le château en surplomb de l’ Aveyron, et le train à vapeur
(vu au musée la villa des peintres de Diego Lara à Montricoux)
colonne « bachique » en l’église de Montricoux, à une lieue de Bruniquel
paysage de vignes à l’Abri-Niquel de Brigitte Artusi

Au petit Trianon

Construit en 1762 à la demande de Louis XV, ce petit château de plan carré est reconnu comme un chef d’oeuvre du néo-classicisme naissant…

Construit sous Louis XV, inauguré par la comtesse du Barry, il fut plus tard offert à Marie-Antoinette qui en fit sa maison de campagne, avec ferme, hameau, jardin à l’anglaise et à la française etc.

Voici la vigne :

et une longue et jolie tonnelle :

Ce tableau de Noël Hallé (1776), aux détails truculents (voir le putto qui boit à la paille dans une jarre) orne la salle à manger du château,

(Ce peintre que décriait Diderot a peint aussi un Triomphe de Bacchus qui se trouve à Rouen)

L’on peut aussi voir ce miroir bachique monumental :

tablées de singes et de suisses

Qu’on nous pardonne ce rapprochement purement anecdotique, ce sont deux tableaux vus au musée d’Orsay qui en sont la cause.

L’un le banquet darwinien préhistorique, du peintre très prussien Paul Meyerheim peut être vu à l’expo « Origines du Monde ».

Né en 1842 dans une famille de peintres, portraitiste et paysagiste, il se spécialisa dans la peinture animale.

L’autre, le joueur d’accordéon en compagnie (vers 1905), est du suisse Max Buri. Gesundheit !

Né en 1868 à Berthoud, c’est l’un des principaux représentants de l’avant-garde moderniste suisse à la fin du XIXème siècle.

Et pour conclure, voici une pendule vue chez un antiquaire du Palais-Royal, représentant un putto chevauchant un chien vendangeur.

Dames de la Halle

Oublié le confinement, la foule avait envahi ce dimanche de Pentecôte les rues du Marais où la Halle des Blancs Manteaux avait rouvert ses portes pour accueillir de nouveau l’ Expo4Art et 70 artistes et créateurs.

Parmi ceux-ci deux dames.

Michèle Pincemin peint des aquarelles surréalistes et colorées, elle illustre aussi des livres pour enfants.

A qui s’adresse celle-ci ?

Françoise Minet, portraitiste belge, était là elle aussi. Ce tableau a retenu notre attention.

Un peu plus loin nous avons retrouvé Germain Henneka, rencontré en septembre dernier. Ses tableaux de verres ayant du succès, il a poursuivi dans cette voie.

Loth et ses filles

C’est le décès tout récent du peintre Walter Spitzer qui nous conduit sur ce thème biblique, où ivresse rime avec inceste.

Le vieux Loth, neveu d’Abraham, fuyant Sodome vouée à la destruction, ayant perdu sa femme changée en statue de sel pour s’être retournée afin de voir la ville en flammes, est saoulé par ses filles qui, désespérant de trouver des époux, décident d’abuser de lui pour lui donner une descendance. L’une donnera naissance aux Moabites, l’autre aux Ammonites.

Loth et ses filles, par Walter Spitzer

Walter Spitzer, juif polonais déporté à 16 ans, que son talent de dessinateur (il fut protégé par ses camarades dans les camps pour plus tard témoigner) et sa résistance extrême aidèrent à survivre , fit sa vie en France, s’y illustra comme peintre, sculpteur (il est l’auteur du monument commémoratif à la rafle du vel d’hiv) et illustrateur.

Il faut salué par les plus grands. Pour Joseph Kessel, ce fut un coup de foudre :

 » Un monde à la fois réel et fantastique, construit avec rigueur et pourtant léger comme un conte avec ses enluminures d’Orient, ses nàivetés de folklore, la crudité de l’étal, la vagabonde liberté des’ nomades, les grâces d’ûne noce villageoise.  Un monde chaud, léger, éclatant, presque féérique mais tenant solidement à la terre par la densité des champs et des pierres, la tendre sensualité des chairs et un sens étonnant de l’humain … « 

Des générations de peintres ont mis l’ histoire de Loth en images. On trouvera sur le site du musée virtuel du vin les reproductions de dizaines d’oeuvres sur le même thème, comme celle-ci de Marc Chagall (1931)

La version d’Otto Dix (1939) (détail)

Les lecteurs du bon clos reconnaitront le style de Jean-François de Troy (1745) dans le tableau suivant

Remontant le temps, voici la version de Rubens

et celle de Le Guerchin (1651)

On s’arrête là ! On pourra lire toute l’histoire racontée sur un ton décalé et en tableaux sur le site « mieux vaut art que jamais ».

Peintres vus aux Puces

En parcourant le marché Dauphine aux Puces de Saint-Ouen, nous sommes tombés sur ce tableau surprenant.

Graâce à la recherche d’images de Google, nous avons pu identifier son auteur : il s’agit de Christophe Blanc, un peintre qui expose notamment à la galerie Sebban. C’est un peu « space », comme on dit, dans le style expressionniste. En voici deux autres vus sur place.

Un visite du site de Christophe Blanc, et notamment la série des « affables », laisse entrevoir un monde masculin de convivialité, de célébration, à vrai dire un peu inquiétant. Ses personnages boivent, chantent, attendent… on ne sait quoi.

Plus douce est l’atmosphère des tableaux de Fatka, vus au marché Serpette, qui nous transportent un siècle en arrière dans l’atmosphère des bistrots parisiens.

Fatka est une artiste russe, une portraitiste. Reconnaitra-t-on celui-la ?

Voir ici sa photo galerie.