Retour à Pompéi

Retourner à Pompéi, c’est ce que l’on peut faire pendant tout l’été au Grand Palais avec cette nouvelle expo qui permet de découvrir les trouvailles des dernières fouilles. Les moyens modernes sont mis en oeuvre pour revivre l’éruption de 79 et découvrir en grandeur réelle la ville, ses villas, ses tavernes, ses fresques, ses graffitis….

Nous en avons rapporté quelques images bachiques.

Ariane et Bacchus sont les sujets de cette mosaïque qui vient d’être extirpée de la gangue volcanique au pied d’une fontaine d’une maison jusque là inexplorée.

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Sur ces plaques faites de couches de verre camée bleu et blanc superposées, retrouvées dans le salon de la maison de Marcus Fabius Rufus, on retrouve le mêmes personnages.

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Mointenant quelques fresques comme ce Bacchus sur son char

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ou cette scène d’initiation dionysiaque dans la villa des mystères.

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et la fameuse scène du bouc dégustant le raisin (voir aussi le léopard intéressé par le cratère sans doute empli de vin).

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Ce cratère en bronze était doré à l’origine. On y mixtait le vin à l’eau et à des épices avant de le consommer.

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Voici aussi une belle scène de banquet.

banquet

En ligne on peut en savoir plus sur les coutumes romaines et l’art de la commissatio (cliquer en haut à droite dans la video pour accéder directement à la 2ème video : les banquets à Pompéi, l’art de boire du vin).

 

 

 

L’Humour au temps du Corona

Garder le sourire dans les pires situations.  Ils sont nombreux ceux qui nous aident ainsi à tenir bon et à faire front contre l’adversité. Tous les moyens sont bons pour garder le moral ! Merci à tous les amis qui ont alimenté le Bon Clos.

Philippe Geluck nous rappelle les fondamentaux !

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philippe-geluckEvidemment, le confinement ce n’est pas agréable, les oiseaux en cage le savent bien.

cage

Pensons aussi à nos animaux de compagnie, déboussolés.

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Mais ce n’est pas la pire des situations. Les cavistes restent ouverts. N’est-ce pas là un besoin essentiel ?  Inventoriant leurs caves, les confinés retrouvent des bouteilles oubliées et les sortent du …confinement.

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Pas grave, les cavistes restent ouverts, a-t-on dit. Evidemment on manque de masques. Les débrouillards sauront s’en confectionner.

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A l’heure de l’apéro, on se retrouve. En visio sur le net, dans la rue de part et d’autre d’un portail, ou comme nos amis italiens, sur les balcons !

 

Au fait, ce Covid 19, comment l’attrape-t-on ? La question se pose à chaque épidémie. Dans les années 50, Tom Lehrer, un chanteur américain peu connu sous ces longitudes mais qui gagne à l’être, répondait ainsi : « I got it from Agnes »

 

Redécouvrons aussi la zénitude (qui tourne depuis 2012 au moins)

« Je transmets ce tuyau parce que, pour moi, ça a marché : A la télé, j’ai regardé une émission dans laquelle un représentant du Dalaï-lama affirmait que, pour obtenir la paix intérieure, nous devions toujours finir ce que nous avions commencé, et qu’à cette condition nous bénéficierions davantage de calme dans nos existences. J’ai regardé autour de moi, j’ai fait le tour de la maison pour trouver les choses que j’avais commencées sans les terminer… Et… j’ai fini une bouteille de rosé de Provence, une bouteille de Bordeaux, une bouteille de côte du Roussyon, une vouteile de bodka, un buteil de poââre, le rest dwiski, et 1 bpoit de choccccla. Tou nimaggine pa com jem sens achemen mieu mintnan. Psasse el mssage a tou ceux con bsoin de paixintrieur et di leurrke jeu lé zèm. »

Tous mobilisés comme au Sénégal avec Youssou N’dour  et un collectif d’artistes.  Daan Corona ! (Vaincre le Corona)

 

Ne nous quittons pas sans réviser nos classiques avec les tontons confinés !

 

Et respectons les consignes. Lavatevi le mani !

Et merci aux soignants, et à tous ces artistes qui nous aident à tenir.

renaud

 

2020 : les voeux du Bon Clos

En ce début d’année VIN VIN, le Bon Clos adresse à tous ses lecteurs, réguliers ou occasionnels, ses meilleurs voeux de santé, réussite et prospérité.

C’est avec ce portrait du peintre bavarois Hans Muelich que nous  vous le souhaitons.

portraitdhomme1548Muelich

Il date de 1548. On ne connaitra de cet homme à la belle prestance que son âge : 42 ans, et son goût certain pour le vin. C’est un ami du Clos, Claude, qui l’a découvert à la Pinacothèque Ambrosiane de Milan. Qu’il en soit remercié.

Ne tournons pas la page de 2019 sans nous remémorer quelques moments que vous auriez pu rater :

Notre curiosité nous a fait découvrir Lanzarote, cette ile volcanique des Canaries qu’un terrible séisme a vidé de sa population dans les années 1730, et où la vigne a retrouvé de façon incroyable un terrain favorable .

Elle nous a aussi mené à Vevey où se tenait la fête des vignerons qui n’a lieu qu’une fois tous les 20-25 ans, dernière chance pour certains !

A Versailles nous avons visité les petites écuries, rarement ouvertes au public, qui abritaient jadis les équipages de la Cour remplacés aujourd’hui par des milliers de statues et moulages d’époque.

Nous avons croisé des poètes comme Alan Seeger, américain engagé en 14 et mort sur le front, qui nous a laissé un bel hommage au Champagne.

Nous avons appris ce qui signifie poculer , évoqué miote, bijane, trempusse et rosti,  rendu visite aux témoignages du temps passé, retrouvé airs à boire et chansons oubliées et partout rencontré d‘étonnants amis avec qui partager tout celà.

Poursuivons ce chemin ensemble !

Dry January

Que penser de la campagne lancée par l’association Alcohol Concern au Royaume Uni depuis bientôt 7 ans, incitant les buveurs à décliner toute boisson alcoolisée pendant tout le mois de janvier ? D’après le site doctissimo, 4 millions de britanniques auraient relever le défi l’an dernier, avec des bénéfices patents pour leur santé. Et une telle campagne a-t-elle une chance de marcher en France ?

L’initiative est louable, et au Bon Clos nous menons campagne pour le bien boire et le boire modérément. Il est bon de suspendre régulièrement sa consommation, mais le mois de Janvier est-il pertinent ?

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Nous pensons que le mois de Février conviendrait mieux, et que c’est le seul mois qui pourrait convenir.

Janvier, c’est le mois des voeux et des galettes des rois. Comment faire des voeux sincères sans lever un verre ? Comment tirer les rois sans un verre même de cidre, à défaut de champagne ou de bière comme dans les pays nordiques ? Et comment feront les vignerons pour fêter leur patron, St Vincent ?

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le roi boit (jan miense molenaer)

Mars ne convient pas : va-t-on priver les buveurs de la bière de Mars ?

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Avril, Mai : v’là l’printemps, saison des amours. Imagine-t-on Vénus sans Bacchus ?

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Bacchus et Venus (Spranger)

Juin, Juillet, Août, c’est l’été, les vacances, la convivialité  : va-t-on supprimer l’apéro, le rosé, le pastaga, le pineau, le petit muscat ?

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Septembre, Octobre : les vendanges. On oublie.

1967fetedesvendangesaromangnatles vendanges à Romagnat en 1967

Novembre, le mois du vin nouveau, une tradition qui remonte à l’Antiquité que le Beaujolais Nouveau fait revivre avec intelligence.

bruegelstmartinle vin de la saint martin (Breughel)

Décembre : les fêtes. On oublie aussi.

drysauvignon

Reste Février, qui comporte l’avantage d’être un mois de 28 jours (en général), rendant l’effort 10% moins élevé qu’en Janvier. On objectera que le Carnaval tombe le plus souvent ce mois là. Et bien, on fera une exception pour la semaine précédant Mardi Gras!

Fortunio

Il se joue ces jours-ci à l’Opéra Comique Fortunio, cette opérette composée par André Messager en 1907. C’est une adaptation du Chandelier d’Alfred de Musset, une pièce assez licencieuse et drôle publiée en 1835, et jouée à la Comédie française en 1850.

fortunio

Comment déjouer les soupçons d’un mari jaloux ? En les faisant dévier vers un leurre, le chandelier. Mais quand celui-ci est un amoureux transi, Fortunio, et qu’il chante une chanson écrite par Musset, tout peut arriver…

Il y a un petit air à boire au début du 3ème acte, un peu ampoulé, ce n’est pas l’air le plus connu mais il a sa place dans la collection du Bon Clos. C’est le mari trompé, maître André, qui invite ses convives à boire :

Coteaux brûlants,
Terre des champs,
Et des verdures,
C’est votre sang
Qui monte dans
Les vignes mûres.

Cieux empourprés,
Couchants dorés,
Des soirs d’automne,
Tout votre éclat
Tient ici-bas
Dans une tonne.

(Ce n’est pas celui évoqué par Musset dans le chandelier : « Amis buvons, buvons sans cesse », une chanson jugée trop vieille par le capitaine Claveroche (l’amant) ; nous en reparlerons)

Dès 1861, Offenbach avait composé la Chanson de Fortunio, un opéra comique qui raconte une suite de cette histoire. Fortunio, devenu âgé, se retrouve dans la situation du mari du Chandelier… Mais sa vieille chanson, qui avait fait défaillir la belle Jacqueline, le trahira…

On a donc deux airs pour une même chanson, celui d’Offenbach qui eut en son temps un succès retentissant,  et celui de Massenet. Chacun choisira…

On peut écouter là la version d’Offenbach (avec Bruno LAPLANTE, baryton et Marc DURAND, pianiste)

et celle de Messager

Si vous croyez que je vais dire
Qui j’ose aimer,
Je ne saurais pour un empire
Vous la nommer.

Nous allons chanter à la ronde,
Si vous voulez,
Que je l’adore, et qu’elle est blonde
Comme les blés.

Je fais ce que sa fantaisie
Veut m’ordonner,
Et je puis, s’il lui faut ma vie,
La lui donner.

Du mal qu’une amour ignorée
Nous fait souffrir,
J’en porte l’âme déchirée
Jusqu’à mourir.

Mais j’aime trop pour que je die
Qui j’ose aimer,
Et je veux mourir pour ma mie,
Sans la nommer.

Vignes parisiennes

Il y aurait désormais une centaine de vignes dans Paris intramuros. Nous en connaissons certaines, en voici deux autres découvertes lors de la fête de la vigne ce dimanche 6 octobre.

inventaire

Au lycée Albert de Mun à Paris 7ème où l’on forme (entre autres) des sommeliers, une vigne a été plantée en 2014, sous l’égide des Vignerons Franciliens Réunis,  qui donne déjà du vin blanc, rosé et rouge.

lavigne

Nous les avons goûté et avons apprécié la texture du blanc (vinifié avec macération pelliculaire), et les arômes du rosé.

Il faut signaler qu’il s’agit de cépages piwi qui n’ont pas besoin de soins phytosanitaires.

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Merci aux enseignants Florian Luzeau et Jacques Riedinger, qui nous ont fait visiter les installations.

Merci également à Virginie Dulucq, de la société urbagri, spécialisée dans l’agriculture urbaine, qui nous a accueilli dans l’ancienne caserne Napoléon (bâtiment de la Ville de Paris situé derrière l’Hôtel de Ville).

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Il y a été installé en terrasses sur 20 cm de terre une vigne et quelques autres cultures. Gamay, Pinot Noir, Chardonnay, Chasselas, Sauvignon, etc. sont représentés.

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On peut être surpris mais la vigne semble bien s’adapter sur un bout de terre si peu profond. Un microclimat règne (la température est montés jusqu’à 62° cet été!) et la maturité des raisins vient vite (août) malgré le stress hydrique (on arrose un peu quand même).

Hommage à Hokusai

Au Japon, on sait fêter les anniversaires !

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A l’occasion du 170ème anniversaire de la mort d’Hokusai, 300 artistes japonais ont réalisé des tableaux dont il a été fait autant d’étiquettes pour habiller des bouteilles du Château Labastidié, ce « petit Gaillac » bien connu des amis du Musée du Vin de Paris. L’affaire y a été célébrée vendredi en ce lieu, avec la présentation des bouteilles

et l’intronisation de M. Masamichi Shichi, PDG d’ Y.Y. Communications qui pilote de cette opération.

ShichiBienvenue à ce nouvel Echanson, ami du vin et promoteur des arts et de la poésie !

12 artistes japonais qui avaient fait le déplacement ont été nominés ambassadeurs bénévoles de l’art franco-japonais du vin.

Ci-dessous, Sayoko Kunishi dont l’oeuvre représente une grappe de raisin.

Outre les bouteilles de saké généreuses offertes, le Grand-Maître Claude Josse s’est vu remettre un savon sculpté

(fruit de l’insomnie d’une artiste, Nobue Ito) et un éventail (ci-dessous Shogetsu Murakami) !

ShogetsuMURAKAMI

Amis nippons, bravo, et merci !

 

 

 

Fête des vignerons à Vevey

vevey2019

Voici quelque temps qu’on s’y préparait. Pensez donc, des vignerons qui font la fête une fois par génération. Vient le moment où l’on se dit : c’est maintenant ou jamais !

La tradition remonte à 1797. Il s’agissait, et il s’agit toujours de récompenser les « tâcherons » les plus méritants lors d’une Cérémonie du Couronnement. Déjà un spectacle, mettant en scène le cycle de la nature et les divinités païennes, était organisé.

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le char de Bacchus en 1833

L’édition suivante eut lieu en 1819, puis ce fut en 1833,1851,1865 et 1889.

 

bacchus1851

Puis au XXème siècle en 1905,1927,1955, 1977 et 1999.

Vevey1905

Quelques uns des timbres édités par Nestlé en 1905

nestlevendangeurs1905nestlelautomne1905nestlebacchus1905

 

Cette pierre sur la place du marché où est édifiée une arène éphémère célèbre ces festivités.

Veveypierrecommémorative

Le spectacle est inénarrable. Plus de 5000 figurants vêtus de costumes chatoyants d’étourneaux, de papillons, de cartes à jouer…  se relaient pour des chorégraphies monstres.

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« Le spectacle raconte une année dans la vie de la vigne à travers une vingtaine de tableaux ouvrant et se terminant par les vendanges. Il traite autant des travaux de la vigne (effeuilles, taille), de moments plus sociaux (le mariage, la foire de la Saint-Martin) que de thèmes plus généraux (les saisons, l’eau, le soleil, la lune, le cosmos).
Il interroge le lien entre l’homme et la nature et rend hommage au savoir-faire immémoriel des vignerons-tâcherons. Au cœur du spectacle surgit le Couronnement des vignerons-tâcherons récompensés pour l’excellence de leur travail par la Confrérie des Vignerons.
La narration est portée par un émouvant dialogue entre une petite fille appelée Julie et son grand-père, qui lui fait découvrir les traditions et le travail de la vigne. Trois personnages de «docteurs» commentent le tout avec humour et impertinence. La musique, qui alterne morceaux d’ensemble, orchestraux ou en petites formations, est portée en live par le Chœur de la Fête (500 choristes, 300 Percuchoristes, 150 voix d’enfants), l’Harmonie de la Fête (120 musiciens de fanfares), le Big Band (16 musiciens de jazz), les Percussionnistes (40 percussionnistes), les Cors des Alpes (36 cors des Alpes), un Petit Ensemble (20 musiciens) et les Fifres et Tambours (36 musiciens bâlois). L’Orchestre de la Fête est le Gstaad Festival Orchestra, qui enregistre la partition en studio au printemps 2019.
Les chorégraphies des tableaux sont interprétées par 5500 acteurs et actrices-figurant-e-s en costumes, tous habitants de la région. Spectacle total, féerique, grandiose, dynamique et poétique conçu à 360°, il mêle à la musique, aux chants qui portent les poèmes des auteurs et aux mouvements de foule, des images et vidéos projetées tant sur des écrans géants que sur l’immense plancher LED de l’arène.
Pour créer les quelques septante costumes différents que portent les acteurs et actrices-figurant-e-s et les choristes, la costumière s’est inspirée autant des Fêtes des Vignerons précédentes, avec un intérêt tout particulier pour les aquarelles d’Ernest Biéler en 1905 et 1927, que des costumes traditionnels vaudois et fribourgeois. Les costumes d’animaux, insectes et oiseaux, sont des nouveautés liées à la dramaturgie du spectacle de Daniele Finzi Pasca. »

Tandis qu’une libellule vole au-dessus du public,

lalibellulechorales quadriphoniques (aux 4 coins de l’arène), percussions,

percussions

cors alpins…  gymnastes, viennent célébrer la vigne et la vie paysanne et témoigner de la grandeur de la Suisse et du canton de Vaud. Tous défileront avec fierté le 19 juillet en faisant pavoiser les armoiries des communes et cantons.

 

Armoiries de quelques villages viticoles

 

 

Les photographes amateurs s’en donnent à coeur joie, et participants et spectateurs fraternisent…

fraternisation

Le soir, on se retrouve dans les caveaux des corporations et confréries professionnelles.

aucaveaudesmarinspecheurs
au caveau des marins-pêcheurs

Les Cent Suisses, des passionnés, sont les héritiers des mercenaires suisses qui servirent notamment les rois de France,  et veulent perpétuer l’histoire et la culture suisse. Ils participent à la fête depuis 1819.

 

Et l’on boit des vins blancs (chasselas le plus souvent)  et rouge (gamay,  parfois croisé  avec le reichensteiner (gamaret, garanoir), ou aussi le plant robert, variété épicée de gamay, lauréat de notre dégustation).

 

Des vins plaisants, mais difficiles à produire, et suisses, donc chers et qu’on ne verra guère à l’export ! Il faut donc en profiter sur place, coûte que coûte ! Et d’abord parcourir le vignoble, qui dévale les coteaux face au Léman.

vignoblelavaux

De village en village, de clos en clos les enseignes se succèdent.

 

 

et l’on peut croiser un vendangeur en bois.

vendangeurenbois

On admire le travail de l’artiste qui a sculpté sur le bois de cette porte l’effigie d’un aieul vigneron.

visageaieul

A Chexbres tout est prévu…

 

De retour à Vevey, on ne rate pas l’exposition de gravures d’Olivier Taramarcaz qui illustre l’ouvrage « Méditations viticoles – la vigne et le vin dans la Bible » de Nathalie Perrot.

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Et faute de visiter le musée historique fermé pour la circonstance, on se rabat sur l’Alimentarium proposé par Nestlé.

museedelalim

N’oublions jamais l’alcoolisme et ses ravages !

 

 

Soirée d’adieu chez Fillot

On le pressentait, on le redoutait, maintenant on le sait : la maison Fillot, ce caviste et fournisseur d’équipements viticoles établi depuis des lustres à Gentilly dans une bâtisse historique, va fermer ses portes.

fillot

Cela méritait bien une célébration, c’est ce qu’à compris Yves Bozon, le Grand-Maître de la Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus qui y a tenu chapitre et réuni ses amis ce 21 juin 2019.

Ils ont pu écouter Karine leur conter l’histoire de la vigne

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et découvrir les talents des joyeux vignerons de Bagneux, réunis autour de leur accordéoniste Véronique et du président Olivier,

lagoguettequi les ont fait chanter à tue-tête quelques airs du répertoire bachique et festif.

goguetteenscene

Au Quizz qui était proposé, il s’agissait d’écouter avec attention un texte d’auteur inconnu, qui tourne depuis quelques années sur les réseaux sous divers noms : les vignes du seigneur, rencontre oenologique, Aimer n’est jamais vin, In vino veritas… (voir le texte en fin d’article)…

il y eut deux tables ex-aequo dont celle des « cocoriquiens », mais aucun lot.

On se consola en dégustant les excellents vins servis avec le repas, un sauvignon du Cher délicieux, et un Puisseguin St-Emilion 2011 qui poussait lui aussi à la consommation.

Adieu donc maison Fillot.

—–

Il m’est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je  puis dire, la primeur !
C’était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j’ai  rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé,  avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque  je lui ai proposé de l’emmener dans mon Chateauneuf-du-Pape, elle est  devenue toute Croze-Hermitage !!! Le temps d’aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, On est montés dans ma Banyuls et on a roulé  jusqu’au matin.

Ah quelle belle journée ! On s’est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l’eau Clairette, on s’est  Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement  et qu’on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon.

D’un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie !  Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s’est déjà  Sauvignon avant même que j’ai le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l’avais dans la Pauillac, en  effet, j’étais tellement Tokay que  j’ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s’est retrouvés, et que je l’ai vue devant moi en Gros-Plant, je  lui ai dit :
– Ne fais pas ta Pomerol, et ne t’en va plus Gamay ! 
En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran : 
– Ne m’en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était  vraiment Sancerre

Depuis on ne s’est plus cuités !

Renversant

 » Renversant, quand art et design s’emparent du verre « ,  cette exposition en cours à  la Cité du Vin de Bordeaux (et jusqu’à fin juin) nous ramène à la mémoire Matali Crasset, découverte il y une dizaine d’années chez Artcurial, et associée à cette exposition. Manifestement le travail du verre et du cristal à de nombreux adeptes. En voici quelques exemples.

Anthony Duchêne présente ses verres à nez, plus pratiques pour humer que pour boire!

Achille Castiglioni propose ses verres paro  en cristal soufflé (1983)

verresparo

Pratique pour passer du blanc au rouge, mais attention les taches !

On en dira de même de ces équilibres d’Alain Villechange

equilibre

Voici un ingénieux dispositif pour déguster hygiéniquement à plusieurs.

dispositif

Hubert Legall présente son calendrier de verre adapté à la vigne, sur 4 mois : janvier, avril, juillet et septembre

calendrier

On peut passer du temps à chercher quel motif correspond à quel mois…

Nicolas Boulard présente cette palette de 1000 magnums Romanée Conti 1946

palette

(millésime inexistant because le phylloxera)

et ces « fragments » d’une bouteille reconstituée après qu’elle a été explosée au… .Magnum ?

fragment

Sa « diagonale du fou » est un tube de néon empli d’un mélange de vins d’alsace et du pays basque.

tubepalettefragment

Voici maintenant une bouteille de Klein (objet ne présentant qu’une seule surface) qui représente un tube digestif

bouteilledigestifdeklein

et une bouteille arborescente
bouteillearborescenteCette carafe-ci, dûe à Francoise Quardon, est dite « crâneuse » (2014)

carafecraneuse

On ne peut pas ignorer « Ariane et Bacchus » de Bouke de Vries (2014)

arianetbacchus

mais la métaphore est bien elliptique. Et d’abord, qui est qui ?

Le tchèque Arik Levy accroche ses bouteilles colorées

bouteillescolorées  Ces tours de Penzo+Fiore (2017)sont un assemblage « ready-made »

toursdepenzoetfiore

Comment tout ça tient-il debout ? Et combien de cassés pour cet accomplissement ?

Finissons avec cet appareil à sous qui permet d’illuminer ce qui s’apparente au Saint Graal.

graal