Les vingt ans de COCORICO

COCORICO, la Coordination des Confréries d’Ile de France, a 20 ans !

Il fut un temps où l’Ile de France était terre de vignes. C’était avant le chemin de fer et le phylloxera. La production s’effondra, et la vigne francilienne millénaire finit par rendre l’âme face au déferlement des tonneaux et des barriques.

Curieusement, quelques uns ne s’en satisfirent pas. D’accord pour les Bordeaux et les Bourgogne, d’accord pour le Gaillac et le Beaujolais, mais la poésie des vignes en rangs serrés sur les coteaux, le charme des treilles, comment s’en passer ?

A Montmartre dès 1933, à Suresnes aussi, on se reprit. Bien d’autres suivirent, qui avaient compris qu’il ne s’agit plus de produire, mais de témoigner et qu’il fallait donc se mettre en scène : ainsi fleurirent nos belles Confréries, avec leurs costumes moyenâgeux et leurs breloques, qui peuvent sembler ésotériques, voire arrogantes de l’extérieur, mais où la plupart cultivent l’art de ne pas se prendre au sérieux.

On se mit donc à replanter, à tailler, et à dépoussiérer pressoirs et cuves. On fit des symposiums, pour partager expériences et connaissances, et où l’on se risqua à goûter les vins ainsi produits. Et l’on fit des chapitres, où l’on allait s’admirer et se congratuler les uns chez les autres. Avec le succès (on ne compte plus désormais les clos et les vins dits « culturels », en tout cas non commerciaux), on éprouva le besoin d’une organisation. L’heure de Cocorico était venue !

20 ans ! Sacré challenge pour Michel Devot, le Président nouvellement élu. Il n’avait que quelques mois pour organiser un Anniversaire qui resterait dans les Annales, et résoudre, sous l’oeil vigilant des anciens présidents et des barons, une difficile équation : faire grand mais pas cher.

Pour les 15 ans, une messe avait été dite à Notre Dame. On ne pouvait faire moins. Mieux, on allait faire chanter le Souffle de Bacchus, la chorale du Musée du Vin, dont la réputation commençait à se répandre au-delà de Passy. On tenait avec Monseigneur Chauvet, recteur de la Cathédrale de Paris, homme affable et plein de répondant, le bon bout si l’on peut dire. Las, il advint le drame qui affligea le monde entier.

On chercha pour la soirée une salle de grande capacité,  bien située, confortable, présentant bien, au prix léger. C’était la quadrature du cercle ! La Mairie de Paris était aux abonnés absents, les salles privées inatteignables. On pria en vain pour que le Parc des Princes fut disponible.

L’avenir s’annonçait bien sombre, quand la Mairie du 16ème accorda sa salle des fêtes, grâce aux bons offices d’un confrère (*) familier des lieux, et le Musée du Vin proposa d’abreuver gratis les convives de son château Labastidié (Gaillac). Bientôt le Rectorat de Notre Dame refit surface, et l’on apprit que la messe pourrait se tenir à Saint-Germain l’Auxerrois, la Cathédrale Provisoire…

Ce fut un beau spectacle : une trentaine de confréries en costumes, cela fait du monde.

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Mgr Chauvet, recteur de Notre-Dame de Paris, assisté du père Xavier Leys, aumônier des Echansons, assura l’office,

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accompagné par les chants liturgiques du Souffle de Bacchus.

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La suite, ceux qui l’ont vécu la connaissent, avec la dégustation de vins du monde (USA, Slovaquie, Slovénie, Portugal, Italie…) proposée par la Fédération Internationale des Confréries Bachiques (FICB),

merci à Janesz, Linda, Pat, Daniela,Ken, et tous les amis venus faire gouter leurs vins

et de vins d’Ile de France récompensés par le jury (Clamart pour son rosé, Sucy en Brie, Rueil, Yerres, Saint Fiacre…).

Puis vint la sérénade du Souffle de Bacchus où l’on put essayer d’entendre (l’acoustique n’était pas fameuse) des airs peu connus comme le chant à boire du Bourgeois Gentilhomme (« Buvons chers amis buvons ») ou  « Sommes Nous des Grenouilles », qui fit florès pendant tout le 18ème siècle, ou encore le « P’tit vin du pays » de l’opérette Méditerranée. Avec d’autres mieux connus comme Ah que nos pères étaient heureux, Fanchon et Brindisi.

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La table clamartoise arborait fièrement le Coq et le Bacchus en zinc de son compagnon Jean Dessirier

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Avec Roland l’accordéoniste et  la chanteuse Hala (ci-dessous en duo avec l’ami Alain),

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Frank Dores anima musicalement la soirée et fit revivre notre Johnny national.

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Merci donc à Michel Devot, Président de Cocorico, à son équipe et à tous les participants, pour cette belle journée !

 

* Alan Bryden, président de la FICB, pour ne pas le nommer

chapitres d’hiver

Autour de la Saint Vincent les réjouissances se multiplient, avec les chapitres, intronisations, et leurs dégustations, leurs festins, leurs chants et leurs danses. Et parfois des messes qui font mentir l’adage « courte messe et long repas font la joie du chevalier« .
Ainsi le 25 janvier les Echansons recevaient leurs Compaignons et Amis au Musée du Vin, sous le signe de la Corse, belle terre de vins.

Après la Sérénade du Souffle de Bacchus, qui permit de (re) découvrir des airs anciens (comme un vibrant air à boire du Bourgeois Gentilhomme, ou encore le coassant « Sommes nous des grenouilles ») et modernes (comme ce p’tit verre du p’tit vin du pays, de l’opérette Méditerranée), on procéda aux rituelles intronisations.

5 heureux élus furent jugés dignes de rejoindre la Confrérie :

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Michel Roman, un dessinateur qui manie l’humour bachique et dont les dessins étaient exposés cet hiver  au Musée du Vin,

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Michel Romand dédicaçant ses oeuvres

Luc de Saint-Maurice, « maitre campeur » à la Belle Etoile, camping près de Melun, et fondateur de la Confrérie du Brie de Melun,
Michel Devot, Président de la Coordination des Confréries d’Ile de France (Cocorico) et Grand Maitre de la Commanderie des Chevaliers de Saint-Grégoire,

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Michel Devot s’apprêtant à vider le tastevin

et Christiane Baquier, choriste au Souffle de Bacchus,
tous admis au grade de Compaignon ;
ainsi que Sylvain Andres, sommelier familier des grandes maisons et aujourd’hui formateur professionnel basé en Occitanie, qui fut adoubé Grand Bouteiller.

Le festin qui s’ensuivit ne laissa personne sur sa faim avec ses délicieux filets de rouget à la bonifacienne, ses filets de marcassin et ses aumônières aux pommes et miel corse. Mais ce sont bien sûr les vins (de Sartène, du Cap Corse…) qui les accompagnèrent qui portèrent à son comble le plaisir des convives.

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Quelques jours plus tard, c’est le Devoir Parisien du Beaujolais qui prenait le relais,

panneau

le 1er février, ayant dû reporter son chapitre d’hiver en raison des grèves. Il recevait au Chai Brongniart, un établissement historique situé dans l’enceinte du Palais du même nom, et l’on put y déguster les 12 appellations du Beaujolais en évoquant mentalement les générations de courtiers et spéculateurs qui s’y sont abreuvés.

On y retrouva de vieilles connaissances, forcément,

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il y eut bien sûr des intronisations

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et l’on y fit aussi de belles rencontres, comme celle de Marielle, poétesse, maire de la Commune Libre de Montmartre (qui fête ces jours-ci ses 100 ans), venue présider à l’intronisation de son fils Frédéric,  sommelier au Divellec

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(on visitera son site toutturpaud.fr avec bonheur)

ou encore Cendrine Bonami-Redler, venu promouvoir DANS SON JUS, son ouvrage de dessins sur les zincs de Paris,

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Et dès le lendemain, il fallut se lever de bonne heure pour rallier Sannois et les Amis de l’Asperge et du Vin qui y prospèrent depuis 60 ans !

Il ne sera pas possible de citer toutes les Confréries présentes tant celles-ci étaient venues nombreuses. Il faut dire que la réputation du Chapitre de Sannois, avec son banquet qui joue à guichets fermés, est établie.

tousasannois

Il y avait là les Toursiveux du vieux tiyou de Namur, les canardiers de Picardie, les closiers de Montlouis, les Bangards, qui gardaient jadis les vignes en Alsace,

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la tarte tatin de Lamotte Beuvron, les Goustiers de l’Andouille de Guéméné, les Haricots d’Alençon, les chipirons de Bidart et du Pays Basque, les Talmeliers et bien d’autres Confréries d’Ile de France, sans oublier, last but not least, les Cons et fiers de l’être.

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On a bien lu.  En fait, c’est une organisation caritative, qui se lit : « Coeur Ouvert Naturellement Simplement ».   Il fallait quand même oser (c’est à même à cela qu’on les reconnait, dit-on )!

Le déjeuner fut à la hauteur des espérances, avec ses asperges,

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son homard, ses cailles farcies…,  son gâteau d’anniversaire,

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et ses chanteurs et danseurs étonnants venus de l’ex Union Soviétique, qui interprétèrent avec brio les grands standards russes. Merci à Volodymyr Yemets et ses amis.

Et merci au Grand-Maitre Antonio, dont on connait les qualités lyriques, qui nous interpréta una Historia de un Amor que l’on n’oublie pas. Et qui nous fit la grâce de nous recevoir comme Compagnon dans sa docte compagnie.

 

 

chapitres d’octobre

Avec les vendanges, Octobre voit fleurir les festivités.

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Ainsi Rueil  (la Confrérie des Clos de Rueil Buzenval, dont nous avions fêté les 40 ans il y a 2 ans) tient son chapitre tous les ans à l’occasion de la fête des vendanges de la république de Buzenval, attirant les habitués de Suresnes, Montmartre,  Rambervillers (les gaubres gousteurs de testes de veau) , mais aussi cette année les taste-cuisses de grenouilles de Vittel, les vieilles murailles de Mantes la jolie, les Echansons et les fidèles de Clamart (malheureusement sans Dame Nicole Olmeta empêchée, mais à qui les Grands Maitres envoient leur bon souvenir),…

Parmi les nombreux intronisés, il faut signaler Michel Devot, Président de Cocorico et chevalier de Saint-Grégoire, et Dame Chantal, de Clamart !

Ils n’on pas boudé les savoureux vins du cru

et fait honneur au déjeuner en musique offert généreusement (mais pas goûté le pain traditionnel).

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Ici l’on chante

vive Bacchus, vive Bacchus, vive le vin qui nous régale,
vive Bacchus, vive Bacchus, vive Rueil et Buzenval !

Nous avons été heureux de retrouver Alain Zalmanski, chef de choeur, chanteur, et bien d’autres choses encore, qui est à la tête d’une imposante collection de partitions. Il faudra voir ça.

La semaine suivante, on se retrouvait au Musée du Vin chez les Echansons pour une soirée gastronomique sur le thème du Sud Ouest. Foie gras, magret fumé, boeuf gascon, et pour finir pruneaux d’Agen étaient accompagnés par des vins landais et périgourdins.

C’est sous la double égide des muses Euterpe et Erato que se déroula le chapitre avec les intronisation de Jean-Luc Bourré, violoncelliste émérite, qui nous régala de quelques morceaux de Bach, Saint-Saens, et Massenet,

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puis à celle de notre ami Michel Mella,

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vice Président de Cocorico et Grand Chancelier de la Grappe Yerroise, mais aussi inlassable promoteur de la poésie.

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Ce soir les muses étaient avec nous !

D’autant qu’ un habitué de ces agapes, Jean-Louis, offrit au Musée une assiette chinée dans quelque brocante, affichant le poème : l’Amour et le Dieu du Vin, par M.Delalande, professeur.

Il commence ainsi :

Ovide dit : il faut aimer, Horace dit : il vaut mieux boire…
… Mes bons amis pour être heureux il faut les croire l’un et l’autre

et, après un argumentaire assez convaincant, se conclut par

On doit auprès de la beauté, Cédant au vin, à la tendresse
Boire jusqu’à la gaîté, Mais aimer jusqu’à l’ivresse.

L’air est à chanter , est-il indiqué, sur l’air de « prenons d’abord l’air bien méchant« . Voilà de quoi nous intriguer. Il s’agit d’un air apparemment bien connu à l’époque qui provient d’une « comédie en un acte mêlée d’ariettes par Marsollier. Musique de Dalayrac. Représentée pour la première fois sur le Théâtre de l’Opéra-comique, rue Favart, le 10 février 1799 « Les deux prisonniers : Adolphe et Clara », » qu’on aurait pu voir en 2016 au Vingtième Théâtre.

On trouvera les paroles complètes de cette chanson publiée en 1825 dans le chansonnier des grâces. Et voici la musique !

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A la soupe !

C’est une tradition de nos terroirs, qui s’est bien perdue mais qui vit encore dans nos souvenirs, la soupe de vin sucrée au pain. On  l’appelle miot ou miotte en Touraine, nous rappelle l’ami Armand. Mais aussi bijane en Anjou, mijet en Poitou (ou mijhot), trempée, trempine en Vendée, trempusse en Bourgogne, tosti en Provence, Rôtie quand elle est chaude (en poitevin, on demandait :  « É-t-o de la trempaïe ou de la routie ? comme est-ce du lard ou du cochon).

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Elle rafraichissait les travailleurs dans les champs.

Sganarelle en prescrit à une fille muette dans le Médecin malgré lui, car   “Il y a dans le vin et le pain, mêlés ensemble, une vertu sympathique qui fait parler ; ne voyez-vous pas bien qu’on ne donne autre chose aux perroquets, et qu’ils apprennent à parler en mangeant de cela ?

Peut-être pour cela l’appelle-t-on soupe au perroquet en région bordelaise ?
La recette est simple : vin rouge, un peu d’eau, sucre ou miel, pain rassis.

Miot, miotte, miget viendraient de mie (de pain). Tremper signifiait mélanger au 13ème siècle ds liquides, d’où les trempées,  etc. (cf. les mots de l’ivresse et du vin de Martine Courtois)

Les nostalgiques pouvaient aller à la fête du miget , chaque année début juillet à Coulon, dans le Marais Poitevin. Las, c’est fini depuis cette année ! mais la fête continue, annonce le Comité des Fêtes, et qu’on se rassure, « le miget, la grillée de mogettes et le préfou sont toujours au rendez-vous ! « 

Fête des vignerons à Vevey

vevey2019

Voici quelque temps qu’on s’y préparait. Pensez donc, des vignerons qui font la fête une fois par génération. Vient le moment où l’on se dit : c’est maintenant ou jamais !

La tradition remonte à 1797. Il s’agissait, et il s’agit toujours de récompenser les « tâcherons » les plus méritants lors d’une Cérémonie du Couronnement. Déjà un spectacle, mettant en scène le cycle de la nature et les divinités païennes, était organisé.

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le char de Bacchus en 1833

L’édition suivante eut lieu en 1819, puis ce fut en 1833,1851,1865 et 1889.

 

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Puis au XXème siècle en 1905,1927,1955, 1977 et 1999.

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Quelques uns des timbres édités par Nestlé en 1905

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Cette pierre sur la place du marché où est édifiée une arène éphémère célèbre ces festivités.

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Le spectacle est inénarrable. Plus de 5000 figurants vêtus de costumes chatoyants d’étourneaux, de papillons, de cartes à jouer…  se relaient pour des chorégraphies monstres.

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« Le spectacle raconte une année dans la vie de la vigne à travers une vingtaine de tableaux ouvrant et se terminant par les vendanges. Il traite autant des travaux de la vigne (effeuilles, taille), de moments plus sociaux (le mariage, la foire de la Saint-Martin) que de thèmes plus généraux (les saisons, l’eau, le soleil, la lune, le cosmos).
Il interroge le lien entre l’homme et la nature et rend hommage au savoir-faire immémoriel des vignerons-tâcherons. Au cœur du spectacle surgit le Couronnement des vignerons-tâcherons récompensés pour l’excellence de leur travail par la Confrérie des Vignerons.
La narration est portée par un émouvant dialogue entre une petite fille appelée Julie et son grand-père, qui lui fait découvrir les traditions et le travail de la vigne. Trois personnages de «docteurs» commentent le tout avec humour et impertinence. La musique, qui alterne morceaux d’ensemble, orchestraux ou en petites formations, est portée en live par le Chœur de la Fête (500 choristes, 300 Percuchoristes, 150 voix d’enfants), l’Harmonie de la Fête (120 musiciens de fanfares), le Big Band (16 musiciens de jazz), les Percussionnistes (40 percussionnistes), les Cors des Alpes (36 cors des Alpes), un Petit Ensemble (20 musiciens) et les Fifres et Tambours (36 musiciens bâlois). L’Orchestre de la Fête est le Gstaad Festival Orchestra, qui enregistre la partition en studio au printemps 2019.
Les chorégraphies des tableaux sont interprétées par 5500 acteurs et actrices-figurant-e-s en costumes, tous habitants de la région. Spectacle total, féerique, grandiose, dynamique et poétique conçu à 360°, il mêle à la musique, aux chants qui portent les poèmes des auteurs et aux mouvements de foule, des images et vidéos projetées tant sur des écrans géants que sur l’immense plancher LED de l’arène.
Pour créer les quelques septante costumes différents que portent les acteurs et actrices-figurant-e-s et les choristes, la costumière s’est inspirée autant des Fêtes des Vignerons précédentes, avec un intérêt tout particulier pour les aquarelles d’Ernest Biéler en 1905 et 1927, que des costumes traditionnels vaudois et fribourgeois. Les costumes d’animaux, insectes et oiseaux, sont des nouveautés liées à la dramaturgie du spectacle de Daniele Finzi Pasca. »

Tandis qu’une libellule vole au-dessus du public,

lalibellulechorales quadriphoniques (aux 4 coins de l’arène), percussions,

percussions

cors alpins…  gymnastes, viennent célébrer la vigne et la vie paysanne et témoigner de la grandeur de la Suisse et du canton de Vaud. Tous défileront avec fierté le 19 juillet en faisant pavoiser les armoiries des communes et cantons.

 

Armoiries de quelques villages viticoles

 

 

Les photographes amateurs s’en donnent à coeur joie, et participants et spectateurs fraternisent…

fraternisation

Le soir, on se retrouve dans les caveaux des corporations et confréries professionnelles.

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au caveau des marins-pêcheurs

Les Cent Suisses, des passionnés, sont les héritiers des mercenaires suisses qui servirent notamment les rois de France,  et veulent perpétuer l’histoire et la culture suisse. Ils participent à la fête depuis 1819.

 

Et l’on boit des vins blancs (chasselas le plus souvent)  et rouge (gamay,  parfois croisé  avec le reichensteiner (gamaret, garanoir), ou aussi le plant robert, variété épicée de gamay, lauréat de notre dégustation).

 

Des vins plaisants, mais difficiles à produire, et suisses, donc chers et qu’on ne verra guère à l’export ! Il faut donc en profiter sur place, coûte que coûte ! Et d’abord parcourir le vignoble, qui dévale les coteaux face au Léman.

vignoblelavaux

De village en village, de clos en clos les enseignes se succèdent.

 

 

et l’on peut croiser un vendangeur en bois.

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On admire le travail de l’artiste qui a sculpté sur le bois de cette porte l’effigie d’un aieul vigneron.

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A Chexbres tout est prévu…

 

De retour à Vevey, on ne rate pas l’exposition de gravures d’Olivier Taramarcaz qui illustre l’ouvrage « Méditations viticoles – la vigne et le vin dans la Bible » de Nathalie Perrot.

cepceps

Et faute de visiter le musée historique fermé pour la circonstance, on se rabat sur l’Alimentarium proposé par Nestlé.

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N’oublions jamais l’alcoolisme et ses ravages !

 

 

Soirée d’adieu chez Fillot

On le pressentait, on le redoutait, maintenant on le sait : la maison Fillot, ce caviste et fournisseur d’équipements viticoles établi depuis des lustres à Gentilly dans une bâtisse historique, va fermer ses portes.

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Cela méritait bien une célébration, c’est ce qu’à compris Yves Bozon, le Grand-Maître de la Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus qui y a tenu chapitre et réuni ses amis ce 21 juin 2019.

Ils ont pu écouter Karine leur conter l’histoire de la vigne

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et découvrir les talents des joyeux vignerons de Bagneux, réunis autour de leur accordéoniste Véronique et du président Olivier,

lagoguettequi les ont fait chanter à tue-tête quelques airs du répertoire bachique et festif.

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Au Quizz qui était proposé, il s’agissait d’écouter avec attention un texte d’auteur inconnu, qui tourne depuis quelques années sur les réseaux sous divers noms : les vignes du seigneur, rencontre oenologique, Aimer n’est jamais vin, In vino veritas… (voir le texte en fin d’article)…

il y eut deux tables ex-aequo dont celle des « cocoriquiens », mais aucun lot.

On se consola en dégustant les excellents vins servis avec le repas, un sauvignon du Cher délicieux, et un Puisseguin St-Emilion 2011 qui poussait lui aussi à la consommation.

Adieu donc maison Fillot.

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Il m’est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je  puis dire, la primeur !
C’était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j’ai  rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé,  avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque  je lui ai proposé de l’emmener dans mon Chateauneuf-du-Pape, elle est  devenue toute Croze-Hermitage !!! Le temps d’aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, On est montés dans ma Banyuls et on a roulé  jusqu’au matin.

Ah quelle belle journée ! On s’est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l’eau Clairette, on s’est  Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement  et qu’on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon.

D’un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie !  Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s’est déjà  Sauvignon avant même que j’ai le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l’avais dans la Pauillac, en  effet, j’étais tellement Tokay que  j’ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s’est retrouvés, et que je l’ai vue devant moi en Gros-Plant, je  lui ai dit :
– Ne fais pas ta Pomerol, et ne t’en va plus Gamay ! 
En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran : 
– Ne m’en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était  vraiment Sancerre

Depuis on ne s’est plus cuités !

En revenant de Just’Rosé

Just’Rosé, c’est cette sympathique manifestation organisée tous les ans en mai sur le port de Sanary/mer. Soit disant international, ça reste quand même très varois, mais les champenois sont là !Pour une somme modique, on peut pendant trois jours écluser des godets  de stand en stand, faire des rencontres comme ce producteur de vin de fraise du cellier de Revigny dans la Meuse, unique en France.

Reste l’épineux problème du retour, qui n’en est plus un depuis que l’organisation propose un service de tuk-tuk gratuit. Ces deux-là n’en sont pas revenus !

Les 70 ans du Devoir Parisien du Beaujolais

Pour les 70 ans du Devoir Parisien, Patrick Barzic son Grand-Maître avait vu grand et décidé d’investir le 11 mai dernier avec ses Compagnons la Palmeraie, cette belle salle de ce Paris ultrapériphéricain qu’on appelle la plaine de Vaugirard.

Dès l’après-midi, une dégustation (de crus du Beaujolais présentés par leurs producteurs) agrémentée d’un Bojo-Quizz attendait les arrivants. Difficile exercice, qui avait pour effet bénéfique de faire lever le pied aux leveurs de coude !

Pour gagner, il fallait savoir que le gamay se taille en gobelet (taille courte) dans les grands crus, imaginer qu’un auvergnat émigré en Russie débourserait chix roubles pour un flacon du même nom. Se souvenir que René Fallet avait écrit : « le beaujolais nouveau est arrivé » et bien d’autres choses encore. Il y eut quelques gagnants qui emportèrent une bouteille.

Ensuite vint le chapitre et ses discours, qui furent traduits en anglais et en allemand en raison de la présence de nombreux représentants de Devoirs de Grande Bretagne, et d’Allemagne.Parmi les francophones, il faut citer les Devoirs du  Bénin, du Togo, et du Québec, les maitres brasseurs de Wallonie, les rillettes de Touraine, les amis de Clamart et d’Issy-les-Moulineaux venus en voisins et plusieurs autres Confréries d’Ile de France.

Vint le moment des intronisations qui furent nombreuses.

On applaudit un très jeune fiston à son papa, et on eut la joie de voir reconnues les qualités de l’ami Philippe d’Issy les Moulineaux.Le diner, animé par Laetitia et son orchestre, fut à la hauteur de l’évènement, mais c’est le service des vins, ordonnancé par l’ami Gérard,

qu’il faut saluer. On retrouva les vins goûtés l’après-midi, mais pas dans n’importe quel ordre ! Car on peut boire de tout, mais pas avec n’importe quoi (ce qu’aurait pu dire Desproges.)On peut boire de tout, mais pas avec n’importe qui non plus. Nous fûmes chanceux de trouver à notre table les vignerons du domaine Bourdon dont nous avions particulièrement apprécié l’élégant Fleurie 2016, et qui nous ont apporté de plus un accès direct aux réserves…

 

Chapitre des fleurs au Musée du Vin

Ce samedi 19 mai nous fêtions la fleur de la vigne au Musée du Vin, entrainés par les Jeunes Echansons qui avaient choisi la Touraine de Balzac comme fil directeur.

Ce fut l’occasion pour cette noble Confrérie d’accueillir  dans ses rangs Guillaume Filiu, jeune homme passionné de vins dont la fréquentation assidue des clubs d’oenologie et l’animation de soirées du même tonneau impressionnent.Ce fut aussi l’occasion de mieux connaitre l’art du Compaignon Eric Meilhoc, promu au grade de Grand Officier. Ce grand parfumeur nous a fait la fleur de nous faire découvrir des odeurs envoûtantes de productions animales utilisées en parfumerie comme l’ambre gris, le musc, le castoréum et la civette.

Ceux qui n’auront pas tout retenu ou pas pu assister gagneront à lire l’article sur la composition des parfums publié sur aromastyle : on y apprend que l’ambre est produit par par le cachalot, le  musc par le chevrotin porte-musc (cervidé asiatique),

le castoreum par le castor bien sûr, et la civette par ..la civette.

Un quizz fut ensuite proposé, où il fallut savoir le nom courant du cépage Balzac noir, par exemple. Ou encore les points communs entre Claude Josse, Grand-Maître des Echansons de France, et Honoré de Balzac.  Il y en a ! Il fallut aussi reconnaitre deux vins servis à l’aveugle. Voici les fiers gagnants.Le repas faisait la part belle aux produits du terroir ligérien : rillons, boudins, rillettes, tourtes, saumon, chèvres… accompagnés des vins choisis par la Grande Pipetière : sauvignon, cabernet franc, gamay, chinon blanc moëlleux. En a-t-elle profité, astreinte à corriger les copies du quizz tandis que tous se régalaient ?

A la Bonne Franquette

Cette vénérable institution de Montmartre, dont la devise « aimer, manger, boire et chanter » est toujours d’actualité,  accueillait ce samedi 9 mars la 1ère édition de la Fête du Livre de Bistrot, à l’initiative de  «  Bistrots et Terrasses de Paris « , une association qui milite pour l’inscription de cet Art de Vivre au Patrimoine Immatériel de l’UNESCO.La maison Fournier Père et Fils assurait un accueil apéritif avec ses chenin blanc, pinot noir et autres crus du Cher, que ne dédaignaient pas compagnons du Beaujolais, Républicains de Montmartre  et autres Francs-Mâchons.

On croisait l’ami Alain Turban venu avec son CD « bistrot » qui nous plonge au milieu des cosaques envahissant Paris il y a 200 ans, et à l’origine de ce mot bien de chez nous.

Sylvie Malys, qui joue tous les mardis au Petit Gymnase pour faire connaître le génie du vin, et son metteur en scène Michel Thibaud.

Ministre de l’oenologie de la République de Montmartre, elle doit savoir de quoi elle parle !

Et Joël, le chef tambour des Poulbotset l’incontournable Alain Coquard, le Président de la République de Montmartre.Une 15aine d’auteurs présentaient leurs ouvrages, comme Cendrine Bonami-Redler (ci-dessous présentant « dans son jus« , un carnet de voyage illustré dans les rades parisiens)

Le plu prolifique était sans doute Pierrick Burgault, avec ses 200 bars-concerts, ses 150 bistrots et brasseries, coécrit avec Hélène Milon ci-dessousses « bars du monde » etc (ci-dessous avec Martin de la Soudière, son co-auteur d' »un bistrot sinon rien » – itinéraire parmi les bistrots d’Auvergne et d’ailleurs)

Sur le plan de la prolificité il se heurte à la concurrence de Pierre Josse et des ses guides du routard (ci-dessous avec « la nostalgie est derrière le comptoir« )Difficile d’échapper au charme de Gab et de ses recettes de cuisine « les doigts dans le nez ». Il faut essayer sa dinde au whisky !     Voici aussi Michel Bessières, l’ancien patron du Wepler qui en raconte l’histoire…    et Fabienne Borie qui nous parle des origines de nos bougnats parisiens (Paris-Aubrac)On a croisé aussi Ingrid Astier (ci-dessous présentant quai de enfers),

Faujour (« In vino Musica« ), Gérard Letailleur (auteur d’une monographie sur « chez Walczak« ) et quelques autres qui nous pardonneront de ne pas être cités, ce sera pour une autre fois !