Voici encore une opérette d’Offenbach, présentée dernièrement à la Péniche Opéra par l’excellent Jean-Christophe Keck, qui recèle un air à boire qu’il nous fallait connaitre !
Elle date de 1857, mais doit beaucoup au Trésor à Mathurin, joué 5 ans plus tôt. Le livret est de Michel Carré et Léon Battu.
CHANSON A BOIRE.
Quand les moutons sont dans l’étable,
Quand les poules sont au perchoir,
Le dos au feu, le ventre à table,
Près d’un ami, j’aime à m’asseoir.
Si Dieu nous défendait de boire,
Aurait-il fait le vin si bon ?
Non !
Si l’eau nous pousse à l’humeur noire,
Le vin dissipe notre ennui !
Oui !
Allons donc !
Buvons donc !
Si Dieu nous défendait de boire,
Aurait-il fait le vin si bon ?
Non !
Quand j’ai soif, j’ai l’esprit morose ;
Je suis stupid’, gauche et poltron ;
Quand j’ai bu, je vois tout en rose,
Quand j’ai bu, je suis un luron !
Si Dieu nous défendait de boire,
Etc., etc.
Nus l’avons entendu chanté par des artistes survoltés, Isabelle Philippe, Louise Pingeot, Fanny Crouet, et Jean-François Novelli, tous excellents accompagnés au piano par Sabine Vatin.
En attendant la parution de supports commerciaux, en voici un extrait
La foire de Paris battait son plein ce vendredi 8 mai, quand des personnages inattendus y firent leur apparition au milieu des milliers de badauds : les Confréries d’Ile de France dans leur plus beaux atours, suscitant les réactions les plus diverses.
« C’est des gens qui boivent », « c’est des francs-maçons » put-on ainsi entendre, entre deux vivats.
C’est à l’initiative de COCORICO (Comité de Confédération des Confréries d’Ile de France) et de son nouveau Président Ruben Martinovsky
que la fine fleur des Confréries s’y est retrouvée, pour défiler au son de la fanfarmonieBand’Originale,
(La Band’Originale, « fanfarmonie » dirigée par Thomas Pearce « Dizzy« , est spécialisée dans la musique de film français. On écouta ainsi dans la joie la soupe aux choux, inspecteur la bavure, les tontons flingueurs, etc.)
thomas dizzy dans ses oeuvres
et assister à un chapitre exceptionnel de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux où fut intronisée la master chef Nathalie Nguyen.
Ci-dessus Nathalie Nguyen prenant connaissance de ses nouvelles responsabilités
Il y avait là les Echansons de France réunis autour de Claude Josse et accompagnés par leur aumônier le Père Xavier, bien connus des amis du bon clos,
les chevaliers du Brie de Melun,
ceeux de Montereau,et les Compagnons du Brie de Meaux la Grappe Yerroise,
la Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux,
et aussi la Pomme de Villiers sur Morin, le Vin de Suresnes, les Talmeliers d’Ile de France,
le Clos Saint-Vincent de Noisy le Grand
les Compagnons d’Irminon (Combs-la-Ville), un chevalier de Bacchus de Bagneuxet trois de Saint-Antoine.
les Compagnons de l’Asperge et du vin de Sannois
Et, last but not least le Clos de Clamart, on s’en sera douté.Qui promouvant le vin, qui le fromage, qui le pain, qui la charcuterie, qui ses productions vivrières …
C’est le coeur plein d’espoir que, profitant d’une pause, certains sont allés au pavillon 5.2 faire le tour des stands « vins et gastronomie ». Ils y retrouvèrent David, de la maison Eugène Ellia, un bourguignon habitué des marchés gourmands de Clamart qui offrit une tournée générale de sa cuvée la ruche d’or,
un chardonnay 2011 qui n’a pas encore droit à l’appellation Meursault car issu de jeunes vignes (7 ans).
On retrouvera David à Clamart au marché de Noël.
Un peu plus loin, c’est Antoine de Galzain, directeur de France Bleu Ile de France, intronisé chevalier du Clos de Clamart il y a deux ans, qui reçut la délégation clamartoise dont le passage fut annoncé sur les ondes à 17h08.
C’est avec un verre de bon vin blanc de Tonnerre que l’on célébra ces retrouvailles.
Plus tard, ce fut le tour du master chef Norbert Tarayre d’être intronisé par la Confrérie du Brie de Melun.
Un public nombreux s’étant massé pour tenter de déguster sa tarte tropézienne, on s’éclipsa une fois de plus vers le pavillon 5.2 avec notre consoeur Nicole qui arbora fièrement son écharpe de Miss Cougar 2012, ce qui lui (nous) valut de nombreuses invitations sur les stands.
Ici chez le champenois Cheurlin-Noellatlà à Cahors (château Lagrezette)et même en Italie où l’on fit le plein de pancetta e altre salccice..
Merci à eux !
Pour revivre l’événement, voici une video réalisée par Cocorico
Rue de Grenelle, en plein coeur du faubourg Saint-Germain, l’Institut Culturel Italien siège dans un bâtiment historique (il date de la fin du 18ème), l’hôtel Gallifet, où sont régulièrement organisés des événements… culturels proposés souvent gracieusement aux amis de l’Italie.
Vendredi 24 avril on y présentait un documentaire sur la Grande Guerre dans les Dolomites,
et un concert donné pour promouvoir le festival Dino Ciani (fondé en souvenir d’un des plus grands pianistes de l’après guerre, disparu prématurément en 1974 à l’âge de 32 ans) qui se tient tous les étés à Cortina d’Ampezzo.
Ah! quel dîner je viens de faire! Et quel vin extraordinaire! J’en ai tant bu, mais tant tant tant, Que je crois bien que maintenant Je suis un peu grise. Mais chut! Faut pas qu’on le dise! Chut!
Si ma parole est un peu vague. Si tout en marchant je zigzague, Et si mon oeil est égrillard. Il ne faut s’en étonner, car… Je suis un peu grise, mais chut! Faut pas qu’on le dise! Chut!
Le 25 avril est un jour férié en Italie, l’anniversaire de la Libération de 1945. L’accueil fut à la hauteur de la circonstance. Conviés à boire un verre, c’est à un original festin dinatoire préparé par le chef Matteo Siorpes du refuge Averau, qu’ont été invité les participants. Certains plats évoquaient la Grande Guerre, comme ce potage servi dans des gamelles. On n’oubliera pas les « capelli d’alpino », sortes de ravioli ouverts aux fromage, noix et tomate ;
ni les gobelets de grappa en chocolat ; ni le belle ragazze que se hanno accalcato per il buffet.
Les vins de Valpolicella, proposés par Hilaria, provenaient de la Tenuta Santa Maria Valverde.
Nous sommes maintes fois revenus sur l’exquis Amarone (bouteille bourguignonne).
C’est à une vente aux enchères atypique que les amis de l’Institut Pasteur étaient conviés, ce mercredi 8 avril, à la Fondation del Duca.
Etaient proposées 150 bouteilles issues de la production du clos des Rosières, à Arbois, dont la forme particulière sera expliquée par le Président de l’Académie du Vin de France Jean-Robert Pitte.
Elle résulte d’un procédé de fabrication ancien. La bouteille de verre était soufflée dans un moule posé dans le sol. La forme tronc-conique inverse en facilitait l’extraction. Quant au cul, il est nécessaire à la stabilité et permettait aussi de maintenir la bouteille lors d’une remise au four pour façonner le goulot. La bouteille de vin jaune, aux épaules carrées , est une »anglaise-clavelin » dite aussi « maillet ». Les anglais appréciaient cette forme propice à la décantation.
Ce clos de 47 ares a été acquis par Louis Pasteur vers 1880. Il a été complètement replanté après le phylloxéra. On y trouve aujourd’hui tous les cépages du Jura. Les raisins sont vendangés ensemble pour une cuvée unique, un peu comme le vin du clos de Clamart pour ceux qui connaissent.
Le vin n’est pas commercialisé, les bouteilles (millésimes 1959, 76, 81,83,86, 90, 85 et 2011, chacune signé par un « parrain » ou une « marraine »(*) étaient proposées contre un don, visant à soutenir un programme de recherche contre les maladies de la vigne.
(*)Parmi lesquels Bernard Pivot, Audrey Tautou, Guy Savoy, Stéphane Berm et bien d’autres…
Plus d’information sur cette opératioon dans cette video
La famille Boisset, grande famille du vin, avait placé la barre très haut pour quelques bouteilles (mille euro et plus), mais la plupart ont trouvé preneur pour moins de cent. Au totam c’est 25000 euro de dons qui ont été levés, a-t-on appris.
Nous fûmes chanceux, on nous joua la première scène du « Médecin malgré lui », puis le contre-ténor Sébastien Fournier nous régala d’un air à boire Louis XIII
Merci aux jeunes artistes des Conservatoires des 11ème et 15ème arrondissements qui nous ont donné à voir fin mars un Orphée aux Enfers plein de santé de notre bien-aimé maître Jacques Offenbach.Heureux lecteurs du bon clos qui ne l’auraient pas vu, sachez qu’une deuxième chance vous est donnée les 10 et 11 avril prochain au Conservatoire Frédéric Chopin du 15ème arrondissement. D’autres représentations sont prévues en juin, voir le programme et la distribution là (entrée gratuite sur réservation).
Si nous en parlons, c’est qu’Orphée aux Enfers recèle deux airs bachiques qui ont toute leur place dans la discothèque du bon clos.
Résumons l’affaire : Eurydice, lasse de son violoneux de mari Orphée, est courtisée par un berger qui n’est autre que Pluton, lequel l’enlève aux Enfers. Orphée vient se plaindre auprès de Jupiter, lui-même tenté par la belle. Pour réparer cette injustice et délivrer Eurydice, l’Olympe au grand complet descend aux Enfers.
Bacchanale
Choeur.
Vive le vin! Vive Pluton!
Et nargue du qu’en dira-t-on.
La divine cohorte
que ce vieux vin transporte,
chante le Dieu qui porte
la couronne de fer.
Sa demeure chérie
sera notre patrie ;
si l’on comprend la vie,
amis, c’est en enfer!
Vive le vin! Vive Pluton!
Et nargue du qu’en dira-t-on!
Jupiter (à Eurydice)
allons! Ma belle bacchante,
mortelle émule de Vénus,
chante-nous de ta voix charmante,
chante-nous l’hymne de Bacchus!
Tous.
Chante! Chante!
Belle bacchante!
Eurydice
J’ai vu le dieu Bacchus, sur sa roche fertile,
donnant à ses sujets ses joyeuses leçons:
le faune au pied de chèvre et la nymphe docile
répétaient ses chansons.
Tous
évohé! Bacchus m’inspire,
je sens en moi son saint délire,
évohé! Bacchus est roi!
Eurydice
Laissez, leur disait-il, les tristesses moroses,
laissez les noirs soucis aux profanes humains.
Et vous, couronnez-vous des pampres et des roses
qui tombent de mes mains!
évohé..
Voici la version de l’Atelier Lyrique Angevin (janvier 2010 à Angers)
Déguisé en mouche, Jupiter approche l’objet de son désir, mais se trouve contraint de la laisser repartir avec Orphée à condition que celui-ci ne se retourne pas. On connait la suite !
Elle me reste donc ! dira Pluton. Pas plus qu’à moi, répond Jupin, j’en fais une bacchante ! Mais ce n’est pas dans la mythologie, se défend Pluton. Et bien, on la refera, la mythologie, conclut Jupin.
Une scène culte donc, comme on le voit. Et c’est Eurydice qui aura le dernier mot, sur l’air culte du galop :
Bacchus!
Mon âme légère
qui n’a pu se faire
un bonheur sur terre,
aspire à toi, divin Bacchus!
Reçois la prêtresse
dont la voix sans cesse
veux chanter l’ivresse
à tes élus ! …
LaLa
LaLaLaLaLa
LaLaLaLaLa
LaLaLaLaLa
LaLaLaLaLaLaLaLa
(Bacchus paraît au fond sur un trône orné de pampres, porté par quatre faunes.
Eurydice monte jusqu’à lui sur les bras des dieux qui s’empressent à sa rencontre. le théâtre s’embrase)
L’ami Alain nous fait connaître cette adaptation (musique Roger Miller, paroles John Allison) de la petite musique de nuit, du divin Mozart, à la non moins divine gastronomie lyonnaise.
Qu’elles vont bien ensemble ! N’en déplaise aux puristes… Et que coule le beaujolais !
En voici une version par le choeur de l’île présenté le 8 juin 2014 à Gatineau, Québec
En voici une version plus ancienne (1997) par la chorale voix sans frontière en l’église Saint Denis d’ Avion (Pas de Calais)
PS :et voci les paroles trouvées sur le blog de l’ensemble vocal de Charly/Marne– Texte intégral : À table ! À table les amis ! Choisissez vos plats, bon appétit! Caviar, salade aux harengs saurs, la tarte aux épinards, les oeufs en mayonnaise, la salade niçoise, salade lyonnaise, salade grenobloise, l’assiette anglaise : foie gras rillettes, andouillettes, vol au vent, boudin blanc, saumon fumé, et cervelle de canut miam! Arrosé avec du beaujolais, fleury, morgon, brouilly, chénas, juliénas, saintamour, chiroubles, côtes de brouilly, moulin à vent, régnié durette, montrachet et muscadet, sauternes, pouilly, sancerre, entredeuxmer, monbazillac, gewürztraminer et riesling !Puis merlan, mulet, la barbue à l’oseille, morue, les maquereaux marinés, le cabillaud mornay et truite et turbot, haddock, hareng, lotte, limande, colin, anguille et daurade, homard, crabe et langoustines, et les sardines grillées, moules frites, huitres, écrevisses et scampi frits, coquilleS saint jacques et bien sur des quenelles !
Une petite pause pour digérer, prenez donc le trou normand !
Tripes ! Des tripes ! Le tablier d’sapeur ! Les rognons aux pommes à la vapeur, lapin, liévre, coq et pigeon, agneau, boeuf, chevreuil et mouton, canard, faisan, perdreaux, poulet, une escalope de veau, une entrecôte grillée, le poulet marengo, rôti d’agneau au lait, le gratin dauphinois, les pommes de terre au lard, les aubergines sautées et les carottes glacées, sanglier, porc, dinde et coquelet, courgettes, poivrons, bettes et oignons, tomates, endives et champignons, choux, haricots verts, asperges, artichauts, cèpes, petits pois et frites, et des pommes frites ! Le choufleur gratiné, les salsifis sautés, le plateau de fromages : fromage blanc à la crème, cantal, munster, roquefort, guyère, bresse bleu, saint paulin, saint félicien…
Attends ! Attends ! C’est toujours pas fini !
Rebelote, tant pis pour l’appétit!
Caviar, salade aux harengs saurs, la tarte aux épinards, les oeufs en mayonnaise, la salade niçoise, salade lyonnaise, salade grenobloise, l’assiette anglaise : foie gras, rillettes, andouillettes, vol au vent, boudin blanc saumon fumé, et cervelle de canut, miam! Arrosé avec du beaujolais !
Au dessert : les îles flottantes ou la tarte tatin au caramel, au beurre, au kirsh, chantilly, chocolat, mousse au chocolat, tarte au citron, un café bien serré avec un pousse café pour digérer !
Goûtez donc ce vieux cognac, un vieil armagnac !
Ah! Si vraiment vous insistez, encore un verre pour digérer, encore un verre à votre santé!
Faites appeler le chef pour le féliciter !
Quel somptueux repas ! Oui, c’était délicieux, vraiment délicieux!
En ces temps de chapitres, c’est à Bagneux, où se déroulait le Chapitre d’Automne de la Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus, que nos pas nous ont ramené (nous y étions pour le jubilé des dix ans en 2008) ce samedi 22 novembre.
Il attira de nombreuses Confréries, que l’on reconnaitra à leurs habits et bannières, dont 8 clamartois en habits s’il vous plait.
Deux clamartois furent intronisés par le Grand-Maître Yves Bozon, notre ami Gérard Aubineau
et l’auteur de ces lignes.On goûta bien sûr l’excellent vin blanc local, assemblage de sémillon et de sauvignon. Le concert vocal donné par l’ensemble vocal Kaléidoscope sous la direction d’Anne Périssé recelait une surprise : Quel plaisir me fait la bouteille …
Quel plaisir me fait la bouteille,
Quand j’entens son charmant glou glou ! [bis]
Rien ne flatte plus mon oreille,
Que le son d’un accord si doux;
Quel plaisir, &c.
Aussi-tôt qu’on me verse un coup,
Je sens que mon coeur se reveille;
Quel plaisir, &c.
J’avalle du vin comme un trou,
Et chante comme une merveille;
Quel plaisir, &c.
Si par hazard on me voit fou,
J’arreste le Dieu de la treille;
Quel plaisir, &c.
En voici un extrait vidéo
Quant au banquet, il était animé par 5 musiciens
et une chanteuse, au répertoire inépuisable (formation André Philippe).
Le tout pour un prix somme toute modique qui laisse pantois le Grand-Maître du Clos de Clamart.
Aimer, chanter et boire. C’est le titre d’une valse de Johannes Strauss (ci-dessous par l’Orchestre Philharmonique d’Odessa).
C’est aussi celui d’un tableau de l’illustrateur allemand Georg Mühlberg (1863-1925)
celui qui suit (was die welt morgen bringt, qu’on pourrait traduire par : A l’avenir !) n’est pas mal non plus
C’est aussi une chanson du groupe de rock médiéval Die Streuner
En voici les paroles
Wein, Weib und Gesang Und das ganze ein Leben lang Wenn das nicht mehr wär Ich armer Tor Dann wär mir Angst und Bang Ja dann wär mir Angst und Bang
Schlaget an das erste Faß Denn der Wein schlichtet größten Haß Er benebelt die Sinne Und schlägt auf die Stimme Aus jedem Tenor wird ein Baß
Mannen hebet an den Kilt Für die Weiber ein lustiges Bild Doch wer sich nicht traut Weil er klein ist lieber schaut Verstecke sich hinter sein Schild
Weiber knöpft auf euer Hemd aber schnell Denn wir Mannen lieben Blusen ohne « l » Bleibt das Hemd zu bis oben Kriegt ihr keinen Mann zum Toben Tut ihr’s doch gibts Gejaul und Gebell
Ja das Lied hat mir Spaß gemacht Doch ich seh es hat nichts gebracht Drum pack ich die Laute und spiel andern Leuten Meine ganze Liederpracht
Une autre ? voici trinke wein !
Dunkel wars in der Taverne, ich allein saß noch am Tisch. Denn alle meine Saufkumpanen, aßen gestern Mittag Fisch.
Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach.Also trank ich was ich konnte für meine Kameraden mit. Schnell verlohr ich meine Sinne, auf das ich nicht mehr weiter lit.Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum tinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach.
Meine liebste brannte dreimal, durch mit einem andren Mann. Doch sie kam bald darauf wieder, weil er nur Wasser suffen kann.
Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum tinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach.
Willst du dich gar recht vergnügen, so nimm ein prächtig Fässlein her. Acht nur drauf das es gefüllt ist, mit bestem Wein und sauf es leer.
Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum tinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. und fülle wieder nach und fülle… fülle… fülle… wieder nach
On ne peut pas laisser de côté Trinke Trinke !
Hoch vom Baume ruft der Fink Lustig mahnend: Trinke! Trink! Und schon fallen Tropfen schwer Aus dem grauen Wolkenmeer
Alles trinket, Baum und Strauch Und die Blumen trinken auch Doch noch immer ruft der Fink Von dem Baume: Trinke! Trink!
Voici l’air à boire culte de l’art lyrique, lancé par Alfredo, repris par Violetta puis par le choeur dans la Traviata de Verdi. Un pur bonheur qui aurait dû depuis longtemps figurer dans la discothèque du bon clos. (Une indiscrétion nous a fait savoir qu’il serait bientôt au répertoire du Souffle de Bacchus, ensemble vocal des Echansons de France)
Son titre, Brindisi, est le mot employé en Italie pour lancer un toast.
Ce mot, qui existe aussi en espagnol (brindis), viendrait de l’allemand Ich bring dir’s (je te l’apporte, je te l’offre), introduite en Italie par les lansquenets allemands de Charles Quint lors du sac de Rome en 1527.
Libiamo, libiamo ne’lieti calici che la belleza infiora. E la fuggevol ora s’inebrii a voluttà. Libiamo ne’dolci fremiti che suscita l’amore, poiché quell’ochio al core omnipotente va. Libiamo, amore fra i calici più caldi baci avrà.
Tra voi tra voi saprò dividere il tempo mio giocondo; Tutto è follia nel mondo ciò che non è piacer. Godiam, fugace e rapido e’il gaudio dell’amore, e’un flor che nasce e muore, ne più si può goder. Godiam c’invita un fervido accento lusighier.
(Godiamo, la tazza e il cantico la notte abbella e il riso; in questo paradiso ne scopra il nuovo dì.)
La vita è nel tripudio quando non s’ami ancora. Nol dite a chi l’ignora, e’ il mio destin così …
Godiamo, la tazza e il cantico la notte abbella e il riso; in questo paradiso ne scopra il nuovo dì.
En voici quelques versions
Avec Angela Gheorghiu et Roberto Alagna
Avec Placido Domingo et Teresa Stratas
Avec Anna Netrebko et Rolando Villazon
Et voici une traduction
Alfredo : Buvons, buvons joyeusement <le vin> de ces coupes. Que la beauté fleurisse , Et que l’heure fugitive S’enivre de volupté. Buvons dans les doux frissons Que suscite l’amour, Puisque ces yeux tout-puissants Percent le cœur. Buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes Aura des baisers plus ardents.
Le chœur : Ah ! buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes Aura des baisers plus ardents.
Violetta : Parmi vous je saurai partager Mes heures les plus joyeuses ; Tout ce qui n’est pas plaisir, Est folie dans le monde. Amusons-nous! rapide et fugace Est le plaisir de l’amour. C’est une fleur qui meurt – à peine est-elle née, Et alors, on ne peut plus en jouir. Réjouissons-nous ! De fervents et flatteurs accents Nous y invitent.
Le chœur : Ah ! Réjouissons-nous ! Les verres, les chansons Et les rires embellissent la nuit ; Que dans ce paradis Nous retrouve le jour nouveau.
Violetta (à Alfredo) : La vie est allégresse. Alfredo (à Violetta): Quand on ne s’aime pas encore… Violetta : N’en parlez pas à qui l’ignore. Alfredo : C’est là mon destin.
Tous : Ah ! Réjouissons-nous ! Les verres, les chansons Et les rires embellissent la nuit ; Que dans ce paradis Nous retrouve le jour nouveau
C’est le titre d’un canon de Mozart (KV 233) qui daterait de 1782.
En voici les paroles
Nichts labt mich mehr als Wein; er schleicht so sacht hinein, er schleicht so sacht, er schleicht sacht hinein! Er netzt, wenn alles gleich lechzet, die trockenen Kehlen allein; läßt wenn Murrkopf auch ächzet, stets fröhlich mich sein. Drum schwingt mit mir die Gläser! Stoßt an! Laßt alle Sorgen sein! Stoßt an! Wir ersäufen sie im Wein!
il coule en nous si doucement, humectant les gorges sèches…
brandissons nos verres, trinquons ! oublions tous nos soucis, noyons les dans le vin !
L’histoire de ce canon est un peu sulfureuse. Sa version originale ne serait-elle pas « leck mich im arsch » ? Et est-il bien de Mozart ou plutôt de Wenzel Tnrka ?