Brindisi

Voici l’air à boire culte de l’art lyrique, lancé par Alfredo, repris par Violetta puis par le choeur dans la Traviata de Verdi. Un pur bonheur qui aurait dû depuis longtemps figurer dans la discothèque du bon clos. (Une indiscrétion nous a fait savoir qu’il serait bientôt au répertoire du Souffle de Bacchus, ensemble vocal des Echansons de France)

Son titre, Brindisi, est le mot employé en Italie pour lancer un toast.

Ce mot, qui existe aussi en espagnol (brindis), viendrait de l’allemand Ich bring dir’s (je te l’apporte, je te l’offre), introduite en Italie par les lansquenets allemands de Charles Quint lors du sac de Rome en 1527.

Libiamo, libiamo ne’lieti calici
che la belleza infiora.
E la fuggevol ora s’inebrii
a voluttà.
Libiamo ne’dolci fremiti
che suscita l’amore,
poiché quell’ochio al core omnipotente va.
Libiamo, amore fra i calici
più caldi baci avrà.

Tra voi tra voi saprò dividere
il tempo mio giocondo;
Tutto è follia nel mondo ciò
che non è piacer.
Godiam, fugace e rapido
e’il gaudio dell’amore,
e’un flor che nasce e muore,
ne più si può goder.
Godiam c’invita un fervido
accento lusighier.

(Godiamo, la tazza e il cantico
la notte abbella e il riso;
in questo paradiso ne scopra il nuovo dì.)

La vita è nel tripudio
quando non s’ami ancora.
Nol dite a chi l’ignora,
e’ il mio destin così …

Godiamo, la tazza e il cantico
la notte abbella e il riso;
in questo paradiso ne scopra il nuovo dì.

En voici quelques versions

Avec Angela Gheorghiu et Roberto Alagna

Avec Placido Domingo et Teresa Stratas

Avec Anna Netrebko et Rolando Villazon

Et voici une traduction

Alfredo :
Buvons, buvons joyeusement <le vin> de ces coupes.
Que la beauté fleurisse ,
Et que l’heure fugitive
S’enivre de volupté.
Buvons dans les doux frissons
Que suscite l’amour,
Puisque ces yeux tout-puissants
Percent le cœur.
Buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes
Aura des baisers plus ardents.

Le chœur :
Ah ! buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes
Aura des baisers plus ardents.

Violetta :
Parmi vous je saurai partager
Mes heures les plus joyeuses ;
Tout ce qui n’est pas plaisir,
Est folie dans le monde.
Amusons-nous! rapide et fugace
Est le plaisir de l’amour.
C’est une fleur qui meurt – à peine est-elle née,
Et alors, on ne peut plus en jouir.
Réjouissons-nous !
De fervents et flatteurs accents
Nous y invitent.

Le chœur :
Ah ! Réjouissons-nous !
Les verres, les chansons
Et les rires embellissent la nuit ;
Que dans ce paradis
Nous retrouve le jour nouveau.

Violetta (à Alfredo) :
La vie est allégresse.
Alfredo (à Violetta):
Quand on ne s’aime pas encore…
Violetta :
N’en parlez pas à qui l’ignore.
Alfredo :
C’est là mon destin.

Tous :
Ah ! Réjouissons-nous !
Les verres, les chansons
Et les rires embellissent la nuit ;
Que dans ce paradis
Nous retrouve le jour nouveau

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