C’est fait : les 27 et 28 septembre, comme annoncé, on a procédé à Clamart aux premières vendanges pour les raisins dits « hâtifs ».
Ces vendanges nous ont satisfaits à plus d’un titre, mais nous ne devons pas baisser la garde sur la qualité.
Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.
C’est fait : les 27 et 28 septembre, comme annoncé, on a procédé à Clamart aux premières vendanges pour les raisins dits « hâtifs ».
Ces vendanges nous ont satisfaits à plus d’un titre, mais nous ne devons pas baisser la garde sur la qualité.
Gelées, grêle, sécheresse, humidité, froid, maladies… Chaque année les vignerons tremblent pour leur précieuse récolte. Qualité et quantité dépendent de tous ces aléas, mais aussi, on le verra, du travail, de la vigilance, de l’expérience et de l’intelligence des vignerons.
L’an 1258 est de ce point de vue emblématique. Ce fut une année terrible, qui ne connut pas d’été, les fruits ne poussèrent pas, le foin pourrit, avec pour conséquence famine et maladies. On dit qu’à Londres un tiers de la population mourut.
Cette boisson, dont l’invention en 1510 par un moine vénitien, Dom Bernardo Vincelli est plus qu’hypothétique, est la création d’un négociant en vin, Alexandre Le Grand, qui l’aurait concoctée vers 1863, à partir d’un vieux grimoire d’alchimiste. Rien à voir donc avec ces pauvres Bénédictins, contraints par leur Règle de ne boire guère qu’un quart de litre de vin par jour, si ce n’est cette filiation douteuse !
Voici de nouveau venu le temps des vendanges à Clamart. Elles se dérouleront les 27 et 28 septembre pour les raisins hâtifs et précoces, les 11 et 12 octobre pour les autres.
Le pressoir est en place, son fond remastiqué, nous disposons maintenant d’un érafleur électrique, toute l’attention des bénévoles (dix-sept sont annoncés, il y aura même des people) pourra se concentrer sur le tri des raisins.
Au Clos des Volontaires, nous vendangerons le 10 au soir et attendons les amis qui viendront obligeamment nous prêter main forte. Nous les restaurerons, qu’ils se le disent !
Voyons cette statue de bois vue par nos amis Jean et Sabine à Ornans.
On peut lire qu’il s’agit de saint Vernier, un autre patron des vignerons, avec saint Vincent. Comment se fait-ce ?
Etre ivre sans boire ? C’est possible si l’on en croit la radio texane NPR ainsi que le rapporte le blog Big Browser du Monde.
Apparemment certains sujets, extrêmement rares, fabriqueraient eux-même dans leur estomac de l’éthanol à partir de l’amidon contenu dans les aliments qu’ils ont ingurgités.
Buveurs très illustres, et vous goutteux très précieux…
Ainsi commence le Tiers Livre des faits et dits héroïques du bon Pantagruel, de François Rabelais. Dans une autre édition, ces « bevveurs » suivent les « Bonnes Gens ». Dans le Prologue de Gargantua, ils précèdent les Vérolés. Bref, c’est bien à nous, aux gens de bien et autres buveurs de prime cuvée, que s’adresse Maître François.
L’expression a dû faire florès car un siècle plus tard, vers 1635, le graveur Abraham Bosse (collaborateur et ami de Jacques Callot, émule du mathématicien Desargues qui l’initia aux lois de la perspective) publie une planche intitulée
« Aux buveurs très illustres et hauts crieurs du Roy boit«
(« le roy boit » est l’acclamation traditionnelle du tirage des rois, thème de prédilection de Jakob Jordaens)
Cette planche (que l’on peut trouver sur gallica) mérite qu’on la regarde de plus près. Ils sont là vingt-quatre, du Roy au Portier, du Sommelier au Laquais, à proclamer leur bachique addiction. Chacun y va de son épigramme. Voici, à tout seigneur tout honneur,
le Roy : »Bacchus me fait maintenant croire Que je suis prince quand je bois »
Le Chancelier : « J’ordonne qu’on boive en délices Aux bonnes grâces des Destins »
Le Conseiller d’Etat : « Et que chacun prenne sa coupe Pourvu qu’on ne s’enivre pas »
Le Médecin : »…qu’on boive tant qu’il en tonne Et que l’on remplisse les pots »
Le Musicien : » Ma voix sait charmer les oreilles Je ravis les coeurs doucement Mais pour bien faire des merveilles iIl me faut boire abondamment »
Le Maitre d’hôtel : « Les mets que je sers sur la table Sont pour faire boire à tous coups Que le bon vin est souhaitable Au monde rien n’est de plus doux »
Et bien sûr l’Echanson : « Je fais courir parmi le monde Pour du vin bien délicieux Quand mon Prince en boit à la ronde Il se croit le maître des Dieux »
Le Sommelier : » Courage enfants bravons l’ennui le bon vin ne nous manque pas C’est lui qui réjouit la vie Et qui surmonte le trépas
Le Tireur de vin : » Quoiqu’on me tienne en peut d’estime Pour me mettre à tirer le vin J’entends bien le jeu de la prime L’on me croit sot mais je suis fin »
Le Laquais « Je ne vais jamais en campagne Alors que l’on fait un banquet Ai-je bu du bon vin d’Espagne Je cause comme un perroquet »
Le Portier : « Toujours une douleur me presse Si je ne suis parmi le vin »
Le Suisse : Quand je suis saoul j’ai du courage Rien ne peut être mon vainqueur Surtout le vin et le fromage Sont les bons amis de mon coeur »
Laissons le dernier mot au Fou : « Ma gloire gît en la bouteille Je veux mourir dedans le vin Rien ne contente mon oreille Si ce n’est le bruit d’un festin «
Voici une recette insolite trouvée dans la cuisine insolite de Raymond Oliver (célèbre cuisinier disparu en 1990) & Mose (dessinateur ami de Chaval, grand prix de l’humour noir 1972).
On n’en a jamais fini avec les braderies, brocantes et autres vide-greniers, voici quelques objets trouvés cet été :