Ivre sans boire…

Etre ivre sans boire ? C’est possible si l’on en croit la radio texane NPR  ainsi que le rapporte le blog Big Browser du Monde.

Apparemment certains sujets, extrêmement rares, fabriqueraient eux-même dans leur estomac de l’éthanol à partir de l’amidon contenu dans les aliments qu’ils ont ingurgités.

Il s’agirait d’un « syndrome d’auto-brasserie dû à une infection causée par « Saccharomyces cerevisiae », la levure de boulanger (et de bière). S’il mange ou boit quoi que ce soit contenant de l’amidon (pain, soda, pâtes…), la  levure fermentera les sucres en éthanol… Et il finira ivre. »

 » Cordell et McCarthy ont signalé ce « syndrome d’auto-brasserie » au « Journal international de médecine clinique » il y a quelques mois. Mais le phénomène n’est pas nouveau,The Independent l’évoquait notamment dans un article de 1998, qui explique le régime à suivre pour éviter la gueule de bois à ces cas particuliers. Soit une alimentation de laquelle sont bannis levure, sucre et glucides raffinés : « Vous ne pouvez manger que de la viande et du poisson, de la volaille et du gibier (mais pas de poulet), des légumes (sauf les pommes de terres, les tomates et le soja), des fruits (exceptés les agrumes) et des noix (hormis les arachides) .. »

« Dans la majorité des estomacs, la levure ne fait cependant que passer. S’il peut arriver qu’elle s’y s’installe, et qu’elle cause ce type de problèmes, les cas sont extrêmement rares. Difficile, donc, de brandir l’excuse « c’était pas moi, c’était mon estomac ». »

Inversement on peut se demander s’il est possible de boire des boissons alcoolisées sans être ivre. A cette question chacun a sa réponse. Serait-ce un plus ou un moins ?

 Dans son article hebdomadaire d’improbabologie paru dans Le Monde du 18 septembre,  Pierre Barthélémy rapporte que boire améliorerait l’estime de soi :

« Et puis, il y a cette étude française, menée par Laurent Bègue, de l’université Pierre-Mendès-France de Grenoble, qui a décroché l’Ig Nobel de psychologie, un des plus disputés tant les candidats au loufoque involontaire sont nombreux dans la discipline. Ce travail, publié en 2012 dans le British Journal of Psychology, a démontré l’influence de l’alcool sur l’image qu’on a de soi. Dans une première expérience, les chercheurs ont constaté que les piliers de comptoir se sentaient particulièrement attirants. Mais cela ne disait pas dans quel sens marchait la relation de causalité : boire conduisait-il à se voir plaisant ou bien était-ce l’inverse ? Un second essai, astucieux, a permis de trancher : lors d’un faux test pour une nouvelle boisson, les personnes ayant ingéré de l’alcool ou croyant en avoir bu se trouvaient nettement plus attirantes que les sobres. Alcoolos, que vous êtes beaux. »

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