C’est un petit bar à vin, rue de Trévise près des Folies Bergère, où l’on sert aussi d’excellents jambons ibériques. Nous en rapportons ces images mettant en scène les amis Nectar (déjà rencontré) et Glouglou, personnages emblématiques de la maison Nicolas.
Nous y voilà : après un été médiocre, un temps splendide s’est finalement installé, permettant au raisin « hâtif » de mûrir. Les vignerons clamartois, fidèles au rendez-vous, ont apporté leur production ces vendredi 12 et samedi 13 septembre à la grange municipale de la rue Pierre Franquet, où les « usual suspects » auraient pu les attendre avec ces mots que l’auteur de ces lignes a longuement pesés après (avoir bu un) coup :
Entre ici, beau raisin,
En cent clos recueilli,
Et avec tes voisins
Viens partager ton lit.
Viens mêler ton jus clair
A un jus plus foncé
Et immoler ta chair
En un vin métissé.
Vigneron clamartois
Ici nous voulons croire
Que c’est un peu de toi
Que tu nous donnes à boire !
Année après année, les efforts conjugués des producteurs, soucieux d’apporter un beau raisin sain et mûr, et des trieurs, s’attachant à éliminer sans état d’âme grains abîmés ou verts, portent leurs fruits, avec pour résultat une petite cuvée (2,5 hl) , mais qui s’annonce prometteuse.
Ce premier matin, on ne vit guère le Grand-Maître, parti soigner la vigne Franquet de l’autre côté de la rue, mais il se fit pardonner en débouchant une excellente bouteille de la Féronne Haute, (assemblage de sauvignon et de chardonnay) de nos amis de Rosny/bois.
Pendant ce temps, tandis que les garçons de chais triaient, foulaient, pressaient, et faillaient en venir au main quand l’un voulut « shunter » le tri, le vice-grand-maître Marcel, véritable chef d’orchestre, pilotait avec doigté et efficacité les opérations, sachant être partout quand il fallait ; Dame Gisèle, préparait dans son verre les échantillons de jus à mesurer*, Dame Carmen faisait merveille à la lance à incendie, et Dame Ginette au tiroir-caisse notait tout et engrangeait les chèques. Et tous trinquaient.
* L’usage du réfractomètre introduit l’an dernier, (qui mesure le degré d’alcool potentiel du jus de raisin et évalue donc sa maturité) s’est banalisé. Notre ami Gérard en a même apporté un second, qui, pour nous simplifier la vie, mesure le taux massique de sucre en unités Brix. L’occasion de se livrer à quelques petites comparaisons et calculs, prenant en compte la masse volumique du jus de raisin (dans les 1,06 g/ml), et la correspondance entre un degré d’alcool et la masse de sucre ( l° d’alcool correspond à 16,83 g de sucre par litre). Nous laissons les lecteurs du bon clos faire le calcul (spoiler). Au final, il faut multiplier par 0,6 le degré Brix pour connaitre le taux d’alcool potentiel et retomber sur ses pieds. Qu’on se le dise !
Pour des raisons pour l’instant pas encore totalement élucidées, le Grand-Maître avait décidé de procéder à un décompte rigoureux des poids des raisins, déchets, rafles, et moût. Contre toute attente, on tomba juste une fois prise en compte la masse volumique du moût (1,06).
Au déjeuner nous eûmes la visite d’une poétesse, Jeanine Jobelot, qui nous lut un poème à la gloire des vignerons clamartois (elle a publié quelques recueils comme fumée bleue, l’échappée belle, poèmes au clair de lune…).
L’après-midi vint Gérard Perroquin, maquettiste, collectionneur, et auteur de romans policiers (comme le coup de foudre, ci-dessous, qui se déroule dans un domaine viticole) ,
Il y eut bien d’autres visiteurs, mais le miel fut ces fleurs offertes par de toutes jeunes filles, heureuses d’avoir été bien accueillies.
On fit une première presse le soir, une deuxième le samedi où un vigneron retardataire fut quand même repêché, car on n’est pas des boeufs !
Ils n’étaient plus que 4 braves pour la douche finale de tout le matériel, mais à 7 heures du soir, tout était nickel. Merci à tous !
Rendez-vous est donné pour les prochaines vendanges les 26 et 27 septembre. Au Clos des Volontaires, on vendangera le 25 au soir. Amis du Clos, bienvenue ! Vous êtes attendus.
Il ne restait plus qu’à traiter le vin, ce qui fut fait dès dimanche sous la houlette de notre oenologue attitré Ed. C’est une autre histoire qui commence…
Quelque milliers de festivaliers ont pu voir cet été à Avignon cet opéra d’Offenbach, chef d’oeuvre que le maître, mort en 1880, ne vit jamais en scène.
C’est l’envolée lyrique (compagnie a pour but de perpétuer le théâtre populaire à l’opéra) qui s’en est chargé, avec délice, dans le petit théâtre du Petit Louvre. Et ce n’est pas fini (voir sur ce site les dates et lieu de leur prochaine tournée).
Il y a là, dans le prologue, deux airs à boire qui se doivent de figurer dans la collection du bon clos. (les paroles sont issues du livret publié par stanford.edu)
Glouglou ! je suis le vin !
Glou glou glou glou glou glou glou.
Je suis la bière!
Glou glou glou glou glou glou glou.
Je suis le vin!
Mon écume argente le verre!
Ah!
Je le dore d’un flot divin!
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Glou glou! Glou glou! Glou glou! Glou! Ah!
Glou glou glou, nous sommes Les amis des hommes; nous chassons d’ici Langueur et souci, Langueur et souci,
en voici une version par The Opera Chorus
Drig Drig
Drig, drig, drig, drig, drig, drig, maître Luther! Tison d’enfer! à nous ta bière, à nous ton vin, à nous ton vin, | Drig, drig, drig, drig,
Jusqu’au matin
Remplis, remplis mon verre! Jusqu’au matin remplis les pots d’étain!
Jusqu’au matin remplis, remplis mon verre! À nous ta bière, à nous ton vin! Du vin! du vin! du vin! du vin!
Sa femme est fille d’Eve,
Tire lan laire, Tire lan laire, C’est demain qu’on l’enlève! Tire lan la!
En voici un extrait video dans la version de robert Carsen (bastille 2002)
Voici un vin original qu’un ami du clos nous a fait découvrir en Franche-Comté, ce dernier mercredi. Ah ! que revoilà (nous y avons festoyé il y a quelques années) un beau pays, de bois, de monts, de vins, de saucisses, de scierie et de vignes, où
Ce voyageur ne dit-il pas aussi que « de toutes les classes de citoyens la plus considérée, après la Noblesse, [y] était celle des Vignerons » ?
Mais parlons de la cuvée des Archevêques. Il s’agit en fait d’un vin jaune, issu de cépage savagnin vieilli en fût 6 ans et 6 mois sans ouillage, mais qui n’a pas le droit de le dire puisqu’il est produit hors de la zone de production, au château de Gy (résidence traditionnelle des archevêques) au nord de Besançon.
Ce « vin de table » a clairement le goût de jaune ! Sur un canard, c’est divin !
Quant à son prix, il est délicat d’en parler eu égard à une certaine éducation judéo-chrétienne. Car, dit le proverbe hébreu, « Qui donne ne doit jamais se souvenir, qui reçoit ne doit jamais oublier ».
Brisons là : c’est celui d’un jaune ! Notons quand même une bouteille de 75 cl et non 62. On n’est pas pingre à Gy !
Merci, ô Hôtes de Franche Comté, à qui nous lançons cette invitation :
Au bon clos, dîne !
PS Les noms d’hospitaliers comtois sont cachés dans ces lignes, sauront-ils s’y retrouver ?
Venant d’Italie, la Suisse commence au col du Grand Saint Bernard (2573m) dont la tradition de secours aux voyageurs avec ses chiens portant le nom du Saint et portant au cou un tonnelet d’alcool est bien connue. Tout cela est bien fini.
tonnelet de chien saint-bernard (musée de l’hospice du col du Grand Saint-Bernard)
On ne dira jamais assez que la Suisse est pays de vignoble, le voyageur qui remonte la vallée du Rhône depuis Martigny vers Sion ou qui la descend vers le Léman, au pied de coteaux vertigineux où la vigne prospère, en sait quelque chose.
Coup des chance : une exposition consacrée à Eros et Bacchus nous y attendait : elle se tient jusqu’au 28 février 2015, nous en reparlerons…
L’entrée à Aigle ne fait aucun mystère sur l’activité locale
Ce tramway gravit les coteaux pentus jusqu’à la station des DiableretsCette vitrine nous dit tout sur Aigle, son château et ses vins.
Et celle-ci met en avant un ouvrage illustré par un peintre déjà rencontré (Erni)
Quant à l’ouvrage qui suit, il nous rappelle que, depuis 1647, Vevey fête 4 ou 5 fois par siècle ses vignerons. En 1999, un spectacle a été donné devant 16000 spectateurs 15 jours durant. Rendez-vous en 2019 !
Sur le chemin du château
Le Musée présente de façon raisonnée des éléments d’histoire et de technique viticole,
fouloir romain (maquette)
cave à l’époque romainepressoir ancien à vis
et bien sûr quelques oeuvres de valeur comme ces bouteilles aux étiquettes BD.Et pour finir ce retour de vendanges du peintre Frédéric Rouge (1867-1950), un enfant du pays qui a son musée sur place.
Voilà que disparait, sans crier gare en plein été, le poète, le musicien qui fit rêver de liberté des millions de Max…
Hervé Cristiani avait aussi composé ce champagne éternel, publié dans l’album « 5 » en 1983, qui lui vaut d’être accueilli dans la discothèque du bon clos. Le Champagne comme métaphore du monde ; qui peut le comprendre ?
Entre ici, rocker mélodique, merveilleux poète.
Regarde le ciel Que la Lune est belle! Champagne éternel Y a dans les étoiles Des secrets qui dansent Au fond du silence
Quelque part, y a un géant qui danse Drapé dans le noir D´une belle indifférence C´est le hasard Et ses lois bizarres
Regarde le ciel Que la Lune est belle! Champagne éternel Tous ces grains de lumière Qui s´ balancent dans l´air Sont chargés du messages De leurs grands voyages
Mais qui peut le comprendre? Qui peut le comprendre? {x4}
Quelque part, y a un géant qui danse Drapé dans le noir D´une belle indifférence C´est le hasard Le roi de l´histoire
Profitons en pour faire entrer avec lui son ami Jacques Higelin, qui avait écrit champagne pour tout le monde en 1979, dans la même veine astrale.
La nuit promet d’être belle Car voici qu’au fond du ciel Apparaît la lune rousse Saisi d’une sainte frousse Tout le commun des mortels Croit voir le diable à ses trousses Valets volages et vulgaires Ouvrez mon sarcophage Et vous pages pervers Courrez au cimetière Prévenez de ma part Mes amis nécrophages Que ce soir nous sommes attendus dans les marécages
Voici mon message Cauchemars, fantômes et squelettes Laissez flotter vos idées noires Près de la mare aux oubliettes Tenue du suaire obligatoire
Lutins, lucioles, feux-follets, Elfes, faunes et farfadets S’effraient d’mes grands carnassiers Une muse un peu dodue Me dit d’un air entendu Vous auriez pu vous raser Comme je lui fais remarquer Deux, trois pendus attablés Qui sont venus sans cravate Elle me lance un ?il hagard Et vomit sans crier gare Quelques vipères écarlates
Vampires éblouis Par de lubriques vestales Egéries insatiables Chevauchant des Walkyries Infernales appétits de frénésies bacchanales Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie Envoi ! Satyres joufflus, boucs émissaires Gargouilles émues, fières gorgones Laissez ma couronne aux sorcières Et mes chimères à la licorne
Soudain les arbres frissonnent Car Lucifer en personne Fait une courte apparition L’air tellement accablé Qu’on lui donnerait volontiers Le bon Dieu sans confession S’il ne laissait malicieux Courir le bout de sa queue Devant ses yeux maléfiques Et ne se dressait d’un bond Dans un concert de jurons Disant d’un ton pathétique Que les damnés obscènes cyniques et corrompus Fassent griefs de leur peine à ceux qu’ils ont élus Car devant tant de problèmes Et de malentendus Les dieux et les diables en sont venus à douter d’eux-mêmes Dédain suprême
Mais déjà le ciel blanchit Esprits je vous remercie De m’avoir si bien reçu Cocher lugubre et bossu, déposez-moi au manoir Et lâchez le crucifix Décrochez-moi ces gousses d’ail Qui déshonorent mon portail Et me chercher sans retard L’ami qui soigne et guérit La folie qui m’accompagne Et jamais ne m’a trahi Champagne !
On n’entendait plus guère parler de ce roi de la déconnade, digne héritier des loufoques de tout (tuyau d’) poil. Voilà qu’une exposition le remet en scène.
Notez bien : c’est jusqu’au 27 juillet au musée d’art et d’histoire du judaïsme.
Dessinateur génial, cet humoriste cher à notre coeur a travaillé aussi pour les lecteurs du bon clos.
N’a-t-il pas conté les débuts du futur Henri Quatre , dont on sait qu’il eut bébé les lèvres baptisées au jurançon ?
Son album Jactances 2 rassemble 70 des meilleurs éditos publiés par Fluide Glacial pendant 25 ans.
En voici un consacré aux mystères de la traduction assistée par ordinateur mettant en scène les tribulations d’un verre de vin au temps béni du Minitel.
My Minitel is rich
Au commencement, il y avait la sonnette. Un seul bouton, on appuyait dessus et ça marchait. C’était le Vert Paradis de la Technologie. Ensuite ça s’est compliqué pour en arriver à l’hyper-sotisphication des super-machines d’aujourd’hui, comme le Minitel.
A priori, le Minitel, c’est pas fait pour moi. J’ai déjà assez de mal à utiliser un distributeur de billets le dimanche, quand la banque est fermée. J’ai quand même plongé. Mais que faire avec un Minitel? J’ai essayé d’appeler « 3615 Maud » mais il y avait une liste d’attente de 40 personnes, pire qu’un guichet d’Air Inter.
C’est alors que j’ai appris l’existence d’un service de traduction automatique! Voilà une idée intéressante! Je vais essayer ça. J’ai choisi arbitrairement un ballon extrait d’un album de BD, ballon libellé comme suit: « Un coup de rouge, Mémère, c’est bon pour le travail de force. Rien que pour trinquer. »
Il se trouve que cette phrase a déjà été traduite en anglais, (l’album en question étant publié aux USA) par: « Hey granny, how about a glass of wine? It’s great when you are working hard. Come on, just a small one for the road. »
Pour m’amuser (car je suis un grand enfant), j’ai rentré cette phrase anglaise dans le Minitle et j’en ai demandé une traduction française que voici: « Hey granny, comment environ un verre de vin? Il est grand quand vous travaillez dur. Venu dessus, juste un petit pour le road. » Traduction qui m’a laissé perplexe.
Voulant en savoir plus, j’ai redemandé la traduction anglaise de cette dernière phrase, ce qui a donné: « Hey granny, how approximately a glass of the wine? It is large when you work hard. Come above, right small for the road. » De plus en plus intéressant.
Aussi sec, je redemande la traduction de cette dernière phrase en français. Minitel me donne: « Hey granny, comment approximativement un verre de vin? Il est grand quand vous travaillez dur. Venu au-dessus de petit droit pour la route. » Ca commençait à prendre tournure. Nouvelle demande de traduction en anglais. Je reçois en retour: « Hey granny how roughly a glass of wine? It is large when you work hard. Come above right for the road. »
D’après certains spécialistes que j’ai consultés par la suite, ces changements de mots, d’une traduction à l’autre (« great » puis « large ») seraient dus à des glissements sémantiques provenant de termes synonymes ou homonymes (« glass » signifie « verre à boire » mais aussi « verre à vitre »). D’après moi qui ne suis pas un spécialiste, ces changements de mots d’une traduction à l’autre seraient dus à des couilles dans le réseau.
Quoi qu’il en soit, j’ai continué sur ma lancée, anglais, français, anglais, français, etc. Voici, dans l’ordre, les traductions que j’ai obtenues au fur et à mesure (je vous fais grâce des phrases anglaises). 1/ Hey granny, comment rugueusement une vitre du le vin? Il est grand quand vous travaillez hard. Venez là pour un petit coup sur la route. 2/ Hey granny, comment ce vitrail du le des la de vin est rugueuse? J’en ai une grande pour vous travailler dans le hard. Venez, on va tringler sur la route. 3/ Hey granny, le vin rouge comme un miroir. Je sors ma grosse. Mettez-vous sur levrette comme une bête pour un petit coup sur la périphérique. 4/ Hey granny, goûtons-voir si le vin est bon. et des comme ça, t’en as déjà vu des comme ça? Tiens, fume c’est du belgian.
Après, j’ai arrêté car ma note de téléphone se montait déjà à 28 397 524,98 de nos anciens francs. J’ai trouvé qu’il y avait disproportion au niveau du rapport qualité/prix.
Terminons avec ce rébus bien « gotlibien » trouvé sur le site de fluide glacial (proposé par bruno léandri et publié par totodernoncourt ; on y trouvera la solution…)
Arrêtons nous là avec la coccinelle car il commence à faire soif ! A bientôt ami Gotlib !
C’est le titre d’un canon de Mozart (KV 233) qui daterait de 1782.
En voici les paroles
Nichts labt mich mehr als Wein; er schleicht so sacht hinein, er schleicht so sacht, er schleicht sacht hinein! Er netzt, wenn alles gleich lechzet, die trockenen Kehlen allein; läßt wenn Murrkopf auch ächzet, stets fröhlich mich sein. Drum schwingt mit mir die Gläser! Stoßt an! Laßt alle Sorgen sein! Stoßt an! Wir ersäufen sie im Wein!
il coule en nous si doucement, humectant les gorges sèches…
brandissons nos verres, trinquons ! oublions tous nos soucis, noyons les dans le vin !
L’histoire de ce canon est un peu sulfureuse. Sa version originale ne serait-elle pas « leck mich im arsch » ? Et est-il bien de Mozart ou plutôt de Wenzel Tnrka ?
Dans les années trente, le photographe d’origine slovaque François Kollar entreprit de fixer la France au travail sur le papier. Voici quelques images que nous avons recueillies sur le site culture.fr, illustrant le travail des vignerons :
un métier d’galère !
les vendanges en Champagne,
la mise en bouteillesle rangement en cavesans oublier la pause, bien entendu
buveurs d’arboisbuveur d’arbois
Quelques dizaines d’année plutôt, on en était encore réduit à pratiquer la gravure pour fixer de telles scènes. Le résultat n’est pas moins intéressant. (gravures trouvées dans un vieux numéro de l’illustration).