la danse des raisins

Scientifique, galante, religieuse… voila plusieurs façons de voir danser les raisins.

Commençons par la scientifique, avec ces raisins secs qui vont et viennent dans un verre d’eau pétillante. Plus lourds que l’eau, ils tombent mais remontent lorsque des bulles de gaz viennent les accrocher.

Poiursuivons avec la danse du raisin (symbole du plaisir des sens et de jouissance)  que mène la meunière du tricorne de Manuel de Falla pour se jouer de l’importun Corregidor

danseduraisin

ci-dessous par la Antonio Marquez Company  en 2013 (c’est à 11mn43s)

Et voici la bénédiction du raisin, pratiquée traditionnellement à l’Assomption, par le groupe arménien NAVASART sur le site de l’ina

 

1,2,3 dô !

C’est ainsi qu’on dit « à la votre » en vietnamien, nous a assuré le jeune guide Huy (prononcer Hou-i, à droite en rouge sur la photo))

123doen avalant coup sur coup un verre d’alcool de lait de coco à 29°alcoolcocoet un verre de vin de serpent à 45°.

snakewinesDe vin de raisin on ne trouve guère au Vietnam (cette aquarelle de N’guyen Li  a été vue à Hoi An)aquarellesi ce n’est le Da Lat (vignoble des hauts plateaux) dont le blanc a une attaque aromatique hélas fugace, et le rouge pourrait passer pour un bordeaux de tout début de gamme. blancdalat Mais il y a de la bière (Bia Hoi est la marque la plus populaire) biahoiet des alcools faits à partir de riz, de coco et autres décoctions.

Voici un  service à vin traditionnel en argent (début 19ème) exposé à la cité impériale de Hue.
serviceavin1820Et l’on importe bien sûr du vin, du Chili notamment.bouteilles  Ces porte-bouteilles artisanaux sont fabriqués dans le Mékong (vus à Cu Chi où sont les fameux tunnels)portebouteille portebouteille2Ce pot et cette vendangeuse (?) sont fabriqués près de Danang.potauxgrappes vendangeuse?Voici enfin une statuette  représentant Chi Pheo, un personnage populaire de la littérature vietnamienne, création  de l’écrivain Nam Cao (1915-1921), que nous avons vue exposée sur un autel familial dans les montagnes de Sapa,

chipheoautelsapaEn voici une autre vue dans une boutique à Hoi Anchipheohoian

Chez Fillot

Voici un caviste installé depuis plus d’un siècle à Gentilly, aux portes de Paris. Dans ce bâtiment en brique de type industrielentréefillot est abrité un véritable capharnaüm de bouteilles et de foudres de chêne (voir ici l’impressionante visite virtuelle).

capharnaum On y trouve aussi des articles de tonnellerie, un restaurant (les foudres de Bacchus), et quelques dessins et affiches intéressants, comme cette publicité pour le champagne Henri Abelé…

afficheabeléchezfillotou cette bacchanale animée dans les caves…

orgie(Une recherche d’images nous permet d’en trouver l’auteur : Roger Blachon, dessinateur bien connu des lecteurs de l’Equipe ; nous en reparlerons)

Il y a quelques années, nous avions visité cet établissement avec le regretté Jean Mussote, voila qu’il nous revient en pleine poire avec l’invitation de nos amis de Bagneux (ci-dessous le grand-maître Yves Bozon)

yvesbozonqui y organisaient une soirée dégustation.

soiréefillotIl faut dire que Jacques Fillot, le maitre des lieux, est messier à la Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus, et qu’il met son établissement à disposition gracieusement. Et que Philippe Sochon, qui animait la dégustation, est un sommelier balnéolais (également messier de la Confrérie) reconnu qui compte dans son parcours l’Arpège, le Ritz et le Lutétia…

philippesochonAprès un apéritif muscat/sauvignon du pays d’oc, on nous a proposé d’examiner à l’aveugle au cours du repas un viognier du pays d’oc, reconnaissable, pour ceux qui ont le nez fin, à ses arômes de lychee ;

secretdelunesviognierpuis un syrah de crozes hermitage, « les paillanches » (référence à une méthode d’amendage du sol par de la paille mélangée à et de la terre) qui en a dérouté plus d’un par sa puissance et sa virilité ;

les paillanches-croze-hermitageset enfin un Maury servi avec le dessert. Puis de répondre à un quizz aux multiples pièges. N’importe, c’est la table de votre serviteur, qui comptait 5 balnéolais(es), 2 clamartois et un montmorencéen qui s’en sortit le mieux. Chacun put repartir avec une bouteille de clos des brugnauts (Bagneux 2014).brugnautsMerci amis de Bagneux ! Et merci aux musicos Marc et Garance qui ont animé la soirée !

Le Vrai dans le Vin

Voici un poème de Victor Hugo, véritable déclaration de guerre à la guerre, et hommage au vin. Il date de 1865. La scène se passe à la barrière (du Maine sans doute, Hugo en a parlé, a rapporté Goncourt) au-delà de laquelle coule (à peu de frais) le vin de Suresnes…

Jean Sévère était fort ivre.
Ô barrière ! ô lieu divin
Où Surène nous délivre
Avec l’azur de son vin !

Un faune habitant d’un antre,
Sous les pampres de l’été,
Aurait approuvé son ventre
Et vénéré sa gaieté.

Il était beau de l’entendre.
On voit, quand cet homme rit,
Chacun des convives tendre
Comme un verre son esprit.

À travers les mille choses
Qu’on dit parmi les chansons,
Tandis qu’errent sous les roses
Les filles et les garçons,

On parla d’une bataille ;
Deux peuples, russe et prussien,
Sont hachés par la mitraille ;
Les deux rois se portent bien.

Chacun de ces deux bons princes
(De là tous leurs différends)
Trouve ses États trop minces
Et ceux du voisin trop grands.

Les peuples, eux, sont candides ;
Tout se termine à leur gré
Par un dôme d’Invalides
Plein d’infirmes et doré.

Les rois font pour la victoire
Un hospice, où le guerrier
Ira boiter dans la gloire,
Borgne, et coiffé d’un laurier.

Nous admirions ; mais, farouche,
En nous voyant tous béats,
Jean Sévère ouvrit la bouche
Et dit ces alinéas :

« Le pauvre genre humain pleure,
« Nos pas sont tremblants et courts,
« Je suis très ivre, et c’est l’heure
« De faire un sage discours.

« Le penseur joint sous la treille
« La logique à la boisson ;
« Le sage, après la bouteille,
« Doit déboucher la raison.

« Faire, au lieu des deux armées,
« Battre les deux généraux,
« Diminuerait les fumées
« Et grandirait les héros.

« Que me sert le dithyrambe
« Qu’on va chantant devant eux,
« Et que Dieu m’ait fait ingambe
« Si les rois me font boiteux ?

« Ils ne me connaissent guère
« S’ils pensent qu’il me suffit
« D’avoir les coups de la guerre
« Quand ils en ont le profit.

« Foin des beaux portails de marbre
« De la Flèche et de Saint-Cyr !
« Lorsqu’avril fait pousser l’arbre,
« Je n’éprouve aucun plaisir,

« En voyant la branche, où flambe
« L’aurore qui m’éveilla,
« À dire : « C’est une jambe
« Peut-être qui me vient là ! »

« L’invalide altier se traîne,
« Du poids d’un bras déchargé ;
« Mais moi je n’ai nulle haine
« Pour tous les membres que j’ai.

« Recevoir des coups de sabre,
« Choir sous les pieds furieux
« D’un escadron qui se cabre,
« C’est charmant ; boire vaut mieux.

« Plutôt gambader sur l’herbe
« Que d’être criblé de plomb !
« Le nez coupé, c’est superbe ;
« J’aime autant mon nez trop long.

« Décoré par mon monarque,
« Je m’en reviens, ébloui,
« Mais bancal, et je remarque
« Qu’il a ses deux pattes, lui.

« Manchot, fier, l’hymen m’attire ;
« Je vois celle qui me plaît
« En lorgner d’autres et dire :
« Je l’aimerais mieux complet. »

« Fils, c’est vrai, je ne savoure
« Qu’en douteur voltairien
« Cet effet de ma bravoure
« De n’être plus bon à rien.

« La jambe de bois est noire ;
« La guerre est un dur sentier ;
« Quant à ce qu’on nomme gloire,
« La gloire, c’est d’être entier.

« L’infirme adosse son râble,
« En trébuchant, aux piliers ;
« C’est une chose admirable,
« Fils, que d’user deux souliers.

« Fils, j’aimerais que mon prince,
« En qui je mets mon orgueil,
« Pût gagner une province
« Sans me faire perdre un oeil.

« Un discours de cette espèce
« Sortant de mon hiatus,
« Prouve que la langue épaisse
« Ne fait pas l’esprit obtus. »

Ainsi parla Jean Sévère,
Ayant dans son coeur sans fiel
La justice, et dans son verre
Un vin bleu comme le ciel.

L’ivresse mit dans sa tête
Ce bon sens qu’il nous versa.
Quelquefois Silène prête
Son âne à Sancho Pança.

Dans les Alpilles

Le massif des Alpilles culmine à près de 500 mètres au Nord des Bouches du Rhône, entre Tarascon et Orgon. On y cultive la vigne et  fait un vin plaisant, comme le vin de pays des Alpilles, dans une dizaine de communes.

Voici une sculpture vue à Sénas, à la sortie de l’A7.

senasMais la légende du pays, ce n’est pas le vin, c’est l‘élixir du père Gaucher que l’on faisait jadis  à l’abbaye Saint-Michel du Frigolet, à la Montagnette (on le fait aujourd’hui non loin à la distillerie de Chateaurenard).

elixirL’histoire en fut contée par Alphonse Daudet, dans une Lettre de son Moulin. Relisons la  ! (on peut commander la liqueur  en ligne)

L’histoire  commence ainsi :

L’ÉLIXIR DU RÉVÉREND PÈRE GAUCHER.

— Buvez ceci, mon voisin ; vous m’en direz des nouvelles.

Et, goutte à goutte, avec le soin minutieux d’un lapidaire comptant des perles, le curé de Graveson me versa deux doigts d’une liqueur verte, dorée, chaude, étincelante, exquise… J’en eus l’estomac tout ensoleillé.

Pour sortir l’abbaye de ses embarras financiers, l’humble frère lai Gaucher à l’idée, accueillie à bras ouverts par les moines, de fabriquer une liqueur selon la recette de la tante Bégon qui l’éleva. Ce fut un triomphe dans tout le pays et l’abbaye prospéra à nouveau. Mais il y avait un hic, si l’on peut dire. Car le père Gaucher, cette liqueur il devait la goûter. Et on l’entendait entonner dans sa distillerie ou en pleine messe les chansons d’après boire de la tante Bégon, comme :

Dans Paris, il y a un Père blanc,
Patatin, patatan, tarabin, taraban…

ou encore

Ce sont trois petites commères, qui parlent de faire un banquet…

et

Bergerette de maître André s’en va-t-au bois seulette…

Désespéré, craignant d’être damné, il voulu cesser son office, mais les bons pères l’en dissuadèrent :

« nous réciterons à votre intention l’oraison de saint Augustin, à laquelle l’indulgence plénière est attachée… Avec cela, quoi qu’il arrive, vous êtes à couvert… C’est l’absolution pendant le pêché.« 

Et, sans en demander davantage, le Père Gaucher retourna à ses alambics, aussi léger qu’une alouette.

Effectivement, à partir de ce moment-là, tous les soirs, à la fin des complies, l’officiant ne manquait jamais de dire :

— Prions pour notre pauvre Père Gaucher, qui sacrifie son âme aux intérêts de la communauté… Oremus Domine…

Et pendant que sur toutes ces capuches blanches, prosternées dans l’ombre des nefs, l’oraison courait en frémissant comme une petite bise sur la neige, là-bas, tout au bout du couvent, derrière le vitrage enflammé de la distillerie, on entendait le père Gaucher qui chantait à tue-tête :


Dans Paris il y a un Père blanc,
Patatin, patatan, taraban, tarabin ;
Dans Paris il y a un Père blanc
Qui fait danser des moinettes,
Trin, trin, trin, dans un jardin ;
Qui fait danser des…

 

… Ici le bon curé s’arrêta plein d’épouvante :

— Miséricorde ! si mes paroissiens m’entendaient !

NB : on n’a pas trouvé trace de la chanson des pères blancs ni de la bergerette de maître André. Par contre celle des trois commères renvoit à des chansons anciennes comme les las tres coumayretos (ci-dessous en VF) trouvée sur le site Culture et mémoire de bernard cauhapé que l’on remercie ici, et où l’on trouvera aussi la version béarnaise !

Il y avait trois petites commères
Qui voulaient faire un banquet
Ladira-dirette, ladira
Qui voulaient faire un banquet,
Tire la cheville, buvons..

Elles vont de porte en porte,
Demander le prix du vin.

A quatre sous Bernard le donne,
Mathieu le donne pour trois.

Se mettent à table à celui de quatre,
Il est meilleur que celui de trois.

L’une va remplir la gourde,
Qui tenait quatre petites chopes.

L’autre apporte une tranche,
La moitié de son cochon.

La troisième a belle miche,
Plus épaisse que la main.

Elles boivent et reboivent,
Et se saoulent toutes trois.

Elles chantent elles dansent,
Non sans faire quelque vent.

Les maris viennent les chercher,
Et hop là, à coup de fouet.

L’une tombe sous la table,
L’autre choit le long du mur.

Celle qui semblait moins saoule,
En travers s’étend dans le feu.

Dieu merci ! Clame alors son homme,
Belle bûche nous avons au feu.

Voilà qui réveille le souvenir de Watriquet de Couving et son dit des trois dames de Paris…

Champagne… de Italia

La magie du Champagne va bien au-delà de nos frontières. En Italie, qui produit le délicieux Prosecco, elle opère aussi.

Voici la chanson qu’il inspira à Peppino di Capri, en 1973, et qui eut un grand succès en Italie, Allemagne, Espagne et Brésil.

(au répertoire de Toni Concina, personnage polymorphe, ex-dirigeant de Telecom Italia, maire d’Orvieto et pianiste « amateur » rencontré il y a quelques jours à l’ Institut Culturel Italien, où il a joué à la demande des dizaines de chansons choisies dans un répertoire de plusieurs centaines)

Champagne, pour fêter notre rencontre…

Déjà la tête te tournait…

Champagne, pour un doux secret, un amour interdit…

Champagne
per brindare a un incontro
con te
che già eri di un altro
ricordi

c’era stato un invito
stasera si va tutti a casa mia
Così
cominciava la festa
e già
ti girava la testa
per me
non contavano gli altri
seguivo con lo sguardo solo te

Se vuoi
ti accompagno se vuoi
la scusa più banale
per rimanere soli io e te
e poi gettare via i perché
amarti come sei
la prima volta
l’ultima

Champagne
per un dolce segreto
per noi
un amore proibito
ormai
resta solo un bicchiere
ed un ricordo da gettare via

Lo so
mi guardate lo so
mi sembra una pazzia
brindare solo senza compagnia
ma, ma io, io devo festeggiare
la fine di un amore
cameriere, champagne…

Et voici  la vision du peintre Cagnaccio di San Pietro (après l’orgie, 1928)

Dopo-lorgia-1928Voila qui nous rappelle un lendemain de cuite

 

Le vin des poilus

Sur le site « lapassionduvin« un internaute (Oliv)  a mis récemment en ligne toute une collection de cartes postales consacrées au Pinard, ce Saint Patron des Poilus.

pinarddespoilus

Elles témoignent de l’esprit de l’époque, qui peut laisser froid aujourd’hui.

lesvertus

« Un coup d’Aramon, ça vous remet d’aplomb »

(l’Aramon est un cépage oublié qui faisait « pisser la vigne dans le Languedoc à l’époque)

la reine

ledivin

bientassé

pinard

Mais elles illustrent aussi la fraternité des combattants,

fraternité

vivele

la rencontre entre belligérants, amis, alliés

poilusettommies

europeenne

ou ennemis

orient

Voici d’autres photos dénichées par l’ami Michel, qui témoignent de l’humour dont les hommes ont besoin aux pires moments pour survivre.lecolisdunantais verdun1917On pense au vigneron champenois d’Apollinaire,

… C’est maintenant le soir et l’on joue à la mouche
Puis les soldats s’en iront là-haut
Où l’artillerie débouche ses bouteilles crémantes
Allons Adieu messieurs tâchez de revenir
Mais nul ne sait ce qui peut advenir

L’origine du mot pinard est incertaine ; on constate sa proximité avec pineau/pinot et pommard, mais aussi avec le grec pino (boire), ou encore avec le vigneron bourguignon Jean Pinard.  Son usage est attesté depuis 1886, apprend-on sur Wikipedia, mais c’est la Grande Guerre dont il fut un carburant essentiel qui le rendit fameux.

mudros
Cette photo provient de Mudros, ville de l’île grecque de Lemnos où fut signée l’armistice avec l’Empire Ottoman. Elle donne une idée de l’ampleur des besoins d’une armée en campagne.

Et l’intendance suit !

ravitaillement

Voir aussi l’intéressant article Histoire de la vigne sur le site saint-pons-la-calm.fr où l’on apprend que « Dès août 1914, les vignerons du Midi avaient offert 200 000 hectolitres à l’Armée. Celle-ci commanda six millions d’hectolitres en 1916 et douze millions en 1917. Le “quart du soldat” de 1914 deviendra cinquante centilitres en 1916 puis soixante-quinze centilitres de vin en 1917.« . Il  rapporte plusieurs chansons de l’époque comme la bien connue Madelon de Louis Bousquet

qui écrivit aussi avec Georges Picquet « vive le pinard » (le pinard c’est d’la vinasse ça fait du bien par où qu’ça passe….),

la Rosalie de Théodore Botrel (Rosalie, verse à boire …),

l’Ode au Pinard de Max Leclerc (Salut Pinard, pur jus de treilles… ici par la compagnie les Insolents…)

chronique hivernale

Outre la Saint-Vincent de Cocorico, nous nous sommes rendus à celle des Echansons de France, une semaine plus tard.

Nous y avons retrouvé le Président de Cocorico, Ruben Martinovsky, qui nous a conté comment il s’y est pris pour organiser la cérémonie des 15 ans de Cocorico à Notre Dame de Paris l’an dernier ; les amis Didier et Gérard, de Rueil, et des amis de Confrérie du Brie de Melun. Et bien sûr le Souffle de Bacchus (ensemble vocal du Musée du Vin), très en forme, qui avait renouvelé son répertoire.

souffle2016C’est toute l’assistance qui, après avoir médité sur les Défauts d’autrui (contre lesquels jamais mon coeur ne s’irrite), et écouté la Grande Orgie de Béranger, reprit en choeur et avec coeur le refrain du vin de Bagnolet de Bruant (et tel syndicaliste de premier plan, dont nous respecterons l’anonymat, n’était pas le dernier à l’entonner).

(A noter l’exposition proposée au Musée du Vin sur le vin et la chanson, par Marie-Françoise Bourdot, chef de choeur du Souffle de Bacchus. On y retrouvera les grands standards de la chanson bachique, et quelques surprises !)

LevinetlachansonOn se délecta ensuite des vins des îles proposés par la Grande Pipetière Monique : vin de Tahiti (blanc, cépages de table italia et muscat de Hambourg corsés par du carignan) , de l’île de Ré (goûteux assemblage sauvignon chardonnay), de Corse (excellent rouge du domaine Peretti) et de l’île Margaux, dite aussi ile de la Tour de Mons, sur la commune de Margaux. Cette île, inondée en 1999, a été replantée depuis et le domaine de l’île Margaux produit quelques 80 000 bouteilles par an. (lire l‘article paru dans La Croix en 2014 sur ce « berceau posé sur l’eau)

ilemargauxEn cet hiver qui n’en est pas un, notons aussi que la confrérie de Clamart a réuni plus de 80 personnes pour sa traditionnelle galette, où comme chacun sait, on mange (aussi) des huitres !

Fête de la Saint-Vincent à Saint-Ouen

C’est à Saint-Ouen, où une toute nouvelle Confrérie vient d’être créée, que se sont déroulées les festivités de la Saint Vincent des Confréries d’Ile de France , en ce mois de janvier 2016.

Il faut dire que Saint-Ouen a renoué avec son passé viticole en 2005 quand 250 pieds de chardonnay ont été plantés sur le quai de Seine.

saint-ouen eglise et vignes2Au pied de l’église du Vieux Saint-Ouen, les plants de vignes rappellent que pendant des siècles, Saint-Ouen a été un village de vignerons, couvrant jusqu’à 22 hectares cultivées par une quarantaine de familles à l’époque de la Révolution, et jusqu’à une trentaine d’hectares au tournant du 20ème siècle. Mais la guerre de 14-18 sonna la fin du vignoble… (cf. l’ article de J.F.Bourge dans la gazette du village 4ème trimestre 2015)

La Confrérie des Arts Audoniens a été créée en janvier 2015 avec le concours de Cocorico (Comité de Coordination des Confréries d’Ile de France) ; son grand-maître est Lucien Longueville, adoubé par Ruben Martinovsky lors de son premier chapitre au restaurant la Mascotte à Montmartre ;  Jean-François Bourge est son Grand Chancelier ; elle a pour but de développer la connaissance du vin, de promouvoir la gastronomie de qualité et les  jeunes artistes…

(La Confrérie fait référence à celle des « chevaliers de l’étoile« ,  ordre de chevalerie créé à Saint-Ouen en 1351 par Jean II le Bon, en déshérence depuis les désastreuses batailles de Mauron en 1352, et de Poitiers en 1356. Ils avaient fait serment de ne jamais reculer, fatale erreur ! Nous souhaitons un autre destin à la Confrérie des Arts Audoniens)

médaille17 Confréries avaient répondu à l’invitation. On reconnait sur cette photo les bannières de Clamart, Nogent/Marne, Yerres, Sucy en Brie, Issy les Moulx, Villiers/Marne et Villiers sur Morin,  Sannois, Noisy le Grand. Et bien sûr de Saint-Ouen et de Cocorico.

confreriespoulbotsMais il y avait aussi Combs-la-ville, Sucy-en-Brie, les Talmeliers d’Ile de France, la Marmite d’Or, les chevaliers de Saint-Antoine; et la République de Montmartre…

Elles  défilèrent de la Salle Barbara, près de la mairie, jusqu’à l’église ND du Rosaire où avait lieu la messe de la Saint-Vincent autour de qui tous se pressaient.

saintvincent Sur cette photo on peut reconnaitre Magali, miss internet France 2016, et Sophie, 2ème dauphine de miss Montmartre 2016.

La chorale locale anima lyriquement la messe

choraleponctuée par les tambours des petits poulbots de Montmartre.

poulbotsA la sortie les Talmeliers d’Ile de France distribuèrent leurs délicieux petits pains.

talmelierPuis se tint le chapitre ;  tous les grands-maîtres présents furent intronisés ! Et l’on dîna en musique (avec l’accordéoniste Alain Jamme )!

introsNB On trouvera un diaporama de photos de Claudia Rodrigues Santin (que nous remercions pour quelque emprunt) de la Confrérie de Noisy-le-Grand