Le vent soufflait fort ce dimanche 24 avril à La Londe-les-Maures, où l’on fêtait pour la 13ème fois les vins du terroir.
Mais nous n’étions pas seuls autour des dizaines de producteurs faisant déguster leurs vins. On put quand même s’approcher des stands et en goûter un certain nombre. Beaucoup de bonnes choses, mais souvent pas données. On a retenu les vins savoureux au bon rapport qualité/prix de la maison Desachy : cuvée Pierre en blanc, Stéphanie en rosé et Chloé en rouge 2009.
On apprit ainsi qu’une course suivie d’un buffet-dégustation aurait lieu dans les vignes le 12 novembre (marche à pied pour les moins pressés) : les dix-vins. On prend note.
Dans cette ambiance festive et musicale
nous avons fait la connaissance d’un amateur venu de loin
le père Hamel qui nous vient du Chili et officie à La Londe
C’est ainsi qu’on dit « à la votre » en vietnamien, nous a assuré le jeune guide Huy (prononcer Hou-i, à droite en rouge sur la photo))
en avalant coup sur coup un verre d’alcool de lait de coco à 29°et un verre de vin de serpent à 45°.
De vin de raisin on ne trouve guère au Vietnam (cette aquarelle de N’guyen Li a été vue à Hoi An)si ce n’est le Da Lat (vignoble des hauts plateaux) dont le blanc a une attaque aromatique hélas fugace, et le rouge pourrait passer pour un bordeaux de tout début de gamme. Mais il y a de la bière (Bia Hoi est la marque la plus populaire) et des alcools faits à partir de riz, de coco et autres décoctions.
Voici un service à vin traditionnel en argent (début 19ème) exposé à la cité impériale de Hue. Et l’on importe bien sûr du vin, du Chili notamment. Ces porte-bouteilles artisanaux sont fabriqués dans le Mékong (vus à Cu Chi où sont les fameux tunnels)Ce pot et cette vendangeuse (?) sont fabriqués près de Danang.Voici enfin une statuette représentant Chi Pheo, un personnage populaire de la littérature vietnamienne, création de l’écrivain Nam Cao (1915-1921), que nous avons vue exposée sur un autel familial dans les montagnes de Sapa,
Une étape à Delft nous rappelle que les méfaits de l’alcoolisme sont combattus depuis longtemps.
Puis c’est La Haye qui, après la médiévale Anvers, offrirait plutôt un air de modernité. C’est au Mauritshuis, ancienne demeure du comte Jean Maurice de Nassau Siegen qui la fit édifier, que nous pouvons admirer les collections royales.
L’essentiel de ce qui nous intéresse date du 17ème siècle, avec notamment les oeuvres du grand Jan Steen, et de son ami Frans van Mieris. Il y a beaucoup de vie, et il ne faut pas s’étonner si certaines scènes ont déjà été traitées par d’autres peintres.
Cette allégorie de l’automne (vers 1750) siège au-dessus d’une porte.
Ce n’est pas de la bière que boivent ces mangeurs d’huitres dans ce verre délicat (Frans van Mieris, 1681)
ni celle-ci d’ailleurs (Jan Steen,vers 1660)
et que boivent ceux-ci ? (scène de maison galante, Frans van Mieris 1658)et que boit ce docteur en visite (Jan Steen, vers 1660)
Quoi de mieux qu’un petit verre sous la treille ? (Jan Baptist Weenix, vers 1660, paysage italien avec auberge, détail)Ces néerlandais aiment faire la fête au village (David Winkboons, 1629)
Boire et faire de la musique en famille, voilà l’idéal (As the old sing, so pipe the young , Jan Steen1665) ; on ne sait pas trop si l’auteur conseille ou déconseille ce comportement. Jordaens avait traité ce sujet en 1640.
mais il ne faut pas rouler dessous la table (Paysans ivres à l’auberge, Adriaen Brouwer vers 1625) En voici une qui n’en est pas loin !Ce dernier tableau est connu sous le titre « A pig belongs in the sty« ,( Jan Steen, années 1670).
Nous voici partis vers le Nord, bien résolus à ne boire que de la bière. Certes, la vigne y a poussé, on en trouve encore ici ou là, mais de bon vin on n’en fait guère, alors que de la bière…
Le bierhuis Kulminator, à Anvers, est une bonne adresse pour en déguster des centaines
dans un décor houblonesque
accompagné par le roi Baudoin et la reine Fabiola (tableau d’origine inconnue inspiré du roi boit)
C’est un lieu plein de charme, où il fait bon jouer aux dominos ou méditer.
Autre lieu magique, De Vagant, dédié au genièvre, autre grande spécialité des Flandres. On y en propose plus de 200.
Que font ces dessins sur Coppenol Straat, hommage à Picasso ?
au mode de vie français ?
Voici un banc sculpté vu à la vitrine d’un antiquaire
et une tête de faune au fronton d’un édifice
Cette copie de tableau trône dans la salle à manger du B&B De Baron, titre et auteur inconnu Plusieurs musées abritent des oeuvres passionnantes, représentant souvent des scènes de vie : le musée Mayer Van der Bergh (collection d’un grand amateur) ; la maison de Rubens ; la Rockoxhuis, où sont les trésors du musée royal, en réfection. En voici quelques pièces
jeune couple allégorique de Christiaen van Couwerbergh (1642)- détail
Rubens, faune et nymphe (début 17ème)12 proverbes flamands – représentés par Breughel l’ancien- fin 16ème sur des assiettes de bois.
Celui-ci veut dire : « Boire jusqu’à l’ivresse, réduit à la pauvreté, déshonore le nom et mène à la ruine »
Ces paysans au coin du feu ont l’air de bien s’amuser, sans doute une scène de bordel de Pieter Aertsen(1556)Voici trois buveurs de Pieter de Bloot (mi 17ème)la fête chez Hérode, de Rubens (détail) et une collection de verres.Entrons dans la maison de Rubens. Dans le jardin, cette statue de Bacchus a un air de déjà-vu
Voici un paysan buvant d’Adriaen Brouwer (début 17ème)et le sommeil de Silène, bronze doré et lapis lazuli de Frans Duquesnoy
Voici maintenant, dans la collection du musée royal, une pièce maîtresse, la fête des archers du maître de Francfort (fin 15ème) peinte sur une commande de la guilde anversoise de l’Oude Voetboog.
En regardant bien, on y boit dans tous les coins.
hommes et femmes, même les enfants..
On reconnait ici une fête de la Saint-Martin. Elle est de Pieter Balten(On connait celle de Brueghel son contemporain) Ci-dessous la kermesse flamande, de David Teniers le Jeune
et enfin, ans une série des cinq sens, voi le goût, de Gonzales CoquesLa maison de l’imprimeur tourangeau Plantin abrite toujours une vigne séculaire, qui, disait Emile Verhaeren il y a un siècle, festonne avec ténacité. C’est toujours le cas semble-t-il (ci-dessous photo de la vigne en été)
Cette passionnante maison d’imprimeur recèle une superbe tapisserie d’Oudenaarde représentant une partie de campagne (« verdure« ). La voici avec quelques détails.
Il est loin le temps où les Charentes ne produisaient qu’un vin bon pour la distillation du Cognac. Les efforts accomplis depuis quelques dizaines d’années ont donné des résultats, et l’on produit aujourd’hui des vins blancs secs aimables, aromatiques.. et de petit prix avec les cépages traditionnels ugni blanc et colombard, mais aussi avec les sauvignon, chardonnay et autres chenin, souvent assemblés.
Un passage éclair dans le Lubéron cet été nous a fait découvrir les vins de Paul Dubrule, éclectique personnage qui fut fondateur et co-président du groupe Accor, maire de Fontainebleau, grand cycliste devant l’Eternel, qui à 67 ans rallia Angkor depuis Fontainebleau et ne s’en tint pas là.
(le malheureux a été renversé début août par un chauffard et souffrirait de multiples fractures ; recevez cher monsieur Dubrule, tous les veoux de rétablissement du Bon Clos)
Cet homme ne cherche pas la facilité et, bien que ses moyens lui eussent sans doute permis d’acquérir un grand château comme quelque bernard-l’hermite buveur d’eau, il jeta son dévolu sur une petite vigne de quelques hectares du côté de Lourmarin où une boutique présente ses vins qui ont nom la Cavale, la Grande Cavale, et la Petite Cavale (ça c’est du marketing).
Il faut aller sur place pour savoir ce qui se cache derrière ce paravent
et poser ses fesses sur cette chaise bachique. La culture de la vigne dans le Luberon remonte à l’antiquité, mais le vignoble a ensuite périclité pour ne renaitre qu’au 19ème siècle. Lourmarin n’y fait pas défaut, avec cette stèle que l’on peut voir au pied du village.Voici un tableau aperçu dans une des nombreuses galeries du village,
la fête de San Luca qui fait assez mexicain
Ca boit sec !
Et finissons avec cette collection de tire-bouchonset cette publicité Roederer vues chez l’ami Jo dans les environs.
Un petit tour dans la vallée de l’Yonne nous fait passer par Irancy, patrie de l’architecte Jacques-Germain Soufflot. Une enseigne dans ce village viticole nous alerte
C’est celle de l’atelier du peintre Georges Hosotte, qui a beaucoup peint les vignes de l’auxerrois, comme ci-dessous dans ce petit village
Voici aussi Vézelay sur sa colline éternelle et ces vignes en automne
Cette transparence verticale fait cohabiter cerisiers et rangs de vigne
Un peu plus loin, rue Soufflot voici un bas relief. Un vigneron en sabots est assis sur une chaise, regardant s’écouler le jus d’un pressoir…
Un peu plus loin, à Mailly-le-château, voici une curieuse fontaine.
Sous un loup en pleurs, on peut y voir pampres et grappes de raisin. Un texte en latin déclare : « semper sedeat in hoc fonte lupus radibus ut consumptis lacrimis eum implat »
(que le loup enragé reste sur cette fontaine pour toujours, et verse toutes les larmes de son corps)
Il y eut en effet dans les années 1730 une bête de l’Auxerrois, comme il y eut une bête de Gévaudan, qui sema la mort en dévorant notamment des enfants. (Voir le site petit-patrimoine pour en savoir plus)
Les deux richesses de l’auxerrois, flottage du bois et vigne, apparaissent sur la sculpture d’Yves Varauguin (1992)
Un périple dans le Sud-Ouest nous permet de retrouver nos amis de Condom, qui nous régalaient, en ce pays de cocagne qu’est la Gascogne, de canards à toutes les sauces. Ils sont toujours là, dédiés de plus en plus à la viticulture. Reconnaitra-t-on le fier vigneron ?
Leur production rejoint la coopérative de Plaimont, qui produit toute sorte de vins vifs ou moelleux en appellation Saint Mont et Côtes de Gascogne, pour ce qui est du Gers. Le rendement est très élévé (une centaine d’hl à l’ha pour l’IGP Côtes de Gascogne). Pas mal, la colombelle l’original aux intenses arômes d’agrumes, et au prix si léger ! C’est un assemblage de colombard et d’ugni blanc. On trouve ces vins notamment chez Nicolas.
Voici, dans la même région, la cuvée des filles d’Embidoure 2013, une bouteille qui nous a particulièrement plu.
C’est un assemblage de chardonnay, de sauvignon et de petit manseng.
A Bourg-sur-Gironde, avec l’ami Jean-Paul, nous avons expérimenté au Plaisance, un bar à vin, un distributeur automatique de vins d’un nouveau genre permettant de prélever des verres de 3, 6 ou 12 cl d’une cinquantaine de crus. L’occasion de passer en revue les vins locaux.
A quelques kms de là, à Mombrier, nous avons rencontré Christian et Régine Martin, des néo-viticulteurs. Ils ont acquis le château de Cagnac, un petit domaine (moins de 2ha) et, laissant derrière eux une vie d’enseignants, se sont lancés vaillamment dans ce nouveau métier, dans une optique bio. Et déjà des distinctions : nouveau talent de la RVF, avec la meilleure note (16,5) des côtes de bourg pour leur premier millésime, le 2012. Et deux étoiles sur le site 1001dégustations.com.
Vente au château uniquement. Il faut dire que la production n’est que de quelques milliers de bouteilles. Christian Martin n’a pas de problème pour l’écouler, il craindrait plutôt de ne pas en garder assez pour sa retraite !
Terminons avec quelques images rapportées de ce périple.
Ce fronton se trouve sur un immeuble du cours du Médoc à Bordeaux
Cette assiette de Sarreguemines a été trouvée chez un antiquaire de Castera-Verduzan.
On peut lire : « d’où tirez-vous votre excellent Madère ? de Cette, señor frances »
Elle daterait des années 1890. On peut s’interroger sur ce dialogue. L’homme du Sud (espagnol sans doute) a le sourire aux lèvres en répondant que l’excellent « madère » vient de Sète (Cette dont l’orthographe a changé en 1927). A cette époque c’était un port très important pour les vins du Languedoc. On a du mal à croire qu’ils étaient exportés en Espagne, si la scène s’y passe. Mais l’espagnol réside peut-être en France. Bref, tout cela est bien obscur, et le pauvre « señor frances » n’y comprend rien.
Et cette auguste statue, señores y señoras, qui représente-t-elle et où se trouve-t-elle ?
Nous voici de retour à Panzoult, village vigneron sur la rive droite de la Vienne, à deux lieues de Chinon. Le gîte entouré de vignes d’Eric et Elodie Herault est des plus accueillants.
La dégustation, obligatoire, se fait dans les caves du « Château ». Le fronton annonce fièrement :
« jamais homme noble ne hait le bon vin« , à côté d’un relief de celui qui fit dire cet apophtegme monacal à frère Jean des Entommeures, j’ai nommé François Rabelais (1er livre chap 27).
On déguste sous la barrique
et sous l’oeil de Bacchus
des vins vendus essentiellement sur place, et il y a du monde !
Le grand homme de la région, c’est aussi Saint Martin (de Tours) dont la fête est célébrée le 11 novembre et donnait lieu, déjà au Moyen-Age, à la dégustation du vin nouveau et à des fêtes populaires. Nous l’avons déjà rencontré.
Le saint homme serait né vers 317 en Pannonie romaine (actuelle Hongrie). Militaire, il est affecté en Gaule où, chrétien fervent, il est connu pour sa charité (épisode du manteau partagé avec un pauvre). Plus tard, après une vie mouvementée consacrée à sa foi, il sera malgré lui proclamé évêque par le peuple de Tours. Il mourra à Candes en 397.
C’est d’ailleurs à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, que nous avons trouvé les documents ci-dessous, où l’on trouve de savoureux dictons comme :
« A la Saint-Martin toute vieille boit du vin« .
Un autre dicton (« quand vient la saint-martin ferme ta futaille et goûte ton vin« ) annonce que le vin a fini sa fermentation vers le onze novembre, et qu’on peut donc goûter ce vin nouveau. D’où des fêtes « copieusement arrosées ».
Voici des enseignes vues à Candes celle-ci est l’enseigne du restaurant val de vienne, à Sazilly Un bon clos aux Roches Saint-Paul ?
Mars est sans doute un meilleur choix qu’août pour arpenter cette terre d’histoire, quoiqu’il soit un peu tôt pour profiter de la mer. Certaines villes (Jerez, Malaga…) portent des noms familiers aux amateurs de vin, qui auront fort à faire.
La vigne est très ancienne en cette contrée, sa culture remonte au moins au 9ème siècle avant J.C. L’originalité des vins est qu’ils sont mutés, donnant des vins secs ou doux, très différents selon leur élevage.
Ceux qui apprécient le vin du Jura ne seront pas dépaysés avec la manzanilla, (vin blanc très sec, dont la production depuis 1964 est une exclusivité de Sanlucar de Barrameda), et les finos de Xeres et autres « olorosos », résultat d’une « vinification sous voile » en tonneaux non ouillés.
Autre spécialité du pays, héritée des Maures : l’usage de carreaux de faïence (les azulejos) en décoration. Et bien sûr, jambons, tapas, guitares, flamenco…
Nous convions les lecteurs du Bon Clos à une promenade bachique commentée, de Malaga à Séville, en passant par Grenade et Ronda.
Sur la place de la Constitution à Malaga, un bas-relief illustrant le mont de piété des vignerons et moissonneurs créé en 1776 : porte secours au travailleur, pas au paresseux !La bodega « el pimpi », créée en 1971, est l’une des plus fameuses de Malaga
L’intérieur mérite aussi une visite !
Il y a des réserves ! Et des visiteurs de marque !Le vieillissement des vins se fait par assemblage annuel de millésimes, du vin jeune du tonneau supérieur venant se mêler au vin plus vieux du tonneau le plus bas. (C’est le principe de la « solera« ). La rangée inférieure, mise en bouteille par tiers, n’est donc jamais complètement vidée et contient indéfiniment un peu de vin très ancien.
les bodegas Malaga Virgen ont été fondées en 1885 par Salvador Lopez Lopez, bientôt associé à son frère Francisco.
peinture à l’entrée de la taverne el mentidero
celle-ci est au musée carmen thyssen (les Claudia Girls, de Jose Gutierre Solana 1929)
A ce stade, nous proposons une pause avec la malagueña salerosa
Sous tes cils que tes yeux sont beaux, malagueña enchanteresse.. je voudrais baiser tes lèvres…
A quelques kilomètres à l’ouest, dans le petit village d’Ojen, au-dessus de Marbella, le raisin est à l’honneur avec cette grappe géanteenseigne de taverne à Ojen
Dans la peite ville de Mijas se trouve un petit musée d’art et traditions populaires où est sont présentés outils anciens (pressoir, fouloir) et représentations naïves de la vie agricole et vigneronne.
Partons pour Ronda, cité fièrement juchée de part et d’autre du Guadalevin, à plus de 700 mètres d’altitude
Encadrement de porte à RondaAu musée Lara, j’irai danser la seguedille boire de la manzanilla…Au milieu de collections hétéroclites on trouve cette presse…et cette scène de la vie monastique (tapisserie)Belle cheminée dans la maison de San Juan BoscoNous voici maintenant à Grenade. Faisons une nouvelle pause avec Luciano Pavarotti qui chante Granada : ta terre est pleine de jolies femmes, de sang et de soleil
A l’Alhambra, merveille intemporelle, la porte du vin fait question : porte-t-elle ce nom parce qu’on entreposait du vin du côté où il n’y avait pas de taxes à payer, où bêtement par une confusion entre « Bib al hamra » (porte « rouge », porte de l’Alhambra) et Bib al jamra »(porte du vin).la porte du vin, à l’Alhambra de Grenade
Réconcilions tout le monde : le rouge, c’est du vin, non ?
Les vignes au pied de l’AlhambraAu Palais de Charles Quint, ce banquet de courtisanes et de soldats de Christophe van der Lamen (vers 1630)
et encore la séguedille et la manzanilla !Nous voici maintenant à Nerja, où sont des grottes parmi les plus grandes d’Europe qui ont sûrement inspiré le créateur de ce porte-bouteilles
à méditer ces paroles d’Eduardo Galeano
Nous sommes tous mortels, jusqu’au premier baiser et au deuxième verre de vin.
Nous vous laissons réfléchir, et passons à ce dicton plus simple
enfant, mange et tu grandiras, vieillard bois et tu vivras !
Nous voici enfin à Séville, capitale de l’Andalousie. Et l’on se souvient de Sam, qui chantait naguère Alors, ça va ?
« Chez moi il y a des souvenirs qui dansent Au son de la musique de Séville… »
Bacchus trône ici dans les jardins de l’Alcazar
Vu aussi à l’Alcazar cette assiette en céramique
Voici un carreau de faïence ancien vu chez un antiquaire
et une soupière plus moderne
Vu dans l’escalier de l’hôtel casa imperial
Ici aussi il y a des enseignes en céramique plein les rues
A la Carboneria, canto hondo entes les colonnes salomoniques
A l’Hôpital des Vénérables, voici enfin Noé soûl (peint sur la pierre)
Nous n’avons pas vu la sangria couler à la feria de Tolède, mais terminons tout de même avec Joe Dassin et son Takatakata
et faisons nous plaisir aussi avec cette version en russe