Un périple dans le Sud-Ouest nous permet de retrouver nos amis de Condom, qui nous régalaient, en ce pays de cocagne qu’est la Gascogne, de canards à toutes les sauces. Ils sont toujours là, dédiés de plus en plus à la viticulture. Reconnaitra-t-on le fier vigneron ?
Leur production rejoint la coopérative de Plaimont, qui produit toute sorte de vins vifs ou moelleux en appellation Saint Mont et Côtes de Gascogne, pour ce qui est du Gers. Le rendement est très élévé (une centaine d’hl à l’ha pour l’IGP Côtes de Gascogne). Pas mal, la colombelle l’original aux intenses arômes d’agrumes, et au prix si léger ! C’est un assemblage de colombard et d’ugni blanc. On trouve ces vins notamment chez Nicolas.
Voici, dans la même région, la cuvée des filles d’Embidoure 2013, une bouteille qui nous a particulièrement plu.
C’est un assemblage de chardonnay, de sauvignon et de petit manseng.
A Bourg-sur-Gironde, avec l’ami Jean-Paul, nous avons expérimenté au Plaisance, un bar à vin, un distributeur automatique de vins d’un nouveau genre permettant de prélever des verres de 3, 6 ou 12 cl d’une cinquantaine de crus. L’occasion de passer en revue les vins locaux.
A quelques kms de là, à Mombrier, nous avons rencontré Christian et Régine Martin, des néo-viticulteurs. Ils ont acquis le château de Cagnac, un petit domaine (moins de 2ha) et, laissant derrière eux une vie d’enseignants, se sont lancés vaillamment dans ce nouveau métier, dans une optique bio. Et déjà des distinctions : nouveau talent de la RVF, avec la meilleure note (16,5) des côtes de bourg pour leur premier millésime, le 2012. Et deux étoiles sur le site 1001dégustations.com.
Vente au château uniquement. Il faut dire que la production n’est que de quelques milliers de bouteilles. Christian Martin n’a pas de problème pour l’écouler, il craindrait plutôt de ne pas en garder assez pour sa retraite !
On peut suivre leur aventure sur leur blog chateaudecagnac.com
Terminons avec quelques images rapportées de ce périple.
Ce fronton se trouve sur un immeuble du cours du Médoc à Bordeaux
Cette assiette de Sarreguemines a été trouvée chez un antiquaire de Castera-Verduzan.
On peut lire : « d’où tirez-vous votre excellent Madère ? de Cette, señor frances »
Elle daterait des années 1890. On peut s’interroger sur ce dialogue. L’homme du Sud (espagnol sans doute) a le sourire aux lèvres en répondant que l’excellent « madère » vient de Sète (Cette dont l’orthographe a changé en 1927). A cette époque c’était un port très important pour les vins du Languedoc. On a du mal à croire qu’ils étaient exportés en Espagne, si la scène s’y passe. Mais l’espagnol réside peut-être en France. Bref, tout cela est bien obscur, et le pauvre « señor frances » n’y comprend rien.
Et cette auguste statue, señores y señoras, qui représente-t-elle et où se trouve-t-elle ?