Un petit tour dans la vallée de l’Yonne nous fait passer par Irancy, patrie de l’architecte Jacques-Germain Soufflot. Une enseigne dans ce village viticole nous alerte
C’est celle de l’atelier du peintre Georges Hosotte, qui a beaucoup peint les vignes de l’auxerrois, comme ci-dessous dans ce petit village
Voici aussi Vézelay sur sa colline éternelle et ces vignes en automne
Cette transparence verticale fait cohabiter cerisiers et rangs de vigne
Un peu plus loin, rue Soufflot voici un bas relief. Un vigneron en sabots est assis sur une chaise, regardant s’écouler le jus d’un pressoir…
Un peu plus loin, à Mailly-le-château, voici une curieuse fontaine.
Sous un loup en pleurs, on peut y voir pampres et grappes de raisin. Un texte en latin déclare : « semper sedeat in hoc fonte lupus radibus ut consumptis lacrimis eum implat »
(que le loup enragé reste sur cette fontaine pour toujours, et verse toutes les larmes de son corps)
Il y eut en effet dans les années 1730 une bête de l’Auxerrois, comme il y eut une bête de Gévaudan, qui sema la mort en dévorant notamment des enfants. (Voir le site petit-patrimoine pour en savoir plus)
Les deux richesses de l’auxerrois, flottage du bois et vigne, apparaissent sur la sculpture d’Yves Varauguin (1992)
Un périple dans le Sud-Ouest nous permet de retrouver nos amis de Condom, qui nous régalaient, en ce pays de cocagne qu’est la Gascogne, de canards à toutes les sauces. Ils sont toujours là, dédiés de plus en plus à la viticulture. Reconnaitra-t-on le fier vigneron ?
Leur production rejoint la coopérative de Plaimont, qui produit toute sorte de vins vifs ou moelleux en appellation Saint Mont et Côtes de Gascogne, pour ce qui est du Gers. Le rendement est très élévé (une centaine d’hl à l’ha pour l’IGP Côtes de Gascogne). Pas mal, la colombelle l’original aux intenses arômes d’agrumes, et au prix si léger ! C’est un assemblage de colombard et d’ugni blanc. On trouve ces vins notamment chez Nicolas.
Voici, dans la même région, la cuvée des filles d’Embidoure 2013, une bouteille qui nous a particulièrement plu.
C’est un assemblage de chardonnay, de sauvignon et de petit manseng.
A Bourg-sur-Gironde, avec l’ami Jean-Paul, nous avons expérimenté au Plaisance, un bar à vin, un distributeur automatique de vins d’un nouveau genre permettant de prélever des verres de 3, 6 ou 12 cl d’une cinquantaine de crus. L’occasion de passer en revue les vins locaux.
A quelques kms de là, à Mombrier, nous avons rencontré Christian et Régine Martin, des néo-viticulteurs. Ils ont acquis le château de Cagnac, un petit domaine (moins de 2ha) et, laissant derrière eux une vie d’enseignants, se sont lancés vaillamment dans ce nouveau métier, dans une optique bio. Et déjà des distinctions : nouveau talent de la RVF, avec la meilleure note (16,5) des côtes de bourg pour leur premier millésime, le 2012. Et deux étoiles sur le site 1001dégustations.com.
Vente au château uniquement. Il faut dire que la production n’est que de quelques milliers de bouteilles. Christian Martin n’a pas de problème pour l’écouler, il craindrait plutôt de ne pas en garder assez pour sa retraite !
Terminons avec quelques images rapportées de ce périple.
Ce fronton se trouve sur un immeuble du cours du Médoc à Bordeaux
Cette assiette de Sarreguemines a été trouvée chez un antiquaire de Castera-Verduzan.
On peut lire : « d’où tirez-vous votre excellent Madère ? de Cette, señor frances »
Elle daterait des années 1890. On peut s’interroger sur ce dialogue. L’homme du Sud (espagnol sans doute) a le sourire aux lèvres en répondant que l’excellent « madère » vient de Sète (Cette dont l’orthographe a changé en 1927). A cette époque c’était un port très important pour les vins du Languedoc. On a du mal à croire qu’ils étaient exportés en Espagne, si la scène s’y passe. Mais l’espagnol réside peut-être en France. Bref, tout cela est bien obscur, et le pauvre « señor frances » n’y comprend rien.
Et cette auguste statue, señores y señoras, qui représente-t-elle et où se trouve-t-elle ?
Nous voici de retour à Panzoult, village vigneron sur la rive droite de la Vienne, à deux lieues de Chinon. Le gîte entouré de vignes d’Eric et Elodie Herault est des plus accueillants.
La dégustation, obligatoire, se fait dans les caves du « Château ». Le fronton annonce fièrement :
« jamais homme noble ne hait le bon vin« , à côté d’un relief de celui qui fit dire cet apophtegme monacal à frère Jean des Entommeures, j’ai nommé François Rabelais (1er livre chap 27).
On déguste sous la barrique
et sous l’oeil de Bacchus
des vins vendus essentiellement sur place, et il y a du monde !
Le grand homme de la région, c’est aussi Saint Martin (de Tours) dont la fête est célébrée le 11 novembre et donnait lieu, déjà au Moyen-Age, à la dégustation du vin nouveau et à des fêtes populaires. Nous l’avons déjà rencontré.
Le saint homme serait né vers 317 en Pannonie romaine (actuelle Hongrie). Militaire, il est affecté en Gaule où, chrétien fervent, il est connu pour sa charité (épisode du manteau partagé avec un pauvre). Plus tard, après une vie mouvementée consacrée à sa foi, il sera malgré lui proclamé évêque par le peuple de Tours. Il mourra à Candes en 397.
C’est d’ailleurs à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, que nous avons trouvé les documents ci-dessous, où l’on trouve de savoureux dictons comme :
« A la Saint-Martin toute vieille boit du vin« .
Un autre dicton (« quand vient la saint-martin ferme ta futaille et goûte ton vin« ) annonce que le vin a fini sa fermentation vers le onze novembre, et qu’on peut donc goûter ce vin nouveau. D’où des fêtes « copieusement arrosées ».
Voici des enseignes vues à Candes celle-ci est l’enseigne du restaurant val de vienne, à Sazilly Un bon clos aux Roches Saint-Paul ?
Mars est sans doute un meilleur choix qu’août pour arpenter cette terre d’histoire, quoiqu’il soit un peu tôt pour profiter de la mer. Certaines villes (Jerez, Malaga…) portent des noms familiers aux amateurs de vin, qui auront fort à faire.
La vigne est très ancienne en cette contrée, sa culture remonte au moins au 9ème siècle avant J.C. L’originalité des vins est qu’ils sont mutés, donnant des vins secs ou doux, très différents selon leur élevage.
Ceux qui apprécient le vin du Jura ne seront pas dépaysés avec la manzanilla, (vin blanc très sec, dont la production depuis 1964 est une exclusivité de Sanlucar de Barrameda), et les finos de Xeres et autres « olorosos », résultat d’une « vinification sous voile » en tonneaux non ouillés.
Autre spécialité du pays, héritée des Maures : l’usage de carreaux de faïence (les azulejos) en décoration. Et bien sûr, jambons, tapas, guitares, flamenco…
Nous convions les lecteurs du Bon Clos à une promenade bachique commentée, de Malaga à Séville, en passant par Grenade et Ronda.
Sur la place de la Constitution à Malaga, un bas-relief illustrant le mont de piété des vignerons et moissonneurs créé en 1776 : porte secours au travailleur, pas au paresseux !La bodega « el pimpi », créée en 1971, est l’une des plus fameuses de Malaga
L’intérieur mérite aussi une visite !
Il y a des réserves ! Et des visiteurs de marque !Le vieillissement des vins se fait par assemblage annuel de millésimes, du vin jeune du tonneau supérieur venant se mêler au vin plus vieux du tonneau le plus bas. (C’est le principe de la « solera« ). La rangée inférieure, mise en bouteille par tiers, n’est donc jamais complètement vidée et contient indéfiniment un peu de vin très ancien.
les bodegas Malaga Virgen ont été fondées en 1885 par Salvador Lopez Lopez, bientôt associé à son frère Francisco.
peinture à l’entrée de la taverne el mentidero
celle-ci est au musée carmen thyssen (les Claudia Girls, de Jose Gutierre Solana 1929)
A ce stade, nous proposons une pause avec la malagueña salerosa
Sous tes cils que tes yeux sont beaux, malagueña enchanteresse.. je voudrais baiser tes lèvres…
A quelques kilomètres à l’ouest, dans le petit village d’Ojen, au-dessus de Marbella, le raisin est à l’honneur avec cette grappe géanteenseigne de taverne à Ojen
Dans la peite ville de Mijas se trouve un petit musée d’art et traditions populaires où est sont présentés outils anciens (pressoir, fouloir) et représentations naïves de la vie agricole et vigneronne.
Partons pour Ronda, cité fièrement juchée de part et d’autre du Guadalevin, à plus de 700 mètres d’altitude
Encadrement de porte à RondaAu musée Lara, j’irai danser la seguedille boire de la manzanilla…Au milieu de collections hétéroclites on trouve cette presse…et cette scène de la vie monastique (tapisserie)Belle cheminée dans la maison de San Juan BoscoNous voici maintenant à Grenade. Faisons une nouvelle pause avec Luciano Pavarotti qui chante Granada : ta terre est pleine de jolies femmes, de sang et de soleil
A l’Alhambra, merveille intemporelle, la porte du vin fait question : porte-t-elle ce nom parce qu’on entreposait du vin du côté où il n’y avait pas de taxes à payer, où bêtement par une confusion entre « Bib al hamra » (porte « rouge », porte de l’Alhambra) et Bib al jamra »(porte du vin).la porte du vin, à l’Alhambra de Grenade
Réconcilions tout le monde : le rouge, c’est du vin, non ?
Les vignes au pied de l’AlhambraAu Palais de Charles Quint, ce banquet de courtisanes et de soldats de Christophe van der Lamen (vers 1630)
et encore la séguedille et la manzanilla !Nous voici maintenant à Nerja, où sont des grottes parmi les plus grandes d’Europe qui ont sûrement inspiré le créateur de ce porte-bouteilles
à méditer ces paroles d’Eduardo Galeano
Nous sommes tous mortels, jusqu’au premier baiser et au deuxième verre de vin.
Nous vous laissons réfléchir, et passons à ce dicton plus simple
enfant, mange et tu grandiras, vieillard bois et tu vivras !
Nous voici enfin à Séville, capitale de l’Andalousie. Et l’on se souvient de Sam, qui chantait naguère Alors, ça va ?
« Chez moi il y a des souvenirs qui dansent Au son de la musique de Séville… »
Bacchus trône ici dans les jardins de l’Alcazar
Vu aussi à l’Alcazar cette assiette en céramique
Voici un carreau de faïence ancien vu chez un antiquaire
et une soupière plus moderne
Vu dans l’escalier de l’hôtel casa imperial
Ici aussi il y a des enseignes en céramique plein les rues
A la Carboneria, canto hondo entes les colonnes salomoniques
A l’Hôpital des Vénérables, voici enfin Noé soûl (peint sur la pierre)
Nous n’avons pas vu la sangria couler à la feria de Tolède, mais terminons tout de même avec Joe Dassin et son Takatakata
et faisons nous plaisir aussi avec cette version en russe
Nous voici de nouveau sur cette mythique côte Est des Etats-Unis.
Commençons par l’essentiel. A Boston, Chez Rob et Ellen, une réunion de famille fut l’occasion d’ouvrir cette vénérable bouteille.
Un Lafite 72, pensez !
« Alors, il est bon ? » Comment répondre à cette question candide qui vient nécessairement ? Chacun à la réponse en soi, pourra-t-on dire. (« C’est au dedans de soi qu’il faut regarder le dehors »). A chacun de la trouver, en prenant son temps. Ce millésime n’aurait peut-être pas dû vieillir tant. Mais comme celle d’un ancien qui a vécu, sa conversation est passionnante.
Voici une carte du restaurant allemand Jacob Wirth, un des plus anciens de la ville, sur Stuart Street :
Ce Minotaure de Picasso n’attendait que notre visite chez Martin Lawrence Galleries sur Newbury St.
Est-ce là que nous découvrons ce dessin de Charlie Hankin ?
Dans la même veine, voici un autre signé Shannon Weelher, trouvé sur le net
Madame Gautreau portant un toast, du grand portraitiste John Singer Sargent (1883)
Et voici une scène bachique sur le montant d’un sarcophage de la Rome Imperiale
Au Museum of Fine Arts voici cette joyeuse Nuit des Rois (twelth Night) de Jan Steen (vers 1662)Beau vitrail de John Lafarge (vers 1885) représentant l’enfant Bacchus
« Bobbejakken » (céramique de Delft, 18ème siècle)
Il s’y tenait une expo Goya où l’on pouvait voir cette scène de vendanges (l’automne, 1786)et cette Madre Celestina (vers 1820), la bouteille d’une main, le chapelet de l’autreA New York nous voici chez l’amie Nina
Elle connait les bonnes adresses ! Comme ce Gotham West Market où l’on peut manger et boire de tout dans une grande halle.
C’est très organisé
Le musée de Brooklyn est facile d’accès (métro direct depuis Manhattan). Plein de belles choses.
Dans cette île tropicale on ne s’attend pas à découvrir des vignobles, mais plutôt des plantations de canne à sucre. On s’intéressera donc au rhum ! Mais nous verrons que la vigne et le vin y sont pourtant présents.
San Juan est la capitale de cet état associé aux USA. Sa rade, gardée à l’intérieur par un fort et à l’extérieur par un château, a été l’objet de toutes les convoitises et a connu une histoire mouvementée. La vieille ville, de plan rectangulaire grimpe le long d’un coteau d’où l’on surplombe la mer.
Gallery Inn y est un point de chute extraordinaire, regroupement improbable de maisons communicant par des passages et escaliers. C’est une sculptrice, Jan D’Esopo, qui s’y est établie il y a quelques cinquante ans, en y faisant un hôtel où sont exposées ses oeuvres et celles d’artistes amis.
Cette vigne pousse dans un des patios
carrelage ?
Qu’y a-t-il au fond de cette maison naine ?
A boire ! Ce ne sont pas les bars qui manquent à San Juan
Voici la façade d’une fabrique de sodas historique
Un petit artisanat propose ces touchants porte-verres et porte-bouteilles
Mais il y en a de plus raffinés
ou de plus modernes
les dictons locaux n’ont rien à envier aux notresVu au Museo de Arte de Puerto Rico ( San Juan) ce tableau de Jose Rosa « eta shi me guta » (2001)
Quelque part dans le vieux San Juan on tombe sur cette statue bachique devant un fier arbre de Noël
Tonneaux à la Casa Blanca
Vu au musée de Ponce dans le Sud de l’île, cette allégorie des sens (la vue et le toucher) de Jan Van Bijler (17ème siècle)
et cette colonne « salomonique » du 17-18ème
Cette nature morte était présentée dans une exposition d’art contemporain au « mercado »
scène de bar du peintre haitien Francisco Gervais vue dans une galerie du vieux San JuanUn des rares vins goûtés sur place : un chardonnay argentin
A la rhumerie Bacardi, on nous raconte l’histoire d’une famille originaire de Cuba qui a construit de père en fils cet empire depuis 1862. Visite à l’américaine (petit train, bar à cocktails, guide, intervenants, jusqu’à la boutique où le rhum est au meilleur prix).
Viens (boire un p’tit coup) à la taverne, pourrait-on traduire. C’est le titre d’une chanson entendue à la Maison de la Culture Yiddish au cours d’un shabes-tish très laïque (repas du vendredi soir qui marque traditionnellement le début du repos hebdomadaire) consacré aux chansons à boire.
Informé, le bon clos se devait d’y être présent !
Lionel à la guitare
Le yiddish, cette langue d’un monde disparu que quelques passionnés s’acharnent à faire survivre, a été la langue vernaculaire de la population juive du Yiddishland, qui s’étendait de la Pologne à la Biélorussie, la Lithuanie, l’Ukraine … Dialecte germanique mâtiné d’emprunts aux langues voisines, écrit en caractères hébraïques, il a donné naissance à une littérature, et des productions artistiques incomparables.
Des centaines de chansons populaires nous sont parvenues. Elles sont savoureuses par leur style, l’usage des onomatopées (Bim bam bam Ay di di di day day tchiribim) et leur humour souvent (bois donc un coup, il n’est pas sûr qu’il y en ait dans l’autre monde). Tout cela ne dépaysera pas les amateurs d’Offenbach qui connaissent par exemple l’air de Castilbeta dans les deux pêcheurs (bom bi di bom…). Les chansons parlent de vodka, bien sûr, mais aussi de vin ! Certaines racontent des histoires, d’autres sont pleines de philosophie…
En voici quelques unes, en alphabet latin, avec la traduction de Yitzkhok Niborski,
un des meilleurs connaisseurs au monde du yiddish, qui animait la soirée.
en voici une video par le groupe klezmer levine and his flying machine
Voici la version des Klezmatics
Voici une interprétation par le Vancouver Jewish Folk Choir
Voici une interprétation récente par Shaun Williams et ses amis à l’université d’Indiana
On trouvera mélodies et accords dans les 3 ouvrages ci-dessous
De passage à Gaillac cet été nous avons découvert ce vignoble du Tarn, en évoquant le bon temps où certains bistrots parisiens proposaient en automne du « Gaillac bourru » dans des tonnelets posés sur le comptoir. C’était un vin blanc frais et légèrement doux, un peu perlant, non encore stabilisé. Ce temps n’est plus.
Disparu aussi l’ancien marché aux vins occupé désormais par un centre d’action sociale.
Mais le vignoble est toujours là. Il est considéré comme un des plus anciens de France, on devrait dire de Gaule, puisqu’il existait semble-t-il avant la conquête romaine.
Ce sont les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Michel (qui héberge aujourd’hui, O tempora O mores ! la maison du vin -excellent comptoir de dégustation, l’office du tourisme, et un musée) qui en assurèrent le développement. Le vin partait en gabarre sur le Tarn puis la Garonne pour ensuite être exporté dans les pays du Nord. En 1501 il est vendu sur le quai des Chartrons à Bordeaux à partir de la Saint-Martin…
Voici ce qu’en a dit dans les années 1600 Guillaume Catel dans ses « mémoires du Languedoc » :
Un vin très excellent donc, de bonne garde, et qualité rare, laissant à qui en aurait trop bu une bonne heure pour rentrer chez soi sans avoir le cerveau brouillé !
On y produit 160 000 hl/an environ, du vin blanc (perlant, doux, sec et effervescent) du rosé et du rouge avec d’originaux cépages comme le luenh de l’uelh (loin de l’oeil), le mauzac pour le blanc ; le fer servadou appelé aussi braucol (un cousin du cabernet), le duras, le prunelard pour le rouge…
Tout cela est très bien expliqué dans une exposition malheureusement terminée au musée du vin, dont nous ferons la relation dans un prochain article.
En ville, place du Griffoul, cette fontaine bachique
et à la Table du Sommelier, ce vendangeur signé Gérard
et cette percée du vin jaune de Gérard PurisLe vignoble s’étend à l’est vers Albi, où se trouve le château Labastidié, propriété de la Confrérie des Echansons de France (bien connue des lecteurs du bon clos), qui trône au dessus d’une mer de vignes (plus de 60 ha).
Voici son historique pressoir
et deux têtes que l’on aimerait bien identifier (Guigal?)
On peut acheter son « très excellent vin » sur place, mais aussi au Musée du Vin, à Paris.
Mais allons au fait : c’était la fête des vins au parc Foucaud.
Chaque domaine disposait d’un petit chalet de dégustation, il y avait donc de quoi faire.
une admiratrice en moyen de transport moderne devant le stand du château labastidié
Nous avons retrouvé nos amis Claude (Grand-Maître du Conseil des Echansons de France, au centre sur la photo ci-dessous lors du défilé de la Confrérie de la Dive Bouteille de Gaillac)
et Monique (expert en vin et professeur de dégustation) Josse,
venus faire la fête.
On remarque ci-dessous le Brie de Melun dans les mains du maire de Gaillac, cadeau de la Confrérie du dit Brie, mariée avec Gaillac en 1995, bien avant le mariage pour tous !
La maréchaussée avait fait une descente, on se perd en conjectures sur ses motivations : dégustation ou contrôle d’alcoolémie ?
(on penche pour la dégustation ; et oui, on a vu plus haut qu’avec le vin de Gaillac, même après avoir bu, on à le temps de rentrer chez soi avant d’avoir le cerveau brouillé)
Venant d’Italie, la Suisse commence au col du Grand Saint Bernard (2573m) dont la tradition de secours aux voyageurs avec ses chiens portant le nom du Saint et portant au cou un tonnelet d’alcool est bien connue. Tout cela est bien fini.
tonnelet de chien saint-bernard (musée de l’hospice du col du Grand Saint-Bernard)
On ne dira jamais assez que la Suisse est pays de vignoble, le voyageur qui remonte la vallée du Rhône depuis Martigny vers Sion ou qui la descend vers le Léman, au pied de coteaux vertigineux où la vigne prospère, en sait quelque chose.
Coup des chance : une exposition consacrée à Eros et Bacchus nous y attendait : elle se tient jusqu’au 28 février 2015, nous en reparlerons…
L’entrée à Aigle ne fait aucun mystère sur l’activité locale
Ce tramway gravit les coteaux pentus jusqu’à la station des DiableretsCette vitrine nous dit tout sur Aigle, son château et ses vins.
Et celle-ci met en avant un ouvrage illustré par un peintre déjà rencontré (Erni)
Quant à l’ouvrage qui suit, il nous rappelle que, depuis 1647, Vevey fête 4 ou 5 fois par siècle ses vignerons. En 1999, un spectacle a été donné devant 16000 spectateurs 15 jours durant. Rendez-vous en 2019 !
Sur le chemin du château
Le Musée présente de façon raisonnée des éléments d’histoire et de technique viticole,
fouloir romain (maquette)
cave à l’époque romainepressoir ancien à vis
et bien sûr quelques oeuvres de valeur comme ces bouteilles aux étiquettes BD.Et pour finir ce retour de vendanges du peintre Frédéric Rouge (1867-1950), un enfant du pays qui a son musée sur place.