mise en bouteilles des vins de Clamart

Avec un peu de retard par rapport à l’agenda courant, voila les vins du clos de Clamart et du clos Franquet 2013 en bouteilles.

MMM

ci-dessus on reconnaitra Marion, notre gloire clamartoise, marraine de  la cuvée !

Cela s’annonçait pourtant mal. Si le Franquet ne donnait pas d’inquiétude, pour le Clamart, c’était autre chose. Chacune des deux cuvées continuait à évoluer, sans que la dégustation fût probante, en raison notamment d’une incompréhensible amertume passant de l’une à l’autre comme un mistigri maléfique.

Que pouvait-on faire ?
Pas mettre en bouteilles en tout cas. Et l’on dut, le coeur serré, se résoudre à reporter l’opération prévue fin avril.

Aérer et débourber les cuvées, sans hésitation.

Préparer l’opinion au pire, sans casser le moral des troupes ; ce fut fait par un mot sybillin du Président  : »faire du vin est un art mystérieux. L’année 2013 a été météorologiquement difficile. Qu’en sera-t-il de nos vins en cours d’élaboration dont nous avons dû reporté la mise en bouteilles car ils continuent d’évoluer ?  »

Finalement on s’en tint là, rejetant la tentation d’un adoucissement au sucre qui aurait rendu le vin fadasse. Et l’on eut raison ! On assembla les deux cuvées et le résultat est, disons, honorable : un petit vin de caractère à boire bien frais !

Les six et sept juin, nous étions une dizaine sur le pont. Chacun trouva sa place, qui à la filtreuse/tireuse qui demandait quelques réglages et où l’ami Gérard fit merveille, qui au bouchage où un autre Gérard débordant d’énergie (car dégagé de ses charges municipales ?) joua les Stakhanov, obligeant à mettre les bouchées doubles à l’étiquetage.

lesdeuxGetU

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Fillettes et grandes bouteilles remplirent les casiers.

On fut près de quinze à table pour recharger les accus avec saucisses, terrines et bonnes bouteilles.

tablée

GNUHélas à l’arrivée on découvrit une erreur fatale : des collerettes rouges et non blanches avaient été placées sur les bouteilles de Franquet ! On n’eut pas le courage de les remplacer, mais il n’est pas trop tard et les bonnes volontés sont les bienvenues !

Nonobstant l’on accueillit dans la bonne humeur les récoltants venant chercher leurs bouteilles.

laccueil

Décidément faire du vin est un art bien mystérieux !

winebulance

Une familière du clos nous a fait découvrir ce curieux véhicule. Intrigué, le bon clos a mené l’enquête.

thevanOn ne rêve pas, nous sommes en Amérique où décidément, rien n’arrête l’imagination des marketeurs, qui ont inventé un intéressant concept de dégustation à domicile (In-Home wine tasting)

Pour 150 à 250 dollars, un expert  viendra faire déguster chez vous,  à vous et vos amis, six bouteilles de vin de qualité (cotés 85-90 jusqu’à >94 sur 100).

Toute une série de « goodies » et autres gadgets sont proposés en sus, comme ces marqueurs de verre permettant à chacun d’identifier le sien

charms

cet isolant permettant de conserver la température du liquidecoozie

ce rafraichisseur de bouteille pour le moins originalcorksicle

Au pays du gigantisme on ne s’étonnera pas de trouver ce verre qui a la capacité d’une bouteillefullbottleVoici enfin un porte-bouteille de classe !heeledEtonnant, non ? Tchin !

Vignerons et Cuistots au Trianon

Pour sa rentrée au Trianon avec le groupe Pigalle, François Hadji-Lazaro, l’ex-garçon boucher, a fait les choses comme il faut, entouré d’une cohorte de grands chefs et de vignerons. Curieux de mieux connaitre sa musique, mais bien sûr attirés d’abord par cette affiche gourmette, le bon clos y avait envoyé une délégation de connaisseurs.

buffetmoucladeArmée de jetons à un euro permettant d’acquérir, qui une mouclade chez Thierry Faucher, qui une soupe au chou rouge chez Yves Cambedorde, et dix autres délectables petits plats, la foule se pressait de part et d’autre de la longue table : d’un côté vignerons, cuistots et leurs aides venus en  nombre ; de l’autre les fans de Pigalle, mis en appétit par l’ambiance surchauffée et le sentiment de vivre un moment inoubliable.

buffethirsinger
Edouard Hirsinger et ses délicieux chocolats

Et, pour n’oublier personne,

Les chefs :
Yves CAMDEBORDE (du Relais Odéon et émission MasterChef)
Inaki AIZPITARTE (du Châteaubriant)
Thierry BRETON (de Chez Michel, Chez Casimir, La Pointe du Groin)
Thierry FAUCHER (du Barbezinc à Chatillon, de L’os à moelle)
Rodolphe PAQUIN (du Repaire de Cartouche et du Cartouche Café)
Et Eric OSPITAL (jambon, salaisons Ibaïona du pays basque)

Les vignerons naturels :
PUZELAT (Clos du Tue–Boeuf) – Cheverny et Touraine
GRAMENON * (Michèle et Maxime-Laurent) – Côtes du Rhône
Nicolas VAUTIER (Bourgogne) – Avallon
Morgane FLEURY (champagne en biodynamie)
Jean-François NICK (Foulard Rouge) – Languedoc

* Gramenon est un des rares crus pouvant s’enorgueillir d’une « pub » au bon clos !buffetcotesdurhonebuffettouraine

buffetIl y avait des vins d’un peu partout en France, a-t-on vu, mais bizarrement pas…

Du beaujolais

Du bon et du bien frais

Pour oublier la nuit
Où est partie Marie
Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Avec une robe rubis
Comme celle que j’t’ai ach’tie ( ???)

Pour y étancher
Ma soif de te revoir
Pour noyer mon chagrin
Dans le pressoir (Pop !)
Le vin si tu t’barres
Est dev’nu ton quai d’gare
Je suis chef de gare
Depuis ton départ (Pop !)

Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit
Où est partie Marie

Il est d’venu, mon amant liquide
En vidant mon verre
Je remplis ton vide
Je t’trompe souvent
Comme je t’ai déjà trompée
Mais avec
Du Pouilly-Fuissé

Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit
Où est partie Marie
Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Avec un beau bouquet
Comm’ceux que je t’achetais

Tout persuadé
Que t’es vraiment une putain
Tu m’as abandonné
Seul dans mon vin (Pop !)
Pour oublier
Que c’est moi le crétin
Qui t’traitais d’moins que rien
Moins qu’un verre de vin. (Pop !)

Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit
Où est partie Marie

Il a de la cuisse
Même si ça vaut pas la tienne
T’en apporter […]
[…] à la mienne
Je suis dev’nu une loque
Un déchet à terre
Juste une loque à terre

Du Beaujolais
Du Beaujolais

Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit
Où est partie Marie
Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Qui a d’la longueur en bouche
Comm’dirait Sainte Nitouche

Si tu reviens
Nous vivrons tous les trois
Le Beaujolais
Et moi et toi (Pop !)
Mais n’oublie pas
En rev’nant à la maison
De te munir
D’un tire-bouchon (Pop !)

Du Beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit
Où est partie Marie
Ha ha ha ha ha ha ha ha

Il est d’venu
Mon amant liquide
En vidant mon verre
Je remplis ton vide
Je t’trompe souvent
Comme je t’ai déjà trompée
Mais avec du Pouilly-Fuissé.

Les Garçons Bouchers - Du Beaujolais

on peut l’écouter là (sur l’air de no milk today)

 

 

Back in the USA (Virginia)

C’est Thomas Jefferson, futur Président des Etats-Unis d’Amérique, qui après avoir été, pendant la période révolutionnaire, l’ambassadeur de son pays en France où il fit amplement connaissance avec nos meilleurs crus, fit le premier outre-Atlantique la promotion de la vigne et du vin.

jeffersonpeintparpealeNous avons voulu voir ce la de plus près et sommes allés à Monticello où le grand homme s’était fait construire une demeure à sa mesure.

monticelloContrairement à l’habitude française de consommer le vin pendant le repas, il suivait, apprend-on, l’anglaise de boire après le dessert. Il  consommait couramment quelques 3 à 4 verres dont il était « bien friand ». En voici quelques vestiges..

sceaulafitetessonstjulien(ce nom de domaine semble disparu)

vieillesbouteillesGrandes bouteilles de Médoc donc, mais le document ci-dessous décrivant le stock en 1822 montre un intérêt particulier pour les vins doux

stock1822Un ingénieux « ascenseur à bouteille » permettait de faire monter simplement les bouteilles de la cave à la salle à manger.

ascenseuravinJefferson lisait beaucoup dit-on

jeffersonpeintparcatlin?cet ouvrage se trouve encore dans sa bibliothèque

bonnelectureJefferson planta lui-même des vignes, de diverses variétés, sans grand succès semble-t-il, mais l’élan était donné. La Virginie est aujourd’hui le 5ème état producteur de vin des Etats-Unis. Autour de Monticello, une trentaine de domaines ont vu le jour ; nous avons visité l’un  d’eux, Barboursville.

barboursville vineyards

C’est un domaine fondé par une famille italienne, les Zonin, il ya près de 40 ans.

barbourlaplaqueL’accueil est amical et tout est fait pour accueillir les « wine lovers ».

barbouirstanddegustationExcellents vins, à des prix  accessibles, vu le cours de l’euro !

barbourlesprixVoici maintenant des oeuvres découvertes au hasard de nos pérégrinations..

giftsofnaturealbenahristovaCette reproduction a été vue chez Al’s pizza, à Purcellville ; d’après nos recherches, ce serait les gifts of nature, d’albena hristova, artiste bulgare.

La suivante est l’oeuvre de Michele Stapley, artiste américaine résidant à Phoenix (AZ) qui s’est intéressée aux » chefs » et autres grands cuisiniers.

M.Stapley

Voila qui fait penser à Vero Van der Esch dont nous avions vu les oeuvres au GMAC.

Tout près de Washington DC, Alexandria, fondée en 1791, est une des plus anciennes villes de Virginie.

Près de l’océan, une ancienne usine de torpilles (Torpedo Factory) a été réaménagée en centre d’art. Nous y avons découvert le peintre David Cochran, spécialiste des portraits de famille, passés et présents.

En voici quelques uns

fiestatropicaledavidcochranfoggydollarbardaidcochransurlepianodavidcochranTentant, non ?

Bourgogne ou Champagne ?

Voilà un vieux débat dans lequel nous fait replonger un livre paru en 1712, adressé par notre amie Sabine : recueil de poésies latines et françaises sur les vins des Champagne et de Bourgogne.

recueil de poesies Il traite sous forme poétique d’un débat vieux comme le vin. Déjà dans la bataille des vins (1224) le roi Philippe avait fait mander des messagers pour faire venir à lui des vins de toutes origines, afin de savoir quels étaient les meilleurs. (H)Auviler(s), Biaune, Chablies, Espernai sont parmi les concurrents. Mais au XVIIème siècle le conflit s’envenime…

querelleLe Recueil contient plusieurs odes, une requête, un « décret », une lettre enfin, écrits en vers latins avec leur traduction en vers français, que se sont amusés à s’adresser des personnages fort sérieux, MM. Grenan et Coffin.

Il est intéressant de constater qu’à cette époque (début 18ème), le Champagne est clairement effervescent, que la bière et le cidre sont tenus en piètre estime, au même titre que… le vin d’Ivry!

 

L’Avertissement du Recueil propose un mise en scène mythologique. Il nous apprend tout d’abord qu’en 1652, le bachelier en médecine de la faculté de Paris d’Arbinet avait pris parti dans sa thèse pour le Bourgogne. Les Champenois ne pouvaient en rester là, et en 1700 les Médecins de Reims soutinrent que le vin de Reims était meilleur et plus sain que le Bourguignon. Suivit en 1705 une lettre opposée d’un Médecin de Beaune à un parlementaire de Dijon.

C’est là qu’interviennent les Muses, buveuses d’eau comme on sait. Apollon les fit boire, nous dit-on, et il se trouva que seule parmi neuf, Erato prit le parti du Bourgogne. Il faut dire qu’après deux verres de ce vin, elle tomba de sommeil, et ne goûta pas le Champagne, au contraire de ses soeurs. Elle inspira une ode latine, Vinum Burgandum à Benignus Grenan, professeur au Collège d’Harcourt, que de Bellechaume mit en vers français :

« …Tu remplis d’un baume innocent

Et jamais le Chimiste habile

Ne fit d’essence plus subtile

Ni de remède plus puissant »

Les autres Muses, qui après avoir bu des deux vins avaient toutes préféré celui de Champagne, répondirent illico par une autre ode, Campania Vengata (la Champagne vangée) (sic),

Charles_Coffin_par_Duflos

que signa Charles Coffin, alors professeur au Collège de Beauvais, également mis en vers français par de Bellechaume.

… En couleur ton Nectar excelle

Comme un diamant précieux

Dont le vif plait, change, étincelle

Et tout d’un coup ravit les yeux.

En odeur il est un essence

Dont les esprits vont par avance

Saisir doucement l’odorat ;

Qu’il forme une agréable image

Lorsque dans un mousseux nuage

On voit qu’il reprend son éclat !

…

Des vins fameux il est l’élite

Qui couronne les grands repas.
Beaune je prise ton mérite

Mais que sur toy Reims ait le pas.

La chute est sévère pour la Muse qui est invitée à

boi(re) du limon de Normandie / Ou que ta langue trop hardie / Ne goûte que du vin d’Ivry.

Isolée, Erato (Grenan) se tourne alors vers Esculape (un certain Fagon, médecin du Roi, connu pour avoir imposé le Bourgogne face au Champagne à la table de Louis XIV) ,

220px-Guy_Crescent_Fagonlui adressant une Requête ( la troisième pièce du recueil)

« Enflés du même orgueil tous ses vins bondissants

N’élèvent que des flots écumeux, frémissants :

Leur liqueur furieuse, inconstante et légère,

Etincelle, pétille et boût dans la fougère… »

Esculape, ravi de se venger sur les Muses d’un coup de foudre reçu de leur Père (Jupiter), donne l’ordre à tous les Médecins du monde de tenir pour le Bourgogne contre le Champagne. Suit un Décret sans complaisance de la Faculté de Médecine de l’île de Cô :

Entend que la honte accompagne
Partout l’orgueilleuse Champagne ;

A ses Vins pleins de faux appas
Défend l’entrée    en    tout repas ;
Ordonne que leur seve plate
Dorénavant n’ait rien qui flatte ;
 Que le Cidre soit plus brillant
Le Vin d’Ivry    plus excellent
Que qui les flaire, ou qui les goûte,
 D’abord soit atteint de la goutte…

…Comme un flamand buveur de bière

Qu’il soit plongé dans la matière…

Le recueil se termine par une dernière lettre des Muses, cherchant à calmer le jeu. La voix de la raison ?

Un franc Bourguignon se fait gloire

D’être avec un Rémois à boire

Ils sont tous deux bons connaisseurs

Et ne sont pas moins bons buveurs.

Et voici une conclusion qui devrait faire consensus :

Beau Sexe à qui des deux donnez vous la victoire ?

En tout votre goût est divin.

Beaune et Reims aujourd’hui se disputent la gloire

D’avoir le plus excellent vin.

Doux et charmants objets de notre complaisance

Déclarez nous lequel a pour vous plus d’attraits

Celui qui sur vos coeurs a le plus de puissance

Est celui qu’avec vous nous boirons à longs traits.

On trouvera l’ouvrage sur gallica ,et beaucoup d’information sur le passionnant  site  maisons-champagne.com

Retour d’Inde

Certes l’Inde n’est pas le pays du vin. Pourtant Bacchus l’a parcouru, lui faisant don de la culture des fruits et lui transmettant l’art de faire du vin. Et après les conquêtes d’Alexandre, la haute vallée de l’Indus connut la civilisation grecque…

On incriminera le climat, le poids des religions…

Heureusement, il y a les Sikhs, qui n’ont pas d’interdit alimentaire, et n’ont rien contre le vin.

estampeachandigarh

Charmante scène vue près de Chandigarh, dans le musée de l’hôtel Aura Vaseela tenu par des sikhs.

Voici quelques bonnes bouteilles produites là-bas que nous avons pu déguster :

Excellent ce sauvignon des vignobles Sula.

sulasauvignonMoins familier à nos papilles mais quand même agréable quoiqu’un peu lourd cet assemblage de cabernet-sauvignon et de shiraz (syrah).

grovervineyardsVoici maintenant une tenture, vue à Pushkar, représentant une jeune femme qui semble captivée par la grappe de raisin qu’elle tient dans sa main. A ses genoux, un paon, animal vénéré en Inde, associé à la fertilité… A quel mythe, quelle légende se réfère-t-il ?

femmealagrappeEt voici des scènes de libation (miniatures du Rajasthan)

donneduatonhommelibation

Dans un tout autre registre voici une femme au verre de rouge, vue dans un café de Delhi.

femmeauverre

 

 

 

 

 

 

 

 

13ème symposium des vignes d’Ile de France

L’association Cocorico (Comité de Coordination de la Région Ile de France des Confréries) organise tous les deux ans (en principe) un Symposium des vignes d’Ile de France. Cette année, ce sont les Confréries du Clos des Pierrottes (Livry/Seine) et celle des Compagnons d’Irminon (Combs-la-Ville) qui étaient à la manoeuvre.

Les Confréries (23 au total) ont été accueillies au Musée Safran de Réau et ont pu suivre une présentation de Joël Rochard, (de l’Institut Français de la Vigne et du vin), sur le climat, puis une de John Dyer de Cincinati Ohio, sur les vins américains comparés aux français.

  • Du premier on retiendra la complexité et la variété des phénomènes intervenant dans l’évolution du climat (périodes orbitales, météorites, éruptions volcaniques, activité solaire, effet de serre, acidification de la mer…), la certitude du réchauffement en cours, mais aussi  l’incertitude sur son ampleur (augmentation de la température de 0,3° à 5° selon les scénarios développés par le GIEC pour le siècle).

L’impact sur la viticulture est clairement la montée vers le nord (180 km par degré de réchauffement) déjà en oeuvre avec le développement de vignobles dans le sud de l’Angleterre. Mais aussi l’évolution du rendement (en augmentation dans le nord (meilleur ensoleillement), en baisse dans le sud en raison du stress thermique et hydrique et du raccourcissement du cycle)

  •  L’exposé de John Dyer nous rappela d’abord que le Président Thomas Jefferson était un amoureux du vin (ses préférés étaient Haut-Brion, Margaux, Latour (de ségur) et La Fite) dont il favorisa le développement aux Etats Unis.

La vigne fut d’abord implantée dans la vallée de l’Ohio, vers Cincinnati, au 19ème siècle. Phylloxera, prohibition, etc. n’ont pas empêché son développement, notamment en Californie dont les vins sont les plus fameux (vallées de Napa au climat chaud et régulier produisant cabernet-sauvignon et merlot ; et de Sonoma au climat plus océanique, où dominent pinot noir et chardonnay).

Le goût américain, de constitution plus récente que le goût français, privilégie le fruité, la maturité, la concentration, le degré alcoolique, comparativement aux vins français traditionnels jugés plus « austères ». La notion de terroir n’a pas l’importance qu’on lui accorde en Europe, les vins sont le plus souvent monocépages. La plupart sont européens, mais le Zinfandel, d’origine obscure,  est très populaire en raison de son rendement et d’un goût inconnu en Europe.

Ces présentations « sérieuses » étaient ponctuées d’interventions d’un conteur inspiré, Bernard Sorbier, qui a évoqué dans sa langue de terroir le vin, la vigne, et leur rapport à l’humain.

Citons le :

« laisse moi boire tes paysages et tes fertiles rivières pourpres qui coulent dans ton nid où je veux faire mon lit. »

« je suis en toi cheveux au vent, t’es mon idole, je passe un cassis et tu me fais oublier mes ex… grâce aux côteaux d’Aix, de Bandol et de Cassis…« 

On ne peut pas tout citer,  il faut lire « les mots du vin  » ou assister à un spectacle vivant de Bernard SorbierIl a été très applaudi, tout particulièrement après un irrésistible déferlement érotico-bachique qu’il a déclamé en prélude à l’élection de la Reine du Symposium devant des candidates impassibles.

De gauche à droite, la reine et ses trois dauphines, entourées des excellents grands-maîtres Gérard Laviec, Philippe Jouvin et Michel Courtois

Egalement très apprécié le chanteur Maurice Gueguen, au répertoire impressionnant  (du guinguette traditionnel à Bobby Lapointe !), a égrené ses chansons en s’accompagnant d’un orgue de Barbarie. (Et l’on n’a pas tout vu : il chante aussi en breton).

Bravo l’artiste !

La journée qui vit aussi un défilé en fanfare dans les rues de Livry/Seine

et la visite du clos des Pierrottes (planté en chardonnay : ci-dessous, la délégation clamartoise)

se termina comme il se doit par un banquet dansant ou fut annoncé le résultat du concours des vins d’Ile de France. Les lecteurs du bon clos savent déjà que Clamart y décrocha une médaille d’or, à l’issue d’une sélection sévère sous contrôle d’huissier.

Monique Josse, Présidente du Jury, (également Professeur à l’institut du Goût et Grand Pipetier du Conseil des Echansons de France) salue le vin rosé de Clamart 2012 en ces mots : « gouleyant, frais, net en vinification » ; un vin « sympathique », « un vin de soif à boire sur des charcuteries.. »

 

L’OR pour Clamart au Symposium des Vins d’Ile de France

C’est le scoop de ce week-end : le Clos de Clamart 2012, ce petit vin rosé que quelques amateurs de la confrérie du Clos de Clamart confectionnent année après année avec les raisins vendangés dans leurs jardins et clos par des dizaines de clamartois, s’est vu attribuer la médaille d’or, catégorie « vins divers », par le jury du symposium des vins d’Ile de France.

https://aubonclos.blog/wp-content/uploads/2013/04/9f688-bouteilles.jpg

C’est la première fois que ce vin est récompensé. Voila enfin de quoi faire taire ceux qui prétendent que ce vin est de longue, très longue garde ! (Dans le passé, le clos Franquet, vin  blanc produit de la vigne municipale sise rue Pierre Franquet, avait été primé à plusieurs reprises (en 1998, 2000, et 2004).)

Sérieusement, faire un passe-tout-grains avec les raisins de cépages aussi divers que le bacot, le chasselas, le noah, etc. n’est pas chose aisée. On procède à deux vendanges à quinze jours d’intervalle pour permettre à chaque raisin d’arriver à maturité. Depuis quelques années, un tri de plus en plus rigoureux est effectué pour éliminer la pourriture et les grains immatures. Ce tri est de plus en plus anticipé par les producteurs qui ont à coeur d’apporter un raisin sain et mûr. Les deux cuvées fermentent séparément et sont assemblées après six mois d’élevage.

Bien entendu, il faut un « homme de l’art » pour diriger les opérations de traitement et d’élevage du vin. Depuis deux ans, c’est Edouard Macé, oenologue et caviste qui est à la manoeuvre. Qu’il soit ici remercié pour son travail. Ce succès, notre succès, c’est aussi le sien !

Immense est la joie des vignerons  clamartois, elle inspire déjà les poètes comme notre amie Nicole Olmeta :

Quel honneur, pour la Confrérie !
Ce n’est plus le grain de folie,
Qui fait que sous la coiffe, on rit !
Une autre nouvelle, aujourd’hui,
(Qui se propage et fait grand bruit … )
Fait que tous les cœurs sont réjouis !

Bravo a tous nos Vignerons
Qui ont concocté le  « produit »
Avec amour, avec passion,
Pour nous conduire au Paradis

Cette « Médaille d’Or » acquise
Vient, a point, comme une cerise
Sur le gâteau de ce Chapitre.

Du Symposium, tous les arbitres
Ont pense :  « CLAMART ? Une élite !
La Confrerie est favorite ! « 

Levons nos verres tous ensemble,
Trinquons a ce qui nous rassemble,
A l’amitié que nous trouvons,
Et « VIVE TOUS LES VIGNERONS » !

quelques dictons

Voici quelques dictons illustrés sur l’art et la manière de faire du vin, trouvés sur le site capsulophile.eu qui présente plus de 30 000 photos de capsules de bouchons de champagne, et que l’on remercie ici pour son travail considérable.

Nous en avons rencontré un récemment !

Grive qui chante et paraît vendangeur tiens-toi prêt
A la saint martin, bois le vin et laisse l’eau aller au moulin
Année de groseilles, année de bouteilles
Saint vincent clair et beau, plus de vin que d’eau
Tonnerre en avril remplit les barils
Autant de lys fleuris avant la st jean, autant de jours vendangera en septembre