Au GMAC à la Bastille

Voici revenu ce rendez-vous que nous avons déjà apprécié, ce Grand Marché de l’Art Contemporain (à prendre au sens propre) où plus de 500 artistes présentent leurs oeuvres dans le cadre poétique du Bassin de l’Arsenal. C’est jusqu’au lundi 4 mai.

Nous s’y sommes pas allés pour rien, nous y avons retrouvé des artistes connus comme Temim ou Pierre Rouillon ou encore Véro Van der Esch, mais nous y avons découvert plusieurs « nouveaux » qui valent la peine. Les voici.

Etonnante cette boîte de conserve de l’avignonnais Philippe Balayn ! Elle est en papier mâché.

conservedephilippbaleynMartine Gonnin nous propose ces bouteilles et verres dodelinant de la tête.martinegonninMonique Delpit s’exprime en mosaïque (on trouvera ses coordonnées là), , inspirée de mosaïques anciennes de Délos et de Sicile. Voici Ambrosia, cette ménade qui fut métamorphosée en vigne pour éviter les coups mortels de Lycurgue…

ambrosia mosaiqueMartine Dechavanne signe « fauve ». En effet.

Elle nous fait évoluer dans un univers festif un peu nostalgique.fauve1 fauve2Voici Bertrand Girard qui se plaît dans les bars

un dernier verre

dernierverrele petit blanc secpetitblancsecvotre champagne mademoisellevotrechampagnePierre-Jean nous donne à boire (de grands crus) et à manger, en utilisant du bois de palette recyclé grandpuyducasse tourseranet nous fascine avec un éthylisme à la Van Gogh

auvers-doseKarine Romanelli colle et peint, évoquant un Paris d’hier, festif et bien-buvant (on dit bien bien-pensant)ruedeseine cavesmaxims moetJudy Judy Judy est une californienne de La Jolla qui fréquente assidûment notre pays, où elle trouve mainte source d’inspiration. Voici sa vida loca

lavidalocaOn a retrouvé avec plaisir Temim, il continue à nous régaler de ses personnages attablés, accoudés, conversant, trinquant, dans des attitudes de la vie quotidienneaubar aubar2 coupleatable deuxcopainsVéro van der Esch poursuit les tranches de vie et le temps qui passe dans les bars et les cafés

tranchedeviedecaféEt voici enfin une réalisation récente de Pierre Rouillon, que l’on devrait pouvoir voir dans une brasserie de l’avenue du Maine (Paris Montparnasse, près de la gare) qui l’a acquise.pierrerouillonlevirtuose

Pasteur dans sa vigne : une vente aux enchères atypique

C’est à une vente aux enchères atypique que les amis de l’Institut Pasteur étaient conviés, ce mercredi 8 avril, à la Fondation del Duca.

Etaient proposées 150 bouteilles issues de la production du clos des Rosières, à Arbois, dont la forme particulière sera expliquée par le Président de l’Académie du Vin de France Jean-Robert Pitte.

Elle résulte d’un procédé de fabrication ancien. La bouteille de verre était soufflée dans un moule posé dans le sol. La forme tronc-conique inverse en facilitait l’extraction. Quant au cul, il est nécessaire à la stabilité et permettait aussi de maintenir la bouteille lors d’une remise au four pour façonner le goulot. La bouteille de vin jaune, aux épaules carrées , est une »anglaise-clavelin » dite aussi « maillet ». Les anglais appréciaient cette forme propice à la décantation.

Ce clos de 47 ares a été acquis par Louis Pasteur vers 1880. Il a été complètement replanté après le phylloxéra. On y trouve aujourd’hui tous les cépages du Jura. Les raisins sont vendangés ensemble pour une cuvée unique, un peu comme le vin du clos de Clamart pour ceux qui connaissent.

Le vin n’est pas commercialisé, les bouteilles (millésimes 1959, 76, 81,83,86, 90, 85 et 2011, chacune signé par un « parrain » ou une « marraine »(*) étaient proposées contre un don, visant à soutenir un programme de recherche contre les maladies de la vigne.

(*)Parmi lesquels Bernard Pivot, Audrey Tautou, Guy Savoy, Stéphane Berm et bien d’autres…
Plus d’information sur cette opératioon dans cette video

La famille Boisset, grande famille du vin,  avait placé la barre très haut pour quelques bouteilles (mille euro et plus), mais la plupart ont trouvé preneur pour moins de cent. Au totam c’est 25000 euro de dons qui ont été levés, a-t-on appris.

Nous fûmes chanceux, on nous joua la première scène du « Médecin malgré lui », puis le contre-ténor Sébastien Fournier nous régala d’un air à boire Louis XIII
Amis enivrons nous du vin d’Espagne en France,
Il n’est pas bon dessus les lieux
Ici nous le buvons avec plus d’assurance
Qu’on ne boit le nectar à la table des dieux.
Ne perdons point de temps à dire tope et masse,
Laissons boire GASTON, il revient de la chasse.
Ce subtil inventeur d’un chasse nouvelle
A bien fait de se retirer.
Il a pris en courant le renard de Bruxelle
Qu’on lui donne du vin pour le désaltérer
(cet air à boire  d’Étienne Moulinié (musique 1600-1669)et Charles Bey a une histoire que l’on peut lire là)
pour une version plus complète par josée vaillancourt, voir là

Trop jeune pour boire

C’est le slogan de la campagne lancée par l’alliance européenne contre le Fetal Alcohol Syndrom Disorder, dont le Monde s’est fait l’écho dans son numéro daté du 2 avril.

six_bottles Dit plus crûment le bébé, dans le ventre de sa maman, boit aussi  ce qu’elle  boit.

femmeenceinteLes dégâts peuvent être sévères: « Retard intellectuel, de la croissance, malformations… En France, l’exposition prénatale à l’alcool entraîne des troubles chez 8 000 nouveau-nés chaque année. »

Le bon clos ne peut que se joindre à cette campagne. Futures mamans, soyons sobres ! On se rattrapera après !

fasd-awareness

En Andalousie

Mars est sans doute un meilleur choix qu’août pour arpenter cette terre d’histoire, quoiqu’il soit un peu tôt pour profiter de la mer. Certaines villes (Jerez, Malaga…) portent des noms familiers aux amateurs de vin, qui auront fort à faire.

La vigne est très ancienne en cette contrée, sa culture remonte au moins au 9ème siècle avant J.C. L’originalité des vins est qu’ils sont mutés, donnant des vins secs ou doux, très différents selon leur élevage.

Ceux qui apprécient le vin du Jura ne seront pas dépaysés avec la manzanilla, (vin blanc très sec, dont la production depuis 1964 est une exclusivité de Sanlucar de Barrameda), et les finos de Xeres et autres « olorosos », résultat d’une « vinification sous  voile » en tonneaux non ouillés.

Autre spécialité du pays, héritée des Maures : l’usage de carreaux de faïence (les azulejos) en décoration. Et bien sûr, jambons, tapas, guitares, flamenco…

Nous convions les lecteurs du Bon Clos à une promenade bachique commentée, de Malaga à Séville, en passant par Grenade et Ronda.

Sur la place de la Constitution à Malaga, un bas-relief illustrant le mont de piété des vignerons et moissonneurs créé en 1776 : porte secours au travailleur, pas au paresseux !socorrealdiligenteLa bodega « el pimpi », créée en 1971, est l’une des plus fameuses de Malaga

elpimpi

bodegaselpimpiL’intérieur mérite aussi une visite !

marierosa

vinofloreselpimpi guitarelpimpi barriqueselpimpi2Il y a des réserves ! Et des visiteurs de marque !barriqueselpimpiLe vieillissement des vins se fait par assemblage annuel de millésimes, du vin jeune du tonneau supérieur venant se mêler au vin plus vieux du tonneau le plus bas. (C’est le principe de la « solera« ). La rangée inférieure, mise en bouteille par tiers, n’est donc jamais complètement vidée et contient indéfiniment un peu de vin très ancien.

sevillemalagavirgenles bodegas Malaga Virgen ont été fondées en 1885 par Salvador Lopez Lopez, bientôt associé à son frère Francisco.

lopezhermanospeinture à l’entrée de la taverne el mentidero

mentideromalagacelle-ci est au musée carmen thyssen (les Claudia Girls, de Jose Gutierre Solana 1929)

buveuseaubordel

lesfillesdelaclaudia1929josegutierrezsolanaA ce stade, nous proposons une pause avec la malagueña salerosa

Sous tes cils que tes yeux sont beaux, malagueña enchanteresse.. je voudrais baiser tes lèvres…

A quelques kilomètres à l’ouest, dans le petit village d’Ojen, au-dessus de Marbella, le raisin est à l’honneur avec cette grappe géantegrappeenseigne de taverne à Ojen

elporteroaojenDans la peite ville de Mijas se trouve un petit musée d’art et traditions populaires où est sont présentés outils anciens (pressoir, fouloir) et représentations naïves de la vie agricole et vigneronne.

mijasfouloir

mijaspressoirmijas3barriques

mijasvendangeurs    mijasfouleurs Partons pour Ronda, cité fièrement juchée de part et d’autre du Guadalevin, à plus de 700 mètres d’altitude

Encadrement de porte à RondacadredeporteAu musée Lara, j’irai danser la seguedille boire de la manzanilla…décodebarriqueAu milieu de collections hétéroclites on trouve cette presse…pressebachiquearondagdprixintlmilan1906et cette scène de la vie monastique (tapisserie)tapisseriearondadanslacaveBelle cheminée dans la maison de San Juan BoscocheminéearondaNous voici maintenant à Grenade. Faisons une nouvelle pause avec Luciano Pavarotti qui chante Granada : ta terre est pleine de jolies femmes, de sang et de soleil

A l’Alhambra, merveille intemporelle, la porte du vin fait question : porte-t-elle ce nom parce qu’on entreposait du vin du côté où il n’y avait pas de taxes à payer, où bêtement par une confusion entre « Bib al hamra » (porte « rouge », porte de l’Alhambra) et Bib al jamra »(porte du vin).porteduvinalhambrala porte du vin, à l’Alhambra de Grenade

Réconcilions tout le monde : le rouge, c’est du vin, non ?

Les vignes au pied de l’AlhambravignesaupieddelalhambraAu Palais de Charles Quint, ce banquet de courtisanes et de soldats de Christophe van der Lamen (vers 1630)

banquet

banquetvanderlamendetail et encore la séguedille et la manzanilla !femmeauxbouteillesNous voici maintenant à Nerja, où sont des grottes parmi les plus grandes d’Europe qui ont sûrement inspiré le créateur de ce porte-bouteilles

casierabouteillesnerja à méditer ces paroles d’Eduardo Galeano

tousmortelsNous sommes tous mortels, jusqu’au premier baiser et au deuxième verre de vin.

Nous vous laissons réfléchir, et passons à ce dicton plus simple

aphorismesenfant, mange et tu grandiras, vieillard bois et tu vivras !

Nous voici enfin à Séville, capitale de l’Andalousie. Et l’on se souvient de Sam, qui chantait naguère Alors, ça va ?

« Chez moi il y a des souvenirs qui dansent  Au son de la musique de Séville… »

Bacchus trône ici  dans les jardins de l’Alcazar

bacchusdans lejardindelalcazarVu aussi à l’Alcazar cette assiette en céramique

céramiquealalcazarVoici un carreau de faïence ancien vu chez un antiquaire

ceramiquegrappeasevilleet une soupière plus moderne

soupiereasevilleVu dans l’escalier de l’hôtel casa imperial

casaimperialIci aussi il y a des enseignes en céramique plein les ruessevilleelpatio2  sevillebarcasaplacido   sevilletabernalafresquita

lasgolondrinassevilledelgadozuleta

sevilleriojapalacio

lagitanaA la Carboneria, canto hondo entes les colonnes salomoniquescantohondo2

A l’Hôpital des Vénérables, voici enfin Noé soûl (peint sur la pierre)

hijasdeloth

Nous n’avons pas vu la sangria couler à la feria de Tolède, mais terminons tout de même avec Joe Dassin et son Takatakata

et faisons nous plaisir aussi avec cette version en russe

Dégustation au chemin des vignes

Nous voici de nouveau au Chemin des vignes, dans ces caves situées sous le coteau d’Issy-les-Moulineaux, pour participer au jury du Prix Plaisir. C’est un Concours, organisé par le tandem Bettane et Dessauve, bien connu des amateurs de vin, dans le but d’identifier des vins de meilleur rapport prix/plaisir. Les vins primés (dont le prix est nécessairement inférieur à 15 euro) bénéficieront ainsi d’un label.

Nous y étions allé en 2012. La procédure n’a guère changé, si ce n’est que les tables ne comportent plus que 3 dégustateurs, et que le timing est  plus impératif.

A chaque table, douze vins doivent en effet être dégustés à l’aveugle en 1h30. L’on délibère pour décerner d’éventuelles médailles (or, argent, et bronze), puis l’aval du maître (ou d’un expert ayant son onction), est demandé pour valider les choix.

bettanemireMichel Bettane en action

Cette fois-ci nous nous sommes intéressés aux graves rouges, valant entre 10 et 15 euro. Sur les onze vins dégustés, notre unique lauréat a été ce domaine la roche 2013, un Pessac-Léognan des vignobles Rodrigues-Lalande, aux intenses arômes de mûre ou de cassis.

larocheLe site est idéal pour une telle manifestation. On y fait quelques sympathiques rencontres, comme ce rangeur de bouteilles qui est toujours là.

rangeurdebouteillesSur un mur, ces assiettes peintes

decomuraleDans un recoin, cet embouteilleur (?) curieusement monté. drolementmontéEt dans les toilettes, voici une série de petits tableaux déjà vus quelque part (à Saint-Emilion pour tout dire). Ils sont de Carole Katchen, une artiste dont nous reparlerons.humer servir mirer appréhender

 

Orphée aux enfers

Merci aux jeunes artistes des Conservatoires des 11ème et 15ème arrondissements qui nous ont donné à voir fin mars un Orphée aux Enfers plein de santé de notre bien-aimé maître Jacques Offenbach.Jacques-OffenbachHeureux lecteurs du bon clos qui ne l’auraient pas vu, sachez qu’une deuxième chance vous est donnée les 10 et 11 avril prochain au Conservatoire Frédéric Chopin du 15ème arrondissement. D’autres représentations sont prévues en juin, voir le programme et la distribution là (entrée gratuite sur réservation).

orpheeauxenfers

Si nous en parlons, c’est qu’Orphée aux Enfers recèle deux airs bachiques qui ont toute leur place dans la discothèque du bon clos.

Résumons l’affaire : Eurydice, lasse de son violoneux de mari Orphée, est courtisée par un berger qui n’est autre que Pluton, lequel l’enlève aux Enfers. Orphée vient se plaindre auprès de Jupiter, lui-même tenté par la belle. Pour réparer cette injustice et délivrer Eurydice, l’Olympe au grand complet descend aux Enfers.

Bacchanale

Choeur.
Vive le vin! Vive Pluton!
Et nargue du qu’en dira-t-on.
La divine cohorte
que ce vieux vin transporte,
chante le Dieu qui porte
la couronne de fer.
Sa demeure chérie
sera notre patrie ;
si l’on comprend la vie,
amis, c’est en enfer!
Vive le vin! Vive Pluton!
Et nargue du qu’en dira-t-on!
Jupiter (à Eurydice)
allons! Ma belle bacchante,
mortelle émule de Vénus,
chante-nous de ta voix charmante,
chante-nous l’hymne de Bacchus!
Tous.
Chante! Chante!
Belle bacchante!
 Eurydice
J’ai vu le dieu Bacchus, sur sa roche fertile,
donnant à ses sujets ses joyeuses leçons:
le faune au pied de chèvre et la nymphe docile
répétaient ses chansons.
Tous
évohé! Bacchus m’inspire,
je sens en moi son saint délire,
évohé! Bacchus est roi!
Eurydice
Laissez, leur disait-il, les tristesses moroses,
laissez les noirs soucis aux profanes humains.
Et vous, couronnez-vous des pampres et des roses
qui tombent de mes mains!
 
évohé..

Voici la version de l’Atelier Lyrique Angevin (janvier 2010 à Angers)

Déguisé en mouche, Jupiter approche l’objet de son désir, mais se trouve contraint de la laisser repartir avec Orphée à condition que celui-ci ne se retourne pas. On connait la suite !

Elle me reste donc ! dira Pluton. Pas plus qu’à moi, répond Jupin, j’en fais une bacchante ! Mais ce n’est pas dans la mythologie, se défend Pluton. Et bien, on la refera, la mythologie, conclut Jupin.

Une scène culte donc, comme on le voit. Et c’est Eurydice qui aura le dernier mot, sur l’air culte du galop :

Bacchus!
Mon âme légère
qui n’a pu se faire
un bonheur sur terre,
aspire à toi, divin Bacchus!
Reçois la prêtresse
dont la voix sans cesse
veux chanter l’ivresse
à tes élus ! …
LaLa
LaLaLaLaLa 
LaLaLaLaLa
LaLaLaLaLa
LaLaLaLaLaLaLaLa
(Bacchus paraît au fond sur un trône orné de pampres, porté par quatre faunes.
Eurydice monte jusqu’à lui sur les bras des dieux qui s’empressent à sa rencontre. le théâtre s’embrase)
(paroles extraites du livret que l’on peut trouver sur livretpartition.com)

Voici cette scène chantée par Nathalie Dessay en grande forme

Velasquez

Du peintre sévillan Velasquez nous connaissions le Triomphe de Bacchus ou « les buveurs », ou encore « les ivrognes », qui date de 1628-29.

L’exposition en cours au Grand Palais nous en fait découvrir quelques autres, comme ce bodegon (scène de taverne, vers 1618) qui réside à Budapest.Déjeuner_de_paysans_Velázquezet dont on apprend qu’une version proche se trouve à Saint-Petersbourg à L’Ermitage. Nous l’avons retrouvée. La carafe remplace la jarre de vin, les moules le poisson fumé…dejeunerermitageLes trois musiciens (1616-17) proviennent de la Gemälderie de Berlin.

The_Three_MusiciansQuant aux deux tableaux qui suivent, (l’image provient du blog Actuart d’Eric Simon) ils présentent l’un un buveur de vin (vers 1630), l’autre le philosophe grec antique Démocrite devant un globe terrestre. Etonnant, non ?

democriteetlhommeauverredevinExpo à découvrir jusqu’au 13 juillet 2015.

Mozart à Lyon

L’ami Alain nous fait connaître cette adaptation (musique Roger Miller, paroles John Allison) de la petite musique de nuit, du divin Mozart, à la non moins divine gastronomie lyonnaise.

Qu’elles vont bien ensemble ! N’en déplaise aux puristes… Et que coule le beaujolais !

En voici une version par le choeur de l’île présenté le 8 juin 2014 à Gatineau, Québec

En voici une version plus ancienne (1997) par la chorale voix sans frontière en l’église Saint Denis d’ Avion (Pas de Calais)

Une partition n’est plus disponible aux Editions A Coeur Joie.

PS :et voci les paroles trouvées sur le blog de l’ensemble vocal de Charly/Marne– Texte intégral :
À table ! À table les amis !
Choisissez vos plats, bon appétit! 
Caviar, salade aux harengs saurs, la tarte aux épinards, les oeufs en mayonnaise, la salade niçoise, salade lyonnaise, salade grenobloise, l’assiette anglaise : foie gras rillettes, andouillettes, vol au vent, boudin blanc, saumon fumé, et cervelle de canut miam!
Arrosé avec du beaujolais, fleury, morgon, brouilly, chénas, juliénas, saintamour, chiroubles, côtes de brouilly, moulin à vent, régnié durette, montrachet et muscadet, sauternes, pouilly, sancerre, entredeuxmer, monbazillac, gewürztraminer et riesling !Puis merlan, mulet, la barbue à l’oseille, morue, les maquereaux marinés, le cabillaud mornay et truite et turbot, haddock, hareng, lotte, limande, colin, anguille et daurade, homard, crabe et langoustines, et les sardines grillées, moules frites, huitres, écrevisses et scampi frits, coquilleS saint jacques et bien sur des quenelles !

Une petite pause pour digérer, prenez donc le trou normand !

Tripes ! Des tripes ! Le tablier d’sapeur ! Les rognons aux pommes à la vapeur, lapin, liévre, coq et pigeon, agneau, boeuf, chevreuil et mouton, canard, faisan, perdreaux, poulet, une escalope de veau, une entrecôte grillée, le poulet marengo, rôti d’agneau au lait, le gratin dauphinois, les pommes de terre au lard, les aubergines sautées et les carottes glacées, sanglier, porc, dinde et coquelet, courgettes, poivrons, bettes et oignons, tomates, endives et champignons, choux, haricots verts, asperges, artichauts, cèpes, petits pois et frites, et des pommes frites !
Le choufleur gratiné, les salsifis sautés, le plateau de fromages : fromage blanc à la crème, cantal, munster, roquefort, guyère, bresse bleu, saint paulin, saint félicien… 

Attends ! Attends ! C’est toujours pas fini !

Rebelote, tant pis pour l’appétit!

Caviar, salade aux harengs saurs, la tarte aux épinards, les oeufs en mayonnaise, la salade niçoise, salade lyonnaise, salade grenobloise, l’assiette anglaise : foie gras, rillettes, andouillettes, vol au vent, boudin blanc saumon fumé, et cervelle de canut, miam! Arrosé avec du beaujolais !

Au dessert : les îles flottantes ou la tarte tatin au caramel, au beurre, au kirsh, chantilly, chocolat, mousse au chocolat, tarte au citron, un café bien serré avec un pousse café pour digérer !

Goûtez donc ce vieux cognac, un vieil armagnac !

Ah! Si vraiment vous insistez, encore un verre pour digérer, encore un verre à votre santé!

Faites appeler le chef pour le féliciter !

Quel somptueux repas ! Oui, c’était délicieux, vraiment délicieux!

Patrick Lodwitz

Voici un peintre spécialiste du trompe-l’oeil que nous avons découvert il y a quelques années  place des Vosges à la galerie l’Archange, spécialisée alors dans l’hyperréalisme, mais qui n’existe plus.

L’univers du vin est un de ses thèmes de prédilection : bouteilles,  bouchons, verres…

En voici quelques exemple, trouvés sur le site de Patrick Lodwitz.

verredevin bouchons deuxbouteilles nicheavin nuauxbouteilles mainsousverreQuelques oeuvres sont actuellement exposées au Musée du Vin, à Passy. Une visite s’impose !

formation Cocorico

Il est toujours bon de remettre à jour ses connaissances, et de partager son expérience. Le Comité de Coordination des Confréries d’Ile de France vient de nous en donner l’occasion avec une formation viti-vinicole organisée à Saint-Maur par Georges Kopczan, et à laquelle une dizaine de Confréries ont participé :

le Pressoir Auversois, les côteaux de Sucy en Brie, le clos des Pierrotes (de Livry/seine), les compagnons d’Irminon (combs la ville), Rueil-Buzenval, les amis de Marolles, la Grappe Yerroise, le clos de Bréon, les Trois Grappes de Villiers/Marne et le Petit Vin Blanc de Nogent. Et bien sûr le Clos de Clamart.
(Les plus anciens lecteurs du Bon Clos se souviendront peut-être de la formation de 2009)

Nous avons eu droit à un topo sur le goût et l’odorat par un médecin ORL, Gilles Lelièvre.
puis à une dégustation à l’aveugle de nos vins sous la houlette de l’oenologue champenois Joël Rochard, de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (il y est directeur du pôle développement durable). Nous l’avions rencontré lors du Symposium des Vignes d’Ile de France fin 2013.
Enfin à un topo très intéressant sur le vin biologique par le même J.Rochard.

joelrochard

De l’exposé sur le goût et l’odorat nous retenons que l’être humain est microsmatique  (odorat très peu développé), hélas pour la gustation oenologique qui repose à 90% sur l’olfaction et la rétro-olfaction, le goût proprement dit ne servant qu’à identifier les saveurs salé,sucré, acide, amer et « umami ».

Le gène de l’odorat aurait 200 millions d’années. La zone sensible, particulièrement réduite chez l’homme, comprend 300 à 350 récepteurs reliés par 25 millions de fibres au bulbe olfactif où les attendent 45000 neurones (« du cerveau à l’air libre ») Au contraire de la vue et de l’audition, il n’y a pas d’observateur standard, chaque cas est génétiquement singulier.

Quant au meilleur moment pour déguster, ce serait en fin de matinée. Ceci fit une transition rêvée pour passer à la séquence suivante, la dégustation à l’aveugle.

Précisons qu’ il ne s’agissait pas d’une compétition, mais d’une réflexion commune sincère sur les défauts et qualités de nos vins, tous élaborés sur un mode non commercial.

7 vins ont été dégustés, 6 blancs et un rosé. 3 présentaient un défaut majeur : nez d’éther, forte acidité, amertume… dû à des problèmes d’oxydation, ou de maturité insuffisante, voire d’hygiène. D’aucun décelait parfois un nez de serpillère… Dur, dur !

J’ai personnellement bien apprécié le premier vin, marqué A. Voici le verbatim de Joël Rochard pour l’unique vin rosé et dernier vin dégusté : « pas de défaut particulier » « tout à fait correct » « couleur saumonée » « bon équilibre en bouche » « pas mal ! » Encourageant !

Le dernier exposé était consacré au vin biologique. Vaste sujet !

label  Un  cahier des charges a été défini qui permet d’en parler sérieusement :
– interdiction du désherbage chimique et des produits de traitement de synthèse ; il reste le travail mécanique (« quel métier d’galère« , dit la chanson), thermique  (chauffage au chalumeau), et l’enherbement
– interdiction des engrais chimiques, usage du compost animal ou végétal
– protection du vignoble  avec des produits minéraux en quantité limitée , le soufre (efficace contre l’oidum, mais présente des dangers pour la faune)  le cuivre (contre le mildiou, mais est défertilisant), et des décoctions de plantes ; traitement nécessaire avant l’ouverture des bourgeons ; aération des grappes contre le botrytis ; usage d’auxiliaires prédateurs contre le ver de grappe et la cicadelle ; mais pas de traitement bio efficace contre la flavescence dorée (sel de potassium indispensable…
– en vinification limitation des sulfites ; usage de produits certifiés bio

Il y eut une discussion animée en ce domaine, tant faire du bon vin est un art mystérieux : on a parlé foulage (on n’en fait pas pour les vins effervescents), éraflage (l’amertume procède de rafles non mûres), presse (unique pour une plus grande richesse du moût), sulfitage (obligatoire pour protéger le moût avant fermentation), débourbage (favorisé par l’usage d’enzymes pectolinytiques), levurage (pour lancer les fermentations alcoolique et malolactique) , clarification…

Chacun est reparti pétri de bonnes résolutions , il n’y a plus qu’à mettre en oeuvre !

Terminons avec quelques scoops tirés du nez du Président de Cocorico, Ruben Martinovsky :

rubenCocorico organise une parade le 8 mai à la Foire de Paris, et, le 6 juin, une grande fête de ses 15 ans avec messe à Notre-Dame, croisière fluviale sur la Seine, pour finir avec un dîner de Gala au Petit Journal Montparnasse. Nous en reparlerons !