la voie du tao

Derrière ce pléonasme (en chinois 道, tao , prononcé aujourd’hui dào signifie « voie, chemin ») se cache le titre d’une exposition qu’on peut voir ces temps-ci au Grand Palais, sur l’une des trois grandes religions de la Chine.

On ne se hasardera pas ici à en dire long sur le sujet, car comme dit Tchwang-Tseu (Tchouang-tseu ou Zhuangzi), penseur chinois du IVe siècle av. J.-C:

« Sur la Voie [Dào], il n’y a aucune question à poser, aucune réponse à donner. celui qui pose malgré cela des questions, pose des questions spécieuses, et celui qui répond quand même se place hors d’elle. Celui qui se place en dehors pour répondre à des questions spécieuses, celui-là ne verra pas l’univers qui est autour de lui, il ne connaîtra pas la grande Source qui est au dedans.« 

On se bornera à appréhender la mythologie qui s’est développée autour de cette pensée, qui foisonne de personnages hauts en couleur, comme ce Zhongkui, pourfendeur de démons, qui ne dédaigne pas parfois de boire un coup

l’ivresse ne connait pas de frontière

dynastie Qing, période Kangxi (1662-1722)
porcelaine à émail or sur fond rouge corail, Paris,
musée des Arts asiatiques Guimet 

ou cette Xiwangmu , 西王母, reine-mère de l’occident, qui détient le secret de l’immortalité dans ses vergers de pêchers qui fleurissent tous les trois mille ans

pour qui la déesse Magu confectionnait un délicieux vin aux vertus de jouvence avec des champignons d’immortalité, les lingzhi

à boire dans cette coupe de jade vert ?

voici quelques lingzhi en porcelaine

lingzhi.1273874605.jpg

Vases en forme de troncs d’arbres abritant des champignons d’immortalité, lingzhi
porcelaines monochromes, Paris, musée des Arts asiatiques Guimet
– dynastie Qing, période Qianlong (1736-1796)

Pasteur sauveur du vin français ?

C’était le thème de la conférence proposée par madame Elizabeth Liber, jeudi 6 mai à l’Institut Pasteur.

mmeliber

La vigne est connue depuis au moins 8 000 ans au Proche-Orient, où elle était cultivée sous forme de buisson ou de treille. Elle a marqué  la civilisation judéo-chrétienne.

Au Moyen-Age, on compte quatre types de vignobles  : le vignoble urbain, cultivé en ville, pour l’évêché ; le vignoble d’abbaye, comme celui de saint-Emilion ; le vignoble aristocratique, propriété du seigneur ; et peu à peu, le vignoble « bourgeois », à usage personnel ou commercial.Il y avait déjà 4000 tavernes à Paris au 15eme siècle, où l’on buvait sans doute le vin issu du gouais , cépage de bas étage.

Dans le passé, l’ajout de sucres, de résine ou d’aromates pour conserver et agrémenter le vin était couramment pratiqué. Le peuple buvait la « piquette » (faite de coupage à l’eau des résidus de la presse). Le meilleur vin était celui de mère-goutte, fait du jus s’écoulant sans pressurage.

Au-delà de l’histoire de la vigne et du vin, superbement documentée, on put aussi apprendre comment l’éminent chimiste consacra trois années de sa vie, dans les années 1860, à l’étude de la vinification, à la compréhension des mécanismes de la fermentation, à l’identification des germes responsables des maladies du vin (acescence , amertume , tourne , graisse ), à leur traitement par la « pasteurisation » (chauffage de courte durée) et l’hygiène.

 

pasteuretlevin

Pasteur, au musée du vin à Paris

Il fallait en effet à cette époque où la consommation de vin se développait fortement trouver un remède au problème du vin qui « tourne » . Et c’est à la demande de l’Empereur Napoléon III, soucieux du commerce des vins français, que Pasteur se lança dans cette recherche. Voici sa lettre de réponse :

lettre1

lettre2

Las ! la pasteurisation s’opposait à la bonification du vin et dut être abandonnée.

On apprit aussi que l’Institut Pasteur produit un vin au chateau des Ravatys , dans le Beaujolais, au pied de la colline de Brouilly, legs inaliénable de Mathilde Courbe en 1937.

ravatys

En Sologne et Val de Cher

Voici quelques images glanées entre Loire et Cher.

Région sablonneuse, giboyeuse, poissonneuse, caverneuse… mais aussi viticole, vinicole, vineuse !

A Bourré , un restaurant les 2 caves (une bonne adresse), s’est niché dans un ancien chai troglodytique dit-on .

le mobilier est de circonstance

et l’on cultive la mémoire des temps anciens

vendangesàbourré

au fond d’une des salles, cette vue rêvée de Montrichard (on prononce le t) tout proche est l’oeuvre récente d’artistes tourangeaux

A quelques kilomètres de là Pontlevoy s’enorgueillit jusque dans la rue de son enfant Ferdinand Desnos (peintre naïf 1901-1958) (oeuvres à voir aussi au « Petit Palais » à Genève)

desnosetleautaud

le voici en visite à Paul Léautaud en 1954

paulfortpardesnos

observant Le poète Paul Fort à la Closerie des Lilas 1954 (on lit pourtant la bonbonnière?)

Plus au sud, au château de Valençay, on pouvait voir des oeuvres d’une artiste solognote de Selles Saint-Denis, Françoise Soulat dite « Mina »

transparences

 

raisins

 Nous sommes allés voir de plus près le produit des vignes de Cheverny, chez Chesneau et fils , à Sambin.

Ici on ne garde pas son drapeau dans poche. Il est vrai que le vin est léger…

On n’est pas obligé de partager ce point de vue ! Qu’en pensele saint patron ?

saintvincentchezchesneau

miroiracheverny

Pour voir ce beau miroir il faut visiter le château de Cheverny (le Moulinsart des tintinophiles)

chaiseachemery

mais pour s’asseoir sur ces chaises il suffit de dîner au château de Chémery à la table d’hôtes de madame Fontaine (excellente maison).

munch

Belle exposition que celle consacrée au peintre norvégien Edvard Munch à la Pinacothèque de Paris.

On peut y voir (jusqu’au 18 juillet) cet autoportrait à la bouteille de vin (lithographie, collection de la famille Epstein) de 1926

mais pas la peinture originale (huile) qui daterait de 1906

munchautoportraitbouteille

on pourrait presque jouer au jeu des 7 erreurs ?

ni non plus ce lendemain de cuite que nous accueillons bien volontiers dans la galerie du bon clos

munchlendemaindecuite

Juhe ! Der wein ist da !

A l’heure où la confrérie du Clos de Clamart vient de mettre sa production 2009 en bouteilles, il est temps de se remémorer cette belle musique de Joseph Haydn, que l’on pourrait traduire par : Hourrah ! le vin est là !

C’est en 1801 qu’Haydn, âgé de près de 70 ans, composa les Saisons (Die Jahreszeiten), d’après un poème de l’écossais James Thomson .

C’est à la fin de l’Automne que l’on trouve ce choeur des vendanges allegro molto, puis allegro assai, en ut majeur, sorte d’hymne à la joie et au vin.

Ecoutons le avec ravissement sur ce site vietnamien Juhe ! Der wein ist da

et chantons !

(présentation des Saisons et traduction disponible sur le blog de Catherine , voir le n°28)

                         Juhe, der Wein ist da,

                         die Tonnen sind gefüllt,

                         nun lasst uns fröhlich sein,

                         und juhe, juhe, ju,

                         aus vollem Halse schrei’n!

  Lasst uns trinken, trinket Brüder,

  lasst uns fröhlich sein!

  Lasst uns singen, singet alle,

                         lasst uns fröhlich sein!

                         Es lebe der Wein!

           Es lebe das Land, wo er uns reift!

           Es lebe das Faß, das ihn verwahrt!

           Es lebe der Krug, woraus er fließt!

           Es lebe der Wein!

                         Kommt, ihr Brüder!

           Füllt die Kannen, leert die Becher,

           lasst uns fröhlich sein,

                         und juhe, juhe, ju

                         aus vollem Halse schrein!

                         Juhe, es lebe der Wein!

           Nun tönen die Pfeifen

           und wirbelt die Trommel,

           und wirbelt und wirbelt die Trommel.

                         Hier kreischet die Fiedel,

                         da schnarret die Leier

                         und dudelt der Bock.

           Schon hüpfen die Kleinen,

           und springen die Knaben;

           dort fliegen die Mädchen

          im Arme der Bursche

                         den ländlichen Reih’n!

                         Heißa, hoppsa, laßt uns hüpfen!

           Ihr Brüder kommt! Laßt uns springen!

                         Die Kannen füllt, laßt uns tanzen!

           Die Becher leert,

           heida, laßt uns fröhlich sein!

           Jauchzet, lärmet, juhe, ju!

           Springet, tanzet, heißa, hoppsa!

           Nun fassen wir den letzten Krug,

                         und singen dann im vollen Chor

                         dem freudenreichen Rebensaft!

           Es lebe der Wein, der edle Wein,

           der Grillen und Harm verscheucht!

           Sein Lob ertöne laut und hoch,

                       in tausendfachem Jubelschall.

                        Heida, lasst uns fröhlich sein,

                        aus vollem Halse schrein.

haydn

dionysos, le vin et le sang

C’est le titre d’une création récente d’ Alexandros Markeas pour douze voix mixtes et dispositif électroacoustique, (jouée par Musicatreize , dirigé par Roland Hayrabedian) au festival international des musiques d’aujourd’hui, qui se déroulait à Marseille du 17 avril au 1er mai 2010.

Pour la petite histoire, cette Lesbie au moineau de François-Joseph Trophème (1820-1888), rencontrée le jour même à la Vieille Charité, nous avait mis en appétit.

Les textes sont d’Anacréon, Euripide, Eschyle, Omar Kayyâm, Molière …

C’est un « hymne au mythe bachique où se côtoient le plaisir, la jouissance mais aussi le comique/le tragique, la sagesse /l’excès, la vie/la mort », nous dit le programme.

Qu’on en juge avec l’extrait suivant (Molière, le bourgeois gentilhomme)

Buvons ! Buvons ! chers amis buvons

le temps qui fuit nous y convie

On ne boit pas toujours

Quand on a passé

Dé-pê-chons !

Raisonner les sots

Notre philosophie

Que l’on peut être heureux

versez versez

tant qu’on vous dise assez

dionysos

dyonisosdemarkeas

dionysos1

 

 

 

musicatreize

 

paroles1

paroles2
paroles3

 

le marquis de la gueule en pente

Voici une chanson trouvée sur un forum , et dont, magie d’internet, Michel, un aimable lecteur du bon clos  nous a adressé le son… et l’image, plus d’un an après sa première publication dans nos colonnes ! Qu’il en soit remercié !

marquisdegueulenpente

[audio:https://aubonclos.blog/wp-content/uploads/2010/04/ad630-marquisdegueulenpente.mp3|titles=marquisdegueulenpente]

Raymond Souplex et les amis du tire-bouchon la chantaient donc.

Mais c’est Paul Sonniès, alias Paul Peyzonnie, ou Peyssonie, conseiller à la cour de cassation et membre de la société du cornet(*), à la Belle Epoque, qui en serait l’auteur, la musique étant d’Eugène David-Bernard (in Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux de Janvier 1957, colonne 59)(*) La société du Cornet fut fondée par Alfred Bertrand, dit Bertrand Millanvoye, auteur dramatique, romancier et journaliste, avec Paul Delmet et Georges Courteline.
Les membres de cette Société s’engageaient seulement à jouer aux dés, à l’aide du cornet de cuir d’usage, les apéritifs de la journée ; elle devint en quelques années un des dîners d’artistes les plus courus de Paris.

 Le seul marquis que je fréquente

C’est le marquis de Gueule en Pente

Sa couronne, a pour gais fleurons,

 Des ortolans perchés en rond ;

un saladier tient lieu de casque;

la mousse au marasquin s’y masque;

L’épée, une broche de fer,

perce un canard au feu d’enfer !

Ah ! comme il boit ! Ah ! comme il chante !

Le beau marquis de Gueule en Pente !

 

II

 Deux cochons d’azur et de gueule,

Un tranche-lard avec sa meule

En chef un soleil d’or qui luit
Sont le blason parlant pour lui :

En pointe marche une bécasse,

Humant de son bec perspicace

Un flacon de vin radieux,

Seul nectar qui nous fasse Dieux !

Ah ! comme il boit ! Ah ! comme il chante !
Le beau marquis de Gueule en Pente !


III

Il a des lettres de noblesse ;

Ce sont des menus sans faiblesse.

Ses aïeux étaient bourguignons,
Tous salés et bons compagnons ;
Sa mère était une angevine,

Une authentique sacavine

Qui vit le jour entre Frémur,
Et les fiers côteaux de Saumur

Ah ! comme il boit ! Ah ! comme il chante !

Le beau marquis de Gueule en Pente !

 IV

Il n’est pas insensible aux belles,

Mais s’il s’y trouve quelques rebelles

Par des hasards malencontreux,

Il a tant de vins généreux,
Il débouche tant de bouteilles,

Il boit tant de pures merveilles,

Que chaque amour enseveli

Va dormir au fleuve d’oubli !

Ah ! comme il boit ! Ah ! comme il chante !

Le beau marquis de Gueule en Pente !

V

Sa bonne mine est délectable !

Mais il est beau surtout à table ;

Regardez-le boire un grand vin :

Il le mire comme un derin,

Il le contemple, le respire.

Le porte à ses lèvres, l’aspire,

Le goûte avec ravissement,

Tout doucement, tout doucement,

Ah ! comme il boit ! Ah ! comme il chante !

Le beau marquis de Gueule en Pente !

VI

Il est de noble intelligence ;

Il fuit les soucis, la vengeance :

Quand sa femme l’a fait cocu,
Il n’en a pas moins bien vécu.
Des quatre enfants qu’il eut naguère,

Si trois ne lui ressemblent guère,

Il a pris la bonne façon :

Il en a fait une chanson…


Ah ! comme il boit ! Ah ! comme il chante !

Le beau marquis de Gueule en Pente !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

déployez vos ailes

Il faut saluer le travail considérable effectué par le psychothérapeute Carl R Rogers. Sur son site qui fait la promotion de son approche centrée sur la personne, il a réuni une impressionnante collection d’oeuvres : des chansons – paroles et musique, il y en a plus de cent ; des peintures, pubs, articles sur l’alcool et l’alcoolisme.

Une aubaine pour les amis du clos.

On y trouve bien sûr quelques oeuvres déjà connues au bon clos, mais peu finalement, ce qui donne le vertige face à l’immensité de l’océan que nous avons entrepris de creuser…

Donnons la palme au groupement des fabriquants de liqueur d’anis du Sud-Est pour cette pub impayable, qui daterait de 1956

boirelapero

(in Lillet 1862-1985 le pari d’une entreprise girondine, d’Olivier Londeix aux presses universitaires de Bordeaux)

Voici aussi une singulière bouteille de Magritte

bouteilledemagritte

Et puis voici Soulard de Zao !

Amis du Clos, déployez vos ailes pour une bonne navigation chez Carl Rogers !

 

buveur frettois

Voici un buveur repéré par des amis du clos au pays des puys dans une boucle de la Seine, à la Frette.

Ce village a inspiré de nombreux peintres , le voici vu par  Jean-Marc Rives

L’histoire est jolie. Une petite fille, appelons-la Michèle, voyait chaque jour un vieux monsieur, appelons-le Le lièvre, boire son coup dans un estaminet des bords de Seine. Un jour, elle fut le témoin d’une « scène »  : le fils était venu chercher son père et reprochait au taulier de lui avoir servi à boire immodéremment. Eclats de voix et noms d’oiseaux… Le vieux monsieur ne revint plus.

Des années plus tard, chinant dans la région, Michèle tomba en arrêt devant ce tableau.

buveurchezmoreaud

« Comme un vol criard d’oiseaux en émoi, tous mes souvenirs se jettent sur moi« , disait le poète.

C’était lui, c’était ce monsieur Lelièvre, qui soudain surgissait du fond de la mémoire de Michèle. Il a bien sûr rejoint sa demeure, où il peut boire tout son soûl.

Le voici maintenant dans la galerie du bon clos, où il pourra lier connaissance avec les Grimou (plus distingués peut-être ?) et autres buveurs (voir la catégorie peinture sur le site) ..

A la tienne mon gars ! 

La signature est difficile à lire, quelqu’un saura-t-il la décrypter ?

chapitre de printemps à Clamart

Le printemps est revenu, et avec lui le traditionnel Chapitre de la Confrérie du Clos de Clamart, Chapitre qui restera dans les annales, on verra pourquoi.

C’était le samedi 17 avril après-midi sous un beau soleil.

Les confréries amies de Bagneux et d’Issy les Moulineaux étaient venues en voisines.

De l’est de l’Ile de France étaient venues les Trois Grappes de Villiers sur Marne

 et deux Compagnons d’Irminon de Combs la Ville (ci-dessous le grand-maître Michel Courtois qui nous accueillit si bien tout récemment)

De plus loin encore, venaient les Chevaliers du Brie de Melun ,

et la Commanderie de la chaude andouille du Cateau Cambrésis dans le Nord.

Saluons les.

On défila dans les rues de Clamart, la musique et les danses d’Amizade e Sorrisos, association franco-portugaise bien connue des clamartois , agrémentant la fête.

amizadesorrisos

vincentdeluca

Il nous fut donné de voir Vincent de Luca, qui rejoint la Confrérie des Mangeux d’Esparges de Sologne, pour la dernière fois en ce costume.

Nous remercions notre consoeur Gisèle qui nous adresse la photo ci-dessous, non posée pour une fois.

étrange tenue pour certains !

Il y eut de nombreuses intronisations, parmi lesquelles des membres des Confréries amies apportant qui une bouteille de leur production, qui un Brie de Melun (il fut dégusté le soir même ; on apprit ainsi que l’authentique Brie AOC est au lait cru, et que le Melun qui est affiné 10 semaines est plus corsé que le Meaux : 4 semaines), et des membres actifs d’associations clamartoises.

M. le Maire, fidèle protecteur de la Confrérie nous avait rejoint, on en était au vin d’honneur quand, coup de tonnerre dans un ciel serein,on annonça l’arrivée de « l’idole des idoles« .
Ceci nous laissa perplexe (quand même pas Johnny ! entendait-on), mais nous n’eûmes guère le temps de gamberger car déjà arrivait… Nicoletta.

Attirée par un tour de magie dont le Chevalier Franquet (alias l’ami Paul) a le secret…

« Comme un vol criard d’oiseaux en émoi, tous mes souvenirs se jettent sur moi »  Souvenons-nous, comme elle chantait…

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, dit-on. L’inverse est aussi vrai. La présence de cette grande artiste, intronisée fissa,

électrisa l’assistance au sein de laquelle des dizaines de photographes s’improvisèrent.

Un isséen qui venait d’être intronisé proposa habilement une photo de tous les impétrants.

Il eut gain de cause et tous rejoignirent la chanteuse sur l’estrade.

Profitant de l’excitation générale, une isséenne surgit soudain et prit place entre le Maire et l’Idole..

Bien joué !

La soirée se poursuivit comme à l’accoutumée par le banquet traditionnel

Le Grand-Maître Michel avait bien fait les choses,

et l’auteur de ces lignes eut la chance de banqueter avec les membres de trois des confréries présentes, qui n’étaient pas les derniers à pousser la chansonnette.

Nous apprîmes ainsi de la bouche de son nouveau Grand-Maître Patrick Chin, que la Confrérie Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux se remettait en ordre de bataille, et attendons maintenant son prochain Chapitre avec impatience.

Nous appréciâmes aussi la pugnacité de la délégation du Cateau Cambrésis qui bien que peu nombreuse, se fit bien entendre, accompagnant le tirage des bulletins de l’urne pour la tombola de sonores  » Touillez ! « , afin que chacun ait sa chance. Ce ne fut pas notre cas mais les lots de consolation étaient de qualité.

Comme d’habitude, nos fidèles Gérard Gournet et Bernard Jacob assurèrent l’ambiance musicale,  allant de table en table, étonnant l’assemblée par l’étendue et la variété de leur répertoire.

Quant à Nicoletta, contre toute attente elle festoya à nos côtés, dédicaçant livres et CD, appréciant manifestement l’accueil de la Confrérie. Aux esprits chagrins qui regrettèrent qu’elle ne chantât point, rappelons le souvenir d’Henry Becque , cet homme d’esprit, à qui dans un diner en ville un général avait demandé d’en dire un mot (d’esprit), et qui répondit :  » Est-ce que je vous demande de tirer le canon ? » (rapporté dans l’Esprit de Sacha Guitry). Merci à elle d’avoir été des notres.