Voici une chanson qui nous vient de la Belle Province,
un petit verre de vin ! par Wendell Roach (chanteur acadien récemment décédé)
un ptit verre de vin c’est pourtant agréable
comment pourrait-il causer tant de chagrin
je cherche encore pour trouver cette réponse
dans le fond de ce petit verre de vin
C’est Country Pete qui l’a posté -countrypete27 sur youtube : voir son channel consacré à la musique country, ou son site perso où nous avons rencontré George Canyon , chantant drinkin’ thinkin dans un montage très personnel !
That’s just drinkin’ thinkin’, liquor logic in a can
your brain cells party, and your body believes you’re superman
thats just drinkin’ thinkin’
And here’s where the trouble starts
The more you drink, the better you think you are
Nous nous nous interrogions récemment dans ces colonnes sur la consommation de vin en Chine. On pouvait lire dans Le Monde du 28 mai 2010 au moment du salon Vinexpo de HongKong, que la consommation y a augmenté de 80% entre 2004 et 2008, et qu’elle devrait augmenter de plus de 30% d’ici 2013. La Chine est déjà le 10e producteur mondial et le 8e marché consommateur. Quant aux importations, elles ont été multipliées par 4 de 2004 à 2008, la France étant le principal fournisseur.
Curieux clients tout de même, dont certains « passent commande sans goûter« , ou « ne comprennent pas qu’on ne puisse pas leur fournir un million de bouteilles de Lafite ou de Latour »
L’article de Florence de Changy apprend ainsi que« Quelques vins ont fait des percées inattendues sur le marché chinois simplement grâce à leur étiquette. Ainsi, le dragon en figure de proue de la gabare du Château Beychevelle, et la cloche de carillon sur l’étiquette du Château Angélus, rebaptisé spontanément « la cloche » par les Chinois, ont eu plus d’impact que n’importe quelle campagne publicitaire. Parfois, ce sont les consonances des noms : « Moët et Chandon » sonne, paraît-il, comme « Mao Zedong »…
Un musée du vin de 8800 m2 long de 192 mètres vient d’ouvrir à Qindao, patrie de la bière du même nom (Tsing Tao). On peut y découvrir que « l’histoire du vin chinois est ancienne de plusieurs milliers d’années »
C’est ce que nous dit peut-être cette belle chanson folklorique du Xinjiang, interprétée par Wang Hongwei , le « roi des chants de l’ouest », trouvée sur CNTV Arts et Cultures (De 2mn55 à 5mn 35)
Un verre de bon vin
Mon amour est comme le vin
Un verre de bon vin
Ma bien-aimée
Accepte le s’il te plait !
Les aigles dans le ciel
tournoient au-dessus de la montagne
sans se retourner
Ma bien aimée est à mes côtés
et ne veut pas me quitter
Ah ! mon amour…
Ton visage fleuri
et ton charme lunaire m’attirent
Et moi je souffre
à cause de ce chagrin dont tu es la cause
Accepte, je te prie,
ce bon vin de mon coeur
Un bon vin
Un vin doux
Un vin parfumé
Prends en et tu sombreras dans l’ivresse
William Shakespeare fait dire à Iago, dans Othello
« Come, come, good wine is a good familiar creature, if it be well used« , (Allons, allons, le bon vin est un bon être familier quand on en use convenablement).
Est-ce pour l’en remercier qu’un artiste, Mike Oncley, a réalisé ce portrait de William en bouchons ?
Voila qui est un peu plus élaboré que certaines oeuvres connues au bon clos !
On peut trouver ses oeuvres sur etsy.comVoici comment il s’y est pris.
Retrouvez l’info sur bourgogne-live site qui mérite une visite !
By the way, voici des poèmes sur le vin découverts sur le blog wine days and nights en rédigeant cet article
Voila ce que pouvaient voir promeneurs et badauds venus musarder sur les Champs Elysées ce dimanche 23 mai 2010.
Ail, ananas, avoine, bambou, banane, chou… et bien sûr vigne étaient représentés.
L’agriculture, c’est capital ! était le slogan de cette manifestation, mise en scène par Gad Weil (créateur d’art de rue qui n’en est pas à son premier essai: rappelons nous, il y a un 20 ans il produisait « moisson sur les champs » sur les mêmes Champs Elysées) avec les Jeunes Agriculteurs .
Voila 400 ans ce 14 mai 2010 qu’un fanatique religieux ôta la vie au roi de France et de Navarre qui avait réussi à faire taire les armes après d’interminables guerres de religion.
Il avait la réputation d’un homme à femmes et d’un buveur, qu’en est-il vraiment ?
Comme disait l’historien René Gandilhon dont l’étude Henri IV et le vin fait autorité, « son nom est associé à une familiarité précoce et durable avec le vin. »
Selon la tradition, son grand-père Henri d’Albret lui fit boire du vin de Jurançon, ou plutôt, si l’on en croit André Favyn (1560-1620) dans son Histoire de Navarre, il lui présenta une coupe contenant du vin « à l’odeur duquel ce petit prince ayant levé la teste, il luy en mit une goutte dans la bouche qu’il avalla fort bien« .
A la cour d’Henri IV, trois sortes de vins étaient consommés, le vin de bouche (pour la bouche du roi, le meilleur), le vin de table (de bonne qualité) et le vin commun (destiné aux domestiques), sans parler du vin de suite « méchant vin que l’on donne aux valets » (Furetière).
Nicolas Abraham de la Framboisière, professeur de médecine à Reims, avait classé les vins : vin blanc qui se digère facilement et n’apporte « aucun détriment ny a la teste ni au foye », le préféré des grands de ce monde ; vin couvert « qui est rouge, vermeil ou noir, proffitable à ceux qui mènent une vie laborieuse » ; enfin vin claret ou rouge qui tient le milieu entre les deux.
Pour le service du roi, » les bouteilles, jamais placées sur la table, étaient disposées sur des dessertes, un gentilhomme servant, debout derrière le roi, quand il demandait son vin, lui présentait une coupe dorée ou un verre à pied en cristal, plein de vin, mais qu’il avait auparavant fait « taster à son premier médecin pour voir s’il seroit de son goût » étant précisé que celui-ci « ne devait pas s’ingérer dans autre chose que pour le vin ».
Quant aux quantités, voila ce qu’on peut lire dans l’étude de René Gandilhon.
Pour finir en chansons, voici vive Henri IV
On en trouvera une présentation complète sur un site de chansons maçonniques, là , où nous avons trouvé cette partition
Au diable guerres,
Rancunes et partis,
Au diable guerres,
Rancunes et partis,
Comme nos pères,
Chantons en vrais amis
Au choc des verres,
Les roses et les lys!
Qu’à Reims on danse,
Disant comme à Paris
Vive la France,
Vive le roi Henri !
Voici une version révolutionnaire de cette chanson (qui sera plus tard l’hymne de la Restauration).
Et voici une curieuse scène du film Guerre et Paix, où l’on voit soldats napoléoniens en déroute et soldats russes fraterniser et chanter ensemble une version qui réjouira les amis du bon clos
J’aimons les filles,
Et j’aimons le bon vin
J’aimons les filles,
Et j’aimons le bon vin
De nos bons drilles
Voilà tout le refrain
J’aimons les filles
Et j’aimons le bon vin !
Moins de soudrilles
Eussent troublé le sein
Moins de soudrilles
Eussent troublé le sein
De nos familles
Si l’ligueux plus humain
Eût ainsi aimé les filles
Eût aimé le bon vin !
Au 103 de l’avenue des Champs Elysées se dresse un bâtiment construit en 1898 par l’architecte Georges Chedanne , jadis grand hôtel Elysée Palace, aujourd’hui siège d’une banque, convoité dit-on par un émir ….