vins d’Abbayes

L’époque est au communautarisme diront les uns. L’union fait la force, diront les autres. Toujours est-il qu’après les « vignerons polytechniciens » qui présentaient leurs vins il y a quelques semaines en leur hôtel de Poulpry,

 

ce sont les vins d’Abbayes qui se retrouvaient ces 18 et 19 avril au Collège des Bernardins récemment restauré. Ce cadre méritait une visite.

exterieur

Ils étaient une quinzaine, de toutes régions de France (manquait un malheureux portugais qui n’a pu présenter son Porto à cause d’un volcan islandais), unis par un destin commun : compter une abbaye dans la lointaine ascendance de leur domaine.

 

Voici quelques unes de nos « trouvailles »:

L’Abbaye de Morgeot, à Chassagne-Montrachet; le blanc n’est commercialisé qu’après 6 ans en cave.

l’Abbaye Sainte-Eugénie (Corbières) qui bénéficie d’un emplacement maritime au pied des Corbières  et cultive le mourvèdre, comme à Bandol

sainteugenie

l’Abbaye du Petit Quincy, qui propose Chablis, Tonnerre et Epineuil.

Tout cela reste à approfondir.

Une occasion peut-être , une prochaine soirée d’inauguration du comptoir des abbayes, 4-6 rue fléchier à Paris 9eme (celle prévue le 7 mai prochain est annulée).

Desproges es tu là ?

En ce 18 avril 2010 accueillons ce philosophe (mais oui) caustique disparu il y a aujourd’hui 22 ans, grand amoureux du vin si l’on se fie à sa chronique « l’aquaphile » du 10 avril 1986 (chronique de la haine ordinaire, qu’on peut trouver sur terredevins.com ).

Entre ici, Pierre Desproges…

(Celui qui a dit

“Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. De même qu’il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire, sinon c’est dégueulasse.”

et

«Certes l’eau est plus digeste que l’amanite phalloïde et plus diurétique que la purée de marrons, mais ce sont là futiles et fallacieuses excuses de drogués … Buvez du vin ! »

devrait se sentir chez lui au bon clos, non ?)

Le mieux est de l’écouter là

« J’étais littéralement fou de cette femme. Pour elle, pour l’étincelance amusée de ses yeux mouillés d’intelligence aiguë, pour sa voix cassée lourde et basse et de luxure assouvie, pour son cul furibond, pour sa culture, pour sa tendresse et pour ses mains, je me sentais jouvenceau fulgurant, prêt à soulever d’impossibles rochers pour y tailler des cathédrales où j’entrerais botté sur un irrésistible alezan fou, lui aussi.
Pour elle, aux soirs d’usure casanière où la routine alourdit les élans familiers en érodant à coeur les envies conjugales, je me voyais avec effroi quittant la mère de mes enfants, mes enfants eux-mêmes, mon chat primordial, mon chien essentiel, et même la cave voûtée humide et pâle qui sent le vieux bois, le liège et le sarment brisé, ma cave indispensable et secrète où je parle à mon vin quand ma tête est malade, et qu’on n’éclaire qu’à la bougie, pour le respect frileux des traditions perdues et de la vie qui court dans les mille flacons aux noms magiques de châteaux occitans et de maisons burgondes.


Pour cette femme à la quarantaine émouvante que trois ridules égratignent à peine, trois paillettes autour de ses rires de petite fille encore, pour ce fruit mûr à coeur et pas encore tombé, pour son nid victorien et le canapé noir où nous comprenions Dieu en écoutant Mozart, pour le Guerlain velours aux abords de sa peau, pour la fermeté lisse de sa démarche Dior et de soie noire aussi, pour sa virilité dans le maintien de la Gauloise et pour ses seins arrogants toujours debout, même au plus périlleux des moins avouables révérences, pour cette femme infiniment inhabituelle, je me sentais au bord de renier mes pantoufles.

Je dis qu’elle était infiniment inhabituelle. Par exemple, elle me parlait souvent en latin par réaction farouche contre le laisser-aller du langage de chez nous que l’anglomanie écorche à mort. Nos dialogues étaient fous :
– Quo vadis domine ?
– Etoilla matelus ?
En sa présence, oui, il n’était pas rare que je gaudriolasse ainsi sans finesse, dans l’espoir flou d’abriter sous mon nez rouge l’émoi profond d’être avec elle. Elle avait souvent la bonté d’en rire, exhibant soudain ses clinquantes canines dans un éclair blanc suraigu qui me mordait le coeur. J’en étais fou, vous dis-je.

C’était le 16 octobre. Ce jour-là, je l’emmenai déjeuner dans l’antre bordelais d’un truculent saucier qui ne sert que six tables au fond d’une impasse endormie du XVe arrondissement de Paris où j’ai mes habitudes. Je nous revois, dégustant de moelleux bolets noirs en célébrant l’automne, romantiques et graves, d’une gravité d’amants crépusculaires. Elle me regardait, pâle et sereine comme cette enfant scandinave que j’avais entrevue penchée sur la tombe de Stravinsky, par un matin froid de Venise.
J’étais au bord de dire des choses à l’eau de rose, quand le sommelier est arrivé. J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Emilion préféré, introuvable, sublime, rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Éclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi. Un vin si grand que Dieu existe à sa seule vue.
Elle a mis de l’eau dedans. Je ne l’ai plus jamais aimée. »

Voici  un autre extrait, de sa chronique « non compris » (Chronique du 12 juin 1986 sur France Inter), une histoire d’incompréhension et de vin.

Le texte complet peut être trouvé .

« Ce matin encore, j’ai été frappé par cette incompréhension réciproque entre les humains et moi. J’étais allé avec ma femme acheter quelques bouteilles de vins au cœur du vieux Bercy, chez un petit négociant qui vous fait goûter ses crus avec un quignon de pain et une rondelle de saucisson. D’ailleurs, je ne comprends pas qu’on achète du vin sans l’avoir goûté au préalable. Il ne viendrait à personne l’idée d’acheter un pantalon sans l’essayer avant. Alors, Dieu me tire-bouchonne, ne refusez pas à votre bouche ce que vous accordez à vos fesses.

Le marchand habituel était absent. Je ne connaissais pas son remplaçant. J’ai deviné d’emblée que nous ne nous comprendrions pas : il portait un béret et je ne comprends pas qu’on porte un béret.

− Bonjour messieurs-dames ! Nous a-t-il lancé.

Je ne comprends pas qu’on dise « bonjour messieurs-dames ». Je lui ai demandé, le plus poliment, le plus délicatement possible, de retirer ces paroles et d’ôter son béret, mais c’est alors que j’ai compris, une fois de plus, que l’incompréhension jouait dans les deux sens. Je l’ai deviné au ton légèrement agacé qu’il a pris pour me dire : « Et pour monsieur, qu’est-ce que ce sera ? »

Pourquoi n’avait-il pas dit : « Qu’est-ce que c’est ? »

Pourquoi employait-il le futur ?

Pourquoi nous projeter ainsi dans l’avenir, en pleine science-fiction ?

Je suis d’une autre planète vous dis-je.

− Je voudrais du vin, finis-je par avouer.

− Du vin pour tous les jours ?

Pourquoi avait-il dit « du vin pour tous les jours ? ».

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Voulait-il exprimer qu’il avait également en stock des vins pour un jour sur deux ? Des vins pour toutes les nuits ? N’avais-je pas décelé un soupçon d’animosité dans le ton de cet homme ? Si je lui avouais que je buvais du vin tous les jours, n’allait-il pas appeler la police ? J’essayais de rester calme, pour ne pas affoler Syphillos qui s’agrippait à mon bras. (Ma femme s’appelle Syphillos. Je le souligne à l’intention du tourneur-fraiseur qui tourne autour. Pourquoi les fraiseurs tournent-ils ? Pourquoi les tourneurs fraisent-ils ? Pourquoi ?)

− Oui, monsieur, je voudrais du vin pour tous les jours.

J’en profitai pour lui expliquer avec ménagement, que j’avais pris l’habitude de consommer du vin même le mardi.

− Tenez, c’est comme cette dame, pour vous donner un exemple : c’est ma femme pour tous les jours, n’est-ce pas ?

Alors, lui :

− Ah mais, y fait ce qu’y veut. Tiens, pour tous les jours y n’avons une petite côte de Duras qu’a de la cuisse. Y sera pas déçu. Et pour dimanche y veut rien ?  »

PS

Et nous avions oublié le sketch de l’ascenseur qu’un ami vigneron bien inspiré nous remet en mémoire ! Une histoire de cave à vin…


le cri du vin

Connaissez-vous terredesvins.com , le « portail des vins et de l’oenotourisme » ?

On peut y entendre Bernard Burtschy, bien connu des amis du clos, et qualifié de « monsieur des chiffres et des lettres du vin », un peu catastrophé par sa dernière dégustation des vins de grande marque : « il faut s’occuper du goût de toute urgence ! » conclut-il.

BBurtschy

On y trouve aussi, dans l’agenda, une foule d’informations sur des évènements à venir, comme ce salon des vins d’abbaye qui se déroule ce week-end au Collège des Bernardins, rue de Poissy à Paris (5eme), ou comme ce « cri du vin« , « Cabaret littéraire d’origine contrôlée, entrée libre et dégustation », précise l’affiche. Rendez-vous quai de Valmy, Paris 10ème, le Dimanche 4 Avril prochain, à 19h au Point Ephémère (Métro Jaurès). 

Informés trop tard, nous avons malheureusement manqué ce dernier rendez-vous (coproduction Hydragon, Samu , Des Airs de la Ville ), mais tout n’est pas perdu.

Voici ce qu’on nous en dit sur le site de la Compagnie Hydragon de ce « cabaret littéraire arrosé », « promenade vagabonde, voluptueuse et joyeuse au pays du vin et de l’ivresse »

On peut aussi y écouter cette jolie chanson (dont on aimerait bien connaitre auteur et compositeur)

criduvin2.mp3

Y en a qui prétendent
Que je suis légère
Que ma robe est claire
Pas moi
Moi j’dis qu’j’ai du corps
et que sous ma robe
rien ne se dérobe
Grenat

Y en a qui vont dire
Que j’ai le nez facile
La bouche fragile
Rien qu’çà
Comme si c’était simple
J’suis pas une baraque
Mais j’manque pas d’attaque
Moi

 

Y en a qui patientent
J’ai le nez pas banal
Plutôt végétal
Je crois
Et quand ils me goûtent
Ils me trouvent soyeuse
Et même savoureuse
C’est ça

 

Y en a même qui disent
Que j’suis longue en bouche
Pas une sainte nitouche
Pas çà
Ils me trouvent friande
De texture brillante
Parfois même brûlante
Parfois

 

Une chose est sûre
Je ne suis pas piquée
Ni même ni même
Ni même bouchonnée

A souvigny en sologne

C’est un village typiquement solognot, entouré de bois ert d’étangs, nous dit http://souvigny.free.fr/

L’origine de son nom est discutée : il pourrait venir de Silviniacum, le domaine de Silvinius.  Mais d’autres disent que Souvigny, où a existé un vignoble donnant un vin souvent amer,  signifie « sous les vignes« .
Allez savoir !

Voici un tableau vu au restaurant le Souvignot, 2 rue de l’église (don du peintre pinchard)

A Combs la Ville…

…les Compagnons d’Irminon tenaient leur grand chapitre ce samedi 27 mars 2010, et saluaient à cette occasion la mémoire de l’Abbé du même nom.

steledirminon

Ce fut l’occasion d’apprendre que Combs la Ville, pimpante cité d’Ile de France, fut aux temps anciens la villa Cumbis, nommée sans doute ainsi pour son caractère vallonné,  léguée par le roi Dagobert à l’Abbaye de Saint-Vincent (plus tard Saint-Germain des Prés), dont l’abbé d’Irminon inventoria les biens vers 823-828 dans le fameux polyptique qui nous est parvenu, et qu’on y cultivait alors la vigne sur 30 hectares.

polyptique

(Les passionnés pourront en savoir plus sur le polyptique en le consultant directement , et plus sur l’histoire passée et récente de Combs dans le dossier Combs la Ville à travers son histoire.

Nous  avons retrouvé le Grand-Maitre Michel Courtois

michelcourtois

et les confréries amies venues de Sucy en Brie, Coubron, Livry/Seine, Bri-Comte-Robert, Nogent/Marne,Joinville-le-Pont…

damesdejoinville

fait connaissance du maire Guy Geoffroy (à gauche sur la photo)

lemaire

considéré avec intérêt les blasons personnalisés sur les costumes des compagnons d’Irminon

costume3

costume2

costume1

On visita la vigne plantée en 1988 au parc Arthur Chaussy (600 pieds de sémillon et de sauvignon),

lavigne

et les chais

grugeoir

pressoir

La délégation du Clos de Clamart fut fort honorée de voir l’un des siens,

lesclamart

l’animateur de ce blog, admis au grade de Bouteiller dans la Confrérie du Clos d’Irminon.

leserment

On dégusta avec délectation le vin local, fait de sauvignon et de sémillon

marcintro1.1270040148.jpg

On prêta serment

serment

pour être enfin adoubé

marcintro2

Et l’on chanta l’hymne de la confrérie

hymne

La soirée qui s’ensuivit fut animée par le Trio Michel Lefevre (au sein duquel on retrouva avec joie l’ami Gérard Gournet), sous le regard du blason d’Irminon,

diptyque

diptyque que l’on doit à Jean-Pierre Leloup.

Les vapeurs de Cheverny (domaine Maison 2008 ) Côtes du Rhône Villages (Domaine Martin Plan de Dieu 2007 ) et de Champagne aidant, on se surprit à fredonner sur un air connu…

Combs la ville
je t’ai rencontrée ce soir
Combs la ville
et mon coeur s’habille d’espoir
Ce joyeux cortège
le long de tes vignes
Arbore les signes
De tes privilèges

Je t’ai rencontrée ce soir
Je rêve de te revoir
Ah ! Combs la Ville
Boire ton vin tranquille !

La La La La La La La

Glou Glou Glou Glou Glou Glou Glou

Combs la Ville
je t’ai rencontrée ce soir
Combs la ville
Je m’appuie sur le comptoir
Dans mon gobelet
Compagnons d’Irminon
Sémillon, sauvignon,

Avec vous je veux mêler.

Je t’ai rencontrée ce soir
Je rêve de te revoir
Ah ! Combs la Ville
Boire ton vin tranquille!

La La La La La La La

Glou Glou Glou Glou Glou Glou Glou

Chez Flottes

Il faut saluer le restaurant Chez Flottes , brasserie aveyronaise « traditionnelle » située 2 rue Cambon à Paris 1er,

frisetable

qui outre un service sympathique, une carte des vins convaincante et une cuisine comme on l’aime, est remarquable par sa déco.

frisedangle

frisecomptoir

enfantauxraisins

Les amis du clos n’y seront pas dépaysés avec ses vitraux de Tiffany

verrieretiffany

triptyquetiffany

et ses statues de Carrier-Belleuse.

versante

l’automne ? (on a vu l’original en marbre blanc à Lille )

 

banniereflottes

pirosmani

C’est à Londres chez Vinopolis, outstanding « london’s wine and spirit tasting destination », que nous avons découvert ce tableau de Niko Pirosmani, peintre naïf géorgien (1862-1918) et gloire nationale.

vinopolis

Regardez bien, c’est en haut à droite.

Il paraitrait qu’on peut aussi voir cette toile au restaurant éponyme situé 6 rue boutebrie à Paris 5eme.

C’est la fête des cinq princes, qui date de 1906

princes

L’oeuvre de Pirosmani, très inspirée par la vigne et le vin, peut être découverte sur la galerie d’OLGA

Nous en avons extraits quelques joyaux pour les lecteurs du bon clos

4assisfamille

3assis

repasdevendange

feteagviradze

libation

treilletamphore

princealacorne

Mais on boit aussi de la bière en Géorgie !

femmealabiere

et pour finir cette nature morte aux bouteilles

naturemorte

 

Premier Cru : le secret des vigneronnes dévoilé

quelque part en dordogne, photo de louis bourdon

Las ! le secret est aujourd’hui éventé par la société Caudalie, qui en mettant sur le marché Premier Cru, met à la portée de tous (ceux qui peuvent se le payer) les principes actifs contenus dans la vigne et hier réservés aux seuls vignerons : la viniférine, le resvératrol et autres polyphénols aux propriétés antioxydantes, également responsables putatifs du « french paradox« .

Caudalie nous dit tout : « Extraits des pépins de raisin, les polyphénols protègent la peau d’un vieillissement prématuré »; « Contenue dans la sève de la vigne, la viniférine clarifie le teint et atténue les taches » ; « actif provenant des sarments de vigne, le resvératrol redonne jeunesse et fermeté à la peau en activant les gènes de longévité des cellules... » Ecoutons le professeur Vercauteren, Directeur du labo de pharmacognosie à la fac de pharmacie de Montpellier, et père de Premier Cru : « grâce à une action en synergie, chaque molécule démultiplie le pouvoir des autres. Pour la première fois, un soin propose une protection globale parfaite : antioxydante, hyperhydratante, raffermissante, antitaches… La peau est pulpeuse, lumineuse et protégée des radicaux libres. » Miam-miam, pourrait-on dire. Mais il y a mieux ! Au coeur du vignoble bordelais, chez Smith Haut Laffite, Caudalie propose aussi la vinothérapie, ses séjours, ses soins, ses rituels… A nous, les massages aux pépins de raisins, les bains de sève et les fessées aux sarments de vigne ! Voyons celà de plus près : l’aspirant(e) à la jeunesse éternelle n’a que l’embarras du choix entre « bain barrique » ou « bain à la vigne rouge« , ou encore au marc de raisin ;

baignoire

bain

le massage vigneron ou « pulpe friction aux raisins frais », le gommage « crushed cabernet » ou « friction merlot« , l’enveloppement miel et vin ou « fleur de vigne ».

gommage

Des demi-journées « rituel » permettent de panacher ces soins, tous plus attractifs les uns que les autres. Au bon clos, nous hésitons encore entre les rituels « vinothérapie » (le moins cher), « cent pour cent raisin » et « sommelier  » (le top). L’idéal serait évidemment de tout essayer, ce que permettent les séjours : A partir de 536 euro par personne en chambre double pour un séjour de  2 jours (pas donné, mais c’est un cinq étoiles). Il reste pour se convaincre à aller sur les forums « soins de beauté » et écouter les femmes … A défaut d’en avoir les moyens, les désargentés peuvent acheter les produits et se les faire tartiner, voyez ce témoignage d’une blogueuse qui a testé le gommage friction merlot. Ou  se payer une séance d’ une heure à l’espace bien-être de l’hôtel Meurice pour 150 euro essayer un bâton de vigneron enduit d’huile de pépins de raisins (sic )(->expérience vécue) Quant aux carrément fauchés, il va falloir qu’ils se mettent au boulot !

Salut à l’éternelle jeunesse des vigneronnes clamartoises

et d’ailleurs (ci-dessous, « les vinifilles  » du sud)

vinifilles

Qui ne s’est un jour demandé, devant le visage radieux d’une vigneronne sur lequel l’âge peine à marquer son empreinte, mais comment fait-elle?

ceramique

->

Sûr qu’à toujours tailler les ceps, érafler les grappes, croquer les grains, et manipuler les sarments les vignerons et les vigneronnes font le plein de principes actifs dont ils connaissent les vertus depuis des temps immémoriaux.

quelque part en dordogne, photo de louis bourdon

Las ! le secret est aujourd’hui éventé par la société Caudalie, qui en mettant sur le marché Premier Cru, met à la portée de tous (ceux qui peuvent se le payer) les principes actifs contenus dans la vigne et hier réservés aux seuls vignerons : la viniférine, le resvératrol et autres polyphénols aux propriétés antioxydantes, également responsables putatifs du « french paradox« .

Caudalie nous dit tout : « Extraits des pépins de raisin, les polyphénols protègent la peau d’un vieillissement prématuré »; « Contenue dans la sève de la vigne, la viniférine clarifie le teint et atténue les taches » ; « actif provenant des sarments de vigne, le resvératrol redonne jeunesse et fermeté à la peau en activant les gènes de longévité des cellules... » Ecoutons le professeur Vercauteren, Directeur du labo de pharmacognosie à la fac de pharmacie de Montpellier, et père de Premier Cru : « grâce à une action en synergie, chaque molécule démultiplie le pouvoir des autres. Pour la première fois, un soin propose une protection globale parfaite : antioxydante, hyperhydratante, raffermissante, antitaches… La peau est pulpeuse, lumineuse et protégée des radicaux libres. » Miam-miam, pourrait-on dire. Mais il y a mieux ! Au coeur du vignoble bordelais, chez Smith Haut Laffite, Caudalie propose aussi la vinothérapie, ses séjours, ses soins, ses rituels… A nous, les massages aux pépins de raisins, les bains de sève et les fessées aux sarments de vigne ! Voyons celà de plus près : l’aspirant(e) à la jeunesse éternelle n’a que l’embarras du choix entre « bain barrique » ou « bain à la vigne rouge« , ou encore au marc de raisin ;

baignoire

bain

le massage vigneron ou « pulpe friction aux raisins frais », le gommage « crushed cabernet » ou « friction merlot« , l’enveloppement miel et vin ou « fleur de vigne ».

gommage

Des demi-journées « rituel » permettent de panacher ces soins, tous plus attractifs les uns que les autres. Au bon clos, nous hésitons encore entre les rituels « vinothérapie » (le moins cher), « cent pour cent raisin » et « sommelier  » (le top). L’idéal serait évidemment de tout essayer, ce que permettent les séjours : A partir de 536 euro par personne en chambre double pour un séjour de  2 jours (pas donné, mais c’est un cinq étoiles). Il reste pour se convaincre à aller sur les forums « soins de beauté » et écouter les femmes … A défaut d’en avoir les moyens, les désargentés peuvent acheter les produits et se les faire tartiner, voyez ce témoignage d’une blogueuse qui a testé le gommage friction merlot. Ou  se payer une séance d’ une heure à l’espace bien-être de l’hôtel Meurice pour 150 euro essayer un bâton de vigneron enduit d’huile de pépins de raisins (sic )(->expérience vécue) Quant aux carrément fauchés, il va falloir qu’ils se mettent au boulot !

Salut à l’éternelle jeunesse des vigneronnes clamartoises

et d’ailleurs (ci-dessous, « les vinifilles  » du sud)

vinifilles

amis, amis passons la bouteille…

Voici 2096, une chanson à boire du groupe québecois « mes aieux  » fondé en 1996

Amis Amis passons la bouteille, Amis amis débouchons le vin

Aujourd’hui c’est déjà la veille. Amis, amis préparons demain…


Sur la rue DeLorimier, il paraît qu`à tous les soirs
ils refont le monde entier et ils tuent le désespoir.
Les plus brillants des penseurs réécrivent notre histoire
mais y faut pas se conter de peurs…
Ils sont juste venus là pour boire.

Une petite shot de Caribou pour se mettre un peu mous,
une petite shot de Blanche de l’île pour la révolution tranquille,
une petite shot de Sambuca pour mettre le feu au Canada,
une petite shot de Whisky en souvenir de mononcle Prémi,
une petite shot d`Illégale pour le refus global,
une petite shot de Martini pour les enfants de Duplessis,
du Brandy dans notre café pour se rappeler de René,
un shooter de Téquila en souvenir de matante Rosalma.

Un petit peu de liqueur d`anis pour octobre’70 pis on
retombe dans la bière pour les défaites référendaires.
Une petite shot de Porto pour la nuit des longs couteaux,
une petite shot de Bailey`s en souvenir de mon oncle Médée,
une petite shot, encore une shot, pour tous les patriotes.
On pourrait faire un drame de la défaite des plaines d`Abraham
mais on continue à boire pour ceux qui verront la victoire…
Et pis une shot de Crème de menthe pour tous nos mononcles
et pis nos matantes.

Une petite shot de Kaluha le stade nous a coûté un bras,
une petite shot de Pernod, paraît que c`était donc beau à l`Expo,
une petite puff de joint pour tous nos problèmes avec les indiens,
une petite shot d`Hydromel pour le crash de Mirabel,
un petit peu de Tia Maria pour la tempête de verglas,
une petite shot de Gueuse lambic pour la vente des Nordiques
et pis une autre petite shot de Rhum pour le prochain référendum,
une petite shot de vin blanc pour le déluge du Lac-St-Jean
(blanc sur rouge y`a rien qui bouge mais rouge sur blanc tout fout le camp)…

Amis, amis vidons la bouteille. Amis, amis c’est déjà le matin…
Amis, amis la bouteille est morte. Amis, amis il n’y a plus de vin.
Amis, amis je vous sacre à la porte. Amis, amis revenez demain…

Et pendant qu’on est au Québec voici Plume Latraverse et sa « ballade des caisses de 24« 

Et puis voici Maurice au bistrot par les cowboys fringants , encore une histoire de gars qui boit pour oublier…Mais laisse-toi pas aller Maurice
Aweye viens-t’en, j’pense qu’y est temps qu’on décrisse…!!
(les paroles sont là)

Poignée de raisin

Nous n’avons pas l’habitude dans ces colonnes de faire de la pub pour des vins, mais cette Poignée de raisin 2008 du domaine Gramenon apportée par l’ami Georges-Alain nous a conquis. Elle explose en bouche d’un fruit poivré et persistant. Hélas, déjà finie, et ça n’a pas l’air très facile de s’en procurer.

poigneederaisin

Inconnu au bataillon, Gramenon ? Voici ce qu’en dit Robert Parker :

« Le domaine Gramenon est l’une des toutes meilleures propriétés de la vallée du Rhône méridionale… »

Pour plus de détails sur ce vin et cette propriété, voir par exemple entredeuxverres