Dans l’archipel des Canaries, Lanzarote est cette île volcanique, à la végétation rare, que ne sillonne aucun cours d’eau et où il fait (presque) toujours beau. Comment dans ces conditions y faire prospérer la vigne ?
De 1730 à 1736, Lanzarote connut une terrible éruption volcanique obligeant ses habitants à l’abandonner. Quand ils revinrent, ils découvrirent qu’une mauvaise chose pouvait se transformer en une bonne chose : certains sols, recouverts de lapilli, fines projections appellées ici picon, étaient malgré tout propices à la culture, pourvu qu’on sût s’y prendre et en particulier capter l’humidité.
C’est ainsi que les vignobles de Lanzarote ne ressemblent à aucun vignoble au monde. On trouve des ceps plantés au fond d’entonnoirs coniques, protégés par des murets de pierre semi-circulaire,
mais aussi des alignements du plus bel effet.
La mer n’est jamais loinDébut mars, déjà les premières feuilles… Il faut imaginer la treille que ce sera dans quelques mois (on vendange en juillet) C’est dire que la viticulture, qui occupe près de 2000 hectares, est avec le tourisme une des mamelles de Lanzarote. Quantité d’hommages lui sont rendus dans l’espace public, comme cette
fresque à San Bartolomeo
et ce tonnelier en bronze posté dans les rues de San Bart Vu à Mozaga, village viticole au coeur de l’îleLanzarote produit des vins réputés issus des cépages malvoisie (ci-dessous, au domaine Suarez) et muscat qui donne le fameux moscatel,vins que l’on retrouve au marché dominical à Teguise
A l’instar du sculpteur et patron tutélaire de l’île Cesar Manrique,
une dégustation, par exemple au domaine El Grifo, dont l’histoire remonte à la fin du 18ème siècle, s’impose !
Une course au milieu des vignobles est annoncée en juin , avis aux amateurs !
Et pas à dos de dromadaire !Nous ne quitterons pas Lanzarote sans visiter le musée Tanit et ses trésors…
Nous n’avions guère trouvé de quoi nous mettre sous la langue à Marrakech, aurions nous plus de chance dans le Nord du Maroc ?
L’Histoire y a vu la vigne et l’amour du vin prospérer, comme en témoignent ces mosaïques de l’antique cité romaine de Volubilis, à quelques lieues de Meknès.
Bacchus découvrant Ariane endormie
Dionysos et les 4 Saisons
Quant au présent, on ne se fait guère d’illusion dans un pays qui bannit vin et alcool, aussi a-t-on le droit d’être surpris en découvrant ce vénérable cep dont le tour doit bien faire un mètre dans un fondouk de Meknès.
A Moulay-Idriss, cité sainte, on sera aussi surpris de découvrir cette treille
qui donne du raisin !
Des vignobles, il y en a tout de même, mais ils se font très discrets cachés derrière des haies.
Celui-ci pratique l’arrosagele vignoble CASTEL, sur la route de Fes
Quant aux vins, outre les classiques Boulaouane et Guerrouane que l’on trouve chez nos bons couscous, on en trouve de plaisants comme ce Médaillon rouge
En Occitanie italienne, dans le petit village de Chianale, juste en dessous du col Agnel; nous avons pu voir cette bouteille de vin au nom mystérieux : merenda sinoira C’est un goûter ou apéritif dinatoire, un repas traditionnel piémontais.
Dronero, charmant village sis à 600 mètres d’altitude, n’est pas à proprement parler un village viticole, mais le Nebbiolo semble s’y plaireOn y apprécie les propriétés bénéfiques du vin, qui dégraisse la bouche, dénoue les boyaux, libère le nombril, fait pisser clair… et fait aller !
L’auberge Cavallo Bianco est un établissement simple et très correct, on peut y voir quelques toiles comme ces puttiet cette table prête à l’emploi.
Dans une vitrine de Cuneo, la capitale régionale (Coni en piémontais) nous avons vu cette assiette
et passé prendre une glace chez le Roi de(s) Coni ! (Celui-là, il y a peu de chances qu’on le détrône).
Repassons la frontière. A Nice, au musée Marc Chagall, répondant à l’hospitalité d’Abraham, ces anges se sont mis à table autour d’un carafon. Remontant la vallée du Var, on découvre Entrevaux, un village médiéval qui vaut le voyage.
Une exposition d’objets anciens nous y attendait : « Entrevaux, il y a cent ans »Cette assiette crénelée n’en est pas une, c’est un récipient collectif pour boire « à la ronde » sans risque sanitaire, qui font penser aux grol(l)es du val d’aoste. Nous voici maintenant à Annot, autre cité médiévale où le musée Regain fait revivre la tradition des « chambrettes » provençales, ces « cercles privés coopératifs des classes les plus modestes tels qu’ils ont existé du 16ème au milieu du 20ème siècle », que d’aucuns voient comme une « école d’apprentissage de la vie sociale et de la démocratie ».
Le musée Regain est installé dans l’ancien chai de fabrication du vin de la famille Rabiers.
Voici quelques images d’oeuvres aperçues lors d’un bref passage au Havre cet été, à l’occasion du festival d’Etretat où l’on donnait les 3 baisers du diable de Jacques Offenbach.
Le Havre surprend avec l’urbanisme sévère de Perret, qui manque un peu de couleur à notre goût, sa plage aux jolies cabines de plage à toit recourbé, sa banlieue chic à Sainte-Adresse, et bien sûr ses docks.
Dans les collections permanentes du Muma (Musée d’art moderne André Malraux) cette natures morte de l’école hollandaise (17ème siècle)et celle-ci de l’alsacien Sébastien Stopskoff Ce bel éphèbe vu à l’expo Pierre et Gilles représente Ganymède donnant à boire à Zeus qui a pris l’apparence d’un aigle. L’Iliade en dit qu’il » fut le plus beau des hommes mortels, et que les Dieux enlevèrent à cause de sa beauté, afin qu’il fût l’échanson de Zeus et qu’il habitât parmi les Immortels ». Des traditionsnombreuses en font l’amant de Zeus.
Admirons le dans son cadre somptueux.
Cette assiette de 1763 vue à la maison de l’armateur (une des rares maisons anciennes encore debout) représente l’Automne et les vendanges.On peut y voire aussi cette pendule bachique
Nous finissons notre voyage dans cette région mythique, aux innombrables collines, territoire de l’antique Etrurie. Sur 23 000 km2, entre mer et monts, elle concentre vignes (le célèbre chianti)
et villes fameuses.
Bolgheri est un village connu pour ses domaines réputés comme la tenuta San Guido, où l’on vinifie à la bordelaise un vin rouge « super toscan », le sassicaia
Un peu moins cher, le guado al tasso
Le blanc vermentino (aussi appellé Rolle ou Malvoisie) est plus abordable
Une « enoteca » à BolgheriCe tableau orne l’excellent restaurant el faro, sur la plage de Marina di Cecina.
A Florence, nous avons rencontré Régine Bittermann, française qui y pratique la céramique (Lorenzaccio, via dei Fossi, 29)
A Volterra sur ce vase étrusque un centaure boit au tonneau
tableau vu dans une enoteca
A Lucques, foire aux vins de la côte toscane, bientôt. Dommage, c’est la semaine prochaine !
On se console au museo villa Guinigi, avec cette frise en terre cuite du 1er siècle av. J.C.
et ces fragments de pilastre des 7-8ème siècles
Au museo Palazzo Mansi (Pinacothèque nationale) les jardins recèlent cette haute vigne
et voici encore Bacchus !
Voici le destin promis aux noceurs tel que promis dans la cathédrale de San Gimignano!
Superbe seau à vin vu chez un antiquaire.
A Sienne, voici l’allégorie du mois d’octobre par Cristofano Rusticci
Voici d’autres images rapportées de modestes villages.
Rampe d’escalier et tableau à Terriciola
De l’usage des bouteilles vides (plat et lampe, au restaurant la sorgente, à Capannoli)
Terminons avec ces quelques collages à la gloire du vin italien chez Da Carlo, un restaurant à Capannoli également
Nous voici à Bologne, capitale de l’Emilie-Romagne, entre Pô et Apennins. Une très belle ville, ancienne, et vivante. Son université, fondée en 1088, serait la plus vieille du monde occidental. Cette maquette montre à quoi ressemblait la ville à l’heure de sa plus grande gloire.
Sur la grand-place, le Palazzo Comunale, alias Palazzo d’Accursio, est un bâtiment très ancien qui a pris sa forme actuelle aux 15ème et 16èmes siècles. La mairie de Bologne y est installée. Nous tombons sur une exposition d’oeuvres de l’illustrateur Emanuele Luzzati.
illustration des fables pour faire peur, d’italo calvino
illustration du vicomte pourfendu, du même
Le Musée Morandi également, dont les murs et les plafonds sont couverts de fresques peintes par Angelo Michele Colonna et Gioacchino Pizzoli où regorgent faunes
et « putti » (bambins) amateurs de raisins.
Ce tableau-là a deux auteurs
Antonio Mercurio Amorosi et Giovanni Paolo Castelli « lo Spadino »
Voici encore Bacchus et Cereset cette scène intitulée l’automne de P.F.Cittadini et G.BoulangerVia San Stefano, le palazzo Bolognini présente d’étonnantes têtes en terre cuite au-dessus de la rue.
Au musée médiéval on retrouve Silène une outre à la mainou à cheval sur son tonneauL’oratoire de San Colombano abrite la collection Tagliavini d’instruments de musique anciens. Ce piano à queue, peint de scènes bachiques, en est la pièce maitresse.
Ce jeune Bacchus a été vu chez un antiquaire de la via Barberia
et cette esquisse publicitaire pour un panneau d’affichage de Pozzati Severo detto Sepo, au musée d’histoire.
Combien de fois avons nous croisé sur ce blog ce beau pays voisin, son bon vin, sa bonne chère et son extraordinaire patrimoine culturel. Nous y revoilà !
En commençant par la Ligurie et ses « cinque terre » (cinq villages en flanc de montagne au bord de l’eau, reliés par un réseau de sentiers et… une ligne de chemin de fer).
Levanto est une bonne base de départ, facilement accessible en voiture ou par train depuis Gênes.
Voici deux tableaux vus à la pizzeria le Palme, celui-ci est signé Tremler (Yuri Tremler est un peintre ukrainien né en 1961 qui a émigré en Israël dans les années 1990), « Girls at the bar »
l’auteur de celui-la serait de Dieter WalterLes vignes poussent en terrasse, au-dessus de la mer
la vigne et l’olivier se mêlent
et l’on fait des trouvailles dans les ruelles de Vernazza, avec cette jolie frise
et cette enseigne « fish and wine« ,et à Corniglia où cette boite a lettres en tonneau recyclé nous a surpris
Voici aussi un vieux pressoir
Dondero Cicagna Orazio, dit l’inscription
Cette boutique de gare a dû abriter un bar jadis
il baretto, lit-on au-dessus de la porte
Quittons ces lieux enchanteurs pour Mantoue, un joyau antique qui eut son heure de gloire à la Renaissance avec les Gonzague. Giuseppe, un personnage inoubliable, qui conseille utilement et dont les petits déjeuners sont fabuleux, nous accueille dans son A.A.A. Armonie B&B.
Ce dessin représentant un cep portant une grappe géante été vu au ristorante Tiratappi da Orazio,
et ce cep trône chez Il Gallone, un bar proche
Il y a de nombreux livres à disposition, nous y découvrons des photos du vieux Mantoue. Ces porteurs de vin sont des « brentatori » ou brendatori, une corporation très ancienne qui remonte au Moyen-Age et qui a survécu jusqu’au début du 20ème siècle (la photo date de 1910).
Le Palazzo Te était une résidence où les ducs de Mantoue recevaient leurs hôtes. Une salle extraordinaire est recouverte de fresques contant le mythe de Psyche. On y retrouve Bacchus, au banquet des dieux.
Le voici encore
et encoreBacchus, par Andre B.
Et voici un étonnant coffret vu au Palazzo ducale, où un personnage nu, semblant séparé des armées, est installé dans un tonneau sous le sigle SPQR
Ce petit bonhomme enfin, qui tient une flasque à la main, a été repéré au palais Valenti Gonzaga au sein d’une fresque dûe au peintre anversois Frans Geffels.Sur la route de Bologne se dresse Modène aux vinaigres réputés, on y voit cette grappe monumentale
et aussi ce présentoir à bouteilles aux joyeux buveurs, vu dans une gargote.
Remercions la direction du cinéma le Balzac, aux Champs-Elysées, qui tous les ans nous gratifie, à l’occasion du Nouvel An russe, d’une pépite du cinéma soviétique peu ou pas connue sous nos latitudes. Cette année, c’était la prisonnière du Caucase, de Leonid Gaïdaï, énorme succès qui eut plus de 70 millions de spectateurs lors de sa sortie en 1967.
Dans ces montagnes reculées le droit des femmes n’est guère reconnue et Nina, jeune fille moderne, sportive et membre des Komsomols a fort à faire pour échapper aux malandrins qui veulent l’enlever pour la marier contre son gré.
Vue de Russie, cette contrée, le Caucase, est le pays de la vigne
et ses habitants, des buveurs de vin impénitents.
Aussi boit-on dans toutes les occasions !
Ce n’est pas une légende. Alexandre Dumas, qui voyagea en Géorgie en 1858, en rapporta ces impressions (in Le Caucase chap. 47):
Un dîner géorgien est un repas où les petits buveurs boivent leurs cinq ou six bouteilles de vin, et les grands leurs douze ou quinze. Quelques-uns ne boivent même pas à la bouteille, ils boivent à l’outre ; ceux-là vont à vingt-cinq bouteilles. C’est en Géorgie une gloire de boire plus que son voisin. Or, la moyenne du voisin c’est toujours une quinzaine de bouteilles.Dieu, qui mesure la rigueur du vent en faveur de l’agneau nouvellement tondu, a donné aux buveurs géorgiens le vin de Kakétie, c’est-à-dire un vin charmant, qui ne grise pas, ou plutôt, entendons-nous bien, qui ne monte pas au cerveau. Aussi, les Géorgiens ont été humiliés de pouvoir boire dix ou douze bouteilles sans se griser. Ils ont inventé un récipient qui les grise malgré eux, ou plutôt malgré le vin. C’est une espèce d’amphore que l’on appelle une goulah. La goulah, qui est, en général, une bouteille à gros ventre et à long goulot, emboîte le nez en même temps que la bouche, de façon qu’en buvant on ne perd non seulement rien du vin, mais encore rien de sa vapeur. Il en résulte que, tandis que le vin descend, la vapeur monte, de sorte qu’il y en a pour tout le monde : pour l’estomac et pour le cerveau. Mais, à part la goulah, les buveurs géorgiens ont encore une foule d’autres vases des formes les plus fantastiques : ils ont des courges à long tuyau ; des cuillers à soupe au fond desquelles, je ne sais pourquoi, il y a une tête de cerf en vermeil dont les bois sont mobiles : elles s’appellent quabi ; des coupes, larges comme des soupières ; des cornes montées en argent, longues comme la trompe de Roland.
Le moindre de ces récipients contient une bouteille, qu’il faut toujours boire d’un seul coup et sans se reprendre. D’ailleurs, le convive géorgien ou étranger qui s’assied, je me trompe, qui s’accroupit à une taille géorgienne, toujours maître de ce qu’il mange, n’est jamais maître de ce qu’il boit.
C’est celui qui lui porte un toast qui décide de la capacité de son estomac. Si le toast est porté avec une goulah pleine, avec une courge pleine, avec une quabi pleine, avec une coupe pleine, avec une corne pleine, celui qui accepte le toast doit vider jusqu’à la dernière goutte la goulah, la courge, la coupe, la quabi ou la corne. Celui qui porte le toast dit ces paroles sacramentelles : « Allah verdi. » Celui qui accepte le toast répond : « Yack schioldi. » Ce défi lancé, il faut boire ou crever.
Venus en Slovénie pour célébrer la fête du vin à Maribor, nous avons parcouru le pays avec un groupe d’Echansons, arpenté les côteaux des vignobles, dégusté les crus de cépages connus et inconnus, admiré les témoignages artistiques d’une passion millénaire.
En effet, la vigne fut introduite il y a plusieurs milliers d’années par les Illyriens et les Celtes, bien avant d’être cultivée par les Romains puis par les Slaves et les Slovènes. Sur les côteaux, on voit curieusement monter ou s’étager les rangs de vigne.
Il s’en trouve au Nord-Est, aux frontières autrichienne et hongroise ; à l’Est, vers la Croatie; au Sud-Ouest enfin, entre Italie et Croatie. Il faut dire que la Slovénie est un pays de petite taille (20 000 km2, l’équivalent du Dauphiné) et qu’on est vite à la frontière.
Chez Dreisiebner, à Špičnik, on est encore en Slovénie, même si l’Autriche-Hongrie a laissé des souvenirs dans la langue.
la route du coeur à la frontière autrichienne
Ce « klapotec » au cliquetis de crécelle sert à éloigner les oiseaux
La ferme auberge du vignoble accueille touristes et randonneurs, qui dégustent les vins de cépage : riesling du rhin et italien, traminer, kerner, sauvignon, chardonnay, muscat rumeni (blond), pinot blanc et gris…
les bonnes bouteilles sont sous clé dans les caves…
vin de mariage vus dans la caveun « vin doux à boire qui rend heureux » un vin qui nous est doux, vivifie le sang et fait oublier les soucis… Janko a fêté son anniversaire !Un peu plus à l’Est, vers les frontières croate et hongroise, nous voici à Jeruzalem qui aurait reçu ce nom des croisés qui s’y seraient vus attribuer des terres à leur retour (ou plus prosaïquement s’y seraient arrêtés en route)
chez le vigneron Malek.
C’est l’endroit idéal pour déguster le Šipon, ce vin « si bon » baptisé ainsi après le passage des soldats de Napoléon, dit la légende. (on pourra lire un compte-rendu de dégustation sur le blog d’André Fuster « vitinéraires« )
Voci une vue d’artiste de Jeruzalem dûe au peintre Ante Trstenjak
Ptuj est un passage obligé sur la route de Maribor. Cette jolie petite ville (la plus ancienne du pays ?) abrite un musée dans son château, et possède des caves étonnantes.
Ces deux buveurs devisent sur un rond-point à la périphérie de la ville. Leur auteur, dgardo Carmona, est bien connu des habitants de Clamart où il a exposé ses personnages de métal il y a quelques années. Inattendu !
Décidément on boit beaucoup à Ptuj (dessus de porte) !
Au château qui domine la ville, on cueille du raisin,
on festoie comme il se doit,
Et l’on trinque !Cette scène bachique en bois verni décore un joli meuble.
Revenons en ville. Cette porte conduit dans un univers souterrain
Dans les caves Pullus, les veilles bouteilles sont conservées
et des dizaines de foudres de 3000 litres, aux flancs sculptés de scènes représentant les travaux de la vigne et du vin, s’alignent.
le binage, la taille
les traitements, les vendanges
la presse, la fête
les scènes bachiques
in vino veritas Quittons cette région viticole, et dirigeons nous vers Celje, la capitale de la Basse-Styrie.
Voici des scènes de vendanges vues au plafond du château monumental qui domine la ville.
et des stèles et monuments funéraires vus dans la nécropole romaine de Sempeter
Ne dédaignons pas le musée de la bière situé à proximité, dans une région vouée à la culture du houblon. Tout le processus de fabrication est expliqué sur plusieurs niveaux, et la visite se termine bien sûr une chope à la main ! Une des bières les plus prisées est la Lasko
voici une ancienne affiche qui date de la Yougoslavie socialiste (1962)
Cette scène de vendange peinte sur une table laisse penser que les buveurs de bière ne sont pas sectaires !
Il faut aussi parler musique. L’ensemble Avsenik (accordéon, et autres instruments d’harmonie), jouit d’une véritable gloire en Slovénie où il a fait de nombreux émules, et dans les pays germaniques où l’on croit que c’est de la musique allemande, mais non !
Il est question d’un tonneau qui se vide mais rapidement un autre arrive..
Nous concluons cette visite de la Slovénie par sa capitale Ljubljana la « bien-aimée » comme son nom l’indique.
Ce personnage est un des trois fleuves de la Carniole ( Sava, Ljubljica et Krka) de la fontaine eponyme, dûe à Francesco Robba, qui s’inspira de celles des 4 fleuves du Bernin à Rome.
La Krka, sans doute, qui s’écoule en Basse-Carniole et » le long de laquelle se suivent collines coiffées d’églises au toit rouge, vignobles et forêts » (lonely planet), avant de se jeter dans la Save près de la frontière croate.
Cette femme avenante présentant sa grappe de raisin siège sur la façade du Parlement de Slovénie.
« Le parlement a été conçu en 1959 par l’architecte slovène Edvar Ravnikar (1907-1993), élève de Jože Plečnik. Les sculptures autour des portes sont l’œuvre de Karel Putrih et de Zdenko Kalin, elles se veulent être un hymne aux travailleurs et relèvent du réalisme socialiste », nous dit Jean-Pierre Dalbéra sur flickr. La nudité symboliserait l’égalité.
Ce faune au sac de raisins percé se dresse à la Galerie Nationale (Nardona Galerija)Voici aussi un serveur plein de grâce
qui nous feront garder en bouche la saveur des vins slovènes comme cette malvoisie qui fut notre première et ultime révélation.
Et pour finir une flûte où fut célébrée la proclamation de l’indépendance de la république slovène en 1991.