C’est à un voyage en chansons que nous convie la chef de choeur Marie-Françoise Bourdot avec ses chorales Aperto et du Souffle de Bacchus.
Ils seront accompagnés par Vadim Sher, compositeur et pianiste dont on a pu admirer récemment la remarquable prestation d’accompagnateur de films muets au Cinéma Le Balzac, ou encore au Théâtre de Poche Montparnasse.
Départ le mardi 5 mai à 18H en salle des Fêtes de la mairie du 13ème. (entrée libre)
Arrivée au même endroit une heure après (un buffet est prévu)
Au programme (entre autres) des chansons déjà entendues au Musée du Vin comme l’Hymne à Noé (le patriarche digne, d’Olivier Basselin), Buvons bien nous n’buvons guère, Aimons le vin ! (c’est en passant de Paris La Rochelle).
Décidément il y a toujours un anniversaire chez ces gens-là ! L’an dernier le Conseil des Echansons de France fêtait ses 60 ans, cette année c’est le Musée du Vin, son joyau, qui fête ses trente. C’était le 25 janvier 2015. Un vent de poésie soufflait. Dès le matin, lors de la messe de la Saint-Vincent, le Père Xavier, curé de Sainte-Colette des Buttes Chaumont et aumônier du Conseil des Echansons, en était de son acrostiche.
Maître du Ciel et des saisons, Unis, dans la fraternité, les Echansons. Seigneur, bénis nos vignes, du Gaillac et du monde, et bénis nos maisons. Et en l’an de grâce 2015, Enrichis tous les hommes dans leur art de vivre ensemble, Durablement, pour la joie et la paix de leurs cœurs, Unissant le travail et le repos, la famille et les amis, la vigne, le vin et la table. Visite-nous, chaque jour, avec ton art d’aimer et de te donner, Invisible, loin de l’œil, mais près du cœur, Nourris-nous aussi, par ton Eucharistie, de ta réelle présence en ce pain et ce vin nouveau.
Son homélie, improbablement basée sur les notes de dégustation de 3 vins, réjouit l’auditoire, au moins celui des Echansons de France venus chanter.
Ainsi du Château Le Manceau (2012 Blaye, côtes de Bordeaux)…qui vieillit très bien avec du fruit et de la souplesse,
« Celui qui en boira se souviendra qu’il est fait pour porter du fruit et donner de la souplesse à sa vie pour mieux aimer les autres« .
Et du Château Villars Fronsac 1989, Grand vin de Bordeaux, fait de raisins cueillis à pleine maturité où l’on retrouve des arômes de fruits très mûrs avec une très grande densité en bouche et une structure marquée par des tanins soyeux.
« Celui qui en boira se rappellera que toute vie est faite pour atteindre une maturité que seule la fin de notre vie nous permettra de découvrir ; lors de notre rencontre finale avec le Seigneur. «
Enfin du Domaine des Hospices Civils de Lyon, Beaujolais- Villages Nouveau 2014, produit sur un domaine constitué par legs successifs, dont les revenus sont affectés à l’amélioration des conditions d’accueil des malades. Ce vin sait séduire par sa souplesse, son charme et sa complicité aromatique de fruits rouges.
« Voici un vin qui peut inviter les générations plus jeunes à accompagner avec gentillesse les anciens, les plus vieux qui sont malades ou âgés. La souplesse de ce vin exprime pour nous une attention particulière pour ceux qui souffrent. Notre charme et notre complicité leur fera découvrir autre chose que leur mal à soigner. Ici encore de beaux fruits pour de bons moments de partage. »
Plus tard, lors du Chapitre, c’est l’ami Jean-Jacques qui eut ces mots en intronisant une nouvelle Echansonne :
Voici que parait devant nous à l’instant
Une femme charmante aux multiples talents,
Dont celui, non des moindres, d’avoir épousé
Un de nos Échansons aux belles qualités.
Fille de Bourguignon, des attaches en Touraine,
Un passage obligé au lycée La Fontaine ;
Elle y fut distinguée en classe de philo,
Non pour avoir brillé par de fumeux propos,
Mais pour son gout marqué pour les arts ménagers
Qui lui valut un prix amplement mérité.
Puis prof elle devint, toute sa vie durant,
Passionnée qu’elle était par les petits enfants.
Retraitée aujourd’hui, bienheureuse grand-mère,
Faisant des petits plats pour réjouir le grand-père,
Chantal aime le vin et surtout le Champagne
Qui fait briller les yeux de nos belles compagnes.
Elle voyage beaucoup dans des pays lointains
Et le reste du temps cultive son jardin.
Le raisin qui y pousse est porté au pressoir
Où l’on fait, à Clamart , un vin si doux à boire.
Mais elle chante aussi, tout comme la cigale,
Rehaussant de sa voix notre belle chorale.
Cher Grand Maître, il est temps, j’ose le proclamer
D’admettre que Chantal doit être intronisée.
Et le banquet fut grand, animé par le groupe polonais Dzwon (ce qui veut dire en polonais : la cloche)
et arrosé de vins de Chateauneuf-du-Pape (la Gardine) et de Lirac (Saint-Roch) choisis par le Grand Pipetier Monique ; très en verve, plutôt que de se lancer dans l’énumération fastidieuse des treize cépages de Chateauneuf, elle raconta l’histoire de l’arrêté anti-ovnis qui y fut pris en 1954 et qui fit le tour du monde.
(Ceci nous rappelle le cas du village de Morogues, sur le terroir de Menetou-Salon, où un Conseil Municipal Extraordinaire avait décidé en 1907 que l’alcoolisme n’existant pas à Morogues, il convenait de fixer à 20 mètres (sic) l’éloignement minimum d’un débit de boisson des lieux protégés par la loi du 17 juillet 1880 !)
Nous parlions récemment de ce marchand de vin installé hors les murs (pour ne pas payer les taxes) à la Courtille (aujourd’hui Belleville) dans sa guinguette du Tambour Royal.
Il y figurait en peinture, chevauchant un tonneau. (« Voyez la France accourir au tonneau, Qui sert de trône à monsieur Ramponneau« )
L’on voit aujourd’hui courir nos badaux / Sans les achever quitter leurs travaux;
Pourquoi c’est qu’ils vont chez Mons Ramponaux / Voilà la taverne à la mode
Un dénommé Gaudon qui lui reprochait de ne pas avoir honoré l’engagement de jouer dans son théâtre, lui fit un procès fameux. Voltaire lui-même ne rédigea-t-il pas un plaidoyer facétieux ?
Cette célèbre gravure montre le triomphe de Ramponneau dont on ne peut même plus approcher le cabaret.
One ne compte pas les oeuvres où il fut mis en scène.
La chanson « la guinguette de Ramponneau » en dresse en tableau festif (voir les paroles complètes sur le site ventmarin)
Dans la « comédie-folie » « Taconnet chez Ramponneau » ou le « réveillon de la Courtille« , joué en 1807 au théâtres des Variétés Panorama , se trouve la chanson « Vive le vin de Ramponneau », dont l’air fut repris par Béranger pour sa Grande Orgie.
Un siècle plus tard sur les barricades, Victor Hugo faisait chanter à Gavroche : « Je fais la chansonnette, Faites le rigodon, Ramponneau, Ramponnette, don ! »
Ramponneau a sa rue à Paris, du côté de Belleville où une barrière porta son nom, naguère.
C’est le titre d’une chanson de Pierre-Jean de Béranger, notre grand chansonnier, dont l’ami Jean-Jacques a publié un extrait sous le titre « le vin charme les esprits », (qui en est en fait l’incipit) dans le numéro 21 de Ganymède (la lettre du Conseil des Echansons de France).
Elle daterait de 1814. L’air est celui de Vive le vin de Ramponneau. Nous reviendrons sur cette chanson et sur cet intéressant personnage….
Voici la grande orgie, paroles et musique !
Refrain
Le vin charme tous les esprits : Qu’on le donne Par tonne. Que le vin pleuve dans Paris, Pour voir les gens les plus aigris Gris.
Non, plus d’accès Aux procès ; Vidons, joyeux Français, Nos caves renommées. Qu’un censeur vain Croie en vain Fuir le pouvoir du vin, Et s’enivre aux fumées.
Graves auteurs, Froids rhéteurs, Tristes prédicateurs, Endormeurs d’auditoires ; Gens à pamphlets, À couplets, Changez en gobelets Vos larges écritoires.
Loin du fracas Des combats, Dans nos vins délicats Mars a noyé ses foudres. Gardiens de nos Arsenaux, Cédez-nous les tonneaux Où vous mettiez vos poudres.
Nous qui courons Les tendrons, De Cythère enivrons Les colombes légères. Oiseaux chéris De Cypris, Venez, malgré nos cris, Boire au fond de nos verres.
L’or a cent fois Trop de poids. Un essaim de grivois, Buvant à leurs mignonnes, Trouve au total Ce cristal Préférable au métal Dont on fait les couronnes.
Enfants charmants De mamans Qui des grands sentiments Banniront la folie, Nos fils bien gros, Bien dispos, Naîtront parmi les pots, Le front taché de lie.
Fi d’un honneur Suborneur ! Enfin du vrai bonheur Nous porterons les signes. Les rois boiront Tous en rond ; Les lauriers serviront D’échalas à nos vignes.
Raison, adieu ! Qu’en ce lieu Succombant sous le dieu Objet de nos louanges, Bien ou mal mis, Tous amis, Dans l’ivresse endormis, Nous rêvions les vendanges !
Viens (boire un p’tit coup) à la taverne, pourrait-on traduire. C’est le titre d’une chanson entendue à la Maison de la Culture Yiddish au cours d’un shabes-tish très laïque (repas du vendredi soir qui marque traditionnellement le début du repos hebdomadaire) consacré aux chansons à boire.
Informé, le bon clos se devait d’y être présent !
Lionel à la guitare
Le yiddish, cette langue d’un monde disparu que quelques passionnés s’acharnent à faire survivre, a été la langue vernaculaire de la population juive du Yiddishland, qui s’étendait de la Pologne à la Biélorussie, la Lithuanie, l’Ukraine … Dialecte germanique mâtiné d’emprunts aux langues voisines, écrit en caractères hébraïques, il a donné naissance à une littérature, et des productions artistiques incomparables.
Des centaines de chansons populaires nous sont parvenues. Elles sont savoureuses par leur style, l’usage des onomatopées (Bim bam bam Ay di di di day day tchiribim) et leur humour souvent (bois donc un coup, il n’est pas sûr qu’il y en ait dans l’autre monde). Tout cela ne dépaysera pas les amateurs d’Offenbach qui connaissent par exemple l’air de Castilbeta dans les deux pêcheurs (bom bi di bom…). Les chansons parlent de vodka, bien sûr, mais aussi de vin ! Certaines racontent des histoires, d’autres sont pleines de philosophie…
En voici quelques unes, en alphabet latin, avec la traduction de Yitzkhok Niborski,
un des meilleurs connaisseurs au monde du yiddish, qui animait la soirée.
en voici une video par le groupe klezmer levine and his flying machine
Voici la version des Klezmatics
Voici une interprétation par le Vancouver Jewish Folk Choir
Voici une interprétation récente par Shaun Williams et ses amis à l’université d’Indiana
On trouvera mélodies et accords dans les 3 ouvrages ci-dessous
En ces temps de chapitres, c’est à Bagneux, où se déroulait le Chapitre d’Automne de la Confrérie Balnéolaise des Chevaliers de Bacchus, que nos pas nous ont ramené (nous y étions pour le jubilé des dix ans en 2008) ce samedi 22 novembre.
Il attira de nombreuses Confréries, que l’on reconnaitra à leurs habits et bannières, dont 8 clamartois en habits s’il vous plait.
Deux clamartois furent intronisés par le Grand-Maître Yves Bozon, notre ami Gérard Aubineau
et l’auteur de ces lignes.On goûta bien sûr l’excellent vin blanc local, assemblage de sémillon et de sauvignon. Le concert vocal donné par l’ensemble vocal Kaléidoscope sous la direction d’Anne Périssé recelait une surprise : Quel plaisir me fait la bouteille …
Quel plaisir me fait la bouteille,
Quand j’entens son charmant glou glou ! [bis]
Rien ne flatte plus mon oreille,
Que le son d’un accord si doux;
Quel plaisir, &c.
Aussi-tôt qu’on me verse un coup,
Je sens que mon coeur se reveille;
Quel plaisir, &c.
J’avalle du vin comme un trou,
Et chante comme une merveille;
Quel plaisir, &c.
Si par hazard on me voit fou,
J’arreste le Dieu de la treille;
Quel plaisir, &c.
En voici un extrait vidéo
Quant au banquet, il était animé par 5 musiciens
et une chanteuse, au répertoire inépuisable (formation André Philippe).
Le tout pour un prix somme toute modique qui laisse pantois le Grand-Maître du Clos de Clamart.
Après les vendanges, une fois le vin en cuve, vient le temps des chapitres et autres festivités.
La Confrérie du Clos de Clamart (répondant à l’invitation de la Municipalité) avait ouvert le ban cette année en participant au Marché du Goût, le 18 octobre.
Quelques bonnes volontés avaient été recrûtées, bien résolues à faire goûter les vins du Clos. Mais compte tenu de l’impossibilité d’en vendre (le vin est non commercial) , il fallait trouver un moyen de justifier notre présence et de diffuser notre breuvage. Ce fut fait grâce à un quizz, rempli dans la bonne humeur par quelques dizaines de clamartois, qui permit à trois heureux gagnants de repartir chacun avec une bouteille. La question la plus délicate demandait de retrouver le grand-maître du clos de Clamart dans la phrase suivante :
« Ce soir nous irons dîner chez mon ami. Chez lui il y a toujours des mets de choix, je m’en lèche déjà les babines : rillons ou canard, cochon ou lard, oh que c’est bon ! »
Mais c’est évidemment la question subsidiaire (combien y aurait-il de réponses au jeu) qui permit de départager les ex-aequo.
Hors compétition, c’est un descendant de la glorieuse famille Abraham, viticulteurs clamartois attestés depuis le 17ème siècle et jusqu’au 19ème, qui s’est vu remettre une bouteille du Clos sous les acclamations.
Le chapitre se tint la semaine suivante. Il fut notamment animé par une délégation de danseurs alsaciens (les Bretzels).
Parmi les nombreux intronisés (ci-dessous prêtant serment),
il faut citer nos amis Michel et Nicolas,
et Jean-Didier Berger, le jeune et tout nouveau maire de Clamart, nommé Commandeur,
notre oenologue et ami Edouard,
et le chanteur montmartrois Alain Turban,
qui a animé le banquet avec Bernard et Sam, bien connus des lecteurs du bon clos.
Tombé amoureux de l’Ardèche, il a chanté le « vin du pays », « la plus belle aventure évidemment »…
Etait là aussi André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, vieil ami de la Confrérie
venu soutenir son jeune confrère.
Et n’oublions pas l’intendance, avec Patrick Demongeas (traiteur Petit Lys)
et la teuf avec Pierre Bonneau de la Guinness Tavern rue des Lombards,
musique 365 jours par an !
Des Confréries venues en nombre : République de Montmartre, Bagneux, Issy, Suresnes, Coubron (clos de Bréon), Sucy en Brie, marmite d’Or, Bon Pain de Saint Bacchus, Culs d’ours et cabinets d’vigne en pays de Georges Sand, Saint Romain en bordelais et libournais, Hospitaliers curieux et courtois…
voici l’ami Michel Mella, dont la Confrérie vient d’être fondée à Yerres
et les deux miss Nicole et Elsa
toujours très entourées…
… et tous ceux qui nous pardonneront de ne pas les nommer. Merci à tous !
Et pour en savoir plus, voici l’article du journal local, Le Parisien
Aimer, chanter et boire. C’est le titre d’une valse de Johannes Strauss (ci-dessous par l’Orchestre Philharmonique d’Odessa).
C’est aussi celui d’un tableau de l’illustrateur allemand Georg Mühlberg (1863-1925)
celui qui suit (was die welt morgen bringt, qu’on pourrait traduire par : A l’avenir !) n’est pas mal non plus
C’est aussi une chanson du groupe de rock médiéval Die Streuner
En voici les paroles
Wein, Weib und Gesang Und das ganze ein Leben lang Wenn das nicht mehr wär Ich armer Tor Dann wär mir Angst und Bang Ja dann wär mir Angst und Bang
Schlaget an das erste Faß Denn der Wein schlichtet größten Haß Er benebelt die Sinne Und schlägt auf die Stimme Aus jedem Tenor wird ein Baß
Mannen hebet an den Kilt Für die Weiber ein lustiges Bild Doch wer sich nicht traut Weil er klein ist lieber schaut Verstecke sich hinter sein Schild
Weiber knöpft auf euer Hemd aber schnell Denn wir Mannen lieben Blusen ohne « l » Bleibt das Hemd zu bis oben Kriegt ihr keinen Mann zum Toben Tut ihr’s doch gibts Gejaul und Gebell
Ja das Lied hat mir Spaß gemacht Doch ich seh es hat nichts gebracht Drum pack ich die Laute und spiel andern Leuten Meine ganze Liederpracht
Une autre ? voici trinke wein !
Dunkel wars in der Taverne, ich allein saß noch am Tisch. Denn alle meine Saufkumpanen, aßen gestern Mittag Fisch.
Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach.Also trank ich was ich konnte für meine Kameraden mit. Schnell verlohr ich meine Sinne, auf das ich nicht mehr weiter lit.Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum tinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach.
Meine liebste brannte dreimal, durch mit einem andren Mann. Doch sie kam bald darauf wieder, weil er nur Wasser suffen kann.
Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum tinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach.
Willst du dich gar recht vergnügen, so nimm ein prächtig Fässlein her. Acht nur drauf das es gefüllt ist, mit bestem Wein und sauf es leer.
Wasser verdirbt, die Leber und den Darm, drum tinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. Trinke Wein, trinke Wein, trinke Kamerad. Leere aus auf einen Zug und fülle wieder nach. und fülle wieder nach und fülle… fülle… fülle… wieder nach
On ne peut pas laisser de côté Trinke Trinke !
Hoch vom Baume ruft der Fink Lustig mahnend: Trinke! Trink! Und schon fallen Tropfen schwer Aus dem grauen Wolkenmeer
Alles trinket, Baum und Strauch Und die Blumen trinken auch Doch noch immer ruft der Fink Von dem Baume: Trinke! Trink!
Que n’a-t-on pas entendu sur le vin, particulièrement le vin blanc, qui donnerait mal à la tête ?
Voici qu’une voix autorisée, celle d’Henri-Jean Aubin, professeur à Paris-Sud, chercheur à l’INSERM, et Président de la Société française d’alcoologie, vient nous aider à y voir clair, si l’on peut dire, dans le dernier numéro (444) de Pour la Science.
Le sujet n’est pas simple. Et d’abord nous ne sommes pas tous égaux devant ces maux, en raison de variations métaboliques d’origine génétique.
Si le vin est pointé du doigt depuis l’Antiquité (au début de notre ère dans « De arte medica« , le médecin romain Aulus Cornelius Celsus le mettait déjà en cause), quels en seraient les constituants responsables de ces maux ?
L’éthanol ? il se transforme en acétalaldéhyde dont l’accumulation, chez ceux qui ont du mal à l’éliminer, entraîne divers symptômes comme les maux de tête.
Les sulfites ? ils sont cinq fois plus présents dans les fruits secs qui ne provoquent pas de céphalées. Et aucune étude n’a établi un lien avec les migraines.
Les phényléthylamines ? les polyphénols ? les tanins ? ils pourraient avoir un rôle, en déclenchant la libération de sérotonine, ce neuromédiateur qui semble impliqué dans les maux de tête…
Au final, rien de définitif ne ressort des études aux résultats contradictoires : l’une place le vin rouge en tête des boissons à risque, l’autre la bière. Le vin blanc a été incriminé dans les années 80-90 par des neurologues bordelais, mais ils ont souvent été jugés partisans.
On n’est donc pas très avancé. Une vieille chanson tsigane pourrait-elle de quelque secours ?
La voila chantée par Dimitri Ivanov. Son message ? Ce n’est pas la bouteille de vin qui donne mal à la tête, c’est celui qui ne boit rien qui a mal !
Ехали цыгане - не догонишь.
И пели они песни - не поймешь.
Была у них гитара - не настроишь.
И, в общем, ничего не разберешь.
ПРИПЕВ: Бутылка вина - не болит голова,
А болит у того, кто не пьет ничего.
Ой, бутылочка вина! Ах, не болит голова,
А болит у того, слышишь, Саня,
Кто не пьет ничего.
Так лучше веселиться, чем работать,
Так лучше водку пить, чем воевать.
И вспоминать за мамины заботы,
И белые костюмы одевать.
ПРИПЕВ:
Бутылка вина! Ах, не болит голова,
А болит у того, кто не пьет ничего.
Ой, бутылочка вина! Не болит голова,
А болит у того, у кого,
У того, кто не пьет ничего.
Так лучше быть богатым и здоровым
И девочек роскошных целовать,
И миновать тюрьмы замок суровый,
И деньгами карманы набивать.
ПРИПЕВ:
Бутылка вина! Ну не болит голова,
А болит у того, кто не пьет ничего.
Эй, бутылочка вина! Не болит голова,
А болит у того - давай ребята, -
Кто не пьет ничего.
En voici un essai de traduction par le service ad hoc du bon clos
Les tsiganes sont passés, faut pas courir après
Ils ont chanté des chansons, on n’y a rien compris
Voici l’air à boire culte de l’art lyrique, lancé par Alfredo, repris par Violetta puis par le choeur dans la Traviata de Verdi. Un pur bonheur qui aurait dû depuis longtemps figurer dans la discothèque du bon clos. (Une indiscrétion nous a fait savoir qu’il serait bientôt au répertoire du Souffle de Bacchus, ensemble vocal des Echansons de France)
Son titre, Brindisi, est le mot employé en Italie pour lancer un toast.
Ce mot, qui existe aussi en espagnol (brindis), viendrait de l’allemand Ich bring dir’s (je te l’apporte, je te l’offre), introduite en Italie par les lansquenets allemands de Charles Quint lors du sac de Rome en 1527.
Libiamo, libiamo ne’lieti calici che la belleza infiora. E la fuggevol ora s’inebrii a voluttà. Libiamo ne’dolci fremiti che suscita l’amore, poiché quell’ochio al core omnipotente va. Libiamo, amore fra i calici più caldi baci avrà.
Tra voi tra voi saprò dividere il tempo mio giocondo; Tutto è follia nel mondo ciò che non è piacer. Godiam, fugace e rapido e’il gaudio dell’amore, e’un flor che nasce e muore, ne più si può goder. Godiam c’invita un fervido accento lusighier.
(Godiamo, la tazza e il cantico la notte abbella e il riso; in questo paradiso ne scopra il nuovo dì.)
La vita è nel tripudio quando non s’ami ancora. Nol dite a chi l’ignora, e’ il mio destin così …
Godiamo, la tazza e il cantico la notte abbella e il riso; in questo paradiso ne scopra il nuovo dì.
En voici quelques versions
Avec Angela Gheorghiu et Roberto Alagna
Avec Placido Domingo et Teresa Stratas
Avec Anna Netrebko et Rolando Villazon
Et voici une traduction
Alfredo : Buvons, buvons joyeusement <le vin> de ces coupes. Que la beauté fleurisse , Et que l’heure fugitive S’enivre de volupté. Buvons dans les doux frissons Que suscite l’amour, Puisque ces yeux tout-puissants Percent le cœur. Buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes Aura des baisers plus ardents.
Le chœur : Ah ! buvons ! l’amour, l’amour entre les coupes Aura des baisers plus ardents.
Violetta : Parmi vous je saurai partager Mes heures les plus joyeuses ; Tout ce qui n’est pas plaisir, Est folie dans le monde. Amusons-nous! rapide et fugace Est le plaisir de l’amour. C’est une fleur qui meurt – à peine est-elle née, Et alors, on ne peut plus en jouir. Réjouissons-nous ! De fervents et flatteurs accents Nous y invitent.
Le chœur : Ah ! Réjouissons-nous ! Les verres, les chansons Et les rires embellissent la nuit ; Que dans ce paradis Nous retrouve le jour nouveau.
Violetta (à Alfredo) : La vie est allégresse. Alfredo (à Violetta): Quand on ne s’aime pas encore… Violetta : N’en parlez pas à qui l’ignore. Alfredo : C’est là mon destin.
Tous : Ah ! Réjouissons-nous ! Les verres, les chansons Et les rires embellissent la nuit ; Que dans ce paradis Nous retrouve le jour nouveau