la Belle Hélène

La saison Offenbach s’est terminée en beauté avec une  reprise épique de la Belle Hélène au théâtre du Châtelet. On y a pu entendre le choeur du 3ème acte, qui mêle allégrement le culte de Bacchus et celui de Vénus.

gloireavenusDansons ! aimons !
Buvons ! chantons !
Et trémoussons-nous avec verve !…
Gloire à Vénus !
Gloire à Bacchus !
Et foin de la chaste Minerve !…
Dansons ! aimons !
Buvons ! chantons !
Gloire à Vénus !
Gloire à Bacchus !
Et foin de la chaste Minerve !…

Mise en bouteilles du Clos de Clamart et du Clos Franquet 2014

Il faut un hiver pour faire le vin.

Procéder ensuite aux dernières opérations (clarification, dégustation, rectification éventuelle de l’acidité, assemblage…)

Et enfin trouver une date convenant  à nos bénévoles clamartois, écartelés entre vacances scolaires, ponts de mai et obligations personnelles.

vuedensemble2La date du vendredi 24 avril a finalement été retenue pour la mise en bouteilles.giselegeradgordonComme nous le craignions, la première cuvée, celle des raisins précoces, présente des défauts. Au contraire, la deuxième nous parait particulièrement agréable, avec ses arômes de baies rouges.

On a donc décidé de ne pas faire l’assemblage. Seule la cuvée de la deuxième récolte, notre premier cru, aura droit à l’appellation Clos de Clamart, la première, appelée paradoxalement deuxième vin, a été mise en bouteilles sans étiquette. A boire vite et très frais.

Cela a compliqué la répartition entre les producteurs, qui se sont vu attribuer, après de savants calculs,  des bouteilles des deux sortes.

marcaucalculAucun problème avec le Clos Franquet, très appréciable, bien que limité en quantité.

marcelAvec la nouvelle filtreuse mise en service l’an dernier, tout devait marcher comme sur des roulettes. Ce ne fut pas le cas,il y a toujours des réglages à faire. On en conclut donc qu’à l’avenir on viendrait les faire la veille au soir.

jacquejeanBmarcelOn a eu également quelques problèmes avec une boucheuse mal embouchée,

gordonaubouchagequ’il a fallu remplacer. Mais au bout du compte, étant donné la faible quantité (quelques 600 litres au total), l’opération fut rondement menée.

deuxaubouchageDès le vendredi après-midi nos amis vignerons sont venus récupérer leur précieuse production. C’est toujours un moment privilégié d’échanges que nous apprécions comme il se doit.

Bonne dégustation, amis vignerons, et à bientôt !

 

passage de relais à la Confrérie du Clos de Clamart

Ce billet vient bien tardivement, plus d’un mois après les événements que l’on va relater. Mais le temps de l’Histoire n’est pas celui de l’actualité.

On le pressentait, on l’appréhendait, on l’attendait. Après douze années à la tête de la Confrérie du Clos de Clamart, notre grand-Maître Michel a jeté l’éponge.

commentfontils?Sentant le poids des ans (et des kilos), il avait eu la sagesse de nommer vice-grand-Maître notre confrère Marcel qui, par ses compétences notamment culinaires, son aptitude à résoudre les problèmes les plus variés, et son esprit de service, avait en quelques années réussi à faire l’unanimité pour lui.

marcelclamartoisAussi le passage de relais a-t-il été sans surprise.

Quoique. A force d’attendre toujours ce qui n’arrive jamais (ce pour quoi il faut une infinie patience, disait Pierre Dac), on commençait à sentir du jeu dans l’attelage dirigeant qui, l’un tirant à hue, l’autre à dia, commençait à boiter quelque peu.

(Pas facile de gouverner quand un fringant dauphin vous tient à la culotte. Pas facile d’être gouverné quand on s’apprête à reprendre les rênes ! La coupe fut pleine quand après le dernier chapitre un journal local mit l’affaire sur la place publique. C’en est trop, entendit-on mugir, je m’en vais. Mais chut, faut pas qu’on le dise !)

Alors tout alla très vite :  lors de l’Assemblée Générale de l’Association des Amis du Clos de Clamart, le 26 mars, le Président abandonna civilement la Présidence au profit du Vice-Président. Puis avec le cérémonial requis,  lors du grand chapitre de Printemps de la Confrérie du Clos de Clamart, le 4 avril, le Grand-Maître remis le tastevin d’or, l’étole d’hermine et le cep magistral à son successeur.

Ah ! Michel ! Nous dirons quelque jour tes vertus cardinales…

Venons-en à ce Grand Chapitre de Printemps.

défilé18 Confréries étaient présentes, que l’on devrait retrouver sur la photo d’ensemble.confreriesSaluons tout particulièrement celle du Franc Thour de Ciney (Belgique), représentée par les sympathiques Pierre et Katia

belgesdéfilantBernard Jacob était là avec son accordéon.

bernardetmichelOn procéda à moultes intronisations, parmi lesquelles la clamartoise Dame Geneviève genevieveboitet notre fidèle ami en poésie Michel Mella, de la Grappe Yerroise

michelmellaintroniséet l’on dégusta le Clos de Clamart 2013 (le 2014 n’était pas encore en bouteille).

onboiton procéda au passage du relais

l'embrassadel’ex-Grand-Maître consolé par 3 miss

consolationLa troupe de danse arménienne Ararat anima la manifestation avec brio.

danseusesdanseusesrougesOn pourra revoir la troupe en juin au théâtre Jean Arp de Clamart

afficheararatBelle compagnie pour Miss Cougar (ici avec les guerriers arméniens)

missetguerriersNotre ami Sam s’en donna à coeur joie avec son répertoire 60’s.

samEt nos amis belges ont apprécié la fête. Revenez vite !pierretkatia

 

Boire comme un Thrace

Cette expression devait être  courante du temps des Romains, chez qui les Thraces jouissaient d’une solide réputation. Ainsi Horace, dans son ode à Pompée (écrite à l’occasion du retour d’exil de son ami):

« Je veux aujourd’hui n’être pas plus sage qu’un Thrace : il m’est doux de perdre la raison quand je retrouve un ami »

On la retrouve dans Thaïs, d’ Anatole France (« J’ai bu comme un Thrace, dit Chéréas. Et il roula sous la table »). Mais on dirait plutôt : boire comme un trou !

Son vin « extraordinairement fort »a été célébré par Homère, qui raconte comment Ulysse s’en servit pour endormir le Cyclope Polyphème (chant IX de l’Odyssée)

« et je partis, emportant une outre de peau de chèvre, pleine d’un doux vin noir que m’avait donné Maron, fils d’Euanthéos, sacrificateur d’Apollôn, et qui habitait Ismaros »

(Ismaros ou Ismara était une ville de la côte sud de la Thrace, aujourd’hui en Grèce.)

De cette région sont originaires Diomède, Lycurgue (qui ne voulut qu’on but vin en sa ville et s’opposa à Bacchus), Orphée…

Bref, ce n’est pas par hasard si l’exposition « l’épopée des rois thraces » actuellement présentée au Louvre regorge de rythons, phiales, amphores et autres ustensiles destinés à boire du vin. Ils ont été découverts dans des tombes antiques nombreuses en Bulgarie. En voici quelques exemples.

Ci-dessous un rython-griffon du trésor de Borovo (vers -400-350)

rhyton-griffon-du-tresor-de-borovo-400-350-av-j-c

amphoresvaserythonfacedefemme  1amphorerython

rython taureaurythontaureau

Cette phiale (coupelle servant aux rituels)  représente Hercule séduisant AugéphialeherculeseduisantAugé

rython à tête de daimrhytontetededaim  rhyton 1rhytonsC’est jusqu’au 20 juillet au Louvre !

 

Viva Italia

Rue de Grenelle, en plein coeur du faubourg Saint-Germain, l’Institut Culturel Italien siège dans un bâtiment historique (il date de la fin du 18ème), l’hôtel Gallifet, où sont régulièrement organisés des événements… culturels proposés souvent gracieusement aux amis de l’Italie.

Vendredi 24 avril on y présentait un documentaire sur la Grande Guerre dans les Dolomites,

dolomiteet un concert donné pour promouvoir le festival Dino Ciani (fondé en souvenir d’un des plus grands pianistes de l’après guerre, disparu prématurément en 1974 à l’âge de 32 ans) qui se tient tous les étés à Cortina d’Ampezzo.

Quel concert ! nous avions devant nous Jeffrey Swann au piano, et la cantatrice Madelyn Renée qui nous chanta (entre autres grands airs) l’air de la griserie de la Périchole que les lecteurs du bon clos connaissent bien (et dans la salle, la grande pianiste Hélène Delaage, amie de Dino Ciano).

jeffreyetmadelynAh! quel dîner je viens de faire!
Et quel vin extraordinaire!
J’en ai tant bu, mais tant tant tant,
Que je crois bien que maintenant
Je suis un peu grise. Mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!
Si ma parole est un peu vague.
Si tout en marchant je zigzague,
Et si mon oeil est égrillard.
Il ne faut s’en étonner, car…
Je suis un peu grise, mais chut!
Faut pas qu’on le dise! Chut!

Le 25 avril est un jour férié en Italie, l’anniversaire de la Libération de 1945. L’accueil fut à la hauteur de la circonstance. Conviés à boire un verre, c’est à un original festin dinatoire préparé par le chef Matteo Siorpes du refuge Averau, qu’ont été invité les participants. Certains plats évoquaient la Grande Guerre, comme ce potage servi dans des gamelles. On n’oubliera pas les « capelli d’alpino », sortes de ravioli ouverts aux fromage, noix et tomate ;

rifugioni les gobelets de grappa en chocolat ; ni le belle ragazze que se hanno accalcato per il buffet.

Les vins de Valpolicella,  proposés par Hilaria, provenaient de la Tenuta Santa Maria Valverde.

hilariaNous sommes maintes fois revenus sur l’exquis Amarone (bouteille bourguignonne).

On trouvera une présentation détaillée de la soirée.

Allora, mille grazie, e viva Italia !

 

Au GMAC à la Bastille

Voici revenu ce rendez-vous que nous avons déjà apprécié, ce Grand Marché de l’Art Contemporain (à prendre au sens propre) où plus de 500 artistes présentent leurs oeuvres dans le cadre poétique du Bassin de l’Arsenal. C’est jusqu’au lundi 4 mai.

Nous s’y sommes pas allés pour rien, nous y avons retrouvé des artistes connus comme Temim ou Pierre Rouillon ou encore Véro Van der Esch, mais nous y avons découvert plusieurs « nouveaux » qui valent la peine. Les voici.

Etonnante cette boîte de conserve de l’avignonnais Philippe Balayn ! Elle est en papier mâché.

conservedephilippbaleynMartine Gonnin nous propose ces bouteilles et verres dodelinant de la tête.martinegonninMonique Delpit s’exprime en mosaïque (on trouvera ses coordonnées ), , inspirée de mosaïques anciennes de Délos et de Sicile. Voici Ambrosia, cette ménade qui fut métamorphosée en vigne pour éviter les coups mortels de Lycurgue

ambrosia mosaiqueMartine Dechavanne signe « fauve ». En effet.

Elle nous fait évoluer dans un univers festif un peu nostalgique.fauve1 fauve2Voici Bertrand Girard qui se plaît dans les bars

un dernier verre

dernierverrele petit blanc secpetitblancsecvotre champagne mademoisellevotrechampagnePierre-Jean nous donne à boire (de grands crus) et à manger, en utilisant du bois de palette recyclé grandpuyducasse tourseranet nous fascine avec un éthylisme à la Van Gogh

auvers-doseKarine Romanelli colle et peint, évoquant un Paris d’hier, festif et bien-buvant (on dit bien bien-pensant)ruedeseine cavesmaxims moetJudy Judy Judy est une californienne de La Jolla qui fréquente assidûment notre pays, où elle trouve mainte source d’inspiration. Voici sa vida loca

lavidalocaOn a retrouvé avec plaisir Temim, il continue à nous régaler de ses personnages attablés, accoudés, conversant, trinquant, dans des attitudes de la vie quotidienneaubar aubar2 coupleatable deuxcopainsVéro van der Esch poursuit les tranches de vie et le temps qui passe dans les bars et les cafés

tranchedeviedecaféEt voici enfin une réalisation récente de Pierre Rouillon, que l’on devrait pouvoir voir dans une brasserie de l’avenue du Maine (Paris Montparnasse, près de la gare) qui l’a acquise.pierrerouillonlevirtuose

Voyage en chansons

Avis aux amateurs !

afficheconcert5mai15C’est à un voyage en chansons que nous convie la chef de choeur Marie-Françoise Bourdot avec ses chorales Aperto et du Souffle de Bacchus.

Ils seront accompagnés par Vadim Sher, compositeur et pianiste dont on a pu admirer récemment la remarquable prestation d’accompagnateur de films muets au Cinéma Le Balzac, ou encore au Théâtre de Poche Montparnasse.

Départ le mardi 5 mai à 18H en salle des Fêtes de la mairie du 13ème. (entrée libre)

Arrivée au même endroit une heure après (un buffet est prévu)

Au programme  (entre autres) des chansons déjà entendues au Musée du Vin comme  l’Hymne à Noé (le patriarche digne, d’Olivier Basselin), Buvons bien nous n’buvons guère, Aimons le vin ! (c’est en passant de Paris La Rochelle).

Pasteur dans sa vigne : une vente aux enchères atypique

C’est à une vente aux enchères atypique que les amis de l’Institut Pasteur étaient conviés, ce mercredi 8 avril, à la Fondation del Duca.

Etaient proposées 150 bouteilles issues de la production du clos des Rosières, à Arbois, dont la forme particulière sera expliquée par le Président de l’Académie du Vin de France Jean-Robert Pitte.

Elle résulte d’un procédé de fabrication ancien. La bouteille de verre était soufflée dans un moule posé dans le sol. La forme tronc-conique inverse en facilitait l’extraction. Quant au cul, il est nécessaire à la stabilité et permettait aussi de maintenir la bouteille lors d’une remise au four pour façonner le goulot. La bouteille de vin jaune, aux épaules carrées , est une »anglaise-clavelin » dite aussi « maillet ». Les anglais appréciaient cette forme propice à la décantation.

Ce clos de 47 ares a été acquis par Louis Pasteur vers 1880. Il a été complètement replanté après le phylloxéra. On y trouve aujourd’hui tous les cépages du Jura. Les raisins sont vendangés ensemble pour une cuvée unique, un peu comme le vin du clos de Clamart pour ceux qui connaissent.

Le vin n’est pas commercialisé, les bouteilles (millésimes 1959, 76, 81,83,86, 90, 85 et 2011, chacune signé par un « parrain » ou une « marraine »(*) étaient proposées contre un don, visant à soutenir un programme de recherche contre les maladies de la vigne.

(*)Parmi lesquels Bernard Pivot, Audrey Tautou, Guy Savoy, Stéphane Berm et bien d’autres…
Plus d’information sur cette opératioon dans cette video

La famille Boisset, grande famille du vin,  avait placé la barre très haut pour quelques bouteilles (mille euro et plus), mais la plupart ont trouvé preneur pour moins de cent. Au totam c’est 25000 euro de dons qui ont été levés, a-t-on appris.

Nous fûmes chanceux, on nous joua la première scène du « Médecin malgré lui », puis le contre-ténor Sébastien Fournier nous régala d’un air à boire Louis XIII
Amis enivrons nous du vin d’Espagne en France,
Il n’est pas bon dessus les lieux
Ici nous le buvons avec plus d’assurance
Qu’on ne boit le nectar à la table des dieux.
Ne perdons point de temps à dire tope et masse,
Laissons boire GASTON, il revient de la chasse.
Ce subtil inventeur d’un chasse nouvelle
A bien fait de se retirer.
Il a pris en courant le renard de Bruxelle
Qu’on lui donne du vin pour le désaltérer
(cet air à boire  d’Étienne Moulinié (musique 1600-1669)et Charles Bey a une histoire que l’on peut lire là)
pour une version plus complète par josée vaillancourt, voir là

taille d’hiver au clos Franquet

Ce 27 février 2015, de mémoire de vigneron on n’avait jamais vu autant de monde au Clos Franquet (une vingtaine de personnes peut-être), rassemblés autour du champenois Jean-Pierre Léguillette, pour la taille d’hiver.

tailleurs2Parmi eux, on pouvait apercevoir Miss Nicole,

miss2     ainsi que Dame Gisèle, sécateur en main, fidèles au poste,

tailleurstandis que Dame Mireille, requinquée par un séjour roboratif à l’hôpital Percy, jouait les cantinières.

mireillePar chance, il faisait beau. On se pressait à la taille, au ramassage et au broyage des sarments. On s’est remémoré les préceptes du maître pour une taille efficace.
Et l’on ne ménagea pas sa peine, car il y avait fort à faire.

vieuxpulverisateurtransfert du pulverisateur historique

La municipalité, fidèle protectrice du Clos, représentée par Dame Christine, n’avait pas manqué ce rendez-vous hivernal.

ediletGMMais pourquoi tant de monde, s’étonnera-t-on ? S’était-on donné le mot ?
Le bruit avait-il couru qu’une bourriche d’huîtres allait être apportée par Coco, le réjouissant poissonnier bien connu des habitués des marchés de Clamart ?

JPLsertaboireQue Jean-Pierre Léguillette ferait couler à flot le champagne de Charly/Marne ?

Ou n’est-ce pas plutôt l’esprit de camaraderie, qui fit qu’au sortir de l’hiver tous voulaient retrouver la chaleur de l’amitié ?

NB : La rédaction remercie Philippe Duval pour ses photos

Les trente ans du Musée du Vin

Décidément il y a toujours un anniversaire chez ces gens-là ! L’an dernier le Conseil des Echansons de France fêtait ses 60 ans, cette année c’est le Musée du Vin, son joyau, qui fête ses trente. carton    C’était le 25 janvier 2015. Un vent de poésie soufflait. Dès le matin, lors de la messe de la Saint-Vincent, le Père Xavier, curé de Sainte-Colette des Buttes Chaumont et aumônier du Conseil des Echansons, en était de son acrostiche.

perexavierleyMaître du Ciel et des saisons,
Unis, dans la fraternité, les Echansons.
Seigneur, bénis nos vignes, du Gaillac et du monde, et bénis nos maisons.
Et en l’an de grâce 2015,
Enrichis tous les hommes dans leur art de vivre ensemble,
Durablement,  pour la joie et la paix de leurs cœurs,
Unissant le travail et le repos, la famille et les amis, la vigne, le vin et la table.
Visite-nous, chaque jour, avec ton art d’aimer et de te donner,
Invisible, loin de l’œil, mais près du cœur,
Nourris-nous aussi, par ton Eucharistie, de ta réelle présence en ce pain et ce vin nouveau.

Son homélie, improbablement basée sur les notes de dégustation de 3 vins, réjouit l’auditoire, au moins celui des Echansons de France venus chanter.

Ainsi du Château Le Manceau (2012 Blaye, côtes de Bordeaux)…qui vieillit très bien avec du fruit et de la souplesse,
« Celui qui en boira se souviendra qu’il est fait pour porter du fruit et donner de la souplesse à sa vie pour mieux aimer les autres« .
Et du Château Villars Fronsac 1989, Grand vin de Bordeaux, fait de raisins cueillis à pleine maturité où l’on retrouve des arômes de fruits très mûrs avec une très grande densité en bouche et une structure marquée par des tanins soyeux.
« Celui qui en boira se rappellera que toute vie est faite pour atteindre une maturité que seule la fin de notre vie nous permettra de découvrir ; lors de notre rencontre finale avec le Seigneur. « 
Enfin du Domaine des Hospices Civils de Lyon, Beaujolais- Villages Nouveau 2014, produit sur un domaine constitué par legs successifs, dont les revenus sont affectés à l’amélioration des conditions d’accueil des malades. Ce vin sait séduire par sa souplesse, son charme et sa complicité aromatique de fruits rouges.
« Voici un vin qui peut inviter les générations plus jeunes à accompagner avec gentillesse les anciens, les plus vieux qui sont malades ou âgés. La souplesse de ce vin exprime pour nous une attention particulière pour ceux qui souffrent. Notre charme et notre complicité leur fera découvrir autre chose que leur mal à soigner. Ici encore de beaux fruits pour de bons moments de partage. »

Plus tard, lors du Chapitre, c’est l’ami Jean-Jacques qui eut ces mots en intronisant une nouvelle Echansonne :

Voici que parait devant nous à l’instant
Une femme charmante aux multiples talents,
Dont celui, non des moindres, d’avoir épousé
Un de nos Échansons aux belles qualités.
Fille de Bourguignon, des attaches en Touraine,
Un passage obligé au lycée La Fontaine ;
Elle y fut distinguée en classe de philo,
Non pour avoir brillé par de fumeux propos,
Mais pour son gout marqué pour les arts ménagers
Qui lui valut un prix amplement mérité.
Puis prof elle devint, toute sa vie durant,
Passionnée qu’elle était par les petits enfants.
Retraitée aujourd’hui, bienheureuse grand-mère,
Faisant des petits plats pour réjouir le grand-père,
Chantal aime le vin et surtout le Champagne
Qui fait briller les yeux de nos belles compagnes.
Elle voyage beaucoup dans des pays lointains
Et le reste du temps cultive son jardin.
Le raisin qui y pousse est porté au pressoir
Où l’on fait, à Clamart , un vin si doux à boire.
Mais elle chante aussi, tout comme la cigale,
Rehaussant de sa voix notre belle chorale.
Cher Grand Maître, il est temps, j’ose le proclamer
D’admettre que Chantal doit être intronisée.

muse du vin 2015 073Le Souffle de Bacchus était là, avec de nouveaux chants, comme « Buvons bien nous buvons guère« , « le vin le cidre et la clairette » ou encore « c’est en passant de Paris La Rochelle (aimons le vin)« .

anniv muse du vin 001Et le banquet fut grand, animé par le groupe polonais Dzwon (ce qui veut dire en polonais : la cloche)

dzwon1dzwon

et arrosé de vins de Chateauneuf-du-Pape (la Gardine) et de Lirac (Saint-Roch) choisis par le Grand Pipetier Monique ; très en verve, plutôt que de se lancer dans l’énumération fastidieuse des treize cépages de Chateauneuf, elle raconta l’histoire de l’arrêté anti-ovnis qui y fut pris en 1954 et qui fit le tour du monde.

arrete-ovn(Ceci nous rappelle le cas du village de Morogues, sur le terroir de Menetou-Salon, où un Conseil Municipal Extraordinaire avait décidé en 1907 que l’alcoolisme n’existant pas à Morogues, il convenait de fixer à 20 mètres (sic) l’éloignement minimum d’un débit de boisson des lieux protégés par la loi du 17 juillet 1880 !)