summerwine

Voici l’été, et la fête de la musique, deux raisons de célébrer ce « summer wine », grand succès des années 60, composé par Lee Hazlewood et chanté (avec lui) par Nancy Sinatra, par U2, etc. plus récemment par Ville Valo et Natalia Avelon, et par Marie Laforêt dans sa version française (le vin de l’été) ? C’est un bien curieux breuvage…

revoyons les sur youtube

I walked in town on silver spurs that jingled to
A song that I had only sing to just a few
She saw my silver spurs and said let’s pass some time
And I will give to you…summer wine
Oh..oh..oh…summer wine

Strawberries, cherries and an angel kissing spring
My summer wine is really made from all these things
Take off your silver spurs and help me pass the time
And I will give to you…summer wine
Oh…summer wine

My eyes grew heavy and my lips they could not speak
I tried to get up but I couldn’t find my feet
She reassured me with the unfamiliar line
And then she gave to me…more summer wine
Woh..woh..oh…summer wine

Strawberries, cherries and an angel kissing spring
My summer wine is really made from all these things
Take off your silver spurs and help me pass the time
And I will give to you…summer wine
Mm…summer wine

When I woke up, the sun was shining in my eyes
My silver spurs were gone, my head felt twice its size
She took my silver spurs, a dollar and a dime
And left me craving for…more summer wine
Oh..oh..summer wine

Strawberries, cherries and an angel kissing spring
My summer wine is really made from all these things
Take off those silver spurs, help me pass the time
And I will give to you my summer wine
Oh…oh…summer wine

Le vin de l’été

{Elle:}
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été

{Lui:}
Je suis venu d'une autre ville, en étranger,
Portant une bourse d'argent à mon gilet

{Elle:}
Le bel étranger sur ta route, moi je vais
Te faire goûter le vin de l'été
Oh oh de l'été
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été,
Enlève ton gilet et ta bourse dorée
Et viens goûter le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Lui:}
Mais le lendemain quand j'ai voulu me lever,
Le sol roulait comme un bateau dessous mes pieds

{Elle:}
Tu as trop bu ou pas assez, reviens, je vais
Te redonner le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Lui:}
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été

{Elle:}
Enlève ton gilet et ta bourse dorée
Et viens goûter le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Lui:}
A mon réveil le soleil me brûlait les yeux,
Le vin cognait comme un fou dans ma tête en feu

{Elle:}
Et moi j'étais partie et sa bourse dorée
Évanouie dans le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Ensemble:}
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été

{Elle:}
Enlève ton gilet et ta bourse dorée...

vin en peinture

On se souvient d’être resté sur notre faim lors d’une conférence récente. Rien de tel qu’une petite explo sur le net pour traiter un tel sujet. Bonne pioche ! Voir par exemple la galerie présentée sur le site de vivre sans alcool. En voici quelques uns, classiques ou récents, glanés ici et là.

 jeunefilleauverrevermeer

la jeune fille au verre, de Vermeer

la bacchanale du Titien

 bacchuscaravage

Bacchus de Caravaggio

 buveursvelasquez

les buveurs de velasquez

le roi boit de Jordaens

quelques oeuvres vues à l’expo Corinth au Md’O

corinthchampagne

(autoportrait au champagne)

corinthbacchants

bacchants et bacchanales

corinthbacchanale

isislacombe

isis de georges lacombe (pas de la peinture, mais bien du rouge qui tache !)

vive le vin de Stephan Beauvais

vinetpeinture

??? (vendu sur e-bay !)

et pour finir, une tête connue des amis du clos, non ?

lebuveur-amendola.1213861000.jpg

Symposium des vins d’Ile de France

Tous les deux ans les vignerons franciliens se réunissent, sous l’égide de l’association Cocorico , en Symposium , pour échanger et réfléchir à l’avenir. Cette année, ce symposium (le onzième), avait lieu à Montmartre, dans le très beau gymnase Ronsard à l’architecture eiffelienne.

symposium

Le programme était chargé. Conférences le matin, élection de la reine des vignes et défilé l’après-midi, repas arrosés avec l’aimable concours de la prévention routière qui prodiguait ses conseils et distribuait des alcootests, diner de gala où furent annoncés les résultats du Concours des Vins d’Ile de France…

On retiendra surtout des conférences de MM. Joël Rochard (de l’Institut Francais de la Vigne et du Vin ) et Chris Foss (du Plumpton College , East Sussex) que le réchauffement est bien en marche, et qu’il a pour effet la montée de la vigne vers le Nord.

Voila t’il pas qu’elle retrouve des contrées accueilantes en Angleterre où, nous a-t-on dit, elle florissait au Moyen age au temps des Normands et des monastères ? Las, le mariage d’Henri II d’Angleterre avec Alienor d’Aquitaine qui apportait dans sa corbeille les crus de Bordeaux, au XIIeme siècle, puis les démêlés d’Henri VIII avec Rome au XVIeme siecle mettant à mal les monasteres producteurs de vin, le petit âge de glace qui sévit ensuite jusqu’au milieu du XIXeme, enfin un fléau terrible,l’oidum, eurent raison du vignoble qui disparut presque complètement.

Mais les temps changent et le professeur Selley, de l’Imperial College (cité par Chris Foss), voit l’avenir en rose :

cartevinsangleterre
Ceci dit ce n’est pas encore fait : 1000 hectares seraient plantées aujourd’hui.

Un autre effet du réchauffement, outre l’avance de la date des vendanges, est la probable nécessité de revoir à terme l’encépagement des terroirs, beaucoup de variétés ne s’épanouissant que dans des climats très spécifiques. Si l’année caniculaire 2003 devait être une année normale aux alentours de 2050, voire presque fraiche vers 2080 , faudra-t-il planter du syrah à Bordeaux ?

michelausympo

On reste glacé d’effroi devant ces perspectives.

André Roussard, qui tient une galerie de tableaux rue du Mont-Cenis, rappella l’histoire de la vigne à Montmartre.

On apprit ainsi que c’est lorsque le « maquis » du nord de la butte fut rasé dans les années trente, que l’emplacement échappa à un destin immobilier pour laisser la place à la vigne, grâce à la Commune Libre et à la République de Montmartre emmenés par le peintre Francisque Poulbot, et que des pieds de vigne envoyés de toute la France y furent plantés (aujourd’hui l’essentiel est planté en gamay et pinot noir).

Quant aux oeuvres d’art, il n’y en aurait guère de très connues qui soient consacrés à la vigne et au vin, la peinture hollandaise mise à part. On pense en effet à Vermeer (la jeune fille au verre de vin…) ou à Frans Van Mieris le vieux (scène de taverne), mais nous restons sur notre faim.

Heureusement vint l’excellent déjeuner animé par le « crooner » Jean-Jacques Delaunay , puis vint l’heure de l’élection de la reine.

reinesdunjoureventail

laquelle auront choisi les juges?

C’est Montmartre qui l’emporta.

Puis vint le défilé, où l’on put voir les vignerons de Clamart parmi vingt autres confréries.

clamartàmtmartre

Nous n’étions pas au dîner de gala ni au pique-nique guinguette du dimanche, mais on nous en a dit grand bien.

Pour conclure, donnons les résultats du concours des vins décernés par le jury présidé par Philippe Faure-Brac (meilleur sommelier du monde 1992, rappelons-le).

En blanc 2006 :

Or : Pressoir Auversois d’Auvers/Oise; Argent : Clos St-Vincent de Noisy-le-Grand ; Bronze : Compagnons d’Irminon de Combs-la-Ville

En blanc 2007 :

Or : non décerné ; Argent : Enclos St-Maur de St-Maur des Fossés ; Bronze : Clos St-Vincent de Noisy-le-Grand

En rouge 2006 :

Or : non décerné ; Argent : non décerné ; Bronze : Clos Bréon de Coubron

En rouge 2007 :

Or : non décerné ; Argent : non décerné ; Bronze : Clos Bréon de Coubron

Prix du jury : Clos des Collines de Gagny (pour son rosé)

Sic transit gloria mundi… En 2004 Clamart avait le Bronze pour son blanc, ce temps n’est plus.

Par Franquet, au travail vignerons !

mont valerien

La vigne prospère depuis des lustres sur les pentes du Mont Valérien, qui domine la Seine à l’ouest de Paris : un hectare planté à Suresnes en témoigne.

Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle prospère aussi au sommet du Mont, dans l’enceinte du fort de Mont Valérien. Avec quelques amis du Clos, répondant à l’invitation du Colonel Bodin rencontré lors des voeux du maire de Suresnes, nous sommes allés y voir de plus près.

Après avoir longé avec émotion le cimetière américain et le mémorial de la France Combattante, nous avons pris le chemin du fort où, après le contrôle des identités, un motard nous a escorté jusqu’au restaurant où le maitre d’hôtel Isidore nous attendait avec un apéritif.

tueslancienred.1212503171.jpg

M. Bouquillon, conservateur honoraire du musée des transmissions, l’a ensuite fait visiter. On a ainsi pu notamment constater l’évolution considérable depuis le télégraphe de Chappe jusqu’aux systèmes TSF , avec le morse et l’alphabet CCITT n°2, sans oublier les pigeons voyageurs et les chiens messagers.

lenseigne

Nous avons ensuite pu apprécié la magnifique vue sur Paris et le Sud-Ouest de la Région parisienne depuis l’esplanade, où trône le canon marin « la Valérie » capable d’envoyer une charge de cent kilos à 10 km.

vuedumont

Finalement, nous sommes allés à la vigne, plantée il y a deux ou trois ans au-dessus de la chapelle souterraine. Nous avons dénombré 17 pieds (apparemment du chasselas).

lavignedumont

Rebroussant chemin, la balade s’est terminée « au père lapin » ,

auperelapin

enseignauperelapain

sympathique guinguette suresnoise à l’étonnant mobilier (venu des Adirondack ?)

tablauperelapin

et où la vigne pousse aussi (mais il faut bien chercher).

vignauperelapin

Buvons ! par Bréon

Ce pourrait bien être la devise de la Confrérie des Compagnons du Clos de Bréon à Coubron (93), si l’on en juge par la reproduction diffusée lors de son dernier chapitre :

buvons

Mais qui est donc ce Bréon ?

Le fondateur peut-être du village de Coubron. Au Vème millénaire avant J.C., des colons (danubiens ?) s’y seraient installés et lui auraient donné le nom de Curtis Bréonis , la terre ou domaine de Bréon (dont le nom d’origine germanique signifierait large ou fort).

D’autres prétendent que ce serait un romain nommé Bréonus, qui cultivait des vignes, et s’installa à Coubron pour en planter.

Difficile de trancher. Toujours est-il que cette injonction ne tombait pas dans l’oreille de sourds ce dimanche 18 mai lors du onzième chapitre de cette sympathique confrérie.

Car il y avait là, venus de toute l’Ile de France, des représentants des coteaux briards de Coulommiers, du petit vin blanc de Nogent, de Joinville-le-Pont, de la pomme de Villiers sur Morin, des 3 grappes de villiers sur Marne, des collines de Gagny, et bien sûr du Clos de Clamart ; et aussi de Saint Romain en Bordelais, de la Marmite d’Or de Tours, du Cep de la pointe du Médoc… et, pour finir en apothéose, les compagnons du boitchu de la saucisse de Montbéliard, en chair et en (ou sans, c’est selon) os…

Tous gens à ne pas dédaigner de lever le coude.

On a ainsi pu faire connaissance du grand-maître René Chemouni et de ses confrères, découvrir les deux vins du clos de Bréon : le blanc (sauvignon), et le rouge (assemblage de pinot noir et meunier),

bouteillebreon

défiler en musique derrière le petit triporteur

triporteurzoom

triporteur

filmcoubron

et guincher avec DJ Patrice au cours du déjeuner dansant. A bientôt Coubron !

Un jour à la Bourse

Débarrassé, depuis maintenant des lustres, des hommes d’argent, le palais Brongniart accueillait ce samedi 17 mai, des affairistes d’un tout autre genre : des gens de vin, producteurs et amateurs, venus en nombre à l’appel de la Revue du Vin de France.

Des grands vins en nombre, comme Carbonieux, Fieuzal, La Tour Blanche… mais aussi des espoirs et des jeunes pousses. L’occasion de déguster donc des vins peu accessibles et de faire des découvertes.

Parmi celles-ci l’étonnant Brumont (dans la catégorie « à voir sur place »),

brumont

implanté à Bouscassé en Gascogne, dont nous avons adoré les cuvées tardives comme le brumaire 2005, aux aromes de crème de marrons et de pruneau confit, et le pacherenc de vic-bilh sec du chateau montus.

Citons aussi le domaine Renouard et ses « Scamandre », à Vauvert près de Nîmes, création récente de passionnés du vin de Châtillon sous Bagneux, qui ont tout lâché pour se lancer dans cette grande aventure…

nadinerell.1211065813.jpg

nadine et erell renouard

Les bourguignons étaient là et bien là, avec une exposition originale de cornues recelant les constituants des arômes, que chacun pouvait humer. Douze étaient présentés : de la vanille aux fruits secs, rouges ou confits, en passant par le cuir, la torréfaction, les épices, le beurre, les agrumes, les sous-bois, les fleurs blanches…

sousbois

fruitsec

fruitrouge

fruitconfit

epices

fleursblanches

cuir

beurre

agrumes

torréfaction

vanille

Un arôme manque à l’appel. Cet amateur a-t-il su le trouver ?

mystère

On pouvait aussi se faire dédicacer son livre « terres de vignes », qui présente les vignobles vus d’en haut, par Mathilde Hulot,

terredevigne

ou encore son « livre de cave » par Bernard Burtschy

BBenpleinaction

(ici en pleine action, dans un autre contexte bien sûr).

Le dernier mot sera pour ARTCURIAL, maison de ventes aux enchères basée à l’ex-hôtel Dassaut au Rond-Point des Champs Elysées, qui faisait déguster des merveilles anciennes, comme ce Pavillon Rouge 1982 qui nous poursuit encore.

Ah qu’il est bon qu’il est donc bon…

…le vin que l’on boit dans votre maison !

Vive ce vin ce vin divin

Ce breuvage fin qui nous met tous en train…

Y a-t-il encore des amateurs qui connaissent cette chanson à boire ?

Le bon clos tire un grand coup de chapeau à Catherine Chevalier et ses acolytes pour l’avoir exhumée de Giroflé Girofla, l’opérette de Charles Lecocq (1874). C’est en effet un des airs repris dans « l’auberge des bouffards », leur création qui vient d’être reprise au théâtre Gérard Philippe de Saint-Cyr l’Ecole, sous l’égide du Lions Club de Noisy le Roi – Bailly.

La voici !

La Cambuse

Amis du Clos et amateurs de sauvignon, retenez bien ce nom : la Cambuse.

C’est un village du Loir-et-Cher, du côté de Selles sur Cher.

Outre pommes de terre, asperges et noix, on y trouve un étonnant sauvignon, vin de table (vendu en vrac uniquement) sans prétention qui certes, n’a pas le corps d’un Sancerre, mais qui est goûteux et gouleyant : voila un vrai vin de soif pour ces temps caniculaires. Avec un prix à rendre le sourire aux bourses asséchées par la crise alimentaire.

Amis du Clos, courez y donc. On le trouve sans difficulté, entre Châtillon-sur-Cher et Méhers, près de l’autoroute « à côté du rond-point ».

Le service est professionnel avec Nicolas.

nicolas

Et il y a des clients qui en redemandent !

gérard

Profitons aussi de cette escapade pour nous remémorer la chanson du berrichon Hugues Lapaire

LE SAUVIGNON *

Hugues LAPAIRE 1926 ( chanson berriaude )

J’dounn’rais l’bordeaux vou l’bourguignon
Et tous vos sacrés vins d’champagne
Pour un p’tit fût de c’sauvignon
Qui dore l’cotiau d’nout’ campagne

Il est v’louteux, il est blondin
C’est du p’tit vin, franch’ment nature…
Si ben qu’avant la Saint Martin
J’mettrons l’gosier sous la champ’lure

Si j’on laissé d’anprès les pieds
Queuqu’s grign’s, c’est pour souler les grives !
Faut-y pas qu’all’ chantint, arié ?
Allons ! faut-y pas qu’tout l’mond’ vive ?

C’t’anné’, j’ons d’ qoué vous fé chanter !
Ohé ! Ohé ! Queu z’entounailles !
A c’ t’ heur’ j’ vous pouvouer les douter
Nos fill’s ! pressons les accordailles !

Dressons l’couvert , fasons festin !
Babet, cours tirer des chopines !
Ohé ! Ohé ! Jusqu’au matin,
J’en cont’rons d’gris’s à nos voisines !

Beuvons tertous à nos amours,
Aux gent’s drolliér’s et aux pu dignes !
Beuvons ! la vi’ dur’pas toujours…
Il est si clair el vin d’nout vigne !

Et merci d’avance à celui ou celle qui pourrait nous faire passer la partition !

* chanson trouvée sur vignobletiquette.com , un site magique dont nous reparlerons !

la vigne en jeu

Il fallait que quelqu’un le fasse. C’est fait : la vigne est mise en jeu !

Son auteur est Gilles Bourjade, que son parcours atypique (acteur avant d’être exploitant viticole) prédisposait sans doute à cette initiative.

bourjade et sonjeu

Vign’enjeu se présente comme une sorte de monopoly circulaire

vign'enjeu

où chaque joueur doit faire avec la météo, les aléas de toute sorte pour mener à bien les travaux viticoles jusqu’à la vendange. (Faire du vin, ce sera pour un autre jeu).

articledepresse

Nous en reparlerons, après y avoir joué !