Le roman de Fauvel, qui date du début du 14ème siècle (dans les années 1310), conte l’histoire d’un cheval, symbole de fausseté, qui s’approprie la maison de son maître et que tous viennent « torchier ». Cette oeuvre satirique admoneste l’Eglise et le pouvoir politique. C’est un long poème de plus de 3000 vers largement mis en musique (on peut télécharger la version commentée d’Arthur Langfors là.
Le manuscrit 146 conservé à la Bibliothèque Nationale recèle un étonnant « explicit » (déclaration du scribe en fin d’ouvrage) dont les derniers mots sont : J’ai sef, il est temps que je boive, suivi de portées musicales aux paroles sans ambigüité.
Voici encore une chanson du manuscrit de Bayeux, qualifiée de chanson normande du 16ème siècle dans le dictionnair de l’ancien français Godefroy. Nous n’en avons pas trouvé de version chantée ni même instrumentale. Y a plus qu’à !
Bevons fort jusqu’au bord /Bevons, bevons, bevons bien !
Nos voisines, nos cousines, nos maris n’en sauront rien.
L’autre jour trois femmelettes Au marché vendirent lin.
Pour mieux faire les goguettes Allèrent boire du vin.
Pot à pot, lot à lot, chacune manda le sien.
Là buvaient, là rifflaient* Au curé et au doyen.
Nos pères burent bien Et vidèrent les pots
Mais si nous valons rien, Nous viderons les notres.
Et nous y avons fait bien sûr de belles rencontres, comme le château Lafitte ( Jurançon) où l’on fait un étonnant vin naturel (sans sulfite ajouté) baptisé Argile (100% petit manseng) car élevé en amphore et mis en bouteille de céramique.
Ou encore ce domaine d’Eouve (chêne vert en provençal) de la famille Ramalla, situé à La Motte dans le Var.
Et bien d’autres encore : Le salon compte 70 exposants et espère accueillir cette année 10 000 visiteurs dans la belle structure métallique du carreau du Temple à deux pas de la place de la République. Promettons-lui un bel avenir.
C’est un grand portraitiste, dont on peut admirer les oeuvres ces temps-ci au Musée du Luxembourg, un grand compositeur de natures mortes aussi.
On en rapporte ce petit bijou offert en cadeau de fiançailles à sa promise Victoria 7 ans avant que l’union soit effective.
Voici des fruits, des fleurs… et un verre de vin
Voici maintenant deux détails d’un grand et célèbre tableau, saura-t-on le reconnaitre ? (déjà publié au bon clos)Le pauvre Silène est bien ivre sur son âne dans le jardin du Luxembourg voisin.
Nous parlions récemment de ce manuscrit dit de Bayeux à propos de la chanson gentils galants. Il en comporte plus de cent, qui furent rassemblées au début du 16ème siècle pour le prince Charles de Bourbon, apprend-on. Sans mention d’auteur, certaines seraient d’Olivier Basselin.
Quelques unes nous intéressent bigrement. Ainsi buvons ma commère, mais aussi bon vin je ne te puis laisser et buvons fort jusqu’au bort.
Bevons ma commère , le chant 15 du manuscrit, est d’auteur inconnu ; il évoque le dit des trois dames de Paris qui vont au cabaret et s’enivrent jusqu’à plus soif dont nous avons déjà parlé,et dont on peut trouver une relation détaillée sur le blog monparismédiéval.
Voici la transcription de la chanson (paroles et musique), par M.Théodore Gerold en 1921On le voit, on reste un peu sur sa faim, il devait y avoir bien plus de couplets si l’on se réfère à l’histoire des trois dames, qui finissent dévêtues dans le caniveau…
Bevons ma commère, nous ne buvons point….
Ilz estoient trois dames d’acord et d’apoint, Disant l’ung à I’aultre Nous ne bevons point,
Il y vint ung rustre tout en beau pourpoint, Pour servir les dames tres bien et à point.
Se dirent les dames: « Vecy bien à point; Faison bonne chere, ne nous faignons point.
Le mignon commence, il ne tarda point. De servir s’avance tout â leur bon point.
De chanter s’avance en doulx contrepoint, Et en grant plaisance vint fraper au point. . Des maris doubtance nous n’en avons point. D’eux n’airons grevance, car ils n’y sont point.
voici d’autres paroles (rapportées par Achille Millien – Chants et chansons populaires, vol. III page 34 – 1910) Nos homm’ sont aux vignes, Qui, qui, qui, qui, qui, Nos homm’ sont aux vignes, Qui travaillent bien... Boivent la piquette, Et nous, nous, nous, nous, nous, Boivent la piquette, Et nous le bon vin.
Bon vin, je ne te puis laisser, je t’ai m’amour donnée, Anne (enne) hauvoy !
Souvent m’a fait la soif passer, bon vin je ne puis te laisser, ni soir ni matine…
Tu es plaisant à l’emboucher, j’aime tant ta vinée…
Je prends plaisir à te verser … tout au long de l’année.
Sous la table m’a fait coucher, maintes fois cette année..
Et si m’a fait dormir, ronfler … toute nuit à nuitée.
Et ma robe à deux dés jouer, chanter mainte journée…
A la maison d’un tavernier, passer ma destinée…
Ca se comprend assez bien. hauvoy ! est une exclamation où d’aucuns reconnaissent l’évoé ou évohé des bacchantes. et Anne ou Enne une « particule affirmative » (godefroy) signifiant certes, par ma foi….
Le groupe la Maurache en a fait un enregistrement en 1993, disponible sur deezer
On savait la Slovénie le pays des ours (dont quelques uns ont été implantés dans les Pyrénées dans les années 90), c’est aussi celui du miel ce qui « fait sens » comme on dit. Et l’apiculture moderne doit beaucoup aux slovènes Anton Janscha, fondateur en 1770 de la première école d’apiculture à Vienne, Anton Humel et Peter Pavel Glavar.
Janscha est à l’origine de ces ‘impressionnants ruchers regroupant une centaine de ruches dont les parois frontales sont peintes de scènes religieuses ou profanes.
Mais ci-dessous c’est avec un visiteur que la femme trinque …
le mari, en cage, réclame à boire lui aussi !
Voici une scène de vendangesEt deux gars qui passent du bon temps pendant que l’alambic chauffe !On en verra bien d ‘autres en consultant le livre de Claude Rivals « l’art et l’abeille » (1980, les provinciades),
comme ces musiciens à la noce
ou encore cette représentation des noces de Cana avec les six jarres de pierre où l’eau fut changée en vin.
C’est au restaurant le Sèvres, au pied de la rue piétonne, que les amis du Clos de Clamart se sont réunis jeudi 17 novembre pour découvrir le beaujolais nouveau cuvée 2016.
D’aucuns l’ont trouvé friand et fruité, avec juste ce qu’il faut d’acidité. Qu’en pense l’ami Louis ? Il dit oui !
Mais un pull blanc, est-ce bien prudent ?
Le repas fut bourguignon. Bernard à l’accordéon
fit chanter et danser le country et le charleston… Et notre amie Nicole Olmeta s’est fendue du brillant poème que voici
Eh, oui ! me revoilà ! C’est moi !! Le Bon Dieu ne veut pas de moi… Malgré l’âge qui me permet D’espérer un siège … au sommet, On ne veut pas de moi, là-haut ! Leur serais-je donc un fardeau ??
Alors, voilà, j’ai décidé Tout récemment, de profiter Du sursis qui m’est accordé En retenant les bons moments (De préférence, distrayants) Qui arrivent à ma portée !! Et ce soir, je suis parmi vous, Fidélisant le rendez-vous Que, chaque année, nous respectons Chez tous les amis vignerons !
JE VIENS FÊTER LE « BEAUJOLAIS » !!!
Oh ! Modérément, je l’ai fait Au cours de la dégustation Pendant le repas bourguignon .
Mon Dieu, que ce divin flacon, (Avec un air d’accordéon …) Fasse perdurer, entre nous, Ce qu’ensemble, nous ressentons, Lorsque nous nous réunissons Et qui nous lie, par dessus tout, Depuis déjà 29 années C’est notre PROFONDE AMITIÉ.
Dans ces moments ensoleillés, Nos verres sont empanachés Par ce Beaujolais lumineux , Testé par des gens scrupuleux, Et nous passons une soirée Que nul ne pourrait oublier Puisque nous chantons les bienfaits, Tous les ans, de ce Beaujolais, Y mêlant quelques chants de gloire Bien accrochés dans nos mémoires, Créés par notre ami CHERRIER, Auteur de grande qualité !
Je n’ai plus rien à ajouter … Que bien finir cette soirée !!
À tous, je dis : « A la 30 ème » !! Peut-être, ferai-je un poème Qui Chantera le Beaujolais ?? … Sûr, c’est là mon plus vif souhait !
C’est à une course dans les vignes de La Londe-les-Maures que coureurs et marcheurs étaient conviés samedi 12 novembre dernier, pour la troisième année.
Plus de sept cents se sont présentés, sous un soleil radieux. Départ et arrivée à la cave coopérative.
Trois distances étaient proposées : 5, 11 et 21 km, dans le cadre superbe des vignobles du cru.
A l’arrivée un buffet bien garni attendait les sportifs qui ont pu ainsi apprécier les savoureux vins du pays accompagnés des incontournables anchoiades et olivades.
Voici les trois nominés par le petit jury informel du bon clos : en rouge la cuvée saint-honorat du chateau les mesclances, et l’amplitude de la cave des vignerons londais ; en rosé, rocher des croix du pas du cerf.
On trouvera plus d’info sur la course là. Merci amis de La Londe !
Voici une chanson à boire découverte dans le coffret l’Europe musicale de la Renaissance,
de Jérôme Lejeune,et attribuée à Bénédictus Appenzeller (1480?-1558?). Elle est interprétée par la Capilla Flamenca. On peut trouver des versions instrumentales en ligne, qui l’attribuent qui à Hans Newsidler 1544, qui à Jean Richafort (1480-1547). Las! gentils gallans figure déjà dans le manuscrit de Bayeux, chansonnier établi au début du 16ème siècle pour Charles III de Bourbon, mais dont les chansons sont antérieures bien sûr.
Nous reviendrons sur le manuscrit de Bayeux, où il y a quelques pépites…
Et puisque nous avons parlé de Jean Richafort, voici deux interprétations par les Renaissance Men et le Huelgas Ensemble de Tru tru trut avant ! (on peut trouver une partition sur cpdl.org)
Tru, tru, trut avant ! Il faut boire (bis) Car après que serons morts, Nous n’aurons plus que les os, Avec deux aunes de toile. Tru, tru, trut avant ! Il faut boire…