au petit bouchon

Ce tableau, qui conjugue quotidien et abstraction,

tableaubouchon

découvert dans un restaurant de Saint-Flour

deavantchezgenevieveastflour

 

nous donne l’occasion de donner un grand coup de chapeau à cet établissement, où l’on peut se délecter d’une simple « galette de pied de cochon » comme d’une « rouelle de tripoux aux lentilles blondes de la Planeze façon Jean-Michel Cornut« , arrosés de vins du cru.

Voila une valeur sûre, à mettre sur les feuilles de route des amis du Clos.

(Chez Genevieve, au petit bouchon, 25 rue des lacs, St-Flour ville haute)

chezgenevieve

Chez le grand-maître

Notre ami Michel, grand-maître de la Confrérie du Clos de Clamart,

GMMichel

nous a ouvert ses portes et donné l’occasion de poursuivre notre tournée des chaumières de France et autres jardins secrets.

vignerons

D’emblée le ton est donné, avec cette pâte à sel aux couleurs de la cité australoséquanaise

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L’accueil est sympathique, digne d’un disciple de Bacchus.

lagoutte

paniere carafes

tradition gauloise oblige, voici un coq sur qui compter

coq

Inutile d’attraper un torticolis en regardant ce tableau à l’envers, ce n’est pas un Arcimboldo.

grappes

Quoique, en regardant bien ?

Ici, on boit du vin d’Ile de France…

boutsuresnes

sur une nappe de circonstance…

michelbouteille

dont il faut admirer tous les détails

brocdetailcep.1266573146.jpgchope

 

verreplateaupressoir

déjà l’heure de partir ?

pendule

A bientôt !

au grand palais

Deux mille ans après le miracle de la transformation de l’eau en vin (on trouvera à ce sujet un joli poème découvert dans l’Almanach de la table et du Vin de 1885), voici qu’un magicien suisse (Markus Raetz) a réalisé celui de la transformation de la bouteille en verre (et réciproquement).

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On trouvera une saisissante video.

C’est au Grand Palais à Paris que ça se passe (parmi bien d’autres étonnantes attractions) jusqu’au 6 juillet, à l’exposition « Attention une image peut en cacher une autre ».

Amis du clos, courez-y !

au petit palais

En face du Grand Palais, entre la Seine et les Champs-Elysées, le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, abrite bien des merveilles dans ses collections, ouvertes sans frais au public. En voici quelques unes que nous y avons dénichées, au cours d’une visite rapide..

cette « fiancée » en « conversation galante »? de Gérard Ter Borch, vers 1652, qui influença dit-on Vermeer de Delft

fiancée

boira-t-elle le verre qui lui est tendu ?

chantinterrompu

Et celle-ci, au chant interrompu, peinte par Frans Van Mieris vers 1671, se laissera-t-elle tenter ?

Voici aussi le repas d’artistes, de Gonzales Coques (vers 1660) peintre anversois dit aussi »le petit Van Dyck »

repasdesartistes

De la même époque daterait ce Bacchus en bronze doré (d’après Michel Augnier, ou Anguierre ?)

bacchusboit

A la tienne mon gars !

On trouve aussi ces surprenantes colonnes torses « salomoniques »où la vigne a su trouver sa place

colonnesalomoniquecolonnealoiseaudétailcolonne

Bien plus ancien est ce satyre en verre-camée tendant une grappe à Bacchus enfant (Italie, 1er siècle)

satyre

Mais tout près de nous sont cette femme au singe « hiératique et mystérieuse » de Camille Alaphilippe (1908), toute de  bronze doré et de grès émaillé

femmeausinge

qui porte une robe bien troublante

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et ces musiciennes que Maurice Denis fait jouer sous la tonnelle (1910)

cantate

qui nous émeuvent aussi..

Mais il nous faudra revenir pour admirer cette « bacchante couchée » en marbre blanc, dûe à Jean-Baptiste Clesinger (dit Auguste), en 1848, qui nous a échappé…

bacchante

Voici ce que nous en dit avec gourmandise Théophile Gautier :

« c’est le pur délire orgiaque, la Ménade échevelée qui se roule aux pieds de Bacchus, le père de liberté et de joie […] Un puissant spasme de bonheur soulève par sa contraction l’opulente poitrine de la jeune femme, et en fait jaillir les seins étincelants… »

bustebacchante

De quoi chagriner les fâcheux, comme ce jury anglais qui déplora  une imagination « pervertie, mise au service d’une sensualité de bas étage »

PS Ce vase d’Edouard Lindeneher de l’atelier d’Auteuil daterait de 1879

vaselindeneher

Pour en voir plus de cet artiste aller par exemple

Addendum (février 2015)

Cette sculpture nous avait-elle échappé ?

sculpturebachiquepetitpalais

les grappes de Séraphine

Séraphine Louis (dite « de Senlis », peintre autodidacte de compositions florales, héroïne du fim éponyme actuellement sur les écrans, était femme de ménage chez l’esthète et collectionneur allemand Wilhem Uhde, qui découvrit son talent.

On peut encore découvrir ses toiles au musée Maillol , rue de Grenelle à Paris 7eme, jusqu’au 30 mars 2009.

grappeseraphine

Cette vigne date des années 1920-21

grappesseraphine

Et celle-ci de 1930.

femme buvant

« Garde-toi d’une femme qui boit et d’une jument débridée« , dit le proverbe.

Voire.

Ce n’est pas du tout notre vision de la chose au « bon clos », où nous ne sommes ni pour ni contre, bien au contraire !
Mais que donc penser de celle-la, peinte par Solomon Nikritine en 1928 ?

femmebuvantnikritine

Nous l’avons découverte lors de l’exposition sur l’avant-garde russe qui vient de se clore au musée Maillol, rue de Grenelle.

femmebuvantvisage

C’est un vigneron qui peint…

Comment ne pas avoir en tête la rengaine de Mireille (c’est un jardinier qui boite…) en découvrant Jean Dessirier, ce vigneron qui peint…

dessirier

Il exposait quelques une de ses oeuvres ce samedi 21 mars à l’occasion d’une fête de quartier.

Nous les avons découvertes, peintes sur zinc selon une technique de son invention, avec bonheur.

Rien de surprenant dans le parcours de celui qui enfant portait le surnom de Jeannot La…pin.

Pas de gigantisme ici, mais une poésie qui évoque le monde merveilleux de l’enfance et des contes. Qu’on en juge sur son site.

baiser

 

jeunehommealacolombe

 

 

Bien sûr ce vigneron (qui a quand même récolté 135 kilos de bon raisin l’année dernière) rend son tribut à Bacchus.

bacchus

De là à dire « c’est un vigneron qui s’pinte » il y a un un abîme que nous ne franchirons pas.

jeannotspinte

Mais nous ne saurions trop lui suggérer de continuer dans cette veine bachique.

Continue à nous émerveiller, ami Jeannot !

On peut trouver tes oeuvres dans plusieurs galeries de la région parisienne (tarif préférentiel pour les amis du clos !).
Et régalons nous avec Mireille, son vieux chateau et son jardinier…

Am Weintisch

Après l’expo Picasso , voici encore une belle occasion découvrir des toiles où l’on boit !
Berlin, 1911. Emil Nolde investit ses cafés, ses cabarets, ses bars de nuit…

il a ainsi croqué ce couple « Am Weintisch » (devant un verre de vin)

verredevin

et ces « slovenes » en goguette

slovenes

Amis du clos, ne ratez pas cette superbe expo au Grand Palais. Jusqu’au 19 janvier, vite ! Et l’entrée est gratuite accompagné du tenancier du clos !

pablo et ses maîtres

Voici une exposition qui attire les foules au Grand Palais, où l’on voit comment le petit Pablo s’est inspiré des grands maîtres, pour les défier. Nous retenons bien sûr

le triomphe de Pan de Nicolas Poussin (qui est ordinairement à la London National Gallery)

triomphedepanpoussin

 

cette « famille heureuse » de Le Nain (Louvre)

lenainfamilleheureuse

et ce vivant « El bobo » qui brandit son carafon depuis bientôt 50 ans

elbobo

Entrée coupe-file pour les amis du Clos, munis de la carte Sesame bien entendu (jusqu’au 2 février).

le jubilé de la reine Margot

C’est avec plaisir que nous avons répondu à l’invitation de la galerie la reine Margot, bien connue des aficionados de ce blog, pour célébrer ses soixante-dix ans et découvrir son nouveau catalogue. Nous y fûmes ce dimanche avec la reine Catherine , à peine descendue des tréteaux.

Une fois de plus , ce fut l’éblouissement.

Bacchus et un satyre (morceau de sarcophage) datant tous deux des années 200 de l’Empire Romain, nous attendaient,

bacchusalagrappe

 

 

sarco

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici Eros, appuyé à un pied de vigne

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Pancika et Hariti, la grappe de raisin à la main, venus du Gandhara

couplegandhara

 

 

 

Le clou était sans doute cette mosaïque des vendanges, venue du Proche Orient (de Jordanie croit-on), 5eme-6eme siècle

 

 

mosavendanges

 

et ce cratère datant du 3eme siècle avant JC venu de Gnathia (Grande Grèce) représentant Nikê (déesse de la Victoire), sous les vignes

 

craterenike

 

 

 

Cette grappe en faience émaillée de 4 cm date du Nouvel Empire (Egypte, -1400)

grappeegypte

et celle-ci en pierre calcaire, viendrait de Palmyre (3eme siècle)

grappepalmyre

Cette feuille de vigne est espagnole (vers 1er siècle av JC ?)

feuilledevigne

Mais d’où provient donc cette scène de vendanges ?

 

basreliefvendanges

Ami du Clos, file à la Reine Margot (7 quai Conti Paris 6eme, entrée libre pour les amis du Clos) et rapporte nous la réponse !