Un artiste, un poète naît, vit à vos côtés, disparait…
On le découvre un jour, par un ami, ou par la magie du web.
Allain Leprest est né en 1954 et mort en 2011. Il a écrit plus de mille chansons d’une grande poésie. Celle-ci évoque de façon pathétique l’alcool et ses illusions.
« un des plus foudroyants auteurs de chansons que j’ai entendus au ciel de la chanson française » (Nougaro)
Cette célébrissime pièce de Molière recèle, au début de l’Acte IV, quelques délectables airs à boire de Lully.
En voici une représentation par Le Poème Harmonique remarquable par l’ambiance d’époque (bougies, prononciation du français) qu’il restitue.
1er air à boire
Un petit doigt Philis pour commencer le tour ah qu’un verre en vos mains a d’agréables charmes vous et le vin vous vous prêtez des armes et je sens pour tous deux redoubler mon amour
Qu’en mouillant votre bouche il en reçoit d’attraits et que l’on voit par lui votre bouche embellie Ah l’un de l’autre ils me donnent envie et de vous et de lui je m’enivre à longs traits
Entre lui vous et moi jurons jurons ma belle une ardeur éternelle
2eme air à boire
Buvons chers amis buvons le temps qui fuit nous y convie profitons de la vie autant que nous pouvons
Laissons raisonner les sots sur le vrai bonheur de la vie Notre philosophie le met parmi les pots
Quand on a passé l’onde noire Adieu le bon vin nos amours dépêchons nous de boire (bis) on ne boit pas toujours
Les biens le savoir et la gloire n’ôtent point les soucis fâcheux et ce n’est qu’à bien boire (bis) que l’on peut être heureux
3ème chanson à boire
Sus sus du vin partout du vin partout versez garçons versez versez versez toujours tant qu’on vous dise assez
Voici une autre version des airs 2 et 3, sous la direction de gustav leonhardt
Cette émission dominicale d’Alain Kruger sur France Culture donnait la parole dimanche à Eric Beaumard, grand sommelier et directeur du restaurant le Cinq, en titrant hier « le grand échanson« . Alerté par un ami du clos, nous l’avons écouté parler de la Bourgogne, ou encore expliquer avec quel accompagnement manger des huîtres ! L’émission vous bien son temps d’écoute, et l’on peut la réécouter là.
Voici un site qui permet en 14 fois dix questions, de réviser sa mythologie et de découvrir quelques dizaines de tableaux mettant en scène Bacchus et ses pairs.
Pas facile d’avoir dix sur dix. Pour se préparer, voici quelques oeuvres à découvrir. Nous verrons successivement Bacchus enfant, jeune homme, triomphant, avec Ariane, en bacchanale…
Chaque samedi de mai il reçoit ses fans pour leur présenter ses dernières productions, et les faire déguster en verticale avec des crus plus anciens, accompagnés de spécialités locales…
Un rendez-vous incontournable donc, qui cette année mettait en valeur les oeuvres d’un peintre et sculpteur, Jean-Paul van Lith.
Artiste « aventurier » né en 1940, il vit et travaille à Biot et est devenu « l’un des plus grands céramistes contemporains », nous dit-on, mais est aussi designer, verrier et peintre. Ses pièces sont présentes dans plus de 50 musées du monde…Il fallait descendre dans les chais…
pour découvrir ce Saint-Vincent caché dans une galerie
Une familière du clos nous a fait découvrir ce curieux véhicule. Intrigué, le bon clos a mené l’enquête.
On ne rêve pas, nous sommes en Amérique où décidément, rien n’arrête l’imagination des marketeurs, qui ont inventé un intéressant concept de dégustation à domicile (In-Home wine tasting)
Pour 150 à 250 dollars, un expert viendra faire déguster chez vous, à vous et vos amis, six bouteilles de vin de qualité (cotés 85-90 jusqu’à >94 sur 100).
Toute une série de « goodies » et autres gadgets sont proposés en sus, comme ces marqueurs de verre permettant à chacun d’identifier le sien
cet isolant permettant de conserver la température du liquide
ce rafraichisseur de bouteille pour le moins original
Au pays du gigantisme on ne s’étonnera pas de trouver ce verre qui a la capacité d’une bouteilleVoici enfin un porte-bouteille de classe !Etonnant, non ? Tchin !
premier empereur romain, fils adoptif de Jules César, mourait…
Une exposition lui est consacrée (c’est jusqu’au 13 juillet 2014) où quelques pièces de son époque devraient particulièrement intéresser les lecteurs du bon clos.
La Bourgogne à deux roues, c’est fatigant pour les guibolles, comme disait le poète ! mais c’est aussi un autre regard que celui de l’automobiliste pressé.
Il faut d’abord parcourir, bien sûr, la côte des grands crus, depuis Marsannay jusqu’à Nuits Saint-Georges, puis Beaune, dans une exaltation qui va crescendo en traversant Fixin, Gevrey, Vougeot, Vosnes, Pommard, Meursault, Volnay, Saint-Romain…
Pour sa rentrée au Trianon avec le groupe Pigalle, François Hadji-Lazaro, l’ex-garçon boucher, a fait les choses comme il faut, entouré d’une cohorte de grands chefs et de vignerons. Curieux de mieux connaitre sa musique, mais bien sûr attirés d’abord par cette affiche gourmette, le bon clos y avait envoyé une délégation de connaisseurs.
Armée de jetons à un euro permettant d’acquérir, qui une mouclade chez Thierry Faucher, qui une soupe au chou rouge chez Yves Cambedorde, et dix autres délectables petits plats, la foule se pressait de part et d’autre de la longue table : d’un côté vignerons, cuistots et leurs aides venus en nombre ; de l’autre les fans de Pigalle, mis en appétit par l’ambiance surchauffée et le sentiment de vivre un moment inoubliable.
Edouard Hirsinger et ses délicieux chocolats
Et, pour n’oublier personne,
Les chefs : Yves CAMDEBORDE (du Relais Odéon et émission MasterChef) Inaki AIZPITARTE (du Châteaubriant) Thierry BRETON (de Chez Michel, Chez Casimir, La Pointe du Groin) Thierry FAUCHER (du Barbezinc à Chatillon, de L’os à moelle) Rodolphe PAQUIN (du Repaire de Cartouche et du Cartouche Café) Et Eric OSPITAL (jambon, salaisons Ibaïona du pays basque)
Les vignerons naturels : PUZELAT (Clos du Tue–Boeuf) – Cheverny et Touraine GRAMENON * (Michèle et Maxime-Laurent) – Côtes du Rhône Nicolas VAUTIER (Bourgogne) – Avallon Morgane FLEURY (champagne en biodynamie) Jean-François NICK (Foulard Rouge) – Languedoc
* Gramenon est un des rares crus pouvant s’enorgueillir d’une « pub » au bon clos !
Il y avait des vins d’un peu partout en France, a-t-on vu, mais bizarrement pas…
Du beaujolais
Du bon et du bien frais
Pour oublier la nuit Où est partie Marie Du Beaujolais Du bon et du bien frais Avec une robe rubis Comme celle que j’t’ai ach’tie ( ???)
Pour y étancher Ma soif de te revoir Pour noyer mon chagrin Dans le pressoir (Pop !) Le vin si tu t’barres Est dev’nu ton quai d’gare Je suis chef de gare Depuis ton départ (Pop !)
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie
Il est d’venu, mon amant liquide En vidant mon verre Je remplis ton vide Je t’trompe souvent Comme je t’ai déjà trompée Mais avec Du Pouilly-Fuissé
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie Du Beaujolais Du bon et du bien frais Avec un beau bouquet Comm’ceux que je t’achetais
Tout persuadé Que t’es vraiment une putain Tu m’as abandonné Seul dans mon vin (Pop !) Pour oublier Que c’est moi le crétin Qui t’traitais d’moins que rien Moins qu’un verre de vin. (Pop !)
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie
Il a de la cuisse Même si ça vaut pas la tienne T’en apporter […] […] à la mienne Je suis dev’nu une loque Un déchet à terre Juste une loque à terre
Du Beaujolais Du Beaujolais
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie Du Beaujolais Du bon et du bien frais Qui a d’la longueur en bouche Comm’dirait Sainte Nitouche
Si tu reviens Nous vivrons tous les trois Le Beaujolais Et moi et toi (Pop !) Mais n’oublie pas En rev’nant à la maison De te munir D’un tire-bouchon (Pop !)
Du Beaujolais Du bon et du bien frais Pour oublier la nuit Où est partie Marie Ha ha ha ha ha ha ha ha
Il est d’venu Mon amant liquide En vidant mon verre Je remplis ton vide Je t’trompe souvent Comme je t’ai déjà trompée Mais avec du Pouilly-Fuissé.
L’opéra de Verdi, que l’on pouvait voir récemment à l’Opéra de Toulon, comporte un air à boire : Si colmi il calice
Si colmi il calice di vino eletto; Qu'on remplisse la coupe d'un vin de choix ;
Nasca il diletto, muoia il dolor. Que naisse le plaisir et meure la douleur.
Da noi s'involino gli odi e gli sdegni, Que s'envole loin de nous la haine,
Folleggi e regni qui solo amor... Et que seul règne l'amour...
Gustiamo il balsamo d'ogni ferita, Goûtons à ce baume qui guérit les blessures,
Che nuova vita ridona al cor et qui ranime les coeurs.
Cacciam le torbide cure dal petto; Chassons les noirs soucis;
Nasca il diletto muoia il dolor. Que naisse le plaisir et meure la douleur.
Mais… qui veut trinquer avec Lady Macbeth ?
Voici cet air chanté par La Callas en 1952
et le voila par Paoletta Marrocu
Ici avec Mara Zampieri
Shirley Verett à l’Opéra de Paris en 1984, piu lento