C’est le retour de conférence, de Courbet, qui représente des curés saouls sur des ânes. L’oeuvre fut refusée au Salon de 1863 pour cause d’outrage à la morale religieuse, puis détruite par un catholique fervent qui l’aurait acheté dans les années 1950.
Voici encore une opérette d’Offenbach, présentée dernièrement à la Péniche Opéra par l’excellent Jean-Christophe Keck, qui recèle un air à boire qu’il nous fallait connaitre !
Elle date de 1857, mais doit beaucoup au Trésor à Mathurin, joué 5 ans plus tôt. Le livret est de Michel Carré et Léon Battu.
CHANSON A BOIRE.
Quand les moutons sont dans l’étable,
Quand les poules sont au perchoir,
Le dos au feu, le ventre à table,
Près d’un ami, j’aime à m’asseoir.
Si Dieu nous défendait de boire,
Aurait-il fait le vin si bon ?
Non !
Si l’eau nous pousse à l’humeur noire,
Le vin dissipe notre ennui !
Oui !
Allons donc !
Buvons donc !
Si Dieu nous défendait de boire,
Aurait-il fait le vin si bon ?
Non !
Quand j’ai soif, j’ai l’esprit morose ;
Je suis stupid’, gauche et poltron ;
Quand j’ai bu, je vois tout en rose,
Quand j’ai bu, je suis un luron !
Si Dieu nous défendait de boire,
Etc., etc.
Nus l’avons entendu chanté par des artistes survoltés, Isabelle Philippe, Louise Pingeot, Fanny Crouet, et Jean-François Novelli, tous excellents accompagnés au piano par Sabine Vatin.
En attendant la parution de supports commerciaux, en voici un extrait
Ce billet vient bien tardivement, plus d’un mois après les événements que l’on va relater. Mais le temps de l’Histoire n’est pas celui de l’actualité.
On le pressentait, on l’appréhendait, on l’attendait. Après douze années à la tête de la Confrérie du Clos de Clamart, notre grand-Maître Michel a jeté l’éponge.
Sentant le poids des ans (et des kilos), il avait eu la sagesse de nommer vice-grand-Maître notre confrère Marcel qui, par ses compétences notamment culinaires, son aptitude à résoudre les problèmes les plus variés, et son esprit de service, avait en quelques années réussi à faire l’unanimité pour lui.
Aussi le passage de relais a-t-il été sans surprise.
Quoique. A force d’attendre toujours ce qui n’arrive jamais (ce pour quoi il faut une infinie patience, disait Pierre Dac), on commençait à sentir du jeu dans l’attelage dirigeant qui, l’un tirant à hue, l’autre à dia, commençait à boiter quelque peu.
(Pas facile de gouverner quand un fringant dauphin vous tient à la culotte. Pas facile d’être gouverné quand on s’apprête à reprendre les rênes ! La coupe fut pleine quand après le dernier chapitre un journal local mit l’affaire sur la place publique. C’en est trop, entendit-on mugir, je m’en vais. Mais chut, faut pas qu’on le dise !)
Alors tout alla très vite : lors de l’Assemblée Générale de l’Association des Amis du Clos de Clamart, le 26 mars, le Président abandonna civilement la Présidence au profit du Vice-Président. Puis avec le cérémonial requis, lors du grand chapitre de Printemps de la Confrérie du Clos de Clamart, le 4 avril, le Grand-Maître remis le tastevin d’or, l’étole d’hermine et le cep magistral à son successeur.
Ah ! Michel ! Nous dirons quelque jour tes vertus cardinales…
Venons-en à ce Grand Chapitre de Printemps.
18 Confréries étaient présentes, que l’on devrait retrouver sur la photo d’ensemble.Saluons tout particulièrement celle du Franc Thour de Ciney (Belgique), représentée par les sympathiques Pierre et Katia
Bernard Jacob était là avec son accordéon.
On procéda à moultes intronisations, parmi lesquelles la clamartoise Dame Geneviève et notre fidèle ami en poésie Michel Mella, de la Grappe Yerroise
et l’on dégusta le Clos de Clamart 2013 (le 2014 n’était pas encore en bouteille).
La foire de Paris battait son plein ce vendredi 8 mai, quand des personnages inattendus y firent leur apparition au milieu des milliers de badauds : les Confréries d’Ile de France dans leur plus beaux atours, suscitant les réactions les plus diverses.
« C’est des gens qui boivent », « c’est des francs-maçons » put-on ainsi entendre, entre deux vivats.
C’est à l’initiative de COCORICO (Comité de Confédération des Confréries d’Ile de France) et de son nouveau Président Ruben Martinovsky
que la fine fleur des Confréries s’y est retrouvée, pour défiler au son de la fanfarmonieBand’Originale,
(La Band’Originale, « fanfarmonie » dirigée par Thomas Pearce « Dizzy« , est spécialisée dans la musique de film français. On écouta ainsi dans la joie la soupe aux choux, inspecteur la bavure, les tontons flingueurs, etc.)
thomas dizzy dans ses oeuvres
et assister à un chapitre exceptionnel de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux où fut intronisée la master chef Nathalie Nguyen.
Ci-dessus Nathalie Nguyen prenant connaissance de ses nouvelles responsabilités
Il y avait là les Echansons de France réunis autour de Claude Josse et accompagnés par leur aumônier le Père Xavier, bien connus des amis du bon clos,
les chevaliers du Brie de Melun,
ceeux de Montereau,et les Compagnons du Brie de Meaux la Grappe Yerroise,
la Saint-Vincent d’Issy-les-Moulineaux,
et aussi la Pomme de Villiers sur Morin, le Vin de Suresnes, les Talmeliers d’Ile de France,
le Clos Saint-Vincent de Noisy le Grand
les Compagnons d’Irminon (Combs-la-Ville), un chevalier de Bacchus de Bagneuxet trois de Saint-Antoine.
les Compagnons de l’Asperge et du vin de Sannois
Et, last but not least le Clos de Clamart, on s’en sera douté.Qui promouvant le vin, qui le fromage, qui le pain, qui la charcuterie, qui ses productions vivrières …
C’est le coeur plein d’espoir que, profitant d’une pause, certains sont allés au pavillon 5.2 faire le tour des stands « vins et gastronomie ». Ils y retrouvèrent David, de la maison Eugène Ellia, un bourguignon habitué des marchés gourmands de Clamart qui offrit une tournée générale de sa cuvée la ruche d’or,
un chardonnay 2011 qui n’a pas encore droit à l’appellation Meursault car issu de jeunes vignes (7 ans).
On retrouvera David à Clamart au marché de Noël.
Un peu plus loin, c’est Antoine de Galzain, directeur de France Bleu Ile de France, intronisé chevalier du Clos de Clamart il y a deux ans, qui reçut la délégation clamartoise dont le passage fut annoncé sur les ondes à 17h08.
C’est avec un verre de bon vin blanc de Tonnerre que l’on célébra ces retrouvailles.
Plus tard, ce fut le tour du master chef Norbert Tarayre d’être intronisé par la Confrérie du Brie de Melun.
Un public nombreux s’étant massé pour tenter de déguster sa tarte tropézienne, on s’éclipsa une fois de plus vers le pavillon 5.2 avec notre consoeur Nicole qui arbora fièrement son écharpe de Miss Cougar 2012, ce qui lui (nous) valut de nombreuses invitations sur les stands.
Ici chez le champenois Cheurlin-Noellatlà à Cahors (château Lagrezette)et même en Italie où l’on fit le plein de pancetta e altre salccice..
Merci à eux !
Pour revivre l’événement, voici une video réalisée par Cocorico
Voici une artiste dont nous connaissions quelques oeuvres, sans en décrypter la signature. Il a fallu la magie de Google recherche d’images pour l’identifier.
Cette américaine, qui vit aujourd’hui dans l’Arkansas, a bien roulé sa bosse pour trouver sa voie, traversant en stop l’Afrique, puis l’Amérique Latine, pratiquant la danse de salon de compétition, produisant ici un film d’horreur, peignant là les gens, imprimant, sculptant même, et enseignant son art.
Nous avons débusqué cette série d’oeuvres représentant des personnages verre en main. Thanks Carole, bienvenue au bon clos !
Cette expression devait être courante du temps des Romains, chez qui les Thraces jouissaient d’une solide réputation. Ainsi Horace, dans son ode à Pompée (écrite à l’occasion du retour d’exil de son ami):
« Je veux aujourd’hui n’être pas plus sage qu’un Thrace : il m’est doux de perdre la raison quand je retrouve un ami »
On la retrouve dans Thaïs, d’ Anatole France (« J’ai bu comme un Thrace, dit Chéréas. Et il roula sous la table »). Mais on dirait plutôt : boire comme un trou !
Son vin « extraordinairement fort »a été célébré par Homère, qui raconte comment Ulysse s’en servit pour endormir le Cyclope Polyphème (chant IX de l’Odyssée)
« et je partis, emportant une outre de peau de chèvre, pleine d’un doux vin noir que m’avait donné Maron, fils d’Euanthéos, sacrificateur d’Apollôn, et qui habitait Ismaros »
(Ismaros ou Ismara était une ville de la côte sud de la Thrace, aujourd’hui en Grèce.)
De cette région sont originaires Diomède, Lycurgue (qui ne voulut qu’on but vin en sa ville et s’opposa à Bacchus), Orphée…
Bref, ce n’est pas par hasard si l’exposition « l’épopée des rois thraces » actuellement présentée au Louvre regorge de rythons, phiales, amphores et autres ustensiles destinés à boire du vin. Ils ont été découverts dans des tombes antiques nombreuses en Bulgarie. En voici quelques exemples.
Ci-dessous un rython-griffon du trésor de Borovo (vers -400-350)
amphores
rython taureau
Cette phiale (coupelle servant aux rituels) représente Hercule séduisant Augé
rython à tête de daimC’est jusqu’au 20 juillet au Louvre !
Rue de Grenelle, en plein coeur du faubourg Saint-Germain, l’Institut Culturel Italien siège dans un bâtiment historique (il date de la fin du 18ème), l’hôtel Gallifet, où sont régulièrement organisés des événements… culturels proposés souvent gracieusement aux amis de l’Italie.
Vendredi 24 avril on y présentait un documentaire sur la Grande Guerre dans les Dolomites,
et un concert donné pour promouvoir le festival Dino Ciani (fondé en souvenir d’un des plus grands pianistes de l’après guerre, disparu prématurément en 1974 à l’âge de 32 ans) qui se tient tous les étés à Cortina d’Ampezzo.
Ah! quel dîner je viens de faire! Et quel vin extraordinaire! J’en ai tant bu, mais tant tant tant, Que je crois bien que maintenant Je suis un peu grise. Mais chut! Faut pas qu’on le dise! Chut!
Si ma parole est un peu vague. Si tout en marchant je zigzague, Et si mon oeil est égrillard. Il ne faut s’en étonner, car… Je suis un peu grise, mais chut! Faut pas qu’on le dise! Chut!
Le 25 avril est un jour férié en Italie, l’anniversaire de la Libération de 1945. L’accueil fut à la hauteur de la circonstance. Conviés à boire un verre, c’est à un original festin dinatoire préparé par le chef Matteo Siorpes du refuge Averau, qu’ont été invité les participants. Certains plats évoquaient la Grande Guerre, comme ce potage servi dans des gamelles. On n’oubliera pas les « capelli d’alpino », sortes de ravioli ouverts aux fromage, noix et tomate ;
ni les gobelets de grappa en chocolat ; ni le belle ragazze que se hanno accalcato per il buffet.
Les vins de Valpolicella, proposés par Hilaria, provenaient de la Tenuta Santa Maria Valverde.
Nous sommes maintes fois revenus sur l’exquis Amarone (bouteille bourguignonne).
Voici revenu ce rendez-vous que nous avons déjà apprécié, ce Grand Marché de l’Art Contemporain (à prendre au sens propre) où plus de 500 artistes présentent leurs oeuvres dans le cadre poétique du Bassin de l’Arsenal. C’est jusqu’au lundi 4 mai.
Nous s’y sommes pas allés pour rien, nous y avons retrouvé des artistes connus comme Temim ou Pierre Rouillon ou encore Véro Van der Esch, mais nous y avons découvert plusieurs « nouveaux » qui valent la peine. Les voici.
Etonnante cette boîte de conserve de l’avignonnais Philippe Balayn ! Elle est en papier mâché.
Elle nous fait évoluer dans un univers festif un peu nostalgique.Voici Bertrand Girard qui se plaît dans les bars
un dernier verre
le petit blanc secvotre champagne mademoisellePierre-Jean nous donne à boire (de grands crus) et à manger, en utilisant du bois de palette recyclé et nous fascine avec un éthylisme à la Van Gogh
Karine Romanelli colle et peint, évoquant un Paris d’hier, festif et bien-buvant (on dit bien bien-pensant)Judy Judy Judy est une californienne de La Jolla qui fréquente assidûment notre pays, où elle trouve mainte source d’inspiration. Voici sa vida loca
On a retrouvé avec plaisir Temim, il continue à nous régaler de ses personnages attablés, accoudés, conversant, trinquant, dans des attitudes de la vie quotidienneVéro van der Esch poursuit les tranches de vie et le temps qui passe dans les bars et les cafés
Et voici enfin une réalisation récente de Pierre Rouillon, que l’on devrait pouvoir voir dans une brasserie de l’avenue du Maine (Paris Montparnasse, près de la gare) qui l’a acquise.
C’est à un voyage en chansons que nous convie la chef de choeur Marie-Françoise Bourdot avec ses chorales Aperto et du Souffle de Bacchus.
Ils seront accompagnés par Vadim Sher, compositeur et pianiste dont on a pu admirer récemment la remarquable prestation d’accompagnateur de films muets au Cinéma Le Balzac, ou encore au Théâtre de Poche Montparnasse.
Départ le mardi 5 mai à 18H en salle des Fêtes de la mairie du 13ème. (entrée libre)
Arrivée au même endroit une heure après (un buffet est prévu)
Au programme (entre autres) des chansons déjà entendues au Musée du Vin comme l’Hymne à Noé (le patriarche digne, d’Olivier Basselin), Buvons bien nous n’buvons guère, Aimons le vin ! (c’est en passant de Paris La Rochelle).