Et nous y avons fait bien sûr de belles rencontres, comme le château Lafitte ( Jurançon) où l’on fait un étonnant vin naturel (sans sulfite ajouté) baptisé Argile (100% petit manseng) car élevé en amphore et mis en bouteille de céramique.
Ou encore ce domaine d’Eouve (chêne vert en provençal) de la famille Ramalla, situé à La Motte dans le Var.
Et bien d’autres encore : Le salon compte 70 exposants et espère accueillir cette année 10 000 visiteurs dans la belle structure métallique du carreau du Temple à deux pas de la place de la République. Promettons-lui un bel avenir.
C’est un grand portraitiste, dont on peut admirer les oeuvres ces temps-ci au Musée du Luxembourg, un grand compositeur de natures mortes aussi.
On en rapporte ce petit bijou offert en cadeau de fiançailles à sa promise Victoria 7 ans avant que l’union soit effective.
Voici des fruits, des fleurs… et un verre de vin
Voici maintenant deux détails d’un grand et célèbre tableau, saura-t-on le reconnaitre ? (déjà publié au bon clos)Le pauvre Silène est bien ivre sur son âne dans le jardin du Luxembourg voisin.
Nous parlions récemment de ce manuscrit dit de Bayeux à propos de la chanson gentils galants. Il en comporte plus de cent, qui furent rassemblées au début du 16ème siècle pour le prince Charles de Bourbon, apprend-on. Sans mention d’auteur, certaines seraient d’Olivier Basselin.
Quelques unes nous intéressent bigrement. Ainsi buvons ma commère, mais aussi bon vin je ne te puis laisser et buvons fort jusqu’au bort.
Bevons ma commère , le chant 15 du manuscrit, est d’auteur inconnu ; il évoque le dit des trois dames de Paris qui vont au cabaret et s’enivrent jusqu’à plus soif dont nous avons déjà parlé,et dont on peut trouver une relation détaillée sur le blog monparismédiéval.
Voici la transcription de la chanson (paroles et musique), par M.Théodore Gerold en 1921On le voit, on reste un peu sur sa faim, il devait y avoir bien plus de couplets si l’on se réfère à l’histoire des trois dames, qui finissent dévêtues dans le caniveau…
Bevons ma commère, nous ne buvons point….
Ilz estoient trois dames d’acord et d’apoint, Disant l’ung à I’aultre Nous ne bevons point,
Il y vint ung rustre tout en beau pourpoint, Pour servir les dames tres bien et à point.
Se dirent les dames: « Vecy bien à point; Faison bonne chere, ne nous faignons point.
Le mignon commence, il ne tarda point. De servir s’avance tout â leur bon point.
De chanter s’avance en doulx contrepoint, Et en grant plaisance vint fraper au point. . Des maris doubtance nous n’en avons point. D’eux n’airons grevance, car ils n’y sont point.
voici d’autres paroles (rapportées par Achille Millien – Chants et chansons populaires, vol. III page 34 – 1910) Nos homm’ sont aux vignes, Qui, qui, qui, qui, qui, Nos homm’ sont aux vignes, Qui travaillent bien... Boivent la piquette, Et nous, nous, nous, nous, nous, Boivent la piquette, Et nous le bon vin.
Bon vin, je ne te puis laisser, je t’ai m’amour donnée, Anne (enne) hauvoy !
Souvent m’a fait la soif passer, bon vin je ne puis te laisser, ni soir ni matine…
Tu es plaisant à l’emboucher, j’aime tant ta vinée…
Je prends plaisir à te verser … tout au long de l’année.
Sous la table m’a fait coucher, maintes fois cette année..
Et si m’a fait dormir, ronfler … toute nuit à nuitée.
Et ma robe à deux dés jouer, chanter mainte journée…
A la maison d’un tavernier, passer ma destinée…
Ca se comprend assez bien. hauvoy ! est une exclamation où d’aucuns reconnaissent l’évoé ou évohé des bacchantes. et Anne ou Enne une « particule affirmative » (godefroy) signifiant certes, par ma foi….
Le groupe la Maurache en a fait un enregistrement en 1993, disponible sur deezer
On savait la Slovénie le pays des ours (dont quelques uns ont été implantés dans les Pyrénées dans les années 90), c’est aussi celui du miel ce qui « fait sens » comme on dit. Et l’apiculture moderne doit beaucoup aux slovènes Anton Janscha, fondateur en 1770 de la première école d’apiculture à Vienne, Anton Humel et Peter Pavel Glavar.
Janscha est à l’origine de ces ‘impressionnants ruchers regroupant une centaine de ruches dont les parois frontales sont peintes de scènes religieuses ou profanes.
Mais ci-dessous c’est avec un visiteur que la femme trinque …
le mari, en cage, réclame à boire lui aussi !
Voici une scène de vendangesEt deux gars qui passent du bon temps pendant que l’alambic chauffe !On en verra bien d ‘autres en consultant le livre de Claude Rivals « l’art et l’abeille » (1980, les provinciades),
comme ces musiciens à la noce
ou encore cette représentation des noces de Cana avec les six jarres de pierre où l’eau fut changée en vin.
C’est au restaurant le Sèvres, au pied de la rue piétonne, que les amis du Clos de Clamart se sont réunis jeudi 17 novembre pour découvrir le beaujolais nouveau cuvée 2016.
D’aucuns l’ont trouvé friand et fruité, avec juste ce qu’il faut d’acidité. Qu’en pense l’ami Louis ? Il dit oui !
Mais un pull blanc, est-ce bien prudent ?
Le repas fut bourguignon. Bernard à l’accordéon
fit chanter et danser le country et le charleston… Et notre amie Nicole Olmeta s’est fendue du brillant poème que voici
Eh, oui ! me revoilà ! C’est moi !! Le Bon Dieu ne veut pas de moi… Malgré l’âge qui me permet D’espérer un siège … au sommet, On ne veut pas de moi, là-haut ! Leur serais-je donc un fardeau ??
Alors, voilà, j’ai décidé Tout récemment, de profiter Du sursis qui m’est accordé En retenant les bons moments (De préférence, distrayants) Qui arrivent à ma portée !! Et ce soir, je suis parmi vous, Fidélisant le rendez-vous Que, chaque année, nous respectons Chez tous les amis vignerons !
JE VIENS FÊTER LE « BEAUJOLAIS » !!!
Oh ! Modérément, je l’ai fait Au cours de la dégustation Pendant le repas bourguignon .
Mon Dieu, que ce divin flacon, (Avec un air d’accordéon …) Fasse perdurer, entre nous, Ce qu’ensemble, nous ressentons, Lorsque nous nous réunissons Et qui nous lie, par dessus tout, Depuis déjà 29 années C’est notre PROFONDE AMITIÉ.
Dans ces moments ensoleillés, Nos verres sont empanachés Par ce Beaujolais lumineux , Testé par des gens scrupuleux, Et nous passons une soirée Que nul ne pourrait oublier Puisque nous chantons les bienfaits, Tous les ans, de ce Beaujolais, Y mêlant quelques chants de gloire Bien accrochés dans nos mémoires, Créés par notre ami CHERRIER, Auteur de grande qualité !
Je n’ai plus rien à ajouter … Que bien finir cette soirée !!
À tous, je dis : « A la 30 ème » !! Peut-être, ferai-je un poème Qui Chantera le Beaujolais ?? … Sûr, c’est là mon plus vif souhait !
C’est à une course dans les vignes de La Londe-les-Maures que coureurs et marcheurs étaient conviés samedi 12 novembre dernier, pour la troisième année.
Plus de sept cents se sont présentés, sous un soleil radieux. Départ et arrivée à la cave coopérative.
Trois distances étaient proposées : 5, 11 et 21 km, dans le cadre superbe des vignobles du cru.
A l’arrivée un buffet bien garni attendait les sportifs qui ont pu ainsi apprécier les savoureux vins du pays accompagnés des incontournables anchoiades et olivades.
Voici les trois nominés par le petit jury informel du bon clos : en rouge la cuvée saint-honorat du chateau les mesclances, et l’amplitude de la cave des vignerons londais ; en rosé, rocher des croix du pas du cerf.
On trouvera plus d’info sur la course là. Merci amis de La Londe !
Voici une chanson à boire découverte dans le coffret l’Europe musicale de la Renaissance,
de Jérôme Lejeune,et attribuée à Bénédictus Appenzeller (1480?-1558?). Elle est interprétée par la Capilla Flamenca. On peut trouver des versions instrumentales en ligne, qui l’attribuent qui à Hans Newsidler 1544, qui à Jean Richafort (1480-1547). Las! gentils gallans figure déjà dans le manuscrit de Bayeux, chansonnier établi au début du 16ème siècle pour Charles III de Bourbon, mais dont les chansons sont antérieures bien sûr.
Nous reviendrons sur le manuscrit de Bayeux, où il y a quelques pépites…
Et puisque nous avons parlé de Jean Richafort, voici deux interprétations par les Renaissance Men et le Huelgas Ensemble de Tru tru trut avant ! (on peut trouver une partition sur cpdl.org)
Tru, tru, trut avant ! Il faut boire (bis) Car après que serons morts, Nous n’aurons plus que les os, Avec deux aunes de toile. Tru, tru, trut avant ! Il faut boire…
C’est à un chapitre tourné vers le Portugal que nous avons participé ce dimanche 23 octobre au Musée du Vin, rue des Eaux à Paris 16ème. Pas moins de six représentants des confréries bachiques de ce pays, représentant notamment les régions de l’Alentejo et de Porto, avaient été ralliés par Alan Bryden, Président de la Fédération Internationale des Confréries Bachiques et proposés pour intronisation au Grand-Maître du Conseil des Echansons de France Claude Josse.
Comme toujours au Musée du Vin, l’accord des vins et des mets avait été pensé : on commença par un plat de « bacalhau a bras » (sorte de gratin de morue et pommes de terre râpées) servi avec un assemblage de chardonnay,
suivi d’un arroz de pato (canard confit servi avec du riz parfumé de chouriço) et de fromages servis avec des rouges puissants et complexes du Douro
et de l’Alentejo (ci-dessous présenté par les amis oenophiles Candida et Pedro),
et enfin d’un pastel de nata accompagné de Porto tawny (vin muté avec de l’eau de vie de …Bordeaux, apprit-on).
Et une goutte d’aguardente
vint parachever la satiété des convives.
Bon plan ! semble nous dire l’ami Jean-Jacques, conservateur du Musée du Vin
Et de qui la mise en verres ? De la Grande Pipetière Monique Josse voyons !
Venus en Slovénie pour célébrer la fête du vin à Maribor, nous avons parcouru le pays avec un groupe d’Echansons, arpenté les côteaux des vignobles, dégusté les crus de cépages connus et inconnus, admiré les témoignages artistiques d’une passion millénaire.
En effet, la vigne fut introduite il y a plusieurs milliers d’années par les Illyriens et les Celtes, bien avant d’être cultivée par les Romains puis par les Slaves et les Slovènes. Sur les côteaux, on voit curieusement monter ou s’étager les rangs de vigne.
Il s’en trouve au Nord-Est, aux frontières autrichienne et hongroise ; à l’Est, vers la Croatie; au Sud-Ouest enfin, entre Italie et Croatie. Il faut dire que la Slovénie est un pays de petite taille (20 000 km2, l’équivalent du Dauphiné) et qu’on est vite à la frontière.
Chez Dreisiebner, à Špičnik, on est encore en Slovénie, même si l’Autriche-Hongrie a laissé des souvenirs dans la langue.
la route du coeur à la frontière autrichienne
Ce « klapotec » au cliquetis de crécelle sert à éloigner les oiseaux
La ferme auberge du vignoble accueille touristes et randonneurs, qui dégustent les vins de cépage : riesling du rhin et italien, traminer, kerner, sauvignon, chardonnay, muscat rumeni (blond), pinot blanc et gris…
les bonnes bouteilles sont sous clé dans les caves…
vin de mariage vus dans la caveun « vin doux à boire qui rend heureux » un vin qui nous est doux, vivifie le sang et fait oublier les soucis… Janko a fêté son anniversaire !Un peu plus à l’Est, vers les frontières croate et hongroise, nous voici à Jeruzalem qui aurait reçu ce nom des croisés qui s’y seraient vus attribuer des terres à leur retour (ou plus prosaïquement s’y seraient arrêtés en route)
chez le vigneron Malek.
C’est l’endroit idéal pour déguster le Šipon, ce vin « si bon » baptisé ainsi après le passage des soldats de Napoléon, dit la légende. (on pourra lire un compte-rendu de dégustation sur le blog d’André Fuster « vitinéraires« )
Voci une vue d’artiste de Jeruzalem dûe au peintre Ante Trstenjak
Ptuj est un passage obligé sur la route de Maribor. Cette jolie petite ville (la plus ancienne du pays ?) abrite un musée dans son château, et possède des caves étonnantes.
Ces deux buveurs devisent sur un rond-point à la périphérie de la ville. Leur auteur, dgardo Carmona, est bien connu des habitants de Clamart où il a exposé ses personnages de métal il y a quelques années. Inattendu !
Décidément on boit beaucoup à Ptuj (dessus de porte) !
Au château qui domine la ville, on cueille du raisin,
on festoie comme il se doit,
Et l’on trinque !Cette scène bachique en bois verni décore un joli meuble.
Revenons en ville. Cette porte conduit dans un univers souterrain
Dans les caves Pullus, les veilles bouteilles sont conservées
et des dizaines de foudres de 3000 litres, aux flancs sculptés de scènes représentant les travaux de la vigne et du vin, s’alignent.
le binage, la taille
les traitements, les vendanges
la presse, la fête
les scènes bachiques
in vino veritas Quittons cette région viticole, et dirigeons nous vers Celje, la capitale de la Basse-Styrie.
Voici des scènes de vendanges vues au plafond du château monumental qui domine la ville.
et des stèles et monuments funéraires vus dans la nécropole romaine de Sempeter
Ne dédaignons pas le musée de la bière situé à proximité, dans une région vouée à la culture du houblon. Tout le processus de fabrication est expliqué sur plusieurs niveaux, et la visite se termine bien sûr une chope à la main ! Une des bières les plus prisées est la Lasko
voici une ancienne affiche qui date de la Yougoslavie socialiste (1962)
Cette scène de vendange peinte sur une table laisse penser que les buveurs de bière ne sont pas sectaires !
Il faut aussi parler musique. L’ensemble Avsenik (accordéon, et autres instruments d’harmonie), jouit d’une véritable gloire en Slovénie où il a fait de nombreux émules, et dans les pays germaniques où l’on croit que c’est de la musique allemande, mais non !
Il est question d’un tonneau qui se vide mais rapidement un autre arrive..
Nous concluons cette visite de la Slovénie par sa capitale Ljubljana la « bien-aimée » comme son nom l’indique.
Ce personnage est un des trois fleuves de la Carniole ( Sava, Ljubljica et Krka) de la fontaine eponyme, dûe à Francesco Robba, qui s’inspira de celles des 4 fleuves du Bernin à Rome.
La Krka, sans doute, qui s’écoule en Basse-Carniole et » le long de laquelle se suivent collines coiffées d’églises au toit rouge, vignobles et forêts » (lonely planet), avant de se jeter dans la Save près de la frontière croate.
Cette femme avenante présentant sa grappe de raisin siège sur la façade du Parlement de Slovénie.
« Le parlement a été conçu en 1959 par l’architecte slovène Edvar Ravnikar (1907-1993), élève de Jože Plečnik. Les sculptures autour des portes sont l’œuvre de Karel Putrih et de Zdenko Kalin, elles se veulent être un hymne aux travailleurs et relèvent du réalisme socialiste », nous dit Jean-Pierre Dalbéra sur flickr. La nudité symboliserait l’égalité.
Ce faune au sac de raisins percé se dresse à la Galerie Nationale (Nardona Galerija)Voici aussi un serveur plein de grâce
qui nous feront garder en bouche la saveur des vins slovènes comme cette malvoisie qui fut notre première et ultime révélation.
Et pour finir une flûte où fut célébrée la proclamation de l’indépendance de la république slovène en 1991.