chez les petits frères

Les petits frères des pauvres « accompagnent, dans une relation fraternelle, des personnes – en priorité de plus de 50 ans – souffrant de solitude, de pauvreté, d’exclusion, de maladies graves ».

Ils organisent régulièrement des ventes d’objets anciens, provenant de dons : timbres, bibelots, cartes postales, médailles, bijoux, etc.

C’est une vente très courue, certains chineurs faisant la queue dès l’aube au 33 avenue Parmentier (Paris 11eme), tant sont intéressants le choix et.. les prix (fixes).

Ce samedi 13 mars nous y avons découvert quelques cartes postales qui devraient intéresser les amis du clos.

en champagne, par J.Peynot

le foudre d’une contenance de 200 000 bouteilles, « plus grand tonneau du monde » qu’Eugène Mercier mit 16 ans à construire est le clou de l’exposition universelle de 1889, nous dit-on

hauts-reliefs taillés dans la craie par Gustave-André Navlet

départ pour les vendanges à Vosne-Romanée
ainsi qu’une belle collection de tastevins d’argent du 19eme siècle

tastevinancien1

et cette plaque pasteurienne qui nous rappelle les combats du grand homme.

effigiepasteur

 

Les dons d’objet (avec reçu fiscal) sont bien sûr possibles, il suffit de contacter Christophe Scheire (garde.meuble@petitsfrères.asso.fr et 06 16 57 03 42).

Avis aux amateurs : la prochaine vente parisienne (timbres, tableaux, vieux papiers) aura lieu le samedi 16 octobre 2010 de 9h à 18h (33 avenue Parmentier Paris 11eme).

Jolie bouteille

L’ami Etienne nous rappelle cette jolie chanson, jadis chantée par Graeme Allwright, chanson culte des colos et organisations de jeunesse.

Jolie bouteille, sacrée bouteille
Veux-tu me laisser tranquille ?
Je veux te quitter, je veux m’en aller
Je veux recommencer ma vie

J’ai traîné
Dans tous les cafés
J’ai fait la manche bien des soirs
Les temps sont durs
Et j’suis même pas sûr
De me payer un coup à boire

J’ai mal à la tête
Et les punaises me guettent
Mais que faire dans un cas pareil
Je demande souvent
Aux passants
De me payer une bouteille

Dans la nuit
J’écoute la pluie
Un journal autour des oreilles
Mon vieux complet
Est tout mouillé
Mais j’ai toujours ma bouteille

Chacun fait
Ce qui lui plaît
Tout l’monde veut sa place au soleil
Mais moi j’m’en fous
J’n’ai rien du tout
Rien qu’une jolie bouteille

Se rappelle-t-on que la chanson originale est Bottle of Wine de Tom Paxton ?

BOTTLE OF WINE
(Tom Paxton)

Ramblin’ around this dirty old town
Singin’ for nickels and dimes
Times getting rough I ain’t got enough
To buy me a bottle of wine

Bottle of wine, fruit of the vine
When you gonna let me get sober
Leave me along, let me go home
I wann’a go back and start over

Little hotel, older than Hell
Cold and as dark as a mine
Blanket so thin, I lie there and grin
Buy me little bottle of wine

Aches in my head, bugs in my bed
Pants so old that they shine
Out on the street, tell the people I meet
Won’ch buy me a bottle of wine

Teacher must teach, and the preacher must preach
Miner must dig in the mine
I ride the rods, trusting in God
And hugging my bottle of wine

la voici par Lew Dite, un amateur « ex fan de judy collins »

By the way, il est une autre « bottle of wine », celle de Tim Heidecker. Rien à voir !

Et celle-ci, de Thomas Cunningham, émouvante, où l’on voit que le vin ne fait rien à l’affaire

Timing and its focus
It’s what ruins and it dopes us
Reality ain’t the same, if you don’t play the game
Cause I’m tired and it’s hopeless
I’m not beaten, but I’m broken
Words I’ve never spoken
What do you say? what do you say?
I guess you can’t look up to me that way
I guess you can’t look up to me that way

Is it fire or is it smoke?
Or should we just go for broke
Here comes boredom and it’s useless
I think life should come all inclusive
At least a little less abusive
What do you say? what do you say?
I guess you can’t look up to me that way
I guess you can’t look up to me that way

The bottle of wine was fine this time
And I really don’t think it’s changed
The bottle of wine was fine this time.
But oh, how I think you’ve changed

Timing and its focus
It’s what ruins and it dopes us
Reality ain’t the same if you don’t play the game
Here comes boredom and it’s useless
I think life should come all inclusive
At least a little less abusive
What do you say what do you say
I guess you can’t look up to me that way
I guess you can’t look up to me that way

The bottle of wine was fine this time
And I really don’t think it’s changed
The bottle of wine was fine this time.
But oh, how I think you’ve changed [x3]

Des nouvelles de bazilio

Nous avons déjà parlé de ce peintre russe , sottement renvoyé dans ses pénates après près de 15 ans passés dans notre beau pays. Il nous adresse son salut amical et quelques photos d’oeuvres qui devraient se plaire dans la galerie du bon clos.

Le voici avec Anita

bazetanita

voici une petite souris qui prend la vie comme elle vient

sourisalabouteille

un couple improbable

2poivrotsdebaz

 

un penseur ? (trouvé )

 

ПРИВЕТ БАЗИЛ !

 

le repas des amis (charley toorop)

On peut voir jusqu’au 9 mai au musée d’art moderne de la ville de paris les oeuvres de cette artiste hollandaise qui vécut de 1891 à 1955. On pourra en lire une présentation sur le blog de « lunettes rouges « .

Pour nous, la pièce maitresse est sans nul doute ce repas des amis (1932-33)

mais il y a aussi quelques natures mortes qui ont toutes leur place ici

naturemorteavecbonbonne

nature morte aux bonbonnes et à la statue (1918)

 

naturemorteavecbouteilles

nature morte  aux bouteilles, pichets blancs et feuilles (1940-42)

et ces inoubliables « zingueurs »

au zinc (1933)

la disgrâce des raisins secs

Voici un joli poème de Pierre Dac, qui date de juillet 1939

Qui plaint les raisins secs ?

Personne !

Et pourtant,

Je connais peu de sorts

Qui soient plus dignes

De pitié

Que celui

Des raisins secs !

 autresraisinsecs

Pauvres raisins secs !

Qui n’ont plus de raisin

Que le nom

Et dont la sécheresse

Fait monter les larmes

Aux yeux

De ceux

Qui comprennent

Leur disgrâce

Imméritée !

Les raisins secs

En leur enfance

Ont partagé les jeux

De leurs frères

Les raisins ordinaires

Sans que rien ne les distingue

Les uns des autres…

Et puis l’âge est venu

L’âge ardu

de l’adolescence

Age ingrat

S’il en fut

L’âge où les raisins

S’adonnent à la boisson

 

Certains se convertissent au vin blanc

D’autres au rouge,

Sans compter

Les timorés

Qui se laissent aller

Au vin rosé…

raisins secs

Les raisins secs,

Eux, tiennent bon.

Amoureux de la vertu,

Ils résistent

Et s’obstinent,

S’isolant dans leur sobriété ;

Petit à petit

Ils perdent le jus

De leur sève

Et se retrouvent un jour

Complètement désséchés !…

 

Sombre destin

Des raisins secs

Qui se traînent

Sans but,

Sans espoir,

Jusqu’au soir,

Où, lassés,

Epuisés

De lutter,

Ils exerceront

Le métier déshonorant

De mendiants…

mendiant

Qui plaint les raisins secs ?

Personne..

Et pourtant…

 

 

 

In vino… le bandol au plus haut

In vino BFM est parait-il la seule émission de radio entièrement dédiée à l’univers du vin et spiritueux, on peut l’écouter le samedi matin de 10 à 11, le dimanche après-midi de 16 à 17, ou mieux en podcast.

Le 7 janvier dernier c’est un vignoble cher au bon clos qui était à l’honneur : Bandol, et l’on a pu entendre (en milieu d’émission) un dégustateur bien connu des amis du clos , Bernard Burtschy, en dire tout le bien qu’il en pense : un vin de longue garde, dont les meilleurs crus comme Pibarnon peuvent atteindre les bonnes années (comme 1989) le niveau d’un 1er cru du bordelais (sic).

Burtschy

C’est « le grand cru du Sud ».

Il existe depuis 1989 un concours dit des longues gardes, visant à identifier à l’aveugle les meilleurs crus dès leur plus jeune âge (année de naissance), exercice difficile pour les dégustateurs. Pibarnon a souvent gagné, c’est un vin très élégant provenant d’un terroir calcaire et dont le raisin est totalement égrappé avant pressage, mais BB cite aussi Lafran-Veyrolles, Terrebrune, Pradeaux (« le 82, toujours magnifique, le 95 comence à peine sa carrière »), L’Olivette, JP Gaussens…

Au final, sur 60 participants au concours 1989, 43 sont encore disponibles, les deux tiers « tenant vraiment la route ». Ce qui laisse un choix assez vaste aux amateurs, avec un rapport qualité/prix incomparable (20-30 euro).

Quant aux blancs et rosés, s’ils n’ont pas vocation à vieillir longtemps, ils évoluent aussi étonnamment bien.

Ces propos sont approuvés par les autre participants à l’émission, comme David Cobbold (qui cite aussi La Bastide Blanche et La Bégude, et dont on apprend au passage qu’il est l’auteur du seul ouvrage traitant exclusivement du Bandol), Philippe Faure-Brac, et Georges Lepré qui insiste sur la décantation des rouges.

livrebandolparDC

On trouvera un palmarès des millésimes et des longues-gardes sur ce site (d’un « amateur de vins du sud, non commercial et indépendant »), avec plein d’autres informations sur le Bandol.

Pinot… more

Il y avait le pinot blanc, le noir, le gris, le meunier, il y aurait maintenant en Californie le pino(t) « more », « a new wine for seniors« , aux vertus antidiurétiques. C’est ce qu’on veut nous faire avaler sur un site « humoristique » comme urbandictionnary.

Le jeu de mots est lamentable, certes, enfin pas à pisser de rire,  mais efficace, et rien de ce qui concerne le vin ne nous est étranger.

Merci donc à l’ami Gordon d’avoir porté cette info à notre connaissance.

pino more