dans les rues de paris – rue fromentin

bacchus

Voici une sculpture vue sur la façade d’un immeuble rue fromentin (au 1) à paris 9eme : une tête aux oreilles pointues parée de grappes de raisin. 

Elle voisine avec ces autres têtes portant des épis de blé pour l’un, des cornes de bélier pour l’autre.

teteblé
tetacornes

Si l’on se donne la peine de faire le tour du pâté de maison, on s’aperçoit qu’il s’agit en réalité du flanc d’un immeuble cossu, bordé aussi par les rues de Douai et Fontaine, jadis résidence de Georges Bizet vers la fin de sa vie. Une belle bâtisse.

vuedouai

qui abrite le café Carmen, on pouvait s’y attendre.

De Verrières à Antony

Voici une ancienne distillerie vue à Verrières le Buisson, à la pointe Nord de l’Essonne.

distillerie

Une plaque nous rappelle qu’elle est fut la propriété de Léon Chevalier, négociant en vins, alcools, liqueurs et sirop depuis 1820.

Verrières était à l’origine un village de cultivateurs, de maraîchers et de vignerons, qui comptait un millier d’habitants au 19eme siècle ; Eugène Ferdinand Chevalier y développa le commerce des vins en gros et en 1901 son fils, Léon Chevalier, fit construire cette distillerie par l’architecte Eugène Motel au carrefour de la Croix-Rouge où un four banal se trouvait jusqu’en 1786, avant qu’une ferme y soit implantée (pour en savoir plus voir là)

La maison du directeur fut installée à l’entrée de la distillerie sous l’escalier de laquelle un chien en terre cuite monte la garde.

La distillerie produisait surtout des sirops de fruits de la région et des spiritueux. Mais dans les années 1920, la production locale de fruits se tarit. La maison arrêta la fabrication et se consacra alors uniquement au commerce. Les restrictions puis les supermarchés eurent finalement raison de l’entreprise dont les alambics furent découpés.

Non loin de là une étonnante maison naïve nous donne la recette d’une bonne journée.

maisonnaiveporte

 enfin bel exemple de déco urbaine

portepotenterre

Au sud d’Antony le parc Georges Heller abrite le chateau Saran , construit en 1880 à l’emplacement de la Folie du marquis de Castries (détruite en 1815), qui abrite désormais un centre culturel .

chateausaran

et voici deux statues qui représentent les saisons

verseuse

 

Pikina

Voici encore un apéritif disparu (?) dont on trouve la trace sur les murs de nos villes. Cette pub a été vue à Tallard (05).

pikina

Qu’était-ce donc que cet « agréable fortifiant aux vins de France », « apéritif incomparable », produit de la maison Picon ?

pub2

Le site Sitabrac présente une collection vertigineuse d’objets publicitaires de cette marque (c’était vraiment les rois de la pub). On doit à Roland pour ce beau travail, merci à lui

Voici des éventails à faire frémir

eventail1

eventail3

On apprend ainsi que la maison Picon existe depuis 1837.

Voici l’histoire (voire la BD sur le site Sitabrac).

En 1837, Gaétan Picon était en Algérie, dans l’armée du Roy. La chaleur était torride. Brûlés par le soleil, les soldats étaient dévorés de soif et de fièvre. Gaétan se souvint alors avoir bu un jour une tisane faite de quinquina et d’écorces d’oranges qui l’avait merveilleusement rafraichi et guéri alors qu’il était épuisé de fièvre. Pris d’une résolution subite, il s’en procura et s’attacha à retrouver le goût de cette tisane en les mélangeant avec du sucre et de l’alcool. Les soldats, ragaillardis et revigorés par ce merveilleux breuvage l’ovationnèrent. Comment t’appelles tu, lui demanda son général ? La réponse sonna comme un coup de clairon : « Gaétan Picon, mon général ».

souslesoleil

Il créa des distilleries dans les grandes villes d’Algérie, puis une usine à Marseille en 1872.
3bouteilles

Du pikina on saura seulement qu’il naquit bien plus tard, en 1931, et est fait de vin, d’écorces d’orange, de quinquina.

femmepiki
buvez
statue

statue de Gaétan Picon (1809-1882)

immeuble de Marseille 1886 (sculpteur inconnu )

pub1

Le Pikina n’est plus semble-t-il, mais l’amer Picon, toujours populaire dans le Nord et l’Est où on le consomme mélangé à la bière, survit au sein du groupe Diageo Hennessy LVMH. Il  serait toujours fabriqué à Marseille.

Si l’on en juge par cet hymne et ce pastiche il a encore a bien des admirateurs. Génération Picon !

 

dans un château du Lot

Voici quelques pièces vues dans un château du Lot, qu’on ne citera pas pour ne pas tenter les cambrioleurs, mais que les amateurs reconnaitront facilement si l’on ajoute qu’il s’y tient l’été des spectacles lyriques, et qu’il fut restauré au début du siècle par un mécène qui en fit don à la Nation, sous réserve d’usufruit pour lui et ses enfants (funeste réserve, qui dura près d’un siècle).

plus

pluspensequedit

Plus pense que dit, lit-on sur ce bahut qui date de 1532.

tapisserie

De superbes tapisseries racontent des histoires simples.

Pour la bonne bouche voici quelques vers, échangés entre deux amants, vus sur l’une d’elles

Tu es un grand mariolet

De vouloir tremper en mon lait

Ton pain bis et me faire soupe

Un tastevin en bois…

ça n’existe pas, ça n’existe pas. Et pourquoi pas ?

Il y a bien  la langue de bois, le duPont en bois, la gueule de bois, la tête de bois, et même le chèque en bois ! et le cautère sur une jambe de bois, la graine de bois de lit, bon sang de bois ! etc .
Chacun sait qu’un tastevin est en métal, argenté si possible, voire en pur argent, nous en avons montré quelques uns dans ces colonnes. Mais grâce au bon clos il y a maintenant un tastevin en bois.

C’est un chimiste suisse, reconverti dans le travail du bois, qui en est l’auteur, avec du bois de cerisier fourni par le clos, s’il vous plait.

Le voici arborant fièrement son oeuvre.

tastevindebois

Et le voici tenant sa récompense.

François, merci mille fois pour ce travail remarquable, et à bientôt au Clos !

 

tastevinfilm1

tastevin2

Jacques Marchand

Le céramiste et sculpteur Jacques Marchand de Brigueuil en Charente exposait ces jours-ci à la maison Flotte de Sanary.

Nous sommes tombés en arrêt devant cette composition originale au dessin inspiré d’un motif chinois de l’époque yuan (13-14eme siècle : vigne , bananier, etc.) sur une gourde de type pélerin occidental. Remarquez les losanges, motif provençal. De la fusion à tous les sens du terme !

Installé depuis plus de vingt ans, il choisit ses argiles dans les carrières de la Charente limousine, consitue un mélange ad hoc de 4 à 6 argiles qu’il renforce par l’ajout d’argile cuite broyée (chamotte).

 

 

La dégustation

C’est le titre d’une pièce jouée en Avignon dans le cadre du « off ». Dégustation de vin bien sûr. C’était incontournable. Et assez bien vu.

degustation

S’inspirant de la « petite philosophie de l’amateur de vin », de thierry tahon, francis freyburger et hervé lang, tout de blanc vêtus et glabres, nous font partager les délices et les affres d’amateurs de vin sur le point de déguster un haut-brion 96 (?). Quelle tension ! On songe à l’angoisse du gardien de but au moment du penalty. « Voyage sensuel et inspiré vers l’essence du désir dont le vin est la métaphore« , nous dit-on. Délectable et jubilatoire et très vrai, disons nous. (Ah ! ce silence gêné après la première mise en bouche !). Et ça cite Descartes, Claudel et Kant…

petitephilo

Une conclusion s’impose avec un domaine de muzy (chardonnay de la meuse) qui nous aide à reprendre nos esprits. Bien joué !

Vu à Hyères

Voici une vignette aperçue à la villa Noailles, maison « intéressante à vivre » construite dans les années 30 pour le vicomte et la vicomtesse. C’est un collage original de Max Ernst provenant de la femme 100 têtes (1929), réalisé à partir de gravures récupérées dans des éditions populaires du XIXeme siècle.

atable

De quoi se prendre la tête, précisément. Le titre peut-être, nous aidera : « dilapidation, aurore et un fantôme méticuleux ». Hum…

Ce portail vu tout près de là est reposant

portail

Joli cache pot vu en ville

Et une pub comme on n’en fait plus

pubvaslin

pour les ignorants, Joseph Vaslin fait des pressoirs depuis 1856 et l’activité se poursuit au sein du groupe franco-suisse Bucher Industries .

JAZZ en vignes

C’est le programme proposé cet été par Jean Duval, réalisateur d’événements musicaux, et le Domaine de l’Olivette, au Castellet près de Bandol, lors de 4 soirées en juin, juillet et août.

Nous avons pu assister à celle du jeudi 22 juillet. Au programme le pianiste Elie Portal et son blue birds « septet », et les chanteurs Faby Medina et Marc Thomas, jouant et chantant Gershwin, Art Blakey, etc.

On pouvait bien sûr déguster les vins délicats du domaine de l’Olivette autour d’un comptoir où nous avons retrouvé notre caviste préféré, Fabrice Doneddu, et sa délicieuse compagne ; et ne plus rien ignorer des cépages régionaux grâce à ce tableau.

Soirée magique entre pins et vignes, face aux deux éminences de la Cadière et du Castellet.

Il n’est pas trop tard pour en goûter une nouvelle jeudi prochain 12 août et écouter le Bandol Jazz Orchestra de Denis Gauthier. Et peut-être revoir Jean Duval, dans son grand numéro de faux timide, refuser de monter sur cène pour recueillir l’ovation du public !

En leur souhaitant que le mistral ne soit pas de la partie comme le 23 juillet où il fit, dit-on, des dégâts…

Voici quelques oeuvres présentées au domaine qui intéresseront les amis du bon clos.

hérisson de verre au pied de la muraille

une grappe qui en bouche un coin

Cette série de vignettes humoristiques sur le thème du vin est de Michel Jean, dit Mimi , peintre et sculpteur

on pensera ce qu’on voudra des jeux de mots, mais ce dernier vaut bien le déplacement !

L’auteur de celles-là reste obscur, apprécions son imagination,

entre acrobates…

 

 et crocodiles

bouteillecroco

 

Quant à ces céramiques, elles viennent du Périgord