pour ses superbes affiches vantant le vin Mariani ; voici qu’une exposition lui est consacrée aux Arts Décoratifs, qui mérite le détour (jusqu’au 7 novembre).
Ce fils de typographe né en 1836 en apprit le métier avant d’étudier le dessin et la peinture, et connut le succès avec une affiche pour Orphée aux Enfers,
avant de fonder un atelier de lithographie à trente ans.
Admiré de Toulouse Lautrec, Bonnard, Vuillard… il fut le pionnier de l’art de l’affiche. ll mourut presque centenaire en 1932.
Nous sommes tombés en arrêt devant ces quelques oeuvres qui ont toute leur place dans la galerie du bon clos.
un peu sanglante cette tête, non ?
(après enquête : c’est une oeuvre du jeune Claude Monet)
Cette femme joyeuse, toute en mouvements gracieux que l’on retrouve sur ses affiches, c’est la « cherette »
Le magasin existe toujours, aujourd’hui, c’est un Monoprix !
Nous avons profité de cette visite pour découvrir d’autres merveilles que recèle le Musée des Arts Décoratifs.
Cette tapisserie faite à Tournai au début du 16eme siècle est intitulée « les vendanges »
laine, soie, gallon bleu rapporté
détails
voici un bacchus noir en bois peint (atelier Parodi, Gênes début 18eme)
qui contraste avec ces mangeurs de raisin (biscuit de porcelaine tendre, vers 1750 manufacture de vincennes) qui ont un petit air de déjà vu mais où ?
et ce « fluteur », inspirés des tableaux de Boucher
Nevers 18eme siècle ?
bambins vendangeurs
Et pour finir ce papier peint (Pierre Cietti, fin 18e) imprimé à la manufacture Réveillon rue de Montreuil, là même où éclatèrent les premières émeutes en 1789.
Le Symposium des vignes d’Ile de France qui a lieu tous les deux ans se tenait cette année, pour la 12eme fois, à Noisy-le-Grand , occasion de découvrir cette cité de plus de 60 000 habitants, ses vignes, sa Confrérie du Clos Saint-Vincent.
La manifestation se tenait au Centre Michel Simon (acteur qui vécut ici près de 40 ans), décoré pour la circonstance.
Vingt-huit Confréries étaient annoncées. De Clamart nous étions trois avec les amis Hélène et Jean-Claude, maigre délégation, sacrifiés tels les bourgeois de Calais, le symposium tombant fâcheusement le jour-même de notre chapitre des vendanges.
Au détail près d’un ascenseur prétendument en panne, permettant de fait des allées et venues rapides entre parking et auditorium, on n’insistera jamais trop sur l’organisation très pro de ces festivités pour lesquelles toute la Confrérie était mobilisée.
Au programme :
– une conférence intitulée « le plaisir du vin, hier et aujourd’hui », en fait une présentation du roman policier historique « que saignent les vignes du Roi » par son auteur, Frédéric Couderc.
On en reparlera après l’avoir lu, s’il nous plait ;
– et une délicieuse comédie burlesque » C’est la faute à Bacchus », création originale de la Compagnie théâtrale Amédée Bricolo, par Christian Mass créateur et acteur : Bacchus va donner une conférence, son commis s’affaire pour les préparatifs…
– l’élection de la Reine des vignes, remportée haut la main par Laetitia, de Coubron
(en arrière-plan Philippe Jouvin, président du comité de coordination des confréries d’Ile de France :COCORICO)
– le copieux et goûteux buffet, permettant de prendre des forces avant le grand défilé des Confréries au son des tambours des Poulbots de Montmartre (on les avait vus à Bercy pour la saint-vincent l’an dernier )
joël Hayoun, le « chef » des poulbots
dans une cité pimpante et animée où nos oreilles ouirent une douce musique
« Vous n’êtes que trois, mais vous êtes les plus beaux » (sic) !
– la découverte des vignes au jardin de la Justice,
396 pieds de chardonnay (153), sauvignon (162) et seyval (81) sur une parcelle de 750 m2
et la visite des chais sis à la villa Cathala (villa florentine construite au second Empire), aujourd’hui maison des arts et des associations,
décorée pour la circonstance
où une exposition bien documentée contait l’histoire du vin à Noisy (comme le fit aussi le maire dans son discours) et rappelait le souvenir de l’abbé Noé Chabot qui ouvrit il y a cent ans un débit de boissons à Périgueux, dit-on.
On apprit ainsi que la vigne est attestée par Grégoire de Tours dès le 6eme siècle, et qu’au Moyen-Age le vin de Noisy, produit du cépage fromenteau, est hautement considéré et transporté à Paris via la Marne. En 1673, 36% des pères de famille sont vignerons. Las, la qualité va se dégrader, au point qu’en 1822 le conseil municipal s’interrogera : « le vin… est si détestable qu’il ne peut se conserver d’une année sur l’autre qu’avec le plus grand soin » ; peu à peu la vigne périclitera, le dernier propriétaire arrachant ses ceps en 1962
Et l’on découvrit labo, cuves et cave à vins
– le diner dansant avec l’annonce des résultats du Concours des vins 2010, départagés par un jury présidé par Jean-Luc Jamrozik, président des sommeliers de Paris.
les voici :
Quoi de plus ? un stand permettait de découvrir les vins d’Afrique du Sud avec David Champain de continentduvin.com
Cette paisible cité qui compte près de 40 000 habitants (les gabiniens) fêtait les vendanges ce samedi 9 octobre,
sous l’égide de la Confrérie du Clos des Collines de Gagny bien reconnaissable avec son habit bleu et rouge et son tricorne paré d’hermine.
N’y avait-il pas là plus de 100 hectares de vigne il y a deux siècles ? Il n’en reste qu’un petit clos, planté de gamay et de chardonnay.
« C’est la plus belle fête d’Ile de France », nous avait-on prévenu. 38 confréries devaient s’y retrouver (un record ?) autour d’un buffet d’accueil dont le jambon à l’os servis par l’ami Yves, un « pro »,
arpentèrent les rues de la ville où l’on pouvait croisait de drôles de paroissiens.
Jeff Koons ferait-il des émules?
Tout ce beau monde convergea au parc Courbet investi par des stands de toute sorte, et rejoignit enfin la maison Baschet, manoir de style normand construit à la fin des années 1880 pour René Baschet, fondateur de la Revue Illustrée.
Au chapitre qui s’ensuivit le grand maître Edwige Gerber démontra son talent pour la versification et intronisa notre ami Marcel,
et bien d’autres.
Il fallut réclamer, mais on put le goûter ce petit vin blanc ! Merci Gagny !
C’est ainsi qu’on appellera dorénavant le Clos de Clamart 2009, largement mis à contribution pour fêter dignement le centenaire de notre ami et confrère Gaston Conte.
Une centaine d’amis se sont retrouvés autour de lui pour faire la fête ce mardi 28 septembre à la salle des fêtes Hunebelle, vignerons, bretons, anciens combattants…
Car comme dit la chanson
On n’a pas tous les jours 100 ans
Ca nous arrive une fois seulement
Ce jour-là passe hélas trop vite
C’est pourquoi faut qu’on en profite
et on a rajouté
Ya là tous les amis d’Gaston
Et Bernard à l’accordéon
On n’est pas v’nu là par hasard
Il y a du beau monde à Clamart
Ca se passa comme il se doit à table devant un buffet appétissant.
Plus qu’un discours (il y en eut bien sûr)
les cadeaux
et surtout le gateau monumental résumèrent la carrière et les passions de l’intéressé
la coiffure
le vin
le bridge
C’est entendu, Ami Gaston, tu as gagné la course aux ans.
Mais ne prends pas la grosse tête.
Pierre Dac ne disait-il pas :
Si les hommes vivaient en moyenne six cents ans les centenaires auraient l’air de blancs-becs…
Il est au British Museum une coupe romaine ancienne (4eme siècle), la coupe de Lycurgue, qui parait verte ou rouge selon que la lumière s’y réfléchit, ou qu’elle la traverse depuis une source placée derrière. Cette particularité est dûe à la présence dans sa composition de nanoparticules d’alliage… On trouvera dans le numéro de septembre de Pour la Science l’explication de ce phénomène, ainsi que de ses possibles applications à l’invisibilité…
Lycurgus cup british museum
Ce roi de Thrace irascible auquel se réfère Diomède dans l’Iliade aurait attaqué le jeune Dionysos et ses nourrices. Le dieu sauta dans la mer pour s’échapper. La bacchante ou ménade Ambrosia sauvera sa vie en étant métamorphosée en vigne. Quant à Lycurgue, il fut sévèrement puni, frappé de folie, d’aveuglement ; haï des dieux, il ne vivra pas longtemps…
Lycurgue et Ambrosia – mosaïque de Délos
On trouvera là d’autres variantes de cette légende.
C’est le titre d’une chanson de MM. E. Boissart (paroles) et Ed. Deransart (musique), découverte il y a quelques années par notre amie Simone Vidal, de la confrérie du clos de Clamart s’il vous plait.
De quand date-t-elle ? on ne sait pas.
En 2000 elle fut mise en scène et chantée par des clamartois, dont le regretté Freddy Moro, et le bientôt centenaire Gaston ; et bien d’autres qu’on nous pardonnera de ne pas citer.
Christian Labelle, voilà encore un homme fasciné par les grands crus…
Ausone, Cheval Blanc, Yquem, Figeac, Petrus, Latour, Romanée-Conti : les voici, métamorphosés par son pinceau… tels que nous les avons découverts sur expo.artactif.com
Cet hyperréaliste est un autodidacte,qui collectionne depuis près de 30 ans les récompenses de toutes sortes, nous dit-on.
Des petits formats (40*30 cm typiquement) ces natures mortes, qui valent dans les dix euro le cm2 d’après nos calculs. Il faut dire qu’il y a du travail. De l’art sans doute, aussi. Ce sont des « natures mortes vivantes », dit Antonio Malmo.
On pense bien sûr à ces peintres russes vus à l’archange , mais ils ne s’étaient pas attaqué aux premiers crus !
Elles ont lieu cette année les 10 et 11 septembre pour les raisins hâtifs comme le baco, les 24 et 25 septembre pour les autres.
Comme chaque année, les vignerons se sont pressés autour du pressoir, s’empressant d’accueillir les vendangeurs pressés de livrer leur préssieuse (*) récolte, sans précipitation toutefois. Mais laissons là ce pressi-pressa.
Marcel était aux fourneaux et tout allait bien.
Une première cuvée, très colorée, a été encuvée, un peu moins abondante que les années précédentes, mais plus sucrée. Le nouvel oenologue, Edouard Macé (à gauche sur la photo), est optimiste, en dépit d’une acidité un peu excessive. Avec « MC » Jean-Luc (le maître de chai) à la barre (et non au bar dois-je préciser) nous sommes tranquilles.
Au Clos des Volontaires, nous accueillerons le 24 septembre à partir de 18h les amis du clos résolus à nous aider, et à fêter dignement l’évènement. Nous porterons la vendange au pressoir le lendemain, et son destin s’accomplira. Si vous n’avez pas reçu l’invitation écrire au journal qui transmettra.
Ce tableau publié dans le numéro de septembre de Books nous rappelle cet épisode de l’Odyssée où Ulysse échoue sur l’ile du bout du monde où la nymphe aux belles boucles vit isolée des hommes. Elle le retiendra captif sept ans, ensorcelé, mais Ulysse finira par s’échapper, dans ce que Jean-Pierre Vernant appellera un refus héroïque de l’immortalité.
Ce tableau est l’oeuvre de Sir William Russell Flint (1880-1969), peintre aquarelliste écossais qui illustra l’Odyssée d’Homère comme on peut le voir sur le superbe blog du pictorialiste Thomas Haller Buchanan .
L’auteur de BD Li-An , nous dit qu’il termina sa carrière en peignant moultes demoiselles déshabilllées ; on trouvera un échantillon de son savoir-faire là et là .
Pour finir, signalons le très intéressant blog d’un navigateur féru de mythologie parti sur les traces d’Ulysse, avec une narration de l’Odyssée et un résumé de mythologie très vivant. On y voit ainsi comment Calypso maintenait Ulysse sous sa coupe.
Regardons bien ces deux images, qui datent de 1893, au temps de l’Alliance franco-russe, et que l’on peut voir parmi d’autres documents passionnants à l’expo « Cadeaux des Tsars « , actuellement et jusqu’au 3 octobre au Musée de la Marine au Palais de Chaillot.
Sur la photo du haut (de Marius Bar ) ce sont les marins, venus de Cronstadt et de Toulon, qui ripaillent, lors d’un Banquet franco-russe à Hyères.
Sur celle du bas ce sont les politiques et autres diplomates, réunis au palmarium du jardin d’acclimation (aquarelle par Thédore Hoffbauer, ça fait un peu penser à Sempé, non ?).
Un point commun toutefois : l’avez vous remarqué ?