Toscane – le retour

Nous voici de retour dans cette terre aux mille merveilles. 

Première étape : Forte dei Marmi, luxueuse station balnéaire encore en basse saison. Une exposition s’y tient qu’hélas nous ne verrons pas, non plus que ce tableau représentant le cortège de Bacchus, du napolitain Domenico Gargiulo, dit Micco Spadaro (vers 1609/1610-1675)

Le Cortège de Bacchus, vers 1650 Huile sur toile, 68 x 102 cm

A l’hotel de la Primula, ce porte-parapluie bachique nous interpelle

A Pietrasanta voisine, nous revient le souvenir d’un festival Vino & Arte. Il perdure, mais peu d’oeuvres font vraiment le lien entre art et vin. Ivan Theimer fait exception, avec cette grappe humaine.

opera di Ivan Theimer | museodeibozzetti.it

Ce tchèque d’origine n’en est pas à sa première évocation de la grappe, celle-ci, biblique, date de 1993

LA GRAPPE DE LA TERRE PROMISE Bronze, 1993 32 x 38 x 15 cm

Venons-en au fait(îte), à Florence.

Le bar à vin « Meno, Vini e Altre Necessita » mérite une visite.

Les bouteilles peuvent être bues sur place ou à emporter (les 2 prix sont sur les bouteilles), la cuisine  est du patron (tenter le « Pancia di maiale, anacardi e cavolo cappuccio »),  et -10% à qui laisse son téléphone sous la cloche pendant le repas.

Une autre bonne adresse : la Vecchia Bettola

Il y règne une ambiance joyeuse…

Vin à volonté (5€), pas un grand vin certes, du « vino rosso de toscana », mais qui accompagne bien le lampredotto,

et qui a ses amateurs, comme ce militaire attablé, croisé dans une rue du même quartier de San Frediano, sur la rive gauche de l’Arno.

Produit du street art, ce tableau peint sur un mur nous a frappé par tout ce qu’il exprime : le « petit caporal », la campagne d’Italie, l’expression volontaire, déterminée d’un que rien n’arrête, la pasta et la bottiglia di vino, et sous sa garde la Joconde qui veille aussi sur lui… C’est du grand « street art » signé GB. Qui est donc ce GB ?

De l’autre côté de l’Arno, le musée des Offices (Uffizzi) recèle bien des trésors. En voici quelques uns qui devraient intéresser les lecteurs du Bon Clos.

On commencera par ce jeune satyre aux grappes (marbre, romain antique)

Ce jeune Bacchus de Guido Reni, fin 17ème, bénéficie d’un cadre de circonstance

Plus ancien, le Bacchus de Caravaggio (fin 16ème) est archiconnu, » Carpe Diem » semble-t-il nous dire coupe en main.

Le banquet des dieux du romain Spadarino (vers 1625) : au centre Ganymède tient un plateau avec une coupe que Bacchus (de dos) remplit ; en haut à droite quelqu’un boit déjà…

Il manquait Venus dans le tableau précédent. La voici avec un satyre lui apportant des raisins

 (Annibal Carracci, 1587)

Un néerlandais maintenant : Gherit von Honthorst et son souper au joueur de luth (vers 1620)

Et voici maintenant un repas de noces, du même auteur. La mariée va-t-elle saisir le verre qu’on lui tend ?

Dans une toute autre veine, voici l’ivresse impudique de Noé par Andrea Pisano (vers 1343) sculpteur, orfevre, architecte…

Les temps changent, ce caviste a lâché l’affaire, remplacé par un imprimeur. Autre métier de presse…

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