Dans le vignoble de Faugères

Le vignoble de Faugères, qui s’étend sur 1800 hectares sur les coteaux schisteux des avants-monts du haut Languedoc en Hérault, ne s’est développé que récemment. Son terroir n’est délimité qu’en 1948, et l’AOC date de 1982.

Pas de cours d’eau en surface, mais le sol, schisteux, retient l’humidité, et la vigne puise en profondeur. (voir un article développant les qualités du schiste )

à gauche, le schiste bleu au mas des Capitelles

Les cépages principaux en rouge sont la syrah, le grenache noir, le carignan et le mourvèdre . L’assemblage est libre, mais obligatoire. Roussane et vermentino pour le blanc. Le climat est méditerranéen, avec des nuits fraiches.

Ce terroir a ainsi bien des qualités pour donner des grands vins.

L’ami Michel, grand-maître de la commanderie du Faugères, nous a fait découvrir le domaine Mas des Capitelles, l’un des plus qualitatifs, qui privilégie le carignan.

Les frères Cedric et Brice nous reçoivent. A la suite de leur père Jean, ils ont pris les rênes de ce domaine de 28 hectares, sorti de la coopérative en 1999.

Les capitelles sont ces cabanes de pierre sèches servant d’abri dans les garrigues. Brice en a construit une l’hiver dernier

Les frères sont un peu artistes, voici la 4ème dimension vue par Cedric.

et un arbre mobile (ça tourne) vu par Brice.

Ici le Carignan est roi. Taillé en gobelet, les vieilles vignes donnent peu (20-30 hl à l’hectare) mais bon.

Aeration des sols, biodynamie, décoctions de plantes, tri sur souche, utilisation de levures neutres : c’est la qualité qui est recherchée, et la garde.

Les prix s’en ressentent, évidemment. Voici la gamme des vins produits.

Heureusement, on trouve des vins de Faugères à des prix bien plus doux, que l’on peut déguster à la cave coopérative Vilavigne. 

Nous avons bien aimé le Parfum, du mas Olivier, médaillé d’Or au concours international de Lyon 2022

Nous avons bien aimé aussi La Jasse d’Aimé Rouge 2023. Rapport qualité/prix incroyable. Allez à Faugères !

la devise vue à la cave Vilavigne

Et merci à l’ami Michel qui nous y a guidé !

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