l’amour… au travail

Nous avons déjà parlé ici de l’Oulipo . Un de ses membres, Jacques Jouet, vient de faire jouer au théâtre du Rond-Point « l’amour au travail », suite de saynètes qui chacune raconte en douze minutes, une histoire ayant en commun avec les autres les rôles (1 homme et deux femmes) et le noeud de l’intrigue (un acte sexuel). Nous ne sommes pas loin des exercices de style du regretté Raymond Queneau.

Quel rapport avec la ligne éditoriale de ce blog ? C’est que l’une de ces saynètes a pour scène les vendanges ! De quoi faire fantasmer les amis de la vigne et du vin, lecteurs de ce blog et rituels participants aux vendanges du Clos des Volontaires et du clos Franquet.

La salle Jean Tardieu était comble au théâtre du Rond-Point ce lundi 17 décembre pour l’unique représentation. Le public, comblé également. Amis du clos, vous aurez bientôt l’occasion de (re)voir cette pièce à la Bibliothèque Nationale de France, car

La Compagnie l’Amour au travail jouera à la BnF la pièce de Jacques Jouet qui porte le même nom, jeudi 8 février 2007 à 19h.

Ne la ratez pas ! (Ce Jacques Jouet est vraiment très fort)

vendanges 2007 à clamart

Ainsi donc en deux tournées, du 12 au 14, puis du 27 au 29 septembre, les vignerons clamartois ont porté leur raisin à la grange Franquet, où sont pressoir et chais.

Mobilisation générale autour du grand maître Michel : une dizaine de vignerons se sont relayés pour accueillir, peser, érafler, gruger, presser, pomper

Bref, la main d’oeuvre et la bonne volonté ne manquaient pas. Et la bonne humeur non plus, nonobstant les fâcheux.

Retrouvez tout ce petit monde sur Youtube (vendange à clamart ) et (vendanges à clamart 2 )

Retrouvez ensuite les vignerons à la pause la pause et découvrez les secrets de fabrication.

Et découvrez avec Pierrot les coins à champignons du bois de clamart

Résultat des courses : près de 70 vignerons ont apporté leur raisin, une belle quantité d’un beau jus rosé comptant plus de 8 degrés de sucre est en cuve. Il n’y a plus qu’à attendre le printemps en croisant les doigts.

merveilles d’alsace

Parcourir l’Alsace, c’est bien sûr gravir ses monts, cheminer sur ses sentiers sylvestres, longer ses rivières. C’est aussi parcourir ses villes et villages qui ont gardé leur charme ancien. Et c »est bien sûr se laisser griser par ses mets, ses fromages, ses vins..

La ferme-auberge Christlesgut, sur les pentes du Petit Ballon, près de Munster, permet tout cela.

Les fromages (munster, barikas) sont fabriqués à la ferme

et dégustés à l’auberge à quelques dizaines de mètres de là, tels quels ou apprêtés en fromage coiffé par exemple,

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avec de la bière à s’en détremper les moustaches…

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ou des vins locaux parfumés, gouleyants, comme ceux de la coopérative Jean Geiler d’Ingersheim…

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où se trouve dit-on le plus grand tonneau d’Europe…

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où l’on trouve aussi d’étranges bouteilles…

comme cette bouteille de klein peu académique.

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Cette foire aurait peut-être mérité une visite ? une autre fois…

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Etonnants tonneaux du musée Unterlinden de Colmar

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Ces deux là trônent à Kayserberg…

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ville où sévit un ferronnier qui met des grappes partout

La morale de cette histoire ? Elle se trouve à Turckheim

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vendanges au clos des volontaires

Comme annoncé les vendanges ont eu lieu mardi 11 septembre. Cette année 27 kilos de bon chasselas ont été cueillis par les amis du clos, sous l’oeil cynique d’Ursus.

Le Clamart 2006 a été dégusté (une découverte pour certains), et quelques autres bonnes bouteilles ont été descendues à cette occasion, c’est leur destin ! Finalement ce sont les amis Guy dit le camarguais, et Nicole, qui ont remporté le prix en devinant le poids au demi-kilo près.

Le lendemain le raisin fut porté au chais de la grange Franquet à Clamart, pesé, admiré, puis impitoyablement éraflé, grugé, pressé, repressé, pompé, jusqu’à ce que vin s’ensuive…

vendanges 2007

Alerte rouge !

Les vendanges au clos des volontaires auront lieu mardi 11 septembre à partir de 17 h. Les raisins mûrissent, les prédateurs et fatalités de toutes sortes menacent.
A vos sécateurs, hottes, gourdes et chapeaux de paille, donc.
Il y aura à boire jusque tôt dans la nuit, il n’est donc pas interdit d’arriver tard.
Ceux qui ont une bonne bouteille à faire découvrir sont invités à la faire connaitre.
Espérant que vous arriverez à lever le pied de vos activités professionnelles et/ou vies privées trépidantes, je vous dis à bientôt.

Le propriétaire-récoltant

A clos is born

Un nouveau clos est né en région parisienne, le Clos de Chantecoq.
Par la volonté de l’Etablissement Public pour l’Aménagement de la Défense (EPAD) et des ses dirigeants Jacques Gautier et Bernard Bled, 700 pieds de chardonnay et de pinot noir ont été plantés sur l’antique colline de la Défense, connue autrefois sous le nom de butte de Chantecoq.
Ce jeudi 24 mai, lors de l’inauguration du clos, les confréries amies en grande tenue étaient venues de Suresnes, de Clamart, de Rueil, Joinville le Pont, Nogent sur Marne, Saint-Maur, Argenteuil, Montmartre, Villiers sur Morin, Loudun… accueillir le nouveau né, aux côtés des parrains Anne Romanoff et Bernard Laporte, sous les yeux incrédules du personnel des tours.
Le terrain, situé sur l’esplanade en prolongement du bassin de Takis, bénéficie d’un ensoleillement maximal. Première récolte attendue pour 2010. En attendant, on se désaltèrera au Gaillac chateau Laporte. Merci Bernard !
Et bon courage aux vignerons du clos de Chantecoq!

Foire aux vins à Cravant les Coteaux

Comme chaque année depuis des lustres en ce jour de l’Ascension, la foire aux vins de Cravant les Coteaux, près de Chinon, permettait aux voisins et aux amateurs de goûter aux bons vins du cru. Et comme chaque année (ou presque) depuis des lustres nous y rendîmes. Nous retrouvâmes la Commanderie de Philippe Pain, les Gouron, Chauveau,Gasnier, Sourdais, Pascal Lambert le « rebelle » bio et sa tribu en djellaba, etc. Les vignerons de Panzoult, dont la foire a lieu le premier mai, étaient venus en voisins. On pouvait ainsi (re)voir Jacky Grosbois le verre à la main, sans compter les petits malins qui jouissent des deux appellations.
Mais que se passera-t-il l’an prochain ? L’Ascension tombe le 1er mai ! Affaire à suivre…

Vins d’Ile de france au Carrousel du Louvre

A l’invitation de Sylvie Duffrene, Présidente de l’Espace du Tourisme d’Ile de France, et de Christian de la Guéronnière, Président de l’association des vignerons franciliens réunis http://www.vigneronsfranciliens.com/
(VFR), étaient rassemblés le 15 mai dernier au Carrousel du Louvre le ban et l’arrière ban des vignerons franciliens. Belle occasion de déguster leurs crus, et il en est de bons et de très bons, notamment du côté des blancs ! Encore fallait-il accéder au comptoir, ce qui ne pouvait se faire sans jouer des coudes tant était grande l’affluence ! Nonobstant on a pu constater que Paris était bien représenté avec les Morillons, Montmartre et Bercy (sauvignon 2006 au joli nez et au goût « jura »), la proche banlieue avec Issy les Moulineaux ( excellent chardonnay). Il y avait aussi Chaville et son agréable chavignon (mot-valise qui veut bien dire ce qu’il veut dire), Neuilly Plaisance qui s’essaye au crémant, Saint Germain/ Le pecq et leur clos des grottes, Sartrouville (très bon chardonnay également)… J’en oublie car il y avait de quoi se griser.

Des discours de nos hôtes et de Ghislain Pages, d’Oenodyssée (http://www.oenodyssee.fr/ ), on retiendra que le vin, qui porte des valeurs de tradition et de culture, est à la fois un élément fort d’identité et de fierté pour les habitants de notre région, heureux de le voir retrouver droit de cité, et un vecteur touristique puissant qui se décline notamment par des itinéraires balisés de visite et de découverte.

Merci donc aux organisateurs pour cette sympathique et utile réunion.

En avant vignerons !

taille hivernale

Avec le concours de l’ami et confrère Emile (qu’il en soit ici remercié), le Clos des Volontaires a fait peau neuve courant février au prix d’une taille salutaire. Le pauvre, taillé de façon approximative depuis des années, en avait bien besoin. Qu’en sera-t-il de la récolte ? Peut-être eut-il mieux fallu respecter le dicton « taille tôt taille tard, rien ne vaut la taille de mars » ? Rendez-vous aux vendanges pour le savoir.

Un peu d’histoire

Parmi les questions qui reviennent souvent sur le Clos des Volontaires, celle des Origines est sans doute la plus prégnante. Ne pouvant prédire ce que l’Histoire retiendra des évènements de ce siècle, faisons oeuvre pie et documentons ce sujet une fois pour toutes (encore que..).
La vigne du clos est une très vieille vigne à pied unique dont la naissance se perd dans la nuit des temps. Elle avait déjà une belle taille lorsque les actuels propriétaires en prirent possession, en 1985.
Rapidement, ceux-ci rejoignirent la Confrérie du Clos de Clamart tout juste créée en 1987. C’est ainsi que le 1er mars 1990 Marc, suivi par Chantal l’an suivant, prêta serment d »‘aimer et de promouvoir le vin de Clamart », de le « faire aimer à tous ses amis et connaissances », et bien d’autres choses encore, la plus importante étant assurément d' »offrir son raisin à la Confrérie » pour en faire « un vin comme nous l’aimons ».

Bon an mal an, la vigne produisait quelques paniers de raisin vendangés le plus souvent à l’aube, avant le départ au labeur, puis était impitoyablement taillée au temps de l’hiver, comme il se doit.

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Un jour, la possibilité de faire pousser cette vigne, étonnament orientée Sud-Est, vers le Sud-Ouest et sa lumière, apparut comme une évidence. Il fallut épargner des pousses, bâtir un étendoir… La nature fit le reste. A la face du Monde le Clos présentait désormais son pampre et laissait deviner ses grappes, que le voile des feuilles de vigne ne rendait que plus désirables.
L’intime devenant public, il fallut donner un nom à ce sauvageon. Ce fut fait le 1er octobre 2005 lors du Baptême du Clos.
Ce jour-là, nombreux étaient les amis qui, guidés par une bonne étoile, s’étaient retrouvés au Clos.

kiosque

Les bonnes fées ne manquaient pas, il fallut en choisir une. Ce fut Marianne, au nom prédestiné pour ce baptême laïc, qui depuis lors est et sera toujours pour nous la Marraine du Clos. D’un geste sûr, elle dévoila la plaque qui désormais indique au passant où il est.

marrainealoeuvre

marraine du clos

ladecouverte
Le discours prononcé à cette occasion par le maître de maison n’ayant pas à notre connaissance été enregistré, il nous reste à l’imaginer, ou mieux à le réinventer. (N’y aurait-il pas là un digne sujet de rédaction à l’usage des jeunes générations ? Amis enseignants, merci des contributions de vos petits génies). Retenons qu’il y eut à boire, en quantité et qualité, et pas que du Clamart comme les esprits chagrins se plaisent à l’insinuer.

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