Une fois de plus la cité papale aux cent (?) monuments religieux accueille pendant un mois les saltimbanques de tout poil, comédiens, standupeurs, musiciens, chanteurs, illusionnistes, danseurs, circassiens… : près de 1500 spectacles pour 1200 troupes.
Une fois de plus les reporters du Bon Clos sont allés y faire un tour, histoire de voir si les fleurs de vigne poussent encore en cette saison.
On ainsi vu deux baladins raconter en 65 minutes » l’histoire du vin, sans gueule de bois », en éclusant force verres d’un liquide rouge dont ils n’ont pas révélé la composition. Sans doute pas que du vin, mais si, quand même, un peu. C’est dense, quoique parcellaire, on ne dit pas tout en si peu de temps, et plutôt amusant!

C’est le Nectar des Dieux, au théâtre des Brunes, que l’on peut voir jusqu’au 29 juillet.

On a aussi pu entendre fredonner « buvons, chers amis buvons, le temps qui fuit nous y convie » , les connaisseurs auront reconnu l’air à boire du Bourgeois Gentilhomme, dans « le Voyage de Molière », plaisante aventure onirico-temporelle qui nous fait croiser Jean-Baptiste à l’heure de composer le Dépit Amoureux. Du théâtre comme on l’aime ! (au Chien qui fume jusqu’au 29 juillet)

Apérotomanie, voila un titre accrocheur !

Ce spectacle venu de Brest ne ment pas : c’est vraiment un apéritif qui nous est proposé dans la cour du musée d’Angladon, avec deux vins naturels servis par Mme A et Mme Vé (des p’tits Gaillac), entre deux déclamations de tirades plus ou moins érotiques d’auteurs (l’apéro possède un potentiel érotique, nous dit-on), et des préparations culinaires préparées par ces dames.
voir le teaser là.
Nin, Reyes, Laclos…Baudrillard, Quignard… Tiens, voila Dubillard, et son apéritif.
On en aura une version plus complète au théâtre des Corps Saints où l’on joue les nouveaux Dialogues.

Cet apéritif est une pépite, on en trouve des interprétations en ligne, la plus courte en petit format, mais si bien jouée
une autre un peu plus longue (« la prochaine fois je prendrai un vermouth »)
Au théâtre des Béliers, avec « c’est un métier d’homme », production oulipienne, on assiste à des exercices de style où deux protagonistes viennent tour à tour décrire leur métier en respectant les mêmes contraintes. Le buveur a retenu toute notre attention :
« Mon métier consiste à descendre du haut de la bouteille jusqu’en bas. Et la descendre le plus vite possible. C’est un métier d’homme. D’abord parce que quand la bouteille est pleine, l’homme a envie de la descendre, ensuite parce que quand il y a plusieurs hommes autour de la même bouteille, ils veulent tous la descendre plus vite les uns que les autres.
Un métier humain.
Je suis buveur. »
(Ian Monk)
Voir la video où les deux acteurs expliquent leur démarche (voir un extrait du buveur à 3mn10s).
Terminons en mentionnant un lieu magique où il convient de se rendre dès l’ouverture à 19h : le bar à vins des Côtes du Rhône dans la cour de la maison des vins d’Avignon.

Un prix d’entrée modique donne droit à un verre et permet de déguster en musique les produits des vignerons présents, qui changent chaque jour.

Nous avons ainsi découvert l’appellation Gadagne, un Côtes du Rhône villages devenu Côtes du Rhône villages Gadagne en 2012.
Pour en savoir plus sur les vins de Gadagne.

Merci aux musiciens et aux producteurs des domaines des Gariguettes, Bois de Saint-Jean, Clos de Saumanes et Demazet.












