P’tit cubi (Ha Bibi)

Invention géniale qui permet d’obéir aux lois de l’hospitalité sans sombrer dans les soucis de logistique tout en « maitrisant les coûts », le Bag in Box (BIB pour les intimes) poursuit allégrement sa conquête du marché, avec 20% des ventes de vin en France en 2008 (+18% par rapport à 2007).

Bien plus efficace on le sait que le cubitainer qui ne protège pas son contenu contre l’oxydation, il doit à sa poche flexible de ne pas laisser entrer l’air au fur et à mesure du soutirage, et permet ainsi une utilisation sur plusieurs semaines.

Mais qui savait qu’il fut inventé en 1955 par William R. Scholle, pour ne connaitre véritablement le succès que dans les années 90 ?

A l’instar de l’amphore (chantée par Juliette : le prince des amphores , par Jules Massenet : maître, bois dans cette amphore le vin rosé d’Engaddi …) , du tonneau (chanté par Andrex: prête moi ton tonneau… ) , de la bouteille (les lecteurs du bon clos connaissent bien cette bonne bouteille de vin ) qui ont leurs zélateurs, il était temps d’honorer ce jeune seigneur.

Le bon clos est fier de présenter à ses lecteurs cette petite chansonnette, intitulée tout naturellement

P’tit Cubi (Ha Bibi)

Jadis c’était au tonneau
Que l’on tétait goulûment
L’ jus d’ la vie
Le vin coulait tout de go
Dans la gorge abondamment
A l’envi

Puis tu es venu sur terre
Certes tu n’étais pas né
Cube béni !
De la cuisse de Jupiter
Tu fus bien vite adopté
P’tit cubi

Dans ton coffre de carton
Tu te crois bien à l’abri
Etourdi !
Perché sur tes compagnons
Tu nous toises avec phi-
Lanthropie

Ton ventre est plein d’un bon jus
Rose ou rouge qui réjouit
La compagnie
Peut-être pas un grand cru
Mais un vin qu’on apprécie
Entre amis

Bien sûr il y a des jaloux
Qui te traitent d’encubé
Ces malappris !
Mais j’ connais plus d’une bou-
Teille qui n’vaut pas ton né-
Ctar exquis !

Pour te voir je suis passé
Chez un caviste averti
A Sanary
C’est une halte obligée
Qui sur le coup de midi
Vous ravit

Il y a toujours un flacon
Débouché pour régaler
La galerie
Et comme souvent il est bon
On choisit de l’emporter
Lui aussi

Te voila dans mon salon
Tu sais bien ce qui t’attend
Ha Bibi !
Pas besoin de tire-bouchon
Tu vas couler gentiment
Sans tricherie

Une fois sortis les ballons
Rapidement tu seras
Englouti
Trois p’tits verres et puis s’en vont
Comme les autres tu finiras
Aplati !

Vendémiaire

En ce mois des vendanges qui se souvient du beau poème qu’Apollinaire écrivit en 1913 et qui porte ce nom, Vendémiaire ?

apollinaire

portrait par Vlaminck (1903)

Hommes de l’avenir souvenez-vous de moi
Je vivais à l’époque où finissaient les rois
Tour à tour ils mouraient silencieux et tristes
Et trois fois courageux devenaient trismégistes

Que Paris était beau à la fin de septembre
Chaque nuit devenait une vigne où les pampres
Répandaient leur clarté sur la ville et là-haut
Astres mûrs becquetés par les ivres oiseaux
De ma gloire attendaient la vendange de l’aube

Un soir passant le long des quais déserts et sombres
En rentrant à Auteuil j’entendis une voix
Quui chantait gravement se taisant quelquefois
Pour que parvînt aussi sur les bords de la Seine
La plainte d’autres voix limpides et lointaines

Et j’écoutai longtemps tous ces chants et ces cris
Qu’éveillait dans la nuit la chanson de Paris

J’ai soif villes de France et d’Europe et du monde
Venez toutes couler dans ma gorge profonde

Je vis alors que déjà ivre dans la vigne Paris
Vendangeait le raisin le plus doux de la terre
Ces grains miraculeux qui aux treilles chantèrent…


La suite ? on peut la trouver

Vanessa Hidden à nouveau sur les planches

Nous l’avions découverte dans « c’est toujours ça de pris » spectacle musical et pétillant, on voit pourquoi, la voici qui remet ça tous les mercredis soir (20h30) à l’atelier théâtre montmartre,  7rue coustou,Paris 18eme, mise en scène par Stéphane Ly-Cuong et accompagnée au piano par Tristan Michel. 

Vous voulez savoir à quoi ça ressemble ? voici « c’est toujours ça de pris »

et voila le tango stupéfiant (marie dubas 1936)

On a réécouté avec plaisir « plus on est d’amis plus on boit » et bien d’autres chansons comme cette « pocharde » d’yvette guilbert (1927)qui a toute sa place dans la collection du clos

J’viens d’la noce à ma soeur Annette
Et comme le champagne y pleuvait
J’n’vous l’cache pas, je suis pompette
Et j’ai pincé mon p’tit plumet
Je sens flageoler mes guiboles
J’ai l’coeur guilleret, l’air folichon
J’suis prête à faire des cabrioles
Quand j’ai bu du Moët & Chandon.

{Refrain:}
Je suis pocharde
J’dis des bêtises
Ah mais j’suis grise !
Mais quoi, ça me r’garde
Qu’est-ce c’que vous voulez que je vous dise ?
Je suis grise.

Je fais très rarement des folies
Mais quand j’en fais, ah nom de nom !
Je dépasse toutes les fantaisies
J’suis plus une fille, j’suis un garçon
À moi l’plaisir, la rigolade,
J’m’en fais craquer l’corset de plomb
Car y a pas, moi faut que je cascade
Quand j’ai bu du Moët & Chandon.

{au Refrain}

J’dis aux gens qui m’reprochent la chose
Ah ! Remisez donc dans vos airs de deuil
Car c’est l’Champagne qui en est la cause
Quand j’ai quequ’ fois Marianne dans l’oeil
Et puis j’trouve que c’est toujours bête
De vouloir cacher son pompon
C’est pas un crime que d’être pompette
Et d’aimer le Moët & Chandon.

{au Refrain}

D’avoir son grain dans la boussole
Mon Dieu, ça n’est pas un défaut !
Moi, j’ris, j’chante, je batifole
Toutes les fois qu’j’ai bu un peu trop
Alors quoi ? Pour une petite mèche
Faudrait-y m’battre à coups d’chausson ?
J’aime mieux qu’on m’batte que d’battre la dèche
J’pourrais plus boire du Moët & Chandon !

{au Refrain}

pour une version musicale voir par exemple ce sympathique spectacle amateur trouvé sur youtube

étonnant tonneau

Difficile de s’imaginer ce que l’auteur de cette eau-forte, où d’un tonneau surgit un arbre, sur un tapis d’objets divers et de verre,

tonneaujaponais

avait en tête en la composant :  est-ce un rébus, un jeu de kim ?  nous invite-t-on à nous pénétrer de la vanité des artefacts humains que la nature tôt ou tard engloutira ?

On invoquera « l’altérité » quand on saura que l’auteur, Mitsuo Shiraishi est japonais. Installé en France du côté de Mulhouse, il y poursuit une oeuvre qui ne laisse pas indifférent certain ami du Clos, au pays des puys.

Serait-ce alors une réflexion sur l’art et la manière de se dés-altérer ?

Tentons ce haiku :

petit tonneau brun

tant de monde autour de toi

sur ton flanc un arbre

Peut-être la clé se trouve-t-elle dans d’autres oeuvres de l’auteur ?

Tout se complique… Ami du Clos, aide nous à y voir clair !

le vigneron champenois

Apollinaire était un poète prolifique. Bien qu’étranger il s’engagea en 1914 et connut la vie terrible des tranchées dans l’hiver de la Champagne.

Cela lui évoqua ce  » vigneron champenois » qui date de février 1916, et parut dans les Calligrammes.

Georgio de Chirico était un peintre italien énigmatique, coqueluche un temps des surréalistes français, qu’on a pu voir ces derniers temps au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

En 1930 il illustra les Calligrammes d’Apollinaire

illustrationvigneronchampenois

Le régiment arrive
Le village est presqu’endormi dans la lumière parfumée
Un prêtre a le casque en tête
La bouteille champenoise est-elle ou non une artillerie
Le ceps de vigne comme l’hermine sur un écu
Bonjour soldats
Je les ai vus passer et repasser en courant
Bonjour soldats bouteilles champenoises où le sang fermente
Vous resterez quelques jours et puis vous remonterez en ligne
Échelonnés ainsi que sont les ceps de vigne
J’envoie mes bouteilles partout comme les obus d’une charmante artillerie


La nuit est blonde ô vin blond
Un vigneron chantait courbé dans sa vigne
Un vigneron sans bouche au milieu de l’horizon
Un vigneron qui était lui-même la bouteille vivante
Un vigneron qui sait ce qu’est la guerre
Un vigneron champenois qui est un artilleur

C’est maintenant le soir et l’on joue à la mouche
Puis les soldats s’en iront là-haut
Où l’artillerie débouche ses bouteilles crémantes
Allons Adieu messieurs tâchez de revenir
Mais nul ne sait ce qui peut advenir

Les aventures de Bacchus

Cavanna écrivit en son temps les aventures de Dieu, de roborative mémoire. Mais qui se souvient encore de celles de Bacchus, « les Dyonisiaques », narrées au Veme siècle par Nonnos de Panopolis ?

Cet amateur égyptien de poésie grecque les aurait composé entre 450 et 470, avant, Dieu merci, sa conversion au christianisme. Ce recueil épiques de 48 chants ne survit semble-t-il que grâce à la découverte d’un manuscrit au 16eme siècle.
En ce printemps des poètes il est temps qu’il refasse surface.

pagedegardedesdyonisiaques

 

De quoi s’agit-il ? Laissons la parole au traducteur, le comte de Marcellus :

Avant de montrer le Dieu bienfaiteur, il fallait expliquer de quel chaos sa présence allait faire sortir le monde. De là, au début, la lutte du bien ou du mal, ou de Jupiter contre Typhée ; puis les essais de Cadmus, qui, suivi d’Harmonie, porte au sein de la Grèce le culte et les arts de la Phénicie et de l’Égypte.

Après Zagrée disparu dans la conjuration des Titans, second effort de l’élément malfaiteur, parait enfin le grand Bacchus, Bacchus le Thébain, le génie civilisateur engendré par la foudre; il échappe à la demeure d’Athamas, à la jalousie de Junon, et grandit à coté de la mère universelle, Rhéa. Puis le Dieu dompte lei monstres fléaux de la terre, assouplit son corps aux exercices auxiliaires des combats, et crée la vigne, arme pacifique et conquérante. Bientôt il rassemble de tous les points du monde et recrute dans les rangs des races divines une armée immense; il part à sa tête pour asservir les Indes, par le même chemin que prit Alexandre. Viennent alors les journées du lac Astacide et des défilés du Liban, qui sont pour Bacchus les batailles d’Ipsus et du Granique : on suit lentement la marche envahissante de la vigne dans ce pompeux itinéraire du fond du golfe de Nicomédie jusqu’aux rives de l’Hydaspe à travers les embûches ennemies, ou l’hospitalité de la chaumière et du palais. Dans les Indes, la guerre se développe avec toutes ses péripéties, les avantages, les défaites, les trêves, les surprises et lei stratagèmes. Enfin Bacchus l’emporte, et il constitue son culte et son empire chez les peuples de l’Orient indien. Dès lors, il revient aux bords de la Méditerranée, où il n’a pins d’autre armée que son cortège habituel ; il visite, chemin faisant, Tyr, la patrie de son aïeul Cadmus, comble de ses dons la brillante Béryte et les vallées du Liban ; puis, traversant de nouveau la Cilide et la Lydie, il porte en Europe son influence et ses bienfaits, descend de l’Illyrie et de la Macédoine vers Thèbes, où il est né, et où sa divinité et son pouvoir se manifestent par le châtiment d’un roi incrédule ; il initie bientôt Athènes à ses mystères, console à Naxos une amante délaissée, car il possède l’art de sécher les larmes et de calmer les douleurs. Ensuite il lutte contre son éternelle ennemie Junon au sein d’Argos, centre terrestre de la puissance de la reine des dieux, dompte les géants de la Thrace ou les monts infertiles, soumet Pallène, ou son sol, rebelle à la culture; revenu en Phrygie, domaine de sa nourrice Cybèle, d’où il est parti, il y combat les insalubres émanations des airs qu’il adoucit, et quitte enfin la terre pour occuper un trône dans l’Olympe, au sein des immortels.

 

Le lecteur assidu de ce blog pourra utilement compléter les informations publiées il y a un an (indovino )

Merci à Philippe Remacle qui nous les fait découvrir sur son beau site remacle.org

(NB : l’ouvrage est édité chez les Belles Lettres )

Vla l’printemps

Et oui, ce lundi 2 mars commençait le printemps des poètes, lancé au son du saxophone de Louis Sclavis aux Folies Bergère sous la houlette de l’étonnant Jacques Bonnaffé. Celui-ci n’a-t-il pas déclamé jusqu’à plus soif l’épitaphe dédiée par Ronsard à Rabelais ?

Lequel aimait le vin, on peut le dire !

Si d’un mort qui pourri repose
Nature engendre quelque chose,
Et si la génération
Se fait de la corruption,
Une vigne prendra naissance
De l’estomac et de la panse
Du bon Rabelais qui buvoit
Tousjours cependant qu’il vivoit.

La fosse de sa grande gueule
Eust plus beu de vin toute seule
L’épuisant du nez en deux coups,
Qu’un porc ne hume de laict doux,
Qu »Iris de fleuves, ne qu’encore
De vagues le rivage More.


Jamais le soleil ne l’a veu,
Tant fût-il matin, qu’il n’eust beu;
Et jamais au soir, la nuit noire,
Tant fût tard, ne l’a veu sans boire:
Car altéré, sans nul séjour
Le galant boivait nuit et jour.

Mais quand l’ardente Canicule
Ramenait la saison qui brûle,
Demi-nu se troussoit les bras,
Et se couchait tout plat à bas,
Sur la jonchée, entre les tasses,
Et parmi les escuelles grasses,
Sans nulle honte se souillant.
Allait dans le vin barbouillant,
Comme une grenouille en la fange ;

Puis ivre chantait la louange
De son ami le bon Bacchus…
Il chantoit la grande massue,
Et la jument de Gargantue,
Le grand Panurge, et le pais
Des Papimanes ébahis,
Leurs loix, leurs façons et demeures;
Et frère Jean des Entomeures,
Et d’Epistème les combas,
Mais la mort, qui ne boivoit pas,
Tira le beuveur de ce monde,
Et ores le fait boire en l’onde
Qui fuit trouble dans le giron
Du large fleuve d’Acheron.
Or toy, quiconque sois, qui passes,
Sur sa fosse répans des tasses,
Répans du bril et des flacons,
Des cervelas et des jambons;
Car si encor dessous la lame
Quelque sentiment à son âme,
Il les aime mieux que des lis
Tant soient-ils fraîchement cueillis

Et puisque le soleil commence à nous chauffer la couenne, célébrons ce printemps qui vient avec le québecois Paul Piché… et ses émules

l’ami Jean

Notre ami Jean,

Jean Mussote, grande figure du clos de Clamart,

n’est plus,

mais il continue à habiter ce blog.

jeandeboutRetrouvons-le à Montmartre , au Mont Valérien , à la grange Franquet où encore au palais Brongniart.
Et chantons avec lui…

L’autre matin tu nous as quitté
bien trop tôt tu n’as pas pu aller
au bout de la route,
au bout de la route
au bout de la route qui mène à cent ans

Mais pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras

Refrain

Aux rendez-vous toujours présent
les meilleurs crus toujours goûtant
pour les bons coups toujours partant
avec ta canne clopin-clopant

2)
Qu’avais tu donc à tant te presser
ça ne se fait pas en société
de lâcher ses potes
de lâcher ses potes
de lâcher ses potes inopinément

 

Mais pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras

3)
La confrérie est toute endeuillée
elle a perdu son grand chevalier
la voila qui doute
la voila qui doute
la voila qui doute sans son vétéran

hé jeannot, tu es toujours là ? (bis)

à nos côtés, dis, tu resteras ?

4)
Car qui donc saura déterminer
sans plus hésiter la variété
des raisins qu’apportent
des raisins qu’apportent
des raisins qu’apportent les récoltants ?

qui qui qui qui qui qui qui qui (bis)
qui qui qui qui qui qui qui qui?

5)
qui toujours saura raison garder
aux soins de la vigne toujours veiller
et sans fausse note
et sans fausse note
et sans fausse note nous dire en chantant

ouais les gars je suis toujours là (bis)

le clos de clamart je n’abandonne pas

6)
Avec toi encore nous voulons trinquer
à ton repos, à notre santé
encore une goutte
encore une goutte
encore une goutte de bon vin blanc

Car pour nous tu es toujours là (bis)
dans notre mémoire tu resteras..

dernier refrain

aux rendez-vous toujours présent
les meilleurs crus toujours goutant
pour les bons coups toujours partant
avec ta canne clopin-clopant
pour l’amitié toujours présent
tous les bons crus toujours goûtant
pour l’aventure toujours partant
copains… clopant

jean

 

In memoriam… Château Milhière

Les châteaux meurent aussi, mais peuvent survivre longtemps dans la mémoire des hommes.

On se souvient encore à Bandol et à Sanary de ce Château Milhière qui dans les années trente releva, sous la houlette d’un homme venu de Suisse – André Roethlisberger, le drapeau un peu défraîchi des vins de Bandol. Il disparut dans les années soixante-dix, pour être démantelé au profit de l’urbanisation….

Pas tout à fait puisque ses descendants y conservent de précieuses reliques….

Qu’on pardonne ces vers

A l’imprudent poète

Mirliton

Qui passant par Milhière

Fit cette chansonnette

Sans façon

Tu fais toujours le fier

Le long du vieux chemin

De Toulon

Mais tu n’as plus les terres

Qui t’ont valu tes vins

De renom

milhierecreneleered.1216045707.jpg

Tu dresses haut ta tête

Crénelée au dessus

Des maisons

Est-ce que tu regrettes

L’ancien temps où tu fus

Vigneron ?

milhierefoudresred.1216045730.jpg

Des foudr'(es) au ventre creux

Dans tes caves sont à

L’abandon

Vides du jus fameux

Qui jadis occupa

Leurs flancs ronds

Où Bacchus affalé

Par le génie d’Erni

tient salon

Parmi les araignées

les cafards les souris

les flacons.

Prend garde mon gaillard

A l’oubli des ingrats

Nom de nom

Que ton glorieux nectar

naguère empamoisa

De frissons !

Mais si tu persévères

Les enfants du pays

N’oublieront

Qu’ici Roethlisberger

Suisse d’ Alémanie

Fit ton nom.

etiquette

Qu’on pardonne ces vers

A l’imprudent poète

Mirliton

Qui passant par Milhière

Fit cette chansonnette

Sans façon…

POST SCRIPTUM (2005)

quelques photos publiées par l’ordre de Méduse sur FaceBook

petite boîte

Une « petite boîte », au sens de l’Oulipo , est un poème bref, basé sur des règles strictes , visant à mettre en valeur en son sein un mot, proprement « mis en boîte » comme dans un écrin.

En voici une, dédiée au vin :

On l’appréhende, on le mire,

On le hume, on le savoure,

On le déguste longuement,

le Vin,

On l’ingurgite, on le vénère,

Pour ce qu’il nous dit de nous.