ruches slovènes

On savait la Slovénie le pays des ours (dont quelques uns ont été implantés dans les Pyrénées dans les années 90), c’est aussi celui du miel ce qui « fait sens » comme on dit. Et l’apiculture moderne doit beaucoup aux slovènes Anton Janscha, fondateur en 1770 de la première école d’apiculture à Vienne, Anton Humel et Peter Pavel Glavar.

Janscha est à l’origine de ces ‘impressionnants ruchers regroupant une centaine de ruches dont les parois frontales sont peintes de scènes religieuses ou profanes.

ruche-janscha L’apogée de cette expression artistique remonte au 19ème siècle. Dans ce pays viticole et consommateur d’alcool, il y a de quoi intéresser les lecteurs du bon clos.

Voici une fine équipe en goguette

engoguetteredet un repas de noces

sloveneLongtemps après la noce, le couple trinque

2atableMais ci-dessous c’est avec un visiteur que la femme trinque …

lemariencage le mari, en cage, réclame à boire lui aussi !

Voici une scène de vendangesvendangeEt deux gars qui passent du bon temps pendant que l’alambic chauffe !alambicOn en verra bien d ‘autres en consultant le livre de Claude Rivals « l’art et l’abeille » (1980, les provinciades),

lartetlabeillecomme ces musiciens à la noce

musiciensalanoceou encore cette représentation des noces de Cana avec les six jarres de pierre où l’eau fut changée en vin.

cana

 

 

 

Midi en Italie (Итальянский полдень)

C’est le titre d’un tableau que nous fait connaitre Olga, visiteuse du bon clos à la recherche d’un tableau de son enfance lointaine. Elle l’a trouvé, et nous le fait connaître.

280px-brjullov_italianskij_poldenjIl date de 1826, et représente une jolie vendangeuse sur une échelle, concentrée sur une grappe de raisin. Son auteur est Karl Brioullov, peintre né à Saint-Petersbourg en 1799 de parents français, sous le nom de Carle Brulleau. Le tableau se trouverait à la Galerie Tretiakov, à Moscou.

Merci à Olga pour cette belle trouvaille !

Couleurs des vignes

C’est le titre de l’exposition qui vient de s’ouvrir au Musée du Vin de Passy (jusqu’au 23 décembre 2016).

afficheLarissa Noury est une artiste qui nous vient de Biélorussie. Les oeuvres exposées, d’un style qu’on pourrait qualifier de semi-abstrait, et résolument coloriste, évoquent de près ou de loin l’univers des vignes.

tab4 tab2 tab1presencemarineun régal pour les yeux !

quatrencarre2

Lors du vernissage le lundi 26 septembre, nous avons pu assister également au défilé inhabituel de jeunes beautés slaves

3robesarborant des robes confectionnées par le styliste Jean-Marie Pujol et peintes par l’artiste.

jmetlarissajean-marie et larissa

Un joli moment !

Larissa est aussi architecte, et ambassadrice de Montmartre. Bienvenue dans la galerie du Bon Clos !

Chez les galants de la verte marennes

Il faisait grand beau ce samedi 3 septembre sur le bassin de Marennes et c’est accompagné de l’ami et régional de l’étape Gérard (représentant en cette occasion les côteaux de l’Yvette) gerardauchapitre3

et du franc-mâchon Olivier (maître-compagnon  du devoir parisien du beaujolais dont la belle devise est « vuidons les tonneaux)«  que, nonobstant quelque souci mécanique,

deuchenpannenous rejoignîmes les quarante confréries venues assister au chapitre des galants de la verte Marennes.

Pour nous accueillir, Jean-Pierre Quétard, le grand-maître, et bien sûr Paulette, bien remise des soucis de santé de l’an dernier. Et n’oublions pas Nicole, qui nous sauva du désastre. Et toute la confrérie.

confrerie3« Coiffés d’un large béret plat, drapés d’une cape flottante, leur tenue d’apparât a la couleur verte du manteau de l’huître et le gris du nacre de la coquille »

Nous apportions avec nous à toutes fins utiles un précieux breuvage

lecognacrichardgautieroeuvre de richard gautier vue à saint-georges de didonne

offert généreusement la veille par un viticulteur de Brie sous Archiac, l’ami Jean-Mathieu, qui nous avait reçu dans ses chais…

jeanmathieuaucognac

tonneaudarchiac  tonneau géant à l’entrée d’archiac

Après la visite du fort Louvois rallié à marée basse sur une chaussée glissante (mais aucune chute n’est à signaler),

marcaufortlouvoisaprès les discours et les intronisations d’usage dans la salle des fêtes de Bourcefranc (dont celle de Jacky, ex-maréchal-ferrant auteur  de plusieurs maquettes dont celle du fort Louvois que l’on peut voir dans l’espace public), c’est, on s’en doute, à un festin d’huîtres « en musique » que l’on fut convié,

assietteservi avec du tarani du pays d’oc et du sancerre domaine Jouassier « les chassaignes« bateauMais ça ne s’arrêta pas là, il y eut ensuite homard puis dos de maigre et pour finir en apothéose une omelette norvégienne.

L’ami Olivier servit avec libéralité le cognac reçu la veille -le voici avec des confréres rochelais de la tête de veau –  (l’Académie Universelle de la Tête de Veau de Pessac en Gironde était là également).

Nous croisâmes aussi Joëlle et Gérard des fiefs vendéens,marcetlesfiefsvendeens2

Bernadette et Marinette  Chevalières du Pont l’évêque, les pommes de terre de l’île de Ré,  les culs d’ours et cabinets de vigne en pays de Georges Sand, la Marmite d’Or, les Talmeliers, la Faisanderie, les sucres d’Orge de Moret/Loing, et tant d’autres belles confréries que ne pouvons citer, sans oublier les « mojhettes » de Pont-l’Abbé d’Arnoult qui nous reconduisirent.

Merci à tous, à l’orchestre de Jacky Nantur et aux amis de Marennes et du bassin ostréicole charentais !

Vu en Provence

L’été comme chaque année ramène nos pas vers la Provence où il y a toujours des découvertes à faire.

Cette horloge aux armes du domaine Filliatreau trône dans un boui-boui d’Avignon. On se souvient de ces vins délicieux dégustés naguère. Comment diable a-t-elle abouti là ?
horlogeavignon    Ce tableau orne la « demeure de l’oncle Pierre » où nous a convié l’ami Etienne, à Vinezac en Ardèche.vignechezlonclepierrePlus impressionante, cette allégorie de la Durance, flanquée de la déesse Pomone et d’un enfant joufflu jouant avec des grappes de raisin, orne la fontaine du palais Longchamp à Marseille.

lavigneaupieddeladuranceEt voici Noé, le « patriarche digne qui nous planta la vigne, et but premier le jus de son raisin », installé à Aix-en-Provence dans le jardin de Joseph Sec.noéchezpensecCette statue en pierre de Calissane date du 17ème siècle et ornait avec d’autres le collège des Jésuites, qui s’en défirent quand ils en furent chassés en 1763. Menuisier, marchand de bois prospère, puis promoteur immobilier, Joseph Sec les acquit et les installa en 1792 dans un Mausolée à la gloire des Lois.

la famille de chats

Ce tableau de Jan Steen date de 1670. Il réside habituellement à Budapest mais on peut le voir ces temps-ci au Musée du Luxembourg.

chatssteenOn fête sans doute la naissance d’une portée de chats. En haut un musicien portant une cornemuse brandit un « römer » tandis qu’en bas un autre boit directement au bec verseur d’une carafe.

On pense bien sûr à As the old sing, so pipe the young, vu à La Haye (avec le même chien?) et aussi aux effets de l’intempérance, au  couple dansant, à la nuit des rois.

Entre Nièvre et Cher…

…coule la Loire. Les vins d’ici sont fameux, qu’ils soient, côté Cher, de Sancerre, ou côté Nièvre, de Pouilly.

Jadis  dans ce relais au bord du canal latéral de la Loire, on se ravitaillait en foin, son, avoine, et vins en gros.

vinengroscanalCet empilage improbable de fûts

futssancerretrône à l’entrée de Sancerre dont les armes sculptées peuvent se voir sous la grande place.

symbolessancerreAu pied de la butte de Sancerre, Saint-Satur s’enorgueillit d’être  la porte du Sancerrois

fresquesaintsaturCe tableau vu dans un restaurant de Saint-Satur est signé Jean-Louis Boncoeur, une figure du pays berrichon (peintre, écrivain, comédien…)

bouteillesancerreboncoeurNon loin de là, dans un gîte, ce tableau est de Gérard Puvis, un artiste qui a travaillé notamment avec des collerettes métalliques de bouteilles de grands vins.

gerardpuvis2Le coin est vallonné (parole de cycliste de plaine). Mais la butte de Sancerre, comme celle de Chavignol, ou de Verdigny se fait aussi bien en voiture.

chaudouxVoici une boîte à lettres à l’entrée de Chaudoux.

BALchaudouxUn peu plus au Nord, à Léré, il n’y a plus de vignes, mais on honore quand même Saint-Vincent (à la Collégiale Saint-Martin)

stvincentcollegialelere2Côté Nièvre, les vins de Pouilly n’ont rien à envier à ceux de Sancerre.

camionnettepouillyCes fresques (signées E.Goujon semble-t-il) à la devanture d’une ancienne auberge ont été vues à Suilly-la-Tour

lesclientsbienvenuesuilly piconsuillylatourPlus au Sud est Nevers, la ville de maître Adam,

maisonadamle menuisier poète dont les airs bachiques courent encore les rues.

plaqueadamNous le retrouverons.

Nevers a été aux 17-18èmes siècles un centre important de production de faïence d’art.

Ce vase bachique

vase bachiqueet ce Saint-Vincentstvincent ont été aperçus dans une vitrine de l’ex maison Montagnon.

montagnon1648 faienceriemontagnon    Il reste trois maisons de faïence à Nevers.

Bacchanales à Bordeaux

Belle exposition que ces « Bacchanales modernes » que l’on peut voir jusqu’au 23 mai au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Il y est question de « nu, d’ivresse et de danse » dans « l’art français du 19ème siècle ».

La figure de la Bacchante semble avoir inspiré particulièrement les sculpteurs de cette époque. Voyons l’effet qu’elle fait à James Pradier (que nous avons déjà rencontré), dans les bras d’un satyre en 1834

satyreetbacchantepradierJames Pradier satyre et bacchante 1834

ou jouant avec le jeune Bacchus en 1844.

bacchantepradierJames Pradier bacchante couchée et bacchus enfant 1844 plâtre patiné venu de Genève

Voici maintenant l’Automne (tête de bacchante) de Charles-Auguste Arnaud (1857)

tetedebacchantedarnaudCette nymphe dénichant des faunes est de Gustave Doré (vers 1880) dont nous connaissons le poème de la vigne. D’un érotisme moins flagrant que les précédentes, elle apporte une touche d’humour.

bacchatededore2De Gustave Doré également le dessin ci-dessous.

IMG_3609Voyons maintenant la Bacchanale d’Aimé-Jules Dalou (1899 bronze), qui ressemble diablement à celle exposée aux Serres d’Auteuil, elle-même reprise d’un grand médaillon en plâtre présenté en 1879 à Londres et conservée au V&A Hall.

bacchanaledalou Toujours en bronze, « je ris, je chante, vive le vin » (1910), du girondin Raoul Larche

jerisraoullarcheEt voici maintenant comment Bourdelle  voit la Bacchante

bachanteauxraisinsbourdelle  Jeune bacchante aux raisins (1907)

bacchantejambescroiseesbourdellebacchante aux jambes croisées (1911)

bacchanteportanterosbourdellebacchante portant Eros (1923)

Ci-dessous les poèmes idylliques païens, superbe terre cuite de  Jean-Antoine Injalbert (1904) où il s’en passe de belles !

poemeterrecuiteinjalbertinjalbertdetailDu côté des peintres, c’est plus calme.

La Bacchante d’André Lhote (1912) semble faire la sieste.

bacchantelhoteLes jeunes dieux Bacchus et l’Amour trinquent comme des garnements que les parents (à droite) auraient oublié de surveiller (Jean-Léon Gérôme, 1850).

bacchusetlamourivresBacchus et l’Amour ivres, Jean-Léon Gérôme 1850

Mais revoici l’humour avec Edouard-Antoine Marsal et sa version de satyre et bacchante (1887) Il est vrai que c’est l’époque d’Alphonse Allais, des fumistes et des arts incohérents.

satyredemarsalRevenons aux temps héroïques de la photographie, avec François Benjamin  Lamiche et ses diableries, vers 1860. Ce sont des vues stéréoscopiques en daguerréotype

souperchezsatan balchezsatan vendangesenenferAvec ces vendanges en enfer, ce souper et ce bal chez satan, on retrouve l’univers de Dave Lebow découvert à l’expo Hey3.

Quittons Bordeaux par ces portes art déco du quartier de l’avenue de la République

porte2porteabordeaux2A la popote de l’antiquaire, une sympathique table à Pugnac, près de Bourg sur Gironde, nous avons déniché ce biscuit bachique.  Quelle en est l’histoire ?

biscuitbachiqueHasard des pérégrinations ? Au F de Fontaines à Taussat, sur la baie d’Arcachon, nous reconnaissons ces tableaux de Martine Gonnin, rencontrée au GMAC l’an dernier.  Elle a sa galerie à Andernos…

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Au Trumilou

Voici, sur le quai de l’Hôtel de Ville à Paris, un restaurant cantalou comme on les aime : cuisine du terroir, grande salle propice aux discussions passionnées…

Nous en rapportons quelques images.

Cette affiche est signée Pierre Felix Masseau, dit Fix-Masseau

affichemasseauon pourra  voir une exposition de ses oeuvres sur gallica ; en voici deux autres

serveurenroutenonCes deux tableaux sont signés « Galant » semble-t-ilhommeaubar

debouchageCelui-ci, un peu surréaliste, n’est pas signé. On aime ces pieds entrelacés.

tableDes dessinateurs sont passés par là. On reconnaît Piem qui il y a vingt ans trouvait déjà la maison chaleureuse. Qui saura déchiffrer les noms des autres ?

dessinsEt voici un intéressant dialogue entre Lucky Luke et les Dalton, du regretté Robert Lassus

daltonEt pour finir, l’aïeul du restaurateur !

vieuxaubar