chanson des yapis

Yapi.. c’est à dire vigneron, en patois berrichon.

La « chanson des yapis » a été recueillie par Emile Barbillat et (Louis) Laurian Touraine, tous deux instituteurs en Berry au début du 20ème siècle. On leur doit la sauvegarde de centaines de chansons populaires, publiées dès 1930 et rééditées depuis (chansons populaires dans le Bas-Berry, chez CMDTB Editions).

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paroles yapis

La voila, il n’y a plus qu’à l’apprendre !

la vigneronne de suresnes

On a déjà parlé du vin de Suresnes dans ces colonnes, ici et . Voila une autre chanson qui met cette ville à l’honneur, la vigneronne de Suresnes, d’Hervé ! (On en cherche une version enregistrée..).
NB la noble confrérie du Vin de Suresnes tient son grand chapitre dimanche 5 octobre 2008 à partir de 10h à la vigne, 4 rue du Pas St-Maurice.

festivalsuresnes2008

On croit savoir qu’il y aurait du beau monde d’intronisé. Avis aux amateurs !

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vigneronnemusique

vigneronneparoles

mozart

Notre petite collection de chansons bachiques s’enrichit d’une pièce sans doute archiconnue, mais qui y a naturellement sa place.

Attribuée à Mozart, elle se chante en canon.

Où l’on me verse du bon vin

Volontiers, volontiers je ferai longue pause

Comme les

fleurs de mon jardin, comme les fleurs de mon jardin, je prends racine où l’on m’arrose.

la voici par le sympathique groupe clermontois Cucec (Choeur Unique aux Couplets Equivoques et Croustillants) parmi de nombreuses autres chansons enregistrées par ce groupe.

On peut trouver la partition sur ce site

vive le vin

Voila une chanson bien gentillette, mais comment ne pas apprécier la bonne humeur du groupe détonnant Chanson Bis Bifluorée ?

Ecoutons-la sur deezer, et chantons en choeur :

Brouilly, Chablis, Bourgogne, 
Grands châteaux du Bordelais 
Chinon, Tursan, Sainte Croix du Mont, 
Châteauneuf ou Beaujolais 
Lirac, Médoc, Champagne et Puligny Montrachet 
En cave obscure vieillirez 
Et prendrez de belles années  

Puis un jour une main tremblante 
Doucement vous redressera 
Essuira la noble poussière 
Et vous monterez en silence 
Les escaliers de vieille pierre 
Pour arriver jusqu'au salon 
Là vous ferez l'admiration 
C'est aujourd'hui anniversaire  

Brouilly, Chablis, Bourgogne, grands châteaux du Bordelais 
Pommard, Corton, Clos Saint Denis, Givry, Rômanée Conti 
Côteaux du Languedoc, Margaux, Saint Véran, Pouilly Loché 
Pour toutes les joies que vous donnez, 
Laissez-nous vous remercier  

Et comme un rêve qui s'achève 
La soirée se terminera 
Laissant les rires dans les verres 
Laissant bien vides les bouteilles 
Et tous ces vieux bouchons de liège 
Finiront leur vie de bouchon 
Là, dans le buffet du salon 
Dans un tiroir, quelle misère  

Brouilly, Chablis, Bourgogne, grands châteaux du Bordelais 
Pommard, Corton, Clos Saint Denis, Givry, Rômanée Conti 
Côteaux du Languedoc, Margaux, Saint Véran, Pouilly Loché 
Pour toutes les joies que vous donnez, 
Laissez-nous vous remercier

summerwine

Voici l’été, et la fête de la musique, deux raisons de célébrer ce « summer wine », grand succès des années 60, composé par Lee Hazlewood et chanté (avec lui) par Nancy Sinatra, par U2, etc. plus récemment par Ville Valo et Natalia Avelon, et par Marie Laforêt dans sa version française (le vin de l’été) ? C’est un bien curieux breuvage…

revoyons les sur youtube

I walked in town on silver spurs that jingled to
A song that I had only sing to just a few
She saw my silver spurs and said let’s pass some time
And I will give to you…summer wine
Oh..oh..oh…summer wine

Strawberries, cherries and an angel kissing spring
My summer wine is really made from all these things
Take off your silver spurs and help me pass the time
And I will give to you…summer wine
Oh…summer wine

My eyes grew heavy and my lips they could not speak
I tried to get up but I couldn’t find my feet
She reassured me with the unfamiliar line
And then she gave to me…more summer wine
Woh..woh..oh…summer wine

Strawberries, cherries and an angel kissing spring
My summer wine is really made from all these things
Take off your silver spurs and help me pass the time
And I will give to you…summer wine
Mm…summer wine

When I woke up, the sun was shining in my eyes
My silver spurs were gone, my head felt twice its size
She took my silver spurs, a dollar and a dime
And left me craving for…more summer wine
Oh..oh..summer wine

Strawberries, cherries and an angel kissing spring
My summer wine is really made from all these things
Take off those silver spurs, help me pass the time
And I will give to you my summer wine
Oh…oh…summer wine

Le vin de l’été

{Elle:}
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été

{Lui:}
Je suis venu d'une autre ville, en étranger,
Portant une bourse d'argent à mon gilet

{Elle:}
Le bel étranger sur ta route, moi je vais
Te faire goûter le vin de l'été
Oh oh de l'été
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été,
Enlève ton gilet et ta bourse dorée
Et viens goûter le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Lui:}
Mais le lendemain quand j'ai voulu me lever,
Le sol roulait comme un bateau dessous mes pieds

{Elle:}
Tu as trop bu ou pas assez, reviens, je vais
Te redonner le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Lui:}
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été

{Elle:}
Enlève ton gilet et ta bourse dorée
Et viens goûter le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Lui:}
A mon réveil le soleil me brûlait les yeux,
Le vin cognait comme un fou dans ma tête en feu

{Elle:}
Et moi j'étais partie et sa bourse dorée
Évanouie dans le vin de l'été
Oh oh de l'été

{Ensemble:}
Le miel de l'amour qu'on boit jusqu'à se griser,
C'est cela que l'on nomme le vin de l'été

{Elle:}
Enlève ton gilet et ta bourse dorée...

Ah qu’il est bon qu’il est donc bon…

…le vin que l’on boit dans votre maison !

Vive ce vin ce vin divin

Ce breuvage fin qui nous met tous en train…

Y a-t-il encore des amateurs qui connaissent cette chanson à boire ?

Le bon clos tire un grand coup de chapeau à Catherine Chevalier et ses acolytes pour l’avoir exhumée de Giroflé Girofla, l’opérette de Charles Lecocq (1874). C’est en effet un des airs repris dans « l’auberge des bouffards », leur création qui vient d’être reprise au théâtre Gérard Philippe de Saint-Cyr l’Ecole, sous l’égide du Lions Club de Noisy le Roi – Bailly.

La voici !

La Cambuse

Amis du Clos et amateurs de sauvignon, retenez bien ce nom : la Cambuse.

C’est un village du Loir-et-Cher, du côté de Selles sur Cher.

Outre pommes de terre, asperges et noix, on y trouve un étonnant sauvignon, vin de table (vendu en vrac uniquement) sans prétention qui certes, n’a pas le corps d’un Sancerre, mais qui est goûteux et gouleyant : voila un vrai vin de soif pour ces temps caniculaires. Avec un prix à rendre le sourire aux bourses asséchées par la crise alimentaire.

Amis du Clos, courez y donc. On le trouve sans difficulté, entre Châtillon-sur-Cher et Méhers, près de l’autoroute « à côté du rond-point ».

Le service est professionnel avec Nicolas.

nicolas

Et il y a des clients qui en redemandent !

gérard

Profitons aussi de cette escapade pour nous remémorer la chanson du berrichon Hugues Lapaire

LE SAUVIGNON *

Hugues LAPAIRE 1926 ( chanson berriaude )

J’dounn’rais l’bordeaux vou l’bourguignon
Et tous vos sacrés vins d’champagne
Pour un p’tit fût de c’sauvignon
Qui dore l’cotiau d’nout’ campagne

Il est v’louteux, il est blondin
C’est du p’tit vin, franch’ment nature…
Si ben qu’avant la Saint Martin
J’mettrons l’gosier sous la champ’lure

Si j’on laissé d’anprès les pieds
Queuqu’s grign’s, c’est pour souler les grives !
Faut-y pas qu’all’ chantint, arié ?
Allons ! faut-y pas qu’tout l’mond’ vive ?

C’t’anné’, j’ons d’ qoué vous fé chanter !
Ohé ! Ohé ! Queu z’entounailles !
A c’ t’ heur’ j’ vous pouvouer les douter
Nos fill’s ! pressons les accordailles !

Dressons l’couvert , fasons festin !
Babet, cours tirer des chopines !
Ohé ! Ohé ! Jusqu’au matin,
J’en cont’rons d’gris’s à nos voisines !

Beuvons tertous à nos amours,
Aux gent’s drolliér’s et aux pu dignes !
Beuvons ! la vi’ dur’pas toujours…
Il est si clair el vin d’nout vigne !

Et merci d’avance à celui ou celle qui pourrait nous faire passer la partition !

* chanson trouvée sur vignobletiquette.com , un site magique dont nous reparlerons !

QUIZ

Dans nos guinguettes de Paris quelle est donc la boisson piquante qui ravigote les esprits ?

Quelle était l’âcre saveur que les vieux guerriers russes et prussiens, courbés et blanchis soixante années après l’invasion de 1815, rêvaient encore de goûter ?

Quel est encore ce vin « à la si jolie couleur de groseille » dont parle Victor Hugo, qui, dégusté « sans eau, [] n’est vraiment pas mauvais » ?

Ami lecteur, le bon clos l’a découvert pour toi :

« C’est le vin coquet, le vin clairet… que l’on boit à Suresnes.

Curieusement, c’est dans les années 70 du 19eme siècle, après le Second Empire, qu’il reçoit la consécration littéraire et musicale, si l’on en juge par ces trois références :

« Ruines et Fantômes « , par Jules Claretie date de 1873. Apprenant la mort de Napoléon III, l’écrivain évoque la visite du czar en 1867 et se remémore 1815 :

Mais quelle chose bizarre, me disais-je alors, que ce voyage tout fraternel de l’empereur de Russie rappelle inévitablement la tournée moins amicale de 1815 ! Au fait, pourquoi oublierions-nous cette date assez cruelle, lorsque nos voisins mettent un soin si tenace à se la rappeler?
Et j’ajoutais:
–A cette heure, il y a, de par le monde, en Prusse et en Russie, de braves gens qui se racontent avec une espérance avide la légende de l’invasion. Il y a de vieux guerriers courbés et blanchis qui ont gardé sur les lèvres l’âcre saveur du vin de Suresnes, et qui voudraient bien encore en goûter.

Dans ses « mémoires de la vie littéraire » (le Journal) Edmond de Goncourt relate un dîner en août 1873 , chez Victor Hugo. Le grand homme est intarissable, la soif le prend :

Il s’interrompt:

«Donnez-moi à boire, non pas du vin supérieur que boivent ces messieurs (il fait allusion à une bouteille de Saint-Estèphe) mais du vin ordinaire, quand il est sincère, c’est celui que je préfère, non pas du Bourgogne, par exemple: ça donne la goutte à ceux qui ne l’ont pas, ça la triple à ceux qui l’ont… Les vins des environs de Paris, on est injuste pour eux, ils étaient estimés autrefois, on les a laissé dégénérer… ce vin de Suresnes sans eau, ce n’est vraiment pas mauvais…

Tenez, monsieur de Goncourt, il y a longtemps de cela, mon frère Abel, en sa qualité de lorrain et de Hugo, était très hospitalier. Son bonheur était de tenir table ouverte. Sa table, c’était alors dans un petit cabaret, au-dessus de la barrière du Maine. Figurez-vous deux arbres coupés et non écorcés, sur lesquels on avait fiché, avec de gros clous, une planche. Là, il recevait toute la journée. Il n’y avait, il faut l’avouer, que des omelettes gigantesques et des poulets à la crapaudine, et encore pour les retardataires, des poulets à la crapaudine et des omelettes gigantesques. Et ce n’étaient pas des imbéciles qui mangeaient ces omelettes. C’étaient Delacroix, Musset, nous autres… Eh bien là, nous avons beaucoup bu de ce petit vin, qui a une si jolie couleur de groseille: ça n’a jamais fait de mal à personne.»

Last but not least, Edmond Audran fait jouer son opérette le grand Mogol en 1877 à Marseille. Par quelle fantaisie a-t-il placé ces « couplets du vin de Suresnes » dans cette histoire classique d’amour contrarié qui se passe aux Indes ? On se perd en conjectures…

Dans nos guinguettes de Paris

Quelle est donc la boisson piquante

Qui ravigote les esprits

Et qui fait qu’on rit et qu’on chante

Quelle est cette fraîche liqueur

Qui coulant gaîment dans les verres

Des grisettes des mousquetaires

Vient troubler oui troubler la tête et le coeur ?

Refrain

C’est le vin coquet Le vin claret Dont nos tasses sont pleines

C’est le vin si gai Si distingué Que l’on boit à Suresnes

(bis)

A tire larigot comme dit l’dicto l’Suresnes premièr’ se boit sans eau

A tire larigot l’Suresnes première

A tire larigot se boit sans eau

(bis)

Qui donc aux jeunes comme aux vieux

Aux timides aux joyeux drilles

Donne des élans amoureux

Auprès de nos aimables filles

Qui fait qu’ils ont autant d’ardeur

Tant d’éloquence auprès des belles

Qu’ils triomphent des plus rebelles

Rien qu’avec un petit regard séducteur ?

Refrain

En voici un extrait musical et une partition.

Vin grec

Etrange destin que cette mélodie empruntée à l’Aviron Bayonnais par la Fédération Française de rugby pour être l’hymne des supporters de l’Equipe de France…

Son nom espagnol est « vino griego », mais en Autriche où Udo Jürgens la chanta dès 1974, c’est le « griechischer wein ».

Ses paroles, dûes à Michael Kunze, évoquent la nostalgie qu’ont les exilés de leur pays natal, et qu’un verre de vin permet d’évoquer.

Si l’on en croit une biarotte prénommée Corinne , ce serait l’hymne d’un village portugais qui aurait été recueilli par des touristes.

Pour notre bonheur car cette musique est magnifique.

La voici, dans sa version autrichienne, espagnole, portugaise , bayonnaise, bayonnaise façon ska.

Et voici une traduction libre de vino griego :

Il était tard la nuit tombait sur la grande cité
En rentrant chez moi je vis un bar éclairé
Il faisait froid et sans hésiter j’y entrai
Soudain je me suis senti comme un étranger
Tous ces gens, et cette musique nouvelle pour moi
Un viel homme s’approcha de moi et me parla

Refrain
Viens partager le vin grec du pays où je suis né
Ce vin rouge qui me fera me souvenir
Du blanc village que j’ai laissé sur l’autre rive

Viens partager ce vin grec et je te chanterai
Les chants anciens qui nous font toujours rêver
Au jour où nous retrouverons notre foyer


Ils me parlèrent du jour où ils durent s’en aller
Comment parents, frères, et fiancées sont restés
Et avec eux les coeurs de ceux qui sont partis
Peut-être un jour si la fortune veut leur sourire
Très vite alors ils pourront oublier l’exil
Et retourner au blanc village dans leur foyer

Ref