L’OR pour Clamart au Symposium des Vins d’Ile de France

C’est le scoop de ce week-end : le Clos de Clamart 2012, ce petit vin rosé que quelques amateurs de la confrérie du Clos de Clamart confectionnent année après année avec les raisins vendangés dans leurs jardins et clos par des dizaines de clamartois, s’est vu attribuer la médaille d’or, catégorie « vins divers », par le jury du symposium des vins d’Ile de France.

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C’est la première fois que ce vin est récompensé. Voila enfin de quoi faire taire ceux qui prétendent que ce vin est de longue, très longue garde ! (Dans le passé, le clos Franquet, vin  blanc produit de la vigne municipale sise rue Pierre Franquet, avait été primé à plusieurs reprises (en 1998, 2000, et 2004).)

Sérieusement, faire un passe-tout-grains avec les raisins de cépages aussi divers que le bacot, le chasselas, le noah, etc. n’est pas chose aisée. On procède à deux vendanges à quinze jours d’intervalle pour permettre à chaque raisin d’arriver à maturité. Depuis quelques années, un tri de plus en plus rigoureux est effectué pour éliminer la pourriture et les grains immatures. Ce tri est de plus en plus anticipé par les producteurs qui ont à coeur d’apporter un raisin sain et mûr. Les deux cuvées fermentent séparément et sont assemblées après six mois d’élevage.

Bien entendu, il faut un « homme de l’art » pour diriger les opérations de traitement et d’élevage du vin. Depuis deux ans, c’est Edouard Macé, oenologue et caviste qui est à la manoeuvre. Qu’il soit ici remercié pour son travail. Ce succès, notre succès, c’est aussi le sien !

Immense est la joie des vignerons  clamartois, elle inspire déjà les poètes comme notre amie Nicole Olmeta :

Quel honneur, pour la Confrérie !
Ce n’est plus le grain de folie,
Qui fait que sous la coiffe, on rit !
Une autre nouvelle, aujourd’hui,
(Qui se propage et fait grand bruit … )
Fait que tous les cœurs sont réjouis !

Bravo a tous nos Vignerons
Qui ont concocté le  « produit »
Avec amour, avec passion,
Pour nous conduire au Paradis

Cette « Médaille d’Or » acquise
Vient, a point, comme une cerise
Sur le gâteau de ce Chapitre.

Du Symposium, tous les arbitres
Ont pense :  « CLAMART ? Une élite !
La Confrerie est favorite ! « 

Levons nos verres tous ensemble,
Trinquons a ce qui nous rassemble,
A l’amitié que nous trouvons,
Et « VIVE TOUS LES VIGNERONS » !

vendanges à Clamart (fin)

C’ets sous un ciel gris et parfois pluvieux

que les vignerons clamartois ont vendangé le clos Franquet

et accueilli les raisins apportés par les clamartois les 12 et 13 octobre.

Et toujours des bénévoles pleins d’entrain et en nombre.

Le résultat n’est pas fabuleux en maturité (9 degrés d’alcool potentiel pour le Franquet), mais on fera (et on a fait) avec, sous la houlette d’Edouard notre oenologue (ici mesurant le sucre au mustimètre).

Un dicton dit que quand vient la grive, c’est le moment de vendanger. A-t-on vu la grive ?

De toute façon avec le mauvais temps on ne pouvait plus attendre.

(on a reconnu une oeuvre d’un de nos fidèles et prolifiques vignerons !)

Et comme il faisait frais (12 degrés)  il a fallu chauffer l’espace des cuves pour lancer la fermentation !

 

 

les ceps sont de retour !

C’est la bonne nouvelle de ce début d’octobre. Les ceps plantés l’an dernier au Pont des Vignerons inauguré l’an dernier, et dérobés aussitôt par de mauvais plaisants, ont trouvé des remplaçants qu’il sera plus difficile de déloger ! Ils sont vieux de plus de vingt ans et mesurent plus d’un mètre.

Le Grand Maitre du Clos de Clamart en a retrouvé le sourire, mais reste vigilant.

Le voici initialisant un tour de garde.

Voila donc une nouvelle treille clamartoise, qui rejoint les nombreuses disséminées dans la ville, comme celle-ci qui se trouve au restaurant L’Amandier (46 rue de châtillon).

vendanges 2013 à Clamart

Voici de nouveau venu le temps des vendanges à Clamart. Elles se dérouleront les 27 et 28 septembre pour les raisins hâtifs et précoces, les 11 et 12 octobre pour les autres.

Le pressoir est en place, son fond remastiqué, nous disposons maintenant d’un érafleur électrique, toute l’attention des bénévoles (dix-sept sont annoncés, il y aura même des people) pourra se concentrer sur le tri des raisins.

Au Clos des Volontaires, nous vendangerons le 10 au soir et attendons les amis qui viendront obligeamment nous prêter main forte. Nous les restaurerons, qu’ils se le disent !

 

traité de bon usage de vin

C’est à une cérémonie atypique que la Confrérie des Enlumineurs de museaux nous convie, pour quelques jours seulement, au théâtre de la vieille grille.

Disons plus précisément une conférence magistrale, en chansons, mettant à notre portée un fameux traité (inédit dont l’original reste à découvrir) de François Rabelais, véritable plaidoyer pro vino. Ne donne-t-il pas, les jours durant, des selles fermes et assurées ? pisse saine et rose ? et verge puissante et belle…

Le traité aurait été publié sous le nom de maître Alcofribas (pseudonyme de Rabelais), et il n’en reste, nous dit-on, que trois exemplaires en…tchèque, dûs à un certain Martin Kraus de Krausenthal qui l’aurait traduit en 1622. Une traduction en français rabelaisien actuel, dûe à Marianne Canavaggio, est parue en 2009.

Fichtre ! On voudrait nous faire croire cela ! Tout est fait pour, comme cette étude d’Olga Spilar (un aller-retour pour maître Alcofribas) (sur le site de l’écrivain tchèque Patrick Ourednik), qui cite force sources savantes, recherches et documents anciens.

Mais que vient faire cet écrivain  en cette affaire ?

Emule de Perec, traducteur de Vian, Queneau, Beckett, on le voit bien s’adonnant, tel le Gaspard Winckler du Condottiere, aux délices du pastiche et de la contrefaçon. Sa fiche wikipedia ne dévoile-t-elle pas le pot aux roses, avec la soi-disant traduction en 1995, du français au tchèque, du fameux traité ?

Bien joué, nous le lirons!

Revenons au spectacle, qui tourne depuis quelques années. En voici un avant-goût..

Les néophytes y prendront de la graine, les oenophiles confirmés réviseront leurs classiques (avec une mention spéciale pour les citations de l’Ecclesiaste), et tous pourront entonner un répertoire de chansons bachiques.

Et ça se termine avec la fête continue de Jacques Prévert (Paroles).

dessin de gabriel lefevre

Debout devant le zinc
Sur le coup de dix heures
Un grand plombier zingueur
Habillé en dimanche et pourtant c’est lundi
Chante pour lui tout seul
Chante que c’est jeudi
Qu’il n’ira pas en classe
Que la guerre est finie
Et le travail aussi
Que la vie est si belle
Et les filles si jolies
Et titubant devant le zinc
Mais guidé par son fil à plomb
Il s’arrête pile devant le patron
Trois paysans passeront et vous paieront
Puis disparaît dans le soleil
Sans régler les consommations
Disparaît dans le soleil tout en continuant sa chanson

la voici chantée par jacques douai

Sur les Coteaux de l’Yvette

C’était la fête ce samedi 8 juin à Palaiseau. La Confrérie des Côteaux de l’Yvette y tenait son chapitre bisannuel et nombreux étaient les amis et Confréries qui y étaient accourus. Commet les citer tous ? Les habitués les reconnaitront, mais nous n’oublierons pas le sourire de ces compagnons de la guilde des tastebières venus de Binche en Belgique (en costume sombre en bas à droite), et cette bonne humeur belge qui allie si bien non sens et bon sens.

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