Charlie… même pas mort !

jesuisC’est fait, ils ont payé, et nous allons payer, (car ils vont nous manquer, ils nous manquent déjà), le prix exorbitant de la liberté.

Ils n’ avaient pas l’air de héros ;  ils en étaient.

photosInsensés qui ont cru pouvoir tuer Charlie. Impossible ! Même pas mort ! Ces humoristes, ces sentinelles de la liberté, laissent une oeuvre immense, des émules par milliers, des admirateurs par millions. Nous les avons tant aimés !

Au Bon Clos, après un solide double mojito rendu nécessaire par les circonstances, on a entrepris de rassembler quelques unes de leurs oeuvres, (celles qui entrent dans notre ligne éditoriale) ; ce sont celles d’ hommes qui aimaient la vie, et bien sûr le vin !

N’ayons pas peur de rire avec eux !

Commençons par Cabu, l’immense Cabu. Il a illustré « les mots du vin et de l’ivresse », de Martine Chatelain-Courtois.

Cabuillustrationdesmotsduvinetdelivresseà découvrir mis en scène par la Timshel Compagnie

Il a dessiné dans les années 80 des étiquettes de bouteilles, pour le Verts du Rhône. Certaines sont savoureuses.

cabubigeardtordant, ce Bigeard

cabumitterandles promesses n’engagent que ceux qui les croient !

cabubarre

cabumarchaismais si !

cabulepenpas si faux

cabuchiracCe dessin, plus récent daterait de 2009 (non signé, vu sur le blog de Jacques Berthommeau)

borloored

Celui-ci, publié chez le même Berthommeau, illustre la légende de la naissance du Champagnecabuchampagne

Wolinski, l’érotomane, n’en ratait jamais une pour unir sexe et actualité.

oussamabarOn le retrouvera dans les étiquettes qui suivent, et qui ont besoin d ‘une petite explication. Un jour d’août 1977, apprenant le décès de Groucho Marx, Cavanna se serait exclamé : « il n’est pas mort ! » en se retrouvant nez à nez avec Gérard Descrambe,  propriétaire du Château Barrail des Graves à à Saint-Sulpice-de-Faleyrens (Saint-Emilion).S’ensuivit une histoire d’amour entre toute la bande et un vin cultivé en BIO depuis 1954. Chacun y mit du sien… Voici les étiquettes de Tignous,

etiquettetignousetiquettetignous2etiquettetignous3

etiquettetignous4

Wolinskietiquettewolin2

etiquettewolinskiet Charb.

etiquettecharbTerminons avec un poème du professeur Choron. On pourra voir les autres (des dizaines) là (sur un site dédié au professeur Choron).

choronpoemeAllons, pas plus que Groucho Marx, Charlie n’est pas mort !

Addendum : voici un dessin de Tignous découvert récemment

vintriste

Voeux pour 2015

C’est avec un tableau de de l’illustrateur allemand Georg Mühlberg que le Bon Clos présente à ses lecteurs ses meilleurs voeux pour l’année 2015

bonneannée2015Cette image, qui date de la fin du 19ème siècle, illustrait des cartes postales. Son titre

« Wer nicht liebt Wein, Weib und Gesang » est extrait d’un poème de Johann Heinrich Voss :

Celui qui n’aime pas le vin, les femmes et le chant

Restera un fou toute sa vie durant

Il a inspiré des musiciens comme Johannes Strauss, et le groupe de rock médiéval Die Streuner (voir l’article du bon clos)

Aimer, boire et chanter : voilà un beau programme pour l’année 2015 !

chronique d’automne à Clamart

Après les vendanges, une fois le vin en cuve, vient le temps des chapitres et autres  festivités.

La Confrérie du Clos de Clamart (répondant à l’invitation de la Municipalité) avait ouvert le ban cette année en participant au Marché du Goût, le 18 octobre.

Quelques bonnes volontés avaient été recrûtées, bien résolues à faire goûter les vins du Clos. Mais compte tenu de l’impossibilité d’en vendre (le vin est non commercial) , il fallait trouver un moyen de justifier notre présence et de diffuser notre breuvage. Ce fut fait grâce à un quizz, rempli dans la bonne humeur  par quelques dizaines de clamartois, qui permit à trois heureux gagnants de repartir chacun avec une bouteille. La question la plus délicate demandait de retrouver le grand-maître du clos de Clamart dans la phrase suivante :

« Ce soir nous irons dîner chez mon ami. Chez lui il y a toujours des mets de choix, je m’en lèche déjà les babines  : rillons ou canard, cochon ou lard, oh que c’est bon ! »

Mais c’est évidemment la question subsidiaire (combien y aurait-il de réponses au jeu) qui permit de départager les ex-aequo.

Hors compétition, c’est un descendant de la glorieuse famille Abraham, viticulteurs clamartois attestés depuis le 17ème siècle et jusqu’au 19ème, qui s’est vu remettre une bouteille du Clos sous les acclamations.

Le chapitre se tint la semaine suivante. Il fut notamment animé par une délégation de danseurs alsaciens (les Bretzels).

dansealsaciennedeuxalsaciens

alsacienne

Parmi les nombreux intronisés (ci-dessous prêtant serment),

lesermentil faut  citer nos amis Michel et Nicolas,

 michelG

nicolas

et Jean-Didier Berger, le jeune et tout nouveau maire de Clamart, nommé Commandeur,

mairediploménotre oenologue et ami Edouard,

edouardalacape1

et le chanteur montmartrois Alain Turban,

alainturbanmarcdedosqui a animé le banquet avec Bernard et Sam, bien connus des lecteurs du bon clos.

3surscèneTombé amoureux de l’Ardèche, il a chanté le « vin du pays », « la plus belle aventure évidemment »…

c’est le vin du pays

c’est le vin d’ici

qui redonne sa noblesse

à nos chais de jeunesse

c’est le vin du pays

c’est le vin de chez nous

qui nous donne aujourd’hui

le plus beau rendez-vous

vigneron mon ami

vigneron de demain

pendant des décennies

fais mûrir le raisin

que l’Ardèche soit présente

sur les tables du monde

et que l’on réinvente

ses racines profondes…

On peut l’écouter sur Deezer…

ou ici

Etait là aussi André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, vieil ami de la Confrérie

vieuxamisvenu soutenir son jeune confrère.

deuxmairesEt n’oublions pas l’intendance, avec Patrick Demongeas (traiteur Petit Lys)

patricktraiteurpetitlyset la teuf avec Pierre Bonneau de la Guinness Tavern rue des Lombards,

pierrebonneauguinnesstavernmusique 365 jours par an !

Des Confréries venues en nombre : République de Montmartre, Bagneux, Issy, Suresnes, Coubron (clos de Bréon), Sucy en Brie, marmite d’Or, Bon Pain de Saint Bacchus, Culs d’ours et cabinets d’vigne en pays de Georges Sand, Saint Romain en bordelais et libournais, Hospitaliers curieux et courtois…

voici l’ami Michel Mella, dont la Confrérie vient d’être fondée à Yerres

michelmella

et les deux miss Nicole et Elsa

deuxmisstoujours très entourées…

missmarcelmissculdours

… et tous ceux qui nous pardonneront de ne pas les nommer. Merci à tous !

Et pour en savoir plus, voici l’article du journal local, Le Parisien
Le Parisien du 26 Octobre 2014

vendanges 2014 à Clamart : deuxième round

C’est sous un beau soleil que s’est déroulée la deuxième ronde des vendanges de Clamart, ces derniers vendredi et samedi de septembre.

vendangefranquet

Une foule de volontaires s’y pressait parmi lesquels on put remarquer deux miss (Cougar et France -de son petit nom Elsa) toujours très entourées, mais qui n’étaient pas venues pour faire de la figuration ni pour jouer aux billes avec les grains de raisin : on les vit au tri toute une après-midi !

lesmissNos fidèles producteurs nous ont apporté des raisins titrant parfois (potentiellement) jusqu’à douze degrés.

Il en fut de même au clos Franquet où l’on ramassa plus de deux cent kilos de chardonnay

chardonnayet de sémillon bien sucrés.

semillonLa nouvelle équipe municipale trouva le temps de nous faire une petite visite, tout comme les enfants des écoles toujours enthousiastes

enfantsdesecolesSi nombreux étaient les curieux dans la grange Franquet que le travail y devenait problématique, et l’on pouvait voir les épaules du Vice Grand-Maître Marcel s’affaisser sous le poids des responsabilités et du stress.

C’est alors que notre Grand Maitre décida fort à propos d’emmener un groupe d’une vingtaine de personnes visiter le clos Franquet, la cave Abraham et la maison Boulard toute proche où l’on peut encore voir une exposition de matériel agricole ancien. On put grâce à cette manoeuvre bienvenue mener le travail à son terme, et encuver près de 500 litres de bon moût titrant environ 10 degré d’alcool potentiel. Ce n’est pas un mauvais résultat.

Seule ombre au tableau : les dommages collatéraux causés au matériel de presse mis à sécher dans la rue, par un véhicule de la maréchaussée qui fila sans demander son reste !

 

Eros et Bacchus – l’expo

Nous en avons parlé, une exposition consacrée à ces dieux se tient à Aigle en Suisse, dans le canton de Vaud, à quelques kilomètres au Sud de Montreux. Nous en rapportons quelques images et un catalogue, mais il faut la voir ! C’est jusqu’au 28 février 2015 !

affiche-eros-bacchusOn tombe d’abord sur ce superbe char de Bacchus d’une énigmatique Olga Sl…(?) représenterait celui de la fête des vignerons de Vevey de 1927.

chardebacchusdolgaSVoire. Nous avons retrouvé le livret-dépliant du défilé de 1927, ce n’est pas tout à fait ça, mais ça y ressemble.

défilé1927redOn crois ensuite ce Bacchus Medicis, de P.Garnier, qui viendrait des jardins du château de Versailles

bacchusauxgrappes

Ce petit silène de bronze date du 2ème siècle.

silenebronze2esiecleNous entrons dans le coeur du sujet, nous voici devant un fouloir original à manivelle :

machineafoulerVoici un document essentiel, le code de Bacchus

codedebacchusHonneur à Bacchus Dieu du vin, proclame-t-il. Tous les méchans sont buveurs d’eau ; et d’énumérer les châtiments auxquels ils s’exposent. Du plus petit (refuser de boire quand on vous invite, 1/2 pot) au plus grave (ne pas boire à la conduite d’un ami, 10 pots !).

Cette céramique monacale

ceramiquedesmoinesbuveursva bien avec la chanson qui suit

lesmoinesdestbernardinCet arbre d’amour affirme : tout peint l’amour, tout n’est qu’amour en présentant une  autre chanson, le dialogue du vin et de l’eau.

Les buveurs de vin sont dans l’arbre, les buveu(r)ses d’eau qui veulent l’abattre en bas.

larbredamouril s’agit d’une chanson ancienne,  sur « l’air d’Henri IV » est-il indiqué.

Hélas qu tu es folle Disait le vin à l’eau Toujours tu cours tu voles tout le long d’un ruisseau….

 

Elle a été recueillie en 1979 en poitou charentes et publiée par le cerdo

(le thème de l’arbre d’amour remonterait au 16ème siècle,  voir un autre arbre d’amour sur le même principe : les femmes en bas cherchent à trouver un mari réfugié dans les branches)

Cette aquarelle  d’Hippolyte Coutau date de 1895

AlavotreaquarelleHippolyteCoutau1895Ici un vendangeur conte fleurettefleuretteenvendangevaud

et une sympathique scène de beuverie de Célestin Nanteuil (1813 -1873, peintre graveur illustrateur dont « les généraux de napoléon » méritent une petite visite sur le site grandes marques et maisons de champagne)ungrosflaconcelestinnanteuil

La fête chez Maxim’s

chezmaxims6hdumatin

ou?Ce dessin d’Henri Gerbault est paru dans Fantasio Magazine Gai, à Paris, en 1924

premierecuitedegerbaultCa se corse avec cette contrepéterie osée !aussiunpeudevindoux

Nous arrivons au milieu du vingtième siècle et à ses revues grivoises

bacchusgirlselles sont nues dans les cavesnuesdanslescavesnues dans les cuves

nuesdanslescuvesnues dans les vignes

nuedanslesvignesPlus pudique, cette affiche du temps des colonies vantait le vin Chélia d’Oran

cheliale vin et l’amour pour passer d’heureux jours, dit ce brocbroclevinetlamour

brocbachiqueL’expo se termine par une sélection d’oeuvres d’artistes invités. En voici quelques unes.

On peut vraiment s’asseoir sur ce banc naïf d’agnès coupey, Tuttifruti 

tuttifruttibancnaifdagnescoupey

les bacchantes, plâtre patiné, de Gustav Claudel

3gracesdegustavUn max de cuisse, de Pascal Jacquet

unmaxdecuisseles bains de lavaux, cartonnerie pétillante du mêmelesbainsdelavaux

Ceux-là sont bien partis, bronze patiné, d’Elizabeth Buffoli

bienpartisd'elizabethbuffoliVoici vent d’ange, de pierre gisling ventdangepierregislingivresse, de mylène besson

ivressedemylenebessonerik, de lea lunderikdelealund

mise en bouteilles des vins de Clamart

Avec un peu de retard par rapport à l’agenda courant, voila les vins du clos de Clamart et du clos Franquet 2013 en bouteilles.

MMM

ci-dessus on reconnaitra Marion, notre gloire clamartoise, marraine de  la cuvée !

Cela s’annonçait pourtant mal. Si le Franquet ne donnait pas d’inquiétude, pour le Clamart, c’était autre chose. Chacune des deux cuvées continuait à évoluer, sans que la dégustation fût probante, en raison notamment d’une incompréhensible amertume passant de l’une à l’autre comme un mistigri maléfique.

Que pouvait-on faire ?
Pas mettre en bouteilles en tout cas. Et l’on dut, le coeur serré, se résoudre à reporter l’opération prévue fin avril.

Aérer et débourber les cuvées, sans hésitation.

Préparer l’opinion au pire, sans casser le moral des troupes ; ce fut fait par un mot sybillin du Président  : »faire du vin est un art mystérieux. L’année 2013 a été météorologiquement difficile. Qu’en sera-t-il de nos vins en cours d’élaboration dont nous avons dû reporté la mise en bouteilles car ils continuent d’évoluer ?  »

Finalement on s’en tint là, rejetant la tentation d’un adoucissement au sucre qui aurait rendu le vin fadasse. Et l’on eut raison ! On assembla les deux cuvées et le résultat est, disons, honorable : un petit vin de caractère à boire bien frais !

Les six et sept juin, nous étions une dizaine sur le pont. Chacun trouva sa place, qui à la filtreuse/tireuse qui demandait quelques réglages et où l’ami Gérard fit merveille, qui au bouchage où un autre Gérard débordant d’énergie (car dégagé de ses charges municipales ?) joua les Stakhanov, obligeant à mettre les bouchées doubles à l’étiquetage.

lesdeuxGetU

JFMetF
Fillettes et grandes bouteilles remplirent les casiers.

On fut près de quinze à table pour recharger les accus avec saucisses, terrines et bonnes bouteilles.

tablée

GNUHélas à l’arrivée on découvrit une erreur fatale : des collerettes rouges et non blanches avaient été placées sur les bouteilles de Franquet ! On n’eut pas le courage de les remplacer, mais il n’est pas trop tard et les bonnes volontés sont les bienvenues !

Nonobstant l’on accueillit dans la bonne humeur les récoltants venant chercher leurs bouteilles.

laccueil

Décidément faire du vin est un art bien mystérieux !

Paris 1900

Les amateurs ont encore jusqu’au 17 août pour aller voir cette expo au Petit Palais. Elle vaut la peine, tant cette période 1900 est fascinante par sa créativité. Nous en avons ramené quelques images, certaines bien cachées, pour les lecteurs du bon clos. Certaines d’entre elles proviennent de l’exposition universelle qui eut lieu à Paris précisément en 1900.

Voici d’abord ces Vendanges en Bourgogne, d’Albert Maignan (1845-1908) esquisse pour le plafond du buffet de la gare de Lyon (le « train bleu »)

vendangesdalbertmaignanil orne en effet la salle dorée du restaurant Le Train Bleu (trouvé sur le site justacote.com)

vendangesalledoréeCi-dessous un détail d’une peinture d’Henri Gervex (1852-1929) un soir de grand prix au pavillon d’Armenonville

aupavillondarmenonvilledhenrigervexNous voici maintenant au restaurant (aquarelle et encre, détail) d‘Albert Guillaume (1873-1942)aurestaurantLes photos de presse qui suivent présentent une famille

dejeuneret des midinettes déjeunant sans chichi

midinettesEt voici une carte postale prise dans une série présentant « la journée de la parisienne »

journéedelaparisienneElle aime fort quand elle soupe

Au restaurant des grands boulevards

Cachée aux indiscrets regards

Vider sa coupe  !

Cette bouteille de cidre géante des Asturies siégeait sans doute au pavillon de l’Espagne

sidraNe quittons pas le Petit Palais sans saluer cette porteuse coupe

porteusedecoupe

On ne parle pas la bouche pleine

Cette émission dominicale d’Alain Kruger sur France Culture donnait la parole dimanche à Eric Beaumard, grand sommelier et directeur du restaurant le Cinq, en titrant hier « le grand échanson« . Alerté par un ami du clos, nous l’avons  écouté parler de la Bourgogne, ou encore expliquer avec quel accompagnement manger des huîtres ! L’émission vous bien son temps d’écoute, et l’on peut la  réécouter là.

Lire la suite « On ne parle pas la bouche pleine »

dans les chais de terrebrune

Les lecteurs du bon clos connaissent ce domaine du vignoble bandolais, peint jadis par le regretté Pascal Ewald.

Chaque samedi de mai il reçoit ses fans pour leur présenter ses dernières productions, et les faire déguster en verticale avec des crus plus anciens, accompagnés de spécialités locales…

Un rendez-vous incontournable donc, qui cette année mettait en valeur les oeuvres d’un peintre et sculpteur, Jean-Paul van Lith.

invino   Artiste « aventurier » né en 1940, il vit et travaille à Biot et est devenu « l’un des plus grands céramistes contemporains », nous dit-on, mais est aussi designer, verrier et peintre. Ses pièces sont présentes dans plus de 50 musées du monde…verresetbouteilledevanlith verresgrappebouteilleIl fallait descendre dans les chais…

leschaispour découvrir ce Saint-Vincent caché dans une galerie

saintvincent