Eduardo Arroyo

On peut voir actuellement et jusqu’au 10 janvier une exposition des oeuvres d’Eduardo Arroyo à l’Hôtel des Arts de Toulon.

« Né à Madrid en 1937, peintre, graveur, lithographe, sculpteur et décorateur de théâtre, il est le représentant majeur de la figuration narrative et de la nouvelle figuration espagnole qui se développa en Europe au début des années 1960 »

On peut y admirer cette « gran prostituta de Babilonia« , figure mystérieuse de l’Apocalypse de Jean, souvent représentée. Cette toile qui date de 2003 est destinée à illustrer la Bible (sic) . Assise sur la bête aux sept têtes et dix cornes, cette femme, richement vêtue, tient dans sa main une coupe d’or pleine d’abominations…

lagranprostitutadarroyoEtonnant, non ? (Et surtout ne pas rater ce Don Quichotte au style très contemporain)

donquichottedarroyo

 

Chapitre des échansons de France

C’est sous le signe de l’Argentine que le chapitre d’octobre des Echansons de France s’est tenu ce dimanche 25 octobre, preuve s’il en fut de l’esprit internationaliste de cette belle Confrérie. On y a vu l’illustre oenologue Michel Rolland, débarqué du bout du monde (et sans doute y repartant) avec force valises, intronisé comme Grand Officier,

mrollandetclaudeavec d’autres impétrants parmi lesquels on reconnaitra le Docteur Jean-Pierre Rifler,

intronisés médecin et oenologue, spécialiste du « french paradox », et, last but not least, notre camarade Gérard Maurice dont on pourra lire le compliment plus bas.

gérardetclaudeMais parlons des vins d’Argentine proposés par  EVA (El Vino Argentino de Juan Pablo Monserrat) et sélectionnés par la grande Pipetière Monique Josse pour accompagner une mémorable et gastronomique collation (empanadas, bife angosto salsa chimichurri, dulce de leche helado…).

Nous retenons le Festivo de la bodega Monteviejo (Torrentès, cépage argentin emblématique du pays) vin blanc sec d’altitude délicatement fruité,

festivoet le fameux Monteviejo colecciones 2009 « édition limitée », assemblage de malbec (80%) et de syrah (20%) cultivé et élevé à 1100 m d’altitude dans la Vallée de l’Uco, au pied de la cordillère des Andes, et  dont l’étiquette reproduit le tableau Paris-Buenos Aires d’Antonio Segui, (1991)

monteviejoqui illustre un passage fantastique entre ces deux cités -ce qui nous rappelle certaine nouvelle de Julio Cortazar (Autre ciel).

Il n’y eut pas de concert du Souffle de Bacchus, ce qui n’empêcha pas certaine tablée d’entonner les grands standards de la chanson à boire, quelle ambiance mazette !

Compliment d’intronisation de Gérard Maurice

Voici venir vers nous un singulier garçon
Qui, sensible à je n’ sais quel mystérieux attrait
Depuis quelques années caresse le souhait
D’entrer dans notre belle Confrérie d’Echansons.
lecomplimentCertes il fut élevé loin de la religion
Du vin, il n’eut pas la tétée au jus d’octobre*,
Et toute son enfance désespérément sobre
Il n’eut pour ce breuvage nulle prédilection.
Ainsi consacra-t-il ses forces et sa jeunesse
A exceller dans les sports les plus assoiffants
Courant à perdre haleine, marchant, roulant, glissant
Sautant et bondissant et navigant sans cesse.
Mais le destin un jour sourit à ce bon fils.
Son père lui commanda d’aller dans le Médoc
Collecter quelques vins du côté de Moulis.
Il faut bien l’avouer ce fut pour lui un choc.
Ayant dans l’assurance fait toute sa carrière
L’homme ne pouvait prendre cela à la légère
Il décida de faire son éducation
Et d’étudier à fond la dégustation
Auprès d’un « nez » ma foi des plus considérés
Et pour ses qualités maintes fois décoré**.
C’est alors qu’il connut du vin tous les mérites.
En pratiquant son art il progressa bien vite,
Il dégusta des crus de toutes les contrées.
Quelques années plus tard le voici affairé
A courir les jurys des concours généraux
Où il siège (et parfois qu’il préside, n’est-ce pas trop ?)
Il a pour nom Maurice, se prénomme Gérard,
Il vit à Palaiseau mais naquit à Clamart
Deux cités qui ont vu renaitre la culture
Oubliée de la vigne et où quelques mordus
S’acharnent à produire du vin comme nous l’aimons.
Notre ami s’y active fort et doublement,
Taillant, triant, pressant et bien sûr festoyant
entre deux marathons et trois courses de fond
qui le voient parcourir nos vignobles chéris
En Beaujolais, Médoc, cotes de Blaye, Cheverny
Grand-Maître, convenez qu’avec ce pedigree
Nous pouvons recevoir ce Gérard de bon gré !
* un emprunt dont tonton Georges nous absoudra !
**  Alain Segelle

 

Au Salon d’Automne

Le « salon des arts contemporains depuis 1903 » est de retour sur les Champs-Elysées jusqu’à dimanche 18 octobre 19h.

Nous y avions découvert des oeuvres intéressantes il y a deux ans. Cette année-là, c’est notre regretté Cabu qui en était le Parrain d’Honneur, suivi l’an suivant par l’ami Wolinski.

C’est Jean Giraud, alias Moebius, qui porte cette charge cette année.

salon-automne-2015-moebiusNous nous y sommes promenés avec délectation et en ramenons quelques trouvailles.

Lire la suite « Au Salon d’Automne »

fin des vendanges 2015 à Clamart

C’est avec un beau temps un peu frais que la deuxième vague des vendanges s’est déroulée les 25 et 26 septembre à Clamart. Nos producteurs nous ont apporté plus de 700 kilos de raisin assez mûr (10° d’alcool potentiel) qui, une fois pressés, donneront plus de 4 hectolitres de Clos de Clamart, si tout se passe bien.

IMG_1706Beaucoup de travail donc pour nos bénévoles, attachés à trier sévèrement ce raisin, parmi lesquels on retrouvait des têtes bien connues.

IMG_1707ou inconnues car la grande surprise de ces vendanges fut la participation  d’une famille de Moret-sur-Loing, descendant de vignerons clamartois, les Drouet,  attestés depuis 1615 dans la base généalogique mise en ligne par M.Vesseron : (Robert Drouet, 1615-1691, fils de Robert et Denise FRANQUET)

IMG_1710Merci à eux ! et bienvenue chez vous !

Quant au clos Franquet, planté en sémillon et chardonnay sévèrement attaqués par l’oïdum, on suivit les indications de notre oenologue Edouard (dont il fallut toute l’autorité pour faire passer l’idée) pour une presse sans éraflage et sans foulage, à l’instar de la plupart des vins blancs.

Il donna quand même de quoi remplir une dernière cuvée d’un moût délicieux.

IMG_1708Qu’en sera-t-il du vin ? On le saura dans quelques mois.

 

Au petit ballon

C’est à une dégustation originale que nous étions conviés, ce samedi 19 septembre, par le Monde, Télérama et le « petit ballon » de Jean-Michel Deluc.

Cet éminent sommelier aux références impressionnantes (10 ans au Ritz…) a monté une boutique en ligne dont le principe est de proposer des bouteilles sélectionnées sur abonnement (basiquement, 2 par mois). En ce temps de foire aux vins, ce sont 20 producteurs qui avaient été réunis à la Cartonnerie, une ancienne fabrique près de la République.

delucassisAvec l’ami Gérard, nous avons eu la chance de pouvoir suivre une master class de dégustation. Le maître insista sur l’importance de l’examen visuel du vin verre incliné (la variété des couleurs donne des indications sur l’âge du vin qui brunit avec le temps ; la brillance renseigne sur sa vitalité ; l’épaisseur sur sa concentration..) ; néanmoins,  70 % de l’information sera captée au nez : une première olfaction avant aération permet d’identifier le fruit et la minéralité ; une seconde révélera les arômes  secondaires tels que les épices.

lapogéeQuand un vin est à son apogée ces deux olfactions sont semblables ; avant, l’aération est nécessaire pour l’ouvrir ; après, elle n’apporte guère, il n’y a plus qu’une chose à faire : le boire !

C’est peu de dire que la dégustation qui s’ensuivit fut passionnante. Toutes les régions viticoles étaient représentées ; le plus surprenant fut sans doute ce vin de Vendée du domaine Prieuré la Chaume, créé ex nihilo par Christian Chabirand en 1997 en plein coeur du marais poitevin

chabiran il faut goûter le Prima Donna 2014, un vin blanc de chardonnay, pinot noir et chenin, délicieux vin, à la fois complexe et souple !

Autre belle découverte : les deux soeurs de Brulhois,

2soeursun vin du sud-ouest assemblant les cépages classiques du bordelais et le tannat, qui apporte des arômes incomparables de fruits mûrs et de réglisse (voir la fiche de dégustation du petit ballon )

deuxsoeursOn ne les citera pas tous, mais on les trouvera dans la boutique du petit ballon.

Et l’on n’avait pas fini de s’étonner en découvrant les bières BAPBAP ( brassée à Paris bue à Paris) brassées en plein coeur du quartier Oberkampf.

bapbapCerise sur le gâteau, la journaliste et blogueuse miss Glou-Glou (notre consoeur sur blog.lemonde.fr), de son vrai nom Ophélie Neiman, qui apporte une vraie fraicheur dans ce monde de spécialistes qu’est le vin, était là, dédicaçant son dernier ouvrage : »le vin c’est pas sorcier« .

missglouglouMerci amis du Monde et de Télérama, des dégustations comme celle-là, nous en redemandons. En conclusion, et passée l’exaltation habituelle après une belle dégustation, le petit ballon, ça semble être un bon plan !

méli-mella à Yerres

C’est une importante délégation de la Confrérie du Clos de Clamart

clamartenmassequi s’est rendue ce dimanche 13 septembre à Yerres, pour assister et participer au 2ème chapitre des vendanges de la Grappe Yerroise, confrérie créée en juin 2014.

afficheIl faut dire que le terrain clamartois avait été largement labouré ces derniers temps par l’ami Michel Mella, Grand Chancelier de la dite Grappe, également élu au Bureau de Cocorico, que nous avons intronisé au printemps dernier.

D’autres confréries avaient fait le déplacement : Sucy en Brie, Gagny, Combs la Ville, Villiers-le-Bel, Bagneux, et aussi la Marmite d’Or, les Culs d’Ours et Cabinets d’vigne, Saint-Grégoire, et, last but not least, la Fédération Internationale des Confréries Bachiques représentée par Alan Bryden…

tous

On apprit que les vendanges de chardonnay et de pinot noir venaient d’être faites au Clos Bellevue.

La pluie était au rendez-vous mais permit une courte déambulation qui, depuis la Grange au Bois, nous mena place de l’Eglise après avoir longé le Parc Caillebotte et franchi l’Yerres sur le Pont du 18 juin. L’espérance brévannaise, harmonie dirigée par Philippe Lacombe, nous accompagna au son de Chariot et des Blues Brothers.

lesperanceLa Grappe Yerroise chanta son hymne

yerres chantepuis on procéda aux intronisations. C’est l’ami Michel Mella qui prononça les éloges des impétrants, et l’on assista à un festival de calembours et de coq-à-l’âne donnant du sens aux CV les plus hétéroclites en un meli-mella improbable.

lenvoléeC’est ainsi que l’ami Yves de Villiers-le-Bel, qui se voua à la charcuterie toute sa vie durant, reçut à tout jamais le sobriquet de l’abbé des cochons.

labbédescochonsLe maire Philippe Dupont-Aignan ne fut pas épargné (ce fut « saignan » !)

lintrodumaireSon intervention pour allouer à la culture de la vigne l’actuel Clos Bellevue fut rappelée et il but la coupe sans rechigner
lemaireboitLes inséparables Marcel Doyen et Michel Laroque, respectivement grand-maître et ex-grand-maître de la Confrérie du Clos de Clamart, reçurent le même traitement.(ci-dessous avec le Grand-Maître de la Grappe Yerroise, Michel Privat).

intromarcelintromichelOn apprit finalement que les textes étaient co-écrits par Jean-Claude Trouillas,

jeanclaudetrouillasjoyeux luron qui tient un peu de Pierre Desproges et qui porte la charge de Grand Vaguemestre de la Confrérie.

JCTMerci aux auteurs et à l’acteur incomparable pour ce bon moment.

carigoleLa suite est plus classique, avec un déjeuner de qualité accompagné en musique par le chanteur Pierre Meige.

Mais la poésie était encore à l’honneur sur les murs permettant aux affamés de patienter, avec Rabelais et sa Dive Bouteille, Molière (air à boire du Bourgeois Gentilhomme), Nerval (Gaieté), et d’autres moins connus comme Emile Goudeau et son vin de vérité, Vincent Muselli et ses Buveurs,  Robert Delahaye et sa Halte de midi.       les buveurs obouteilleAmis Yerrois, merci, et à bientôt !

(PS On peut revivre des moments choisis de cette journée sur le site de la grappe Yerroise et avec cette video de Michel Devot)