On peut voir actuellement et jusqu’au 10 janvier une exposition des oeuvres d’Eduardo Arroyo à l’Hôtel des Arts de Toulon.
« Né à Madrid en 1937, peintre, graveur, lithographe, sculpteur et décorateur de théâtre, il est le représentant majeur de la figuration narrative et de la nouvelle figuration espagnole qui se développa en Europe au début des années 1960 »
On peut y admirer cette « gran prostituta de Babilonia« , figure mystérieuse de l’Apocalypse de Jean, souvent représentée. Cette toile qui date de 2003 est destinée à illustrer la Bible (sic) . Assise sur la bête aux sept têtes et dix cornes, cette femme, richement vêtue, tient dans sa main une coupe d’or pleine d’abominations…
Etonnant, non ? (Et surtout ne pas rater ce Don Quichotte au style très contemporain)
L’art de Louise-Elizabeth, actuellement exposé au Grand Palais, pourra intéresser les amateurs de portrait et les féministes. Les amis du bon clos et autres émules de Bacchus y trouveront aussi de quoi étancher leur soif, avec cette Bacchante, peinte en 1785.
Voici une intéressante exposition à la Halle Saint-Pierre, au pied de la Butte, avec une soixantaine d’artistes représentatifs du lowbrow art (une sorte de pop surréaliste): Hey 3. C’est assez décoiffant et plein de surprises, un art très décalé. Jusqu’au 13 mars !
C’est sous le signe de l’Argentine que le chapitre d’octobre des Echansons de France s’est tenu ce dimanche 25 octobre, preuve s’il en fut de l’esprit internationaliste de cette belle Confrérie. On y a vu l’illustre oenologue Michel Rolland, débarqué du bout du monde (et sans doute y repartant) avec force valises, intronisé comme Grand Officier,
avec d’autres impétrants parmi lesquels on reconnaitra le Docteur Jean-Pierre Rifler,
médecin et oenologue, spécialiste du « french paradox », et, last but not least, notre camarade Gérard Maurice dont on pourra lire le compliment plus bas.
Mais parlons des vins d’Argentine proposés par EVA (El Vino Argentino de Juan Pablo Monserrat) et sélectionnés par la grande Pipetière Monique Josse pour accompagner une mémorable et gastronomique collation (empanadas, bife angosto salsa chimichurri, dulce de leche helado…).
Nous retenons le Festivo de la bodega Monteviejo (Torrentès, cépage argentin emblématique du pays) vin blanc sec d’altitude délicatement fruité,
et le fameux Monteviejo colecciones 2009 « édition limitée », assemblage de malbec (80%) et de syrah (20%) cultivé et élevé à 1100 m d’altitude dans la Vallée de l’Uco, au pied de la cordillère des Andes, et dont l’étiquette reproduit le tableau Paris-Buenos Aires d’Antonio Segui, (1991)
qui illustre un passage fantastique entre ces deux cités -ce qui nous rappelle certaine nouvelle de Julio Cortazar (Autre ciel).
Il n’y eut pas de concert du Souffle de Bacchus, ce qui n’empêcha pas certaine tablée d’entonner les grands standards de la chanson à boire, quelle ambiance mazette !
Compliment d’intronisation de Gérard Maurice
Voici venir vers nous un singulier garçon
Qui, sensible à je n’ sais quel mystérieux attrait
Depuis quelques années caresse le souhait
D’entrer dans notre belle Confrérie d’Echansons.
Certes il fut élevé loin de la religion Du vin, il n’eut pas la tétée au jus d’octobre*, Et toute son enfance désespérément sobre Il n’eut pour ce breuvage nulle prédilection.
Ainsi consacra-t-il ses forces et sa jeunesse A exceller dans les sports les plus assoiffants Courant à perdre haleine, marchant, roulant, glissant Sautant et bondissant et navigant sans cesse.
Mais le destin un jour sourit à ce bon fils. Son père lui commanda d’aller dans le Médoc Collecter quelques vins du côté de Moulis. Il faut bien l’avouer ce fut pour lui un choc.
Ayant dans l’assurance fait toute sa carrière L’homme ne pouvait prendre cela à la légère Il décida de faire son éducation Et d’étudier à fond la dégustation Auprès d’un « nez » ma foi des plus considérés Et pour ses qualités maintes fois décoré**.
C’est alors qu’il connut du vin tous les mérites. En pratiquant son art il progressa bien vite, Il dégusta des crus de toutes les contrées. Quelques années plus tard le voici affairé A courir les jurys des concours généraux Où il siège (et parfois qu’il préside, n’est-ce pas trop ?)
Il a pour nom Maurice, se prénomme Gérard, Il vit à Palaiseau mais naquit à Clamart Deux cités qui ont vu renaitre la culture Oubliée de la vigne et où quelques mordus S’acharnent à produire du vin comme nous l’aimons. Notre ami s’y active fort et doublement, Taillant, triant, pressant et bien sûr festoyant entre deux marathons et trois courses de fond qui le voient parcourir nos vignobles chéris En Beaujolais, Médoc, cotes de Blaye, Cheverny
Grand-Maître, convenez qu’avec ce pedigree Nous pouvons recevoir ce Gérard de bon gré !
Voici quelques oeuvres aperçues au Salon Art Shopping, les 24 et 25 octobre au Carrousel du Louvre, où nous nous sommes rendus à l’invitation de notre amie peintre Christine Connelly (que l’on peut trouver sur https://www.artactif.com/christineconnelly/galerie/index16203.htm
On le sait, un cep de « žametna črnina » (velours noir, cépage slovène) donné en 2003 par nos amis de Maribor, en Slovénie, pousse au pied de la colline de Passy où il a été planté en 2006 à l’entrée du Musée du Vin, caveau des échansons de France.
Le « salon des arts contemporains depuis 1903 » est de retour sur les Champs-Elysées jusqu’à dimanche 18 octobre 19h.
Nous y avions découvert des oeuvres intéressantes il y a deux ans. Cette année-là, c’est notre regretté Cabu qui en était le Parrain d’Honneur, suivi l’an suivant par l’ami Wolinski.
C’est Jean Giraud, alias Moebius, qui porte cette charge cette année.
Nous nous y sommes promenés avec délectation et en ramenons quelques trouvailles.
C’est avec un beau temps un peu frais que la deuxième vague des vendanges s’est déroulée les 25 et 26 septembre à Clamart. Nos producteurs nous ont apporté plus de 700 kilos de raisin assez mûr (10° d’alcool potentiel) qui, une fois pressés, donneront plus de 4 hectolitres de Clos de Clamart, si tout se passe bien.
Beaucoup de travail donc pour nos bénévoles, attachés à trier sévèrement ce raisin, parmi lesquels on retrouvait des têtes bien connues.
ou inconnues car la grande surprise de ces vendanges fut la participation d’une famille de Moret-sur-Loing, descendant de vignerons clamartois, les Drouet, attestés depuis 1615 dans la base généalogique mise en ligne par M.Vesseron : (Robert Drouet, 1615-1691, fils de Robert et Denise FRANQUET)
Merci à eux ! et bienvenue chez vous !
Quant au clos Franquet, planté en sémillon et chardonnay sévèrement attaqués par l’oïdum, on suivit les indications de notre oenologue Edouard (dont il fallut toute l’autorité pour faire passer l’idée) pour une presse sans éraflage et sans foulage, à l’instar de la plupart des vins blancs.
Il donna quand même de quoi remplir une dernière cuvée d’un moût délicieux.
Qu’en sera-t-il du vin ? On le saura dans quelques mois.
C’est à une dégustation originale que nous étions conviés, ce samedi 19 septembre, par le Monde, Télérama et le « petit ballon » de Jean-Michel Deluc.
Cet éminent sommelier aux références impressionnantes (10 ans au Ritz…) a monté une boutique en ligne dont le principe est de proposer des bouteilles sélectionnées sur abonnement (basiquement, 2 par mois). En ce temps de foire aux vins, ce sont 20 producteurs qui avaient été réunis à la Cartonnerie, une ancienne fabrique près de la République.
Avec l’ami Gérard, nous avons eu la chance de pouvoir suivre une master class de dégustation. Le maître insista sur l’importance de l’examen visuel du vin verre incliné (la variété des couleurs donne des indications sur l’âge du vin qui brunit avec le temps ; la brillance renseigne sur sa vitalité ; l’épaisseur sur sa concentration..) ; néanmoins, 70 % de l’information sera captée au nez : une première olfaction avant aération permet d’identifier le fruit et la minéralité ; une seconde révélera les arômes secondaires tels que les épices.
Quand un vin est à son apogée ces deux olfactions sont semblables ; avant, l’aération est nécessaire pour l’ouvrir ; après, elle n’apporte guère, il n’y a plus qu’une chose à faire : le boire !
C’est peu de dire que la dégustation qui s’ensuivit fut passionnante. Toutes les régions viticoles étaient représentées ; le plus surprenant fut sans doute ce vin de Vendée du domaine Prieuré la Chaume, créé ex nihilo par Christian Chabirand en 1997 en plein coeur du marais poitevin
il faut goûter le Prima Donna 2014, un vin blanc de chardonnay, pinot noir et chenin, délicieux vin, à la fois complexe et souple !
un vin du sud-ouest assemblant les cépages classiques du bordelais et le tannat, qui apporte des arômes incomparables de fruits mûrs et de réglisse (voir la fiche de dégustation du petit ballon là)
Et l’on n’avait pas fini de s’étonner en découvrant les bières BAPBAP ( brassée à Paris bue à Paris) brassées en plein coeur du quartier Oberkampf.
Cerise sur le gâteau, la journaliste et blogueuse miss Glou-Glou (notre consoeur sur blog.lemonde.fr), de son vrai nom Ophélie Neiman, qui apporte une vraie fraicheur dans ce monde de spécialistes qu’est le vin, était là, dédicaçant son dernier ouvrage : »le vin c’est pas sorcier« .
Merci amis du Monde et de Télérama, des dégustations comme celle-là, nous en redemandons. En conclusion, et passée l’exaltation habituelle après une belle dégustation, le petit ballon, ça semble être un bon plan !
C’est une importante délégation de la Confrérie du Clos de Clamart
qui s’est rendue ce dimanche 13 septembre à Yerres, pour assister et participer au 2ème chapitre des vendanges de la Grappe Yerroise, confrérie créée en juin 2014.
Il faut dire que le terrain clamartois avait été largement labouré ces derniers temps par l’ami Michel Mella, Grand Chancelier de la dite Grappe, également élu au Bureau de Cocorico, que nous avons intronisé au printemps dernier.
D’autres confréries avaient fait le déplacement : Sucy en Brie, Gagny, Combs la Ville, Villiers-le-Bel, Bagneux, et aussi la Marmite d’Or, les Culs d’Ours et Cabinets d’vigne, Saint-Grégoire, et, last but not least, la Fédération Internationale des Confréries Bachiques représentée par Alan Bryden…
On apprit que les vendanges de chardonnay et de pinot noir venaient d’être faites au Clos Bellevue.
La pluie était au rendez-vous mais permit une courte déambulation qui, depuis la Grange au Bois, nous mena place de l’Eglise après avoir longé le Parc Caillebotte et franchi l’Yerres sur le Pont du 18 juin. L’espérance brévannaise, harmonie dirigée par Philippe Lacombe, nous accompagna au son de Chariot et des Blues Brothers.
La Grappe Yerroise chanta son hymne
puis on procéda aux intronisations. C’est l’ami Michel Mella qui prononça les éloges des impétrants, et l’on assista à un festival de calembours et de coq-à-l’âne donnant du sens aux CV les plus hétéroclites en un meli-mella improbable.
C’est ainsi que l’ami Yves de Villiers-le-Bel, qui se voua à la charcuterie toute sa vie durant, reçut à tout jamais le sobriquet de l’abbé des cochons.
Le maire Philippe Dupont-Aignan ne fut pas épargné (ce fut « saignan » !)
Son intervention pour allouer à la culture de la vigne l’actuel Clos Bellevue fut rappelée et il but la coupe sans rechigner Les inséparables Marcel Doyen et Michel Laroque, respectivement grand-maître et ex-grand-maître de la Confrérie du Clos de Clamart, reçurent le même traitement.(ci-dessous avec le Grand-Maître de la Grappe Yerroise, Michel Privat).
On apprit finalement que les textes étaient co-écrits par Jean-Claude Trouillas,
joyeux luron qui tient un peu de Pierre Desproges et qui porte la charge de Grand Vaguemestre de la Confrérie.
Merci aux auteurs et à l’acteur incomparable pour ce bon moment.
La suite est plus classique, avec un déjeuner de qualité accompagné en musique par le chanteur Pierre Meige.
Mais la poésie était encore à l’honneur sur les murs permettant aux affamés de patienter, avec Rabelais et sa Dive Bouteille, Molière (air à boire du Bourgeois Gentilhomme), Nerval (Gaieté), et d’autres moins connus comme Emile Goudeau et son vin de vérité,Vincent Muselli et ses Buveurs, Robert Delahaye et sa Halte de midi. Amis Yerrois, merci, et à bientôt !