Ce bel hôtel, sis 7 rue de montalembert, à côté de la rue du bac, pavoise toute l’année avec sa vigne de pierre
Ce blog est la chronique, dédiée à la vigne et au vin, d'un viticulteur amateur ivre de "fun" et de beauté.
Voici une recette insolite trouvée dans la cuisine insolite de Raymond Oliver (célèbre cuisinier disparu en 1990) & Mose (dessinateur ami de Chaval, grand prix de l’humour noir 1972).
On n’en a jamais fini avec les braderies, brocantes et autres vide-greniers, voici quelques objets trouvés cet été :
On ne saurait mieux dire ! Ces vers sont de Ronsard, qui a traduit en vers français l’hymne à Bacus, écrit en latin par Jean Dorat.Celui-ci préférait le latin, et le grec…
C’est le mentor de la Pléiade, nous dit-on sur le site pantherspirit.com. C’est le plus important poème français consacré à Bacchus de la Renaissance, apprend-on.
L’hymne est dédié à Jean Brinon, fameux mécène héritier d’une immense fortune, qui vécut entre 1520 et 1555, chéri des poètes et des humanistes. Comme dit Ronsard :
En quelques trois cent vers, il raconte l’histoire du dieu, sa « naissance » à Thèbes où Junon, furieuse de l’infidélité de Jupiter, fit avorter sa mère Sémélé, sa gestation dans la cuisse de Jupiter, l’ « accouchement » en Arabie, puis son envoi à Nyse auprès des nourrices Ippe, Inon, Athame et Mélicharse. Comment il échappa de nouveau à la fureur de Junon qui voulait le faire manger par une chienne…. Et comment
« soudain tu fus fait D’un jeune enfant qui tette un jouvenceau parfaict ».La rencontre décisive avec le bouc,
Sans ce père cornu tu n’eusses point trouvé Le vin, par qui tu as tout le monde abreuvé. … Un grand bouc qui broutait la lambrunche sauvage : Et soudain qu’il eut bien de la vigne brouté, Tu le vis chanceler comme yvre d’un costé… A l’heure tu pensasqu’une force divine Estoit en cette plante, et bêchant sa racine, Songneusement tu fis ses sauvages raisins En l’an suivant d’après adoucir en bons vinsLe départ en char, talonnant Silene, entouré des Ménades, Pans, Sylvans, Lenes, Thyades, faisant « grand bruit de corps et de tabours » pour « enseigner aux humains l’usage de ton vin« . Les mille noms qu’il reçoit, et parmi ceux-ci « Bacus le Vendômois« , car
« Tu vins camper ton ost au bord gauche de l’onde De mon Loir, qui pour lors de ses couteaux voisins Ne voyait remirer en ses eaux les raisins » … « (Miracle) tout soudain fertile, elle produit La vigne hérissée en feuilles et en fruit Là ta main provigna une haute coutiere Qui de ton nom Denys eut nom la Denysiere »Restons en là.
Le texte intégral, en latin et en français, est publié sur gallica, là
et disponible intégralement ici
Nous voulons saluer ce dessinateur blogueur au Monde, qui a pris « rosé de liberté » comme thème cet été.
Voici une initiative de winetourisminfrance (« le magazine de l’oenotourisme) qui sur une même page les affiches des fêtes et événements consacrés au vin.
C’est bien.
Ce serait encore mieux si les affiches étaient présentées avant les événements. A suivre donc…
Ca ressemble à ça en plus grand
Cette année, c’est ce grand succès d’Offenbach que la troupe réunie annuellement à Bruniquel par Frank T’Hézan mettait en scène (du 1er au Au 11 août). On se souvient de la Périchole montée l’an passé, qui nous avait ravi. Qu’allait-il en être cette année ?
Lire la suite « tout tourne tourne tourne (la vie parisienne) »
Il est des vignobles qui meurent, il en est des abandonnés qui renaissent. A Glanes dans le Lot, il en est un que quelques braves ont décidé de faire revivre, il y a bientôt quarante ans. C’est le vignoble de Glanes, dans le Haut Quercy. Et son vin est bon.
Cette fin juillet, on pouvait déguster les rosés AOC – La Londe sur la plage de l’Argentière, et écouter du jazz, aussi (le soir ou nous y étions, 3 saxos emmenés par Lionel Belmondo).
Très bonne surprise. Voici une appellation qui a fait d’énormes progrès et que l’on a dégusté sans modération, mais ils étaient trente-deux, pardon à ceux que l’on n’a pas eu le temps de connaitre.
pour en savoir plus…Nous y reviendrons!
Quoi de neuf à Avignon cet été ?
Il faisait chaud. Est-ce un hasard si ça trinquait dans tous les coins, sur scène ?
Voici un savetier qui aimerait bien devenir financier, (le financier et le savetier d’Offenbach, par Colorature)
Et voici deux chanteurs des Grandes Gueules, dans Poéziques (groupe qui chante a capella des poésies du répertoire classique et moderne- s’il faut n’en retenir qu’un, pensons à Baobab de Jacques Roubaud :mais il faut les voir !
Tout cela méritait vraiment le déplacement, mais ce qu’on ne pouvait décemment pas manquer, « au bon clos« , c’était les fantaisies oenolyriques, (spectacle musical mis en scène par Fanny Gioria), jouées à la bourse du travail CGT.
Après une dégustation de Châteauneuf du Pape, ils étaient quatre (Sylvie Marin, soprano, Raphaëlle Andrieu, mezzo et Bertrand Beillot, baryton, sans oublier la pianiste Noélie Lantin) à se démener sur scène en interprétant les grands airs du répertoire lyrique bachique, où l’on pouvait retrouver des airs connus de Mozart, Offenbach, Bizet, Verdi, Poulenc etc, et bien donc que nous ignorions et que nous crevons de ne pas avoir identifiés. Une autre fois !
Ce spectacle épatant n’attend que des amateurs et peut être présenté un peu partout (ce soir, il est dans la Drôme). Qu’on se le dise !
On trouvera tous les détails sur le site www.wafwaf-production.fr