En ce temps de vendanges..

 

On ne saurait mieux dire ! Ces vers sont de Ronsard, qui a traduit en vers français l’hymne à Bacus, écrit en latin par Jean Dorat.Celui-ci préférait le latin, et le grec…

C’est le mentor de la Pléiade, nous dit-on sur le site pantherspirit.com. C’est le plus important poème français consacré à Bacchus de la Renaissance, apprend-on.

L’hymne est dédié à Jean Brinon, fameux mécène héritier d’une immense fortune, qui vécut entre 1520 et 1555, chéri des poètes et des humanistes. Comme dit Ronsard :

Te serai-je toujours redevable, Brinon ?
Je pensoi estre quitte en paiant un canon,
Une dague, un Bacus, un verre, une alumelle,
Et voicy de rechef une debte nouvelle.

En quelques trois cent vers, il raconte l’histoire du dieu, sa « naissance » à Thèbes où Junon, furieuse de l’infidélité de Jupiter, fit avorter sa mère Sémélé, sa gestation dans la cuisse de Jupiter, l’ « accouchement » en Arabie, puis son envoi à Nyse auprès des nourrices Ippe, Inon, Athame et Mélicharse. Comment il échappa de nouveau à la fureur de Junon qui voulait le faire manger par une chienne…. Et comment

« soudain tu fus fait
D’un jeune enfant qui tette un jouvenceau parfaict ».

La rencontre décisive avec le bouc,

Sans ce père cornu tu n’eusses point trouvé
Le vin, par qui tu as tout le monde abreuvé.
Un grand bouc qui broutait la lambrunche sauvage :
Et soudain qu’il eut bien de la vigne brouté,
Tu le vis chanceler comme yvre d’un costé…
A l’heure tu pensasqu’une force divine
Estoit en cette plante, et bêchant sa racine,
Songneusement tu fis ses sauvages raisins
En l’an suivant d’après adoucir en bons vins
 

Le départ en char, talonnant Silene, entouré des Ménades, Pans, Sylvans, Lenes, Thyades, faisant « grand bruit de corps et de tabours » pour « enseigner aux humains l’usage de ton vin« . Les mille noms qu’il reçoit, et parmi ceux-ci « Bacus le Vendômois« , car

« Tu vins camper ton ost au bord gauche de l’onde
De mon Loir, qui pour lors de ses couteaux voisins
Ne voyait remirer en ses eaux les raisins »
« (Miracle) tout soudain fertile, elle produit
La vigne hérissée en feuilles et en fruit
Là ta main provigna une haute coutiere
Qui de ton nom Denys eut nom la Denysiere »

 Restons en là.

Le texte intégral, en latin et en français, est publié sur gallica,

et disponible intégralement ici

 

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