le matelot errant

Voici une chanson de Michel Tonnerre, ce barde breton, héros de la chanson de marins, parti il y 13 ans. Nous l’avions vu à Paimpol un an plus tôt.

Le matelot errant pleure la tête dans ses mains, quel drame a-t-il vécu ? Il part à la dérive, errant comme un bateau ivre… mais :

Dans la lumière il y’a mon verr’
Et dans mon verr’ il y’a mon vin
Toujours celui que je préfèr’
Boir’ en compagnie des gens biens.

Ecoutons le par le groupe Retour de Saint-Nazaire

Les couplets

Dans le vieux port de Copenhague
Je pars sur un vieux bâtiment
Comme le vent pouss’ au grand largue
Je suis le matelot errant.
Volant là-haut dans le gréement
Je ne peux qu’espérer demain
Je tourn’ et vir’ au cabestan
Et pleur’ la tête dans les mains.

Alors je pars à la dérive
Visitant tous les continents
J’erre comme le bateau ivre
Qui sombrerait en s’enivrant
Et le vin devient dans ma quête
Bleu comme l’eau bleue des lagons
Rouge comm’ le sang d’une aigrette
Coulant à flots sur son plastron

‘ayez crainte que je ne meur’
Et n’en ayez point de remords
Satan n’a point sonné mon heur’
Affûté sa faux dame mort
Voilà que les lumièr’s s’éteignent
A demain seigneur aubergiste
Entends ces deux enfants qui geignent
Mon dieu que le vin me rend triste.

Wassail

C’est ce qu’on dit encore aujourd’hui en Angleterre pour porter un toast à l’époque de Noël. Nous avons déjà rencontré cette expression d’origine nordique qui veut dire à votre santé.

Elle a donné son nom à un breuvage que l’on boit en Angleterre à Noël et jusqu’à la nuit des rois (la 12ème nuit voire au delà), à base de cidre chaud, ou de bière, d’hydromel, d’épices, les recettes varient.

En 1913 Camille Chemin, professeur au lycée de Caen, écrivait dans un article consacré au poète Robert Herrick (1591-1674) : «   A Christmas …on boit le wassail, liqueur antique « faite d’ale, de noix muscade, de gingembre, de sucre, où l’on ajoutait des rôties de pain ou de pommes sauvages ».

L’histoire du vocable est contée par Gabe Cook, un expert en cidrologie.

ci-dessus présentant une bouteille de cidre à la reine Elizabeth

Il la fait remonter au 8ème siècle, au temps des vikings conquérants qui disaient vas heil en vieux norrois, expression qui devint wes hael en vieil anglais, formule utilisée dès lors comme formule de boisson, à quoi les anglo-saxons répondaient drinc hail ! A partir du 9ème siècle, waes hail  devient le nom du breuvage accompagnant le plus souvent ces libations.

On en saura plus en lisant l’article » Les nombreuses significations du wassail » sur The ciderologist.

La coutume du wassailing se répandit en Angleterre. Lors de la nuit des rois, les manants allaient de porte en porte, chantant et offrant à boire en échange de dons.

wassailing, une illustration de Jack et le haricot magique (the beanstalk)

Ces chants différaient d’une région à l’autre, en voici quelques uns.

wassail du Kent: wassail, drincail, to you a hearty wassail !

wassail de Gower (pays de Galles): Fal the dal, drink and be merry it’s a jolly wassail !

wassail de l’Essex : come listen to our call !

Gloucestershire Wassail

Wassail, wassail all over the town!
Our toast it is white and our ale it is brown;
Our bowl it is made of the white maple tree;
With the wassailing-bowl we’ll drink to thee!

une autre version dans un verger.

Et en effet, plus étonnant, le waissaling des arbres fruitiers (Orchard-visiting Wassail) est une coutume toujours vivante où les pratiquants vont de verger en verger boire à la santé des arbres fruitiers pour qu’ils produisent des fruits en quantité.
Ce court poème de Robert Herrick évoque cette tradition

Wassail the trees, that they may bear
You many a plum, and many a pear:
For more or less fruits they will bring,
As you do give them wassailing
.

Les pommiers à cidre faisaient l’objet d’un culte particulier :

Apple tree, apple tree, we all come to wassail thee,
Bear this year and next year to bloom and to blow,
Hat fulls, cap fulls, three cornered sack fills,
Hip, Hip, Hip, hurrah,
Holler biys, holler hurrah.

On trouvera de nombreuses paroles et chants dans ce toolkit

Un petit résumé en anglais ?

Vu en mars

A la Halle des Blancs Manteaux, le coutumier Expo4art réunissait 90 artistes.
4 ont attiré notre attention.

Sig (Sigrid HUET) se plait à représenter les jeunes femmes d’origine africaine de la Réunion, communément (et positivement) appelées les Cafrines.
En voici deux qui prennent du bon temps, un verre à la main.

Un peu plus loin c’est Carole Géniès, qui peint féminins, masculins, et esquisses.

Son motto : Capturer l’essence féminine, sublimer l’émotion, peindre l’âme. L’art comme un hommage à la femme. On en verra plus sur instagram.

Cette belle composition, la dernière valse,  est une photographie de Victoria Vinas, photographe multiprimée. (voir une impressionnante présentation sur Instagram).

Elle donne envie d’en savoir plus : la soirée a été chaude, les verres n’ont pas été vidés, que s’est-il passé ?

Et pour tous ceux et celles qui ont imaginé le pianocktail de l’Ecume des Jours, en voici une réalisation miniature en diorama. L’auteur ? Alain Pras, qui fut fabricant de maquettes industrielles et se plait maintenant à « mettre en volume une petite histoire teintée d’humour, un clin d’œil à l’art, un hommage aux artistes… » 

Merci à tous pour ce bon moment !

Dans un tout autre registre, voici des stèles funéraires mégalithiques appelés balbal qui viennent du Kazakhstan. Le personnage masculin porte une coupe libatoire. Elles datent du 6ème siècle.

On pouvait les voir, exceptionnellement prêtés par les plus grands musées kazakhs, au musée Guimet (expo Kazakhstan, Trésors de la Grande Steppe).

In vino veritas (mathematica)

Si ce n’est dans le vin que le mathématicien SIMON PLOUFFE a trouvé la vérité avec cette formule permettant de calculer la nième décimale du nombre Pi,

c’est avec du vin qu’il a célébré cette découverte.

La formule BBP (Bailey-Borwein-Plouffe) permet de calculer le nième chiffre après la virgule de π en base 2 (ou 16) sans avoir à en calculer les précédents. Elle a été obtenue en 1995 par Simon Plouffe en collaboration avec David H. Bailey et Peter Borwein.

Ceux qui n’ont pas peur d’un peu de technique mathématique pourront approfondir le sujet .

Les autres pourront se remémorer ce quatrain du mathématicien Alphonse Rebière :

Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages
Immortel Archimède, artiste ingénieur,
Qui de ton jugement peut priser la valeur ?
Pour moi, ton problème eut de pareils avantages.

Pas facile de trouver des matheux trinquant. En voilà deux

Cheers, les gars.

Etonnant, non ?

Boire ou se battre en duel…

il faut choisir. C’est ce que nous démontre Cavalleria rusticana, opéra bref (70 mn) de Pietro Mascagni (1890) qui fait partie du « répertoire ». Avec son copain de planches  Pagliacci, il jouit d’une grande popularité et est souvent représenté.

Mais nous n’attendrons pas la prochaine occasion de le voir pour nous intéresser au Brindisi que nous signale l’ami François : « Viva il vino spumeggiante », moment d’allégresse avant le drame final.

L’histoire est simple : partagé entre son amour pour sa fiancée Lola retrouvée mariée à son retour de l’armée, et celui que lui porte Santuzza, qu’il rejette après l’avoir aimée, et qui le dénonce au mari trompé Alfio, Turrido se voit contraint au duel avec celui-ci.

Cela finira mal pour Turrido, car il s’est enivré de « vino spumeggiante » !

Intanto amici, qua,
Beviamone un bicchiere!

Viva il vino spumeggiante
Nel bicchiere scintillante,
Come il riso dell’amante
Mite infonde il giubilo!
Viva il vino ch’è sincero
Che ci allieta ogni pensiero,
E che annega l’umor nero,
Nell’ebbrezza tenera.

Le voici chanté par Roberto Alagna à Orange en 2009

et par Luciano Pavarotti

On tirera de cette histoire la morale que l’on voudra : respecter les commandements 7 et 10, boire avec modération, se garder de  l’ivresse publique…

Pour Turridu, la messe est dite.

A domicile

Le centre d’art Albert Chanot de Clamart accueille depuis le 7 mars et jusqu’au 13 avril cinq artistes clamartois, qui jouent donc … à domicile. C’est la deuxième saison de ce rendez-vous avec des artistes clamartois.

Les oeuvres de notre ami Jean Dessirier occupaient une place de choix, nous y avons retrouvé ce faune,

attiré peut-être par la bacchanale qui se jouait dans la pièce attenante.

Elle est l’oeuvre de Guillaume-André Morinet, qui s’est inspiré des oeuvres de Nicolas Poussin, comme le Triomphe de Pan. Qu’on en juge :

et la bacchanale devant une statue de Pan :

L’artiste clamartois utilise le carton pour supporter ses oeuvres, ce qui permet notamment des effets de volume, « avec des personnages au premier plan et un arrière-plan végétal ».

On en saura plus sur sa production sur le site qui lui est dédié.

A la tour Montlhéry (chez Denise)

C’est un restau historique des Halles, au 5 rue des Prouvaires, dont la patronne, Denise, s’est éclipsée il y a peu, après avoir tenu l’établissement pendant près de 60 ans. Une de ces adresses toujours aussi courue, où l’on aime à venir et revenir, pour sa cuisine traditionnelle goûteuse et copieuse.

On y a agrémenté le repas d’un côtes du Rhône de Stéphane Ogier « le temps est venu » 2022 : « un vin fin, aux notes de fruits rouges et fruits noirs, velouté et structuré par des tanins croquants et épicés », pour parler comme le petit ballon.

Il plane en ces lieux comme un écho d’anciennes fêtes.

Voici quelques éléments de décoration. Ce tableau naïf est signé Witkin 2011

Cette sérigraphie de Noder (Cyril Redon) peut être achetée sur place 
« A la tour de Montlhery, je marche au Brouilly ».

C’est manifestement un habitué ! Voici d’autres dessins.

Et voici une oeuvre collective.

Un verre chez Denise, c’est ma nouv’ devise !

A Vinexpo Paris

Vinexpo Paris, ou encore Wine Paris, ou Vinexposium..

Cet événement, qui se tenait du 10 au 12 février, a accueilli 5 300 exposants de 54 pays producteurs et plus de 50 000 visiteurs professionnels.
Un vrai Paradis, où 10 000 bouteilles, plutôt que 72 vierges, attendent le pèlerin…
Les reporters du bon clos s’y sont glissé et y ont fait de belles rencontres et découvertes…

Et pour commencer, ils ont assisté à une conférence intitulée NO LOW : l’alternative bénéfique
(Il faut entendre par là : No alcohol, et Low alcohol)

4 participants : un producteur (château Lacoste), un distributeur (groupe V&B : vente et dégustation de vins , bières, etc.),  un vendeur de solutions de désalcoolisation (B&S Tech),  et une experte de l’IFV, répondaient aux questions de Pauline Roche, de B&S Tech.

C’est une tendance récente permise par la technologie, qui cible les buveurs de vin qui doivent interrompre ou réduire leur consommation d’alcool, et ceux qui n’en boivent jamais.
Le vin est désalcoolisé par filtration par osmose inverse, ou encore par distillation sous vide à température modérée (35-40°C).
La désignation « vin désalcoolisé » n’autorise aucun intrant exogène, mais des boissons renforcées par de l’ajout de sucre ou de moût concentré, pour plus de rondeur, peuvent être aussi recherchées.
Un constat néanmoins : plus le vin de départ est bon, moins on ressent le besoin de le corriger après désalcoolisation.
Reste à savoir ce qu’en sera la réglementation, encore en cours de définition. (A noter : depuis l’an dernier la désalcoolisation jusqu’à 6 degrés des vins IGP est autorisée en France .)
On a pu déguster un rosé effervescent de Château Lacoste désalcoolisé tout à fait bluffant.

Voici maintenant une machine permettant d’incorporer 3 BIB, conservés à des températures paramétrables, et que l’on peut servir en des quantités également variables.

Mais allons goûter des « vrais » vins.

Gauthier Rémillard d’Affaux, des vignobles Victoire d’Affaux, dans le  Beaujolais, nous a fait déguster toute sa gamme : Saint-Amour, Fleurie, Moulin à Vent et Bourgogne blanc.

Que dire du Fleurie, cuvée Barthélémy, notre préféré ?

« robe cerise aux reflets violets. Arômes de framboise, de groseille et de mûre ; bouche riche et persistante au palais, aux tanins fondus »

Nous  avons rencontré sur son stand Claude Chapuis,

son ancien professeur à la Burgundy School of Business, également viticulteur à Aloxe-Corton et auteur de nombreux ouvrages sur le vin.
Un pavillon entier hébergeait les vignerons italiens. Nous y avons rencontré Giovanni Ricasoli-Firidoli, grand maitre (« capitane ») de la Lega del Chianti , et propriétaire du Castello di Cacchiano, un domaine historique du Chianti.

Ici le cépage roi est le Sangiovese, appelé communément en Corse Niellucio.

Le Gallo Nero, symbole du chianti classico

Après dégustation,

Castello di Cacchiano Chianti Classico D.O.C.G. si presenta di un colore rosso rubino brillante. Al naso esprime delicati aromi di piccoli frutti rossi freschi come ribes e lamponi uniti a delicate sensazioni di fiori d’arancio e spezie piccanti. Al palato l’ingresso è sapido e succoso, accompagnato da un tannino fine e da un’intensa ma ben bilanciata freschezza. Piacevole il retrogusto, caratterizzato da note di arancia rossa spremuta.

nous sommes allés faire un tour dans le Piémont, dans la région d’Alba, où nous nous rendrons bientôt. Là règne le Nebiollo : Barbera d’alba, Langhe, Barolo sont les dénominations d’origine.

Mais, comme on dit en italien, «  »partire, partirò, partir bisogna ». Il faut partir, l’esprit léger, mais le coeur lourd, car il restait tant à découvrir…

Ci vediamo l’anno prossimo !

Belle lurette

Voici une oeuvre posthume de Jacques Offenbach, un opéra-comique dont l’orchestration a été terminée par Léo Delibes (dixit J.C. Yon dans sa biographie du maitre). Belle Lurette fut créée en 1880, 3 semaines après sa mort. Ils se sont mis à trois pour écrire le livret : Ernest BlumÉdouard Blau et Raoul Toché

Belle Lurette est une blanchisseuse fort courtisée qui épousera un duc !

Quelques scènes intéresseront le lecteur du bon clos.

A la fin du 1er acte Belle Lurette invite ses amis à faire la fête :

 oui le palais d’un grand seigneur
de vous fêter aura l’honneur
je veux ce soir que de bon coeur
chacun de vous boive au bonheur
de Belle Lurette

Screenshot

Au début du 2ème acte, c’est le choeur des amis du duc qui invite aussi à la fête :

Chantons au nom de l’amitié, Chantons et buvons à pleins verres…
Buvons mes chers amis au nom de l’amitié, Buvons Buvons Buvons Buvons

Screenshot

Et à l’acte 3 c’est Marceline, la patronne de la blanchisserie qui se remémore un souper bien arrosé!

Et tu remplis deux verres jusqu’au bord
Et le Champagne on a dû le finir.

Carine Séchaye a chanté cet air

Felicity aussi

Et voici la partition

El vino nos une (le vin nous unit)

C’est une chanson argentine qui fait florès dans ce pays producteur de vins. Ecrite par Martha Cazaubon en 2017, elle est reprise par de nombreux groupes et choeurs et a été chantée notamment lors du concert donné à l’occasion du  » Día del Vino Argentino Bebida Nacional 2023″.

En voici une version « casera » (chantée à la maison)

et une de concert

Brindo por las mujeres que derrochan simpatia
Brindo por Ios que vuelven con las luces de otro dia
Brindo porque recuerdo tu cuerpo, péro olvidé tu cara
Brindo por lo que tuve porque ya no tengo nada [2 volte]

Brindo por el momento en que tu y yo nos conocimos
Y por los corazones que se han roto en el camino
Brindo porel recuerdo y también por el olvido
Brindo porque esta noche un amigo paga el vino [2 volte]

Porque la vida es dura, por el fin de la amargura
Brindo porque me olvido los motivos porque brindo
Brindo por lo que sea que caiga hoy en el vaso
Brindo por la victoria, por el empate y por el fracaso [2 volte]

Brindo por las canciones que va tocando la orquesta
Caiga quién caiga brindo por el alma de la fiesta
No es un momento triste ya que brindo con amigos
Brindo, por el futuro, por la mùsica y el vino [2 volte]

Brindo por està mesa y por la buena compania
Brindo por los domingos y por tantas alegrìas
Brindo por los acordes que han reunido estos amigos
Siempre que estemos juntos que en la mesa haya buen vino

Je bois à toutes les femmes prodigues de sympathie
Je bois à ceux qui reviennent avec les lumières d’un autre jour,
Parce que je me souviens de ton corps, mais pas de ton visage
Je bois à tout ce que j’ai eu, maintenant que je n’ai plus rien.

Je bois à ce moment où toi et moi nous sommes connus
Et aux coeurs qui se sont brisés en chemin
Je bois au souvenir et aussi à l’oubli
Je bois parce que ce soir c’est un ami qui paie le vin.

Parce que la vie est dure, pour en finir avec l’amertume
Je bois parce que j’ai oublié pourquoi je bois,
Je bois à ce qu’il y a aujourd’hui dans mon verre
Je bois à la victoire, au match nul, à la défaite.

Je bois aux chansons que l’orchestre nous joue,
A l’âme de la fête, peu importe qui tombe,
L’heure n’est pas à la tristesse quand on trinque avec des amis
Je bois au futur, à la musique et au vin.

Je bois à cette tablée, à la bonne compagnie
Je bois aux dimanches et à toutes les joies
A la bonne entente qui réunit les amis
Et au bon vin toujours présent quand nous sommes réunis.

On pourra voir un long extrait du concert (1h30) sur youtube

Le bon clos en a extrait pour vous quelques pépites :

A 6’28 », un poème d’Aledo Luis Meloni, mis en musique par Delfor Sombra : las coplas de Don Aledo

Comment ne pas aimer le vin, comment ne pas tant le louer, si le vin réveille le chant, et le chant éclaire le chemin ?

El sol madura las uvas, Las uvas se vuelven vino
Y el vino se vuelve sangre, Si tienen sed los cuchillos.
Como no querer al vino, Como no alabarlo tanto,
Si el vino despierta el canto, Y el canto alumbra el camino.

A 18’30, c’est La Refranera, chanson de Félix Dardo Palorma,

C’est une chanson enjouée :
Je bois pour noyer mes peines, mais mes peines savent nager... l’amitié c’est le vin nouveau, être ami c’est comme le vin vieux, pour en bien sentir le goût, il faut attendre un peu

Tengo un vino de tres hojas, otro de orujo y melezca
que hacen dar vueltas las cujas, ensubiendo a la cabeza

Buen vino hace buena sangre, me dijo una viñadora
Yo tomo pa’hogar las penas, mis penas son nadadoras

Refrain
y Canta mi rafranera, coplera, de tu rimero al empeño
esa musa pueblera y viñera, de troveros. viñateros
la cancion de los juglares, de los cuyanos viñares

Que eso que llaman agua, descolorida y sin gusto
dicen que es para las guaguas, y las mujeres con susto

Amistad es vino nuevo, ser amigo es vino viejo
para sentirles el gusto, hay que esperar algún tiempo

A 40′ 15″, on peut y entendre plusieurs chansons chantées naguère par Mercedes Sosa, comme « La arenosa »

C’est une chanson d’amour à la terre de Cafayate, village viticole d’altitude (1700 m !) au sol sablonneux situé au nord de l’Argentine.

Arenosa, arenosita, Ma terre cafayate, celui qui boit de ton vin trouve le sommeil et oublie sa peine

Arenosa, arenosita, Mi tierra cafayateña, El que bebe de tu vino, Gana sueño y pierde pena
El agua del calchaquí, Padre de toda la siembra, Cuando uno se va y no vuelve, Canta llorando y no sueña,
Arena, arenita, Arena, tapa mi huella, Para que en las vendimias,Mi vida, yo vuelva a verla
Luna de los medanales, Lunita cafayateña, Luna de arena morena,En carnavales de ausencia
Deja que beba en tu vino, La savia cafayateña,Y que me pierda en la cueca, Cantando antes que me muera,
Arena, arenita, Arena, tapa mi huella, Para que en las vendimias, Mi vida, yo vuelva a verla

Ecoutons-la, chantée par Mercedes, la Negra Sosa !

A 45′, c’est La zamba del riego (danse de l’irrigation) d’Armando Tejada Gomez e Oscar Matus,aussi chantée par la Mercedes.

C’est une chanson d’amour au peuple vendangeur, au vin qui fait chanter, et à l’eau bienfaisante

Por el Guaymallén, el duende del agua va
Llevando una flor de greda y de sol
Que despertará en el riego
La voz vegetal del huarpe que está
Dormido en su paz mineral
Se va tu caudal por el Valle Labrador
Y al amanecer sale a padecer
La pena del surco ajeno
Verano y rigor, va de sol a sol
La sombra del vendimiador
Morada zamba del riego, el agua te cantará
Cuando ande en la voz del vino cantor
La vendimia de mi pueblo
Y suba un rumor de acequia y canción
Por el rumbo agrario del sol
Canal fundador, tonada del totoral
La luna rural te ha visto regar
El sueño de mis abuelos
Y luego entonar con el regador
El vino sufrido del peón
Solar regador, algún día bajarás
Trayendo en tu voz, de menta y cedrón
Tonadas del vino nuevo
Y entonces te irás conmigo a cantar
Cogollos de amor y de paz
Morada zamba del riego, el agua te cantará
Cuando ande en la voz del vino cantor
La vendimia de mi pueblo
Y suba un rumor de acequia y canción
Por el rumbo agrario del sol

A 49’33 voici la bruja salguero qui chante l’entrainant Volver en vino , une chanson d’ Horacio Guarany Elle exprime le désir (exprimé dans ces colonnes par d’autres, comme Alan Seeger) de voir après la mort son corps se mêler à la terre et au vin qu’elle produit …

Avec le vin, c’est la vie qui vient, Je viens à ta vigne, terre chérie…

Si el vino viene, viene la vida (2),
Vengo a tu viña, tierra querida(2)

Quiero morirme cantando, Bajo tu parra madura,
Y que me entierren al alba, Rega’o de vino mi tumba
Quisiera dejar mis huesos, Bajo cielo mendocino,
Que mi sangre y mis cenizas, Vuelvan camino del vino
¡Qué triste ha de ser morirse y no volver nunca más!,
Pero es tan linda la vida, Pero es tan churo el camino
Que si me muero algún día entiérrenme en Mendoza
En San Juan, allá en la Rioja
O en Cafayate la hermosa, que en vino habré de volver
Y cuando lloren las viñas para que rían los hombres
He de volver en las copas
Y habré de mojar las bocas de mis viejos compañeros
O tal vez de la que quiero y no me pudo querer
Y en una noche de farra cuando lleven la guitarra
Si ven al vino llorar, déjenlo llorar su pena
Déjenlo llorar su pena
Que en la lágrima morena como nunca he de cantar
La vida es un vino amargo
Dulce en jarra compartida
Que los que nadan pa’ dentro
Se ahogan solito’ en la vida

Si el vino viene, viene la vida (2)
Vengo a tu viña, tierra querida(2)

Voici une version très intime par Julio et Ruben Tapia Altamirano

A 63’16, nous terminerons ce « recorrido » avec Entre San Juan y Mendoza, une chanson de Los Chalchaleros.

On pourrait traduire par « entre Gaillac et Rabastens » ! c’est une chanson de « borracho » qui se comprend à demi-mots…

¿A ve’?
Yo no sé, Yo no sé lo que me pasa
Para se’, Para ser tan desgraciao
Y tomao, Y tomao má’ de tres litros
Y apena’, Y apena’ sí estoy chispeao

¿A ven?
Yo no sé, Yo no sé lo que me pasa
Que no pue-, Que no puedo caminar
Pensarán, Pensarán que estoy borracho
Y ha de se-, Y ha de ser debilidad

Eche otro litro ‘e vino
Don Ceferino por caridad
Quiero curarme to’
Y de ese modo olvidar
Vivan las buenas mosas
Viva mi esposa y San Juan

Et remercions notre amie Martha A. qui nous a mis sur la piste du Vino nos une ! Besitos mi amor !