le matelot errant

Voici une chanson de Michel Tonnerre, ce barde breton, héros de la chanson de marins, parti il y 13 ans. Nous l’avions vu à Paimpol un an plus tôt.

Le matelot errant pleure la tête dans ses mains, quel drame a-t-il vécu ? Il part à la dérive, errant comme un bateau ivre… mais :

Dans la lumière il y’a mon verr’
Et dans mon verr’ il y’a mon vin
Toujours celui que je préfèr’
Boir’ en compagnie des gens biens.

Ecoutons le par le groupe Retour de Saint-Nazaire

Les couplets

Dans le vieux port de Copenhague
Je pars sur un vieux bâtiment
Comme le vent pouss’ au grand largue
Je suis le matelot errant.
Volant là-haut dans le gréement
Je ne peux qu’espérer demain
Je tourn’ et vir’ au cabestan
Et pleur’ la tête dans les mains.

Alors je pars à la dérive
Visitant tous les continents
J’erre comme le bateau ivre
Qui sombrerait en s’enivrant
Et le vin devient dans ma quête
Bleu comme l’eau bleue des lagons
Rouge comm’ le sang d’une aigrette
Coulant à flots sur son plastron

‘ayez crainte que je ne meur’
Et n’en ayez point de remords
Satan n’a point sonné mon heur’
Affûté sa faux dame mort
Voilà que les lumièr’s s’éteignent
A demain seigneur aubergiste
Entends ces deux enfants qui geignent
Mon dieu que le vin me rend triste.

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